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Lili8163
29 abonnés
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3,5
Publiée le 24 juillet 2015
Rappelant grossièrement les codes d' "American Beauty" cette adaptation dramatique à la mince frontière onirique est une jolie découverte. L'apparente vie rêvée de cette famille américaine de banlieue se révèle trouble et complexe. Une adolescence qui découvre le sexe, une mère amère et désemparée, un père effacé mais néanmoins violent. Trois portraits au vitriol et une intrigue rondement menée où le suspens est ménagé jusqu'au bout... Un film d'auteur à découvrir.
Si "White Bird" est assez routinier dans son portrait de la banlieue américaine, servant surtout d'élan à l'évolution de son personnage d'adolescente, il reste un film agréable grâce à son excellent casting et à la mise en scène attrayante de Gregg Araki.
Gregg Araki traite à nouveau son sujet de prédilection : l’âme adolescente, mais en moins subversif qu'à l'accoutumée. Il en profite également pour dénoncer l'"American Way of Life" via cette chronique familiale qui réserve des surprises et qui permet à Eva Green de confirmer son talent, et à Shailene Woodley de prouver qu'elle est définitivement une future grande actrice.
Ne connaissant de Gregg Araki que « Kaboom », je suis allé voir ce « White Bird » en imaginant un film un peu dans le même état d'esprit, ce qui fût en définitive loin d'être le cas. Classique sans être convenu, ce portrait d'une adolescente est bien réalisé, peuplé de personnages intrigants et interprétés avec talent (mention spéciale à Christopher Meloni), le tout sans être trop lisse ou innocent. Scènes de rêves envoûtantes contrastant joliment avec la dimension maussade du quotidien, passage à l'âge adulte et relations amicales comme sentimentales sont également abordés avec justesse et une certaine sensibilité, sans qu'Araki ne renonce pour autant à son regard lucide et désenchanté sur l'humain. On aurait quand même espéré quelque chose de plus original, plus détonnant, moins « propre » de la part de l'auteur, faisant preuve de personnalité sans jamais se lâcher réellement. Après, peut-être que le sujet ne s'y prêtait pas totalement non plus, mais j'avoue que si j'ai passé un bon moment, intelligent, intrigant, j'attendais donc encore plus, surtout après une œuvre aussi dingue que « Kaboom ». Très fréquentable quand même.
Eva Greene est une mère aliénée, une femme mûre frustrée sur le déclin. Shailene Woodley est à la fleur de l'âge, à la recherche de nouveaux plaisirs, sans crainte, sans complexe. WHITE BIRD est un film froid, étrange, qui rappelle énormément l'univers TWIN PEAKS. Plaisirs naissants, désirs refoulés, mort des sentiments. Du cinéma riche et dérangeant.
Un film d'Araki qui change des bad trips habituels pour aborder, à travers le drame intimiste et le thriller, le thème de l'amour qu'il soit filial ou conjugal. Les acteurs sont tous très bons, Shailene Woodley en tête, magnifique de fragilité et d'assurance à la fois. Une jeune fille devenant femme en somme !
Wow, pas très loin du chef-d'œuvre. Shailene Woodley qui, pour moi, est une actrice assez médiocre arrive à ma surprendre en rayonnant ici. Eva Green, toujours aussi excellente, porte le film malgré qu'elle ne sois pas extrêmement présente. La fin est assez inattendu, voire même comique. C'est un film que je conseil vivement.
Une jeune fille sur les traces de sa mère disparue. Mix réussi d’observation sociale, d’introspection des névroses familiales, de comédie, de mélo onirique et de polar, White Bird doit beaucoup à ses acteurs, tous très bons, mais dont ressortent particulièrement Shailene Woodley, émouvante et pugnace, et Eva Green en mère à la fois victime (de l’ennui conjugal) et sorcière (avec sa fille). Signe de l’humour d’Araki : faire de la super sexy Green une femme avec qui personne ne veut coucher. Quelque part entre Todd Haynes, John Waters et Jonathan Caouette, réverbérant aussi de lointains échos lynchiens, White Bird scintille dans la petite galaxie du meilleur ciné indé américain.
Gregg ARAKI signe un excellent drame familial. "White Bird" s'apprécie beaucoup pour l'excellente interprétation de Shailene WOODLEY. Eva GREEN, quant à elle, apparaît très crédible dans son rôle de mère de famille. L'histoire, très simple, reste toutefois prenante et nous sommes tenus en haleine jusqu'au dénouement final.
Pas mal, ce film a su rester captivant grâce à son intrigue "thrilleresque" concernant la disparition de la mère. Pourtant l'ensemble n'est guère exceptionnel. On peut sourire de quelques personnages très clichés et de leur interprétation. Le flashback final entre les parents offre à ce titre une scène de "violence" des plus mal jouées. Mais on saura se contenter du scénario pour nous satisfaire d'avoir une histoire complète avec sa solution finale. Le film étant assez court, il est difficile de regarder sa montre.
Une ado voit sa mère disparaitre du jour au lendemain. Le réalisateur aime bien la marge, nous sommes dans une famille d'apparence bien américaine. Peu à peu les choses se dégradent. Ce n'est pas inintéressant mais quand même un peu. On a l'impression d'avoir déjà vu cela et mieux ailleurs. Eva Green pourtant exceptionnelle d'habitude est presque absente. Une semi déception.
Tout juste dix ans après l’éprouvant Mysterious Skin, Gregg Araki se relance dans l’adaptation d’un roman. Cette fois, il s’agit d’Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke, un roman qui lui permet de renouer avec ses thèmes favoris : l’adolescence, l’absence, l’éveil au monde adulte et la cohabitation entre valeurs familiales et amicales. Clairement moins fort que Mysterious Skin, il parvient tout de même à réaliser une fable jouant avec les attentes et certitudes du spectateur, surprenante jusque dans ses dernières minutes. Malheureusement trop semble trop superficiel malgré une approche des genres très intelligente de la part de Gregg Araki, dans la mesure où il s’amuse avec leurs codes et notamment avec la fameuse révélation finale. Elle bénéficie ici d’un effet d’amorce qui va complètement la démystifier, n’en faisant finalement qu’une étape de plus vers la construction de Kat qui passe de l’état adolescent à celui d’adulte, dans un mélange de douleur et de douceur. Concrètement, le fait de voir son évolution passer à travers l’absence de cette mère qu’elle a aimée puis détestée s’avère tout à fait fascinante. Gregg Araki ne signe pas son meilleur film, il reste plus à l’aise dans un registre plus fou, mais cette fable très ancrée dans les 80’s, portée par le magnifique duo formé par Eva Green et Shailene Woodley, toutes deux épatantes dans la palette d’acting qu’elles développent, est un moment de cinéma agréable à suivre. Parfois assez étrange, quelques défauts (des scènes inutiles, quelques moments plats..) White bird est une sorte de mélodrame moderne singulier, qui se cache derrière un habillage au final très classique.