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Patricemarie
51 abonnés
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3,5
Publiée le 28 juillet 2015
Ce film n'est ni plus ni moins qu'un bon thriller dramatique autour d'une famille américaine idéale, raconté par la jeune fille en plein émoi sentimental, un bon mélange des genres aussi, le tout restant totalement superficiel.
Je ne suis pas précisément un fan du cinéma de Gregg Araki. Si j'avais beaucoup apprécié “Mysterious skin”, j'avais été vraiment déçu par “Kaboom” que j'avais trouvé passablement sans queue ni tête. Apparemment le réalisateur est plus doué pour mettre en images des scénarios adaptés que ceux de son propre cru, comme c'est le cas ici avec ce film tiré du roman éponyme. Le réalisateur y film l'envers du décor d'une famille bien sous tous rapports qui s'avère, au travers du regard de la fille du couple, être complètement dysfonctionnelle. Mère névrosée et cruelle, père effacé et passablement apathique. La disparition de la première va entraîner des changements majeurs dans la vie de l'adolescente et lui ouvrir les yeux sur des parents qu'elle croyait connaître par cœur. Le film est aussi, outre ce dynamitage en règle de l’ “american way of life”, une chronique sur le basculement dans la vie adule à travers la délicate et trouble période de l'adolescence. Le film ne fait preuve d'aucune pudibonderie, mais ne tombe pourtant jamais dans le vulgaire ou le graveleux et tisse un portrait d'adolescente pleine de romantisme qui n'exclut pourtant pas une certaine part de cruauté. Shailene Woodley est parfaite dans la peau de cette ado qui si elle n'a pas froid aux yeux (notamment avec la gent masculine) reste pourtant incapable de faire face à la disparition de sa mère qu'elle masque sous un détachement superficiel. Il faut aussi parler de la prestation de femme fatale frustrée par une vie médiocre et insipide d'une Eva Green absolument parfaite. Un film qui mélange thriller, critique de la société américaine et chronique adolescente avec beaucoup d'équilibre et donne une histoire prenante qui offre un portrait féminin loin des clichés. Un Gregg Araki de la meilleure facture, avoir sans hésitation.
Rappelant grossièrement les codes d' "American Beauty" cette adaptation dramatique à la mince frontière onirique est une jolie découverte. L'apparente vie rêvée de cette famille américaine de banlieue se révèle trouble et complexe. Une adolescence qui découvre le sexe, une mère amère et désemparée, un père effacé mais néanmoins violent. Trois portraits au vitriol et une intrigue rondement menée où le suspens est ménagé jusqu'au bout... Un film d'auteur à découvrir.
Si "White Bird" est assez routinier dans son portrait de la banlieue américaine, servant surtout d'élan à l'évolution de son personnage d'adolescente, il reste un film agréable grâce à son excellent casting et à la mise en scène attrayante de Gregg Araki.
Gregg Araki traite à nouveau son sujet de prédilection : l’âme adolescente, mais en moins subversif qu'à l'accoutumée. Il en profite également pour dénoncer l'"American Way of Life" via cette chronique familiale qui réserve des surprises et qui permet à Eva Green de confirmer son talent, et à Shailene Woodley de prouver qu'elle est définitivement une future grande actrice.
Ne connaissant de Gregg Araki que « Kaboom », je suis allé voir ce « White Bird » en imaginant un film un peu dans le même état d'esprit, ce qui fût en définitive loin d'être le cas. Classique sans être convenu, ce portrait d'une adolescente est bien réalisé, peuplé de personnages intrigants et interprétés avec talent (mention spéciale à Christopher Meloni), le tout sans être trop lisse ou innocent. Scènes de rêves envoûtantes contrastant joliment avec la dimension maussade du quotidien, passage à l'âge adulte et relations amicales comme sentimentales sont également abordés avec justesse et une certaine sensibilité, sans qu'Araki ne renonce pour autant à son regard lucide et désenchanté sur l'humain. On aurait quand même espéré quelque chose de plus original, plus détonnant, moins « propre » de la part de l'auteur, faisant preuve de personnalité sans jamais se lâcher réellement. Après, peut-être que le sujet ne s'y prêtait pas totalement non plus, mais j'avoue que si j'ai passé un bon moment, intelligent, intrigant, j'attendais donc encore plus, surtout après une œuvre aussi dingue que « Kaboom ». Très fréquentable quand même.
Eva Greene est une mère aliénée, une femme mûre frustrée sur le déclin. Shailene Woodley est à la fleur de l'âge, à la recherche de nouveaux plaisirs, sans crainte, sans complexe. WHITE BIRD est un film froid, étrange, qui rappelle énormément l'univers TWIN PEAKS. Plaisirs naissants, désirs refoulés, mort des sentiments. Du cinéma riche et dérangeant.
Un film d'Araki qui change des bad trips habituels pour aborder, à travers le drame intimiste et le thriller, le thème de l'amour qu'il soit filial ou conjugal. Les acteurs sont tous très bons, Shailene Woodley en tête, magnifique de fragilité et d'assurance à la fois. Une jeune fille devenant femme en somme !
Wow, pas très loin du chef-d'œuvre. Shailene Woodley qui, pour moi, est une actrice assez médiocre arrive à ma surprendre en rayonnant ici. Eva Green, toujours aussi excellente, porte le film malgré qu'elle ne sois pas extrêmement présente. La fin est assez inattendu, voire même comique. C'est un film que je conseil vivement.
Une jeune fille sur les traces de sa mère disparue. Mix réussi d’observation sociale, d’introspection des névroses familiales, de comédie, de mélo onirique et de polar, White Bird doit beaucoup à ses acteurs, tous très bons, mais dont ressortent particulièrement Shailene Woodley, émouvante et pugnace, et Eva Green en mère à la fois victime (de l’ennui conjugal) et sorcière (avec sa fille). Signe de l’humour d’Araki : faire de la super sexy Green une femme avec qui personne ne veut coucher. Quelque part entre Todd Haynes, John Waters et Jonathan Caouette, réverbérant aussi de lointains échos lynchiens, White Bird scintille dans la petite galaxie du meilleur ciné indé américain.
Gregg ARAKI signe un excellent drame familial. "White Bird" s'apprécie beaucoup pour l'excellente interprétation de Shailene WOODLEY. Eva GREEN, quant à elle, apparaît très crédible dans son rôle de mère de famille. L'histoire, très simple, reste toutefois prenante et nous sommes tenus en haleine jusqu'au dénouement final.
Pas mal, ce film a su rester captivant grâce à son intrigue "thrilleresque" concernant la disparition de la mère. Pourtant l'ensemble n'est guère exceptionnel. On peut sourire de quelques personnages très clichés et de leur interprétation. Le flashback final entre les parents offre à ce titre une scène de "violence" des plus mal jouées. Mais on saura se contenter du scénario pour nous satisfaire d'avoir une histoire complète avec sa solution finale. Le film étant assez court, il est difficile de regarder sa montre.
Une ado voit sa mère disparaitre du jour au lendemain. Le réalisateur aime bien la marge, nous sommes dans une famille d'apparence bien américaine. Peu à peu les choses se dégradent. Ce n'est pas inintéressant mais quand même un peu. On a l'impression d'avoir déjà vu cela et mieux ailleurs. Eva Green pourtant exceptionnelle d'habitude est presque absente. Une semi déception.