La Couleur pourpre
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fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2023
Un film non pas sur l'esclavagisme mais sur la violence faite aux femmes en général.
W. Goldberg dont c'est le premier rôle incarne cette femme touchante, volontaire mais brisée, cassée par son père adoptif d'abord, puis ensuite par un mari ultra violent. C'est d'ailleurs intéressant de voir D Glover si jeune dans un grand rôle comme ça. On suit sur de longues années la vie de Goldberg, ses relations avec sa famille, sa soeur surtout , son mari et Shug, la maîtresse de son mari. Le film est complexe et long, avec de nombreux personnages, mais il se dégage une forte émotion et intensité. A voir.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2024
La puissance de The Color Purple adaptée du roman de même nom par Steven Spielberg est moins narrative qu’esthétique : les nombreuses ellipses, la multiplication des destinées individuelles à retombées collectives, la présence des absents, tout cela est certes porté par la voix off et par la lecture des lettres – respectant la forme épistolaire de l’œuvre littéraire – mais davantage incarné par la mise en scène. Celle-ci rassemble deux pays par un montage croisé, immortalise la dépendance des deux sœurs au moyen des nombreux jeux auxquels elles s’adonnent, puis d’un travail sur les ombres qui distingue d’abord deux silhouettes avant de les fusionner, marque la bicoque de « Monsieur » Johnson d’une main ensanglantée comme symbole quasi magique d’une hantise sororale. D’une surprenante mobilité, la caméra de Steven Spielberg oppose à la contrainte des corps représentés sa liberté d’aller et venir, d’arpenter les vastes étendues, d’emprunter les chemins accrochant follement aux plantations vertes des serpentins dorés qui témoignent d’un intérêt pour les étoffes et, plus généralement, pour les matières – nul hasard si Celie se lie d’amitié avec une chanteuse de cabaret aux tenues extravagantes, et qu’elle finit par ouvrir sa boutique de pantalons.
L’alchimie entre la photographie et les costumes confère au long métrage un sentiment d’authenticité, que ne cessent de faire évoluer vers le genre du conte la réalisation soignée ainsi que la musique de Quincy Jones : nous retrouvons là la sensibilité du cinéaste, et son souci de rétablir le jeune âge des personnages féminins par une forme naïve (au sens de peinture naïve) mais jamais complaisante, et au manichéisme révisé en clausule. Nous regretterons toutefois les longueurs d’un film qui ne retranche pas assez du roman, se dispersant dans des intrigues secondaires sans leur donner le temps à l’écran nécessaire à leur pleine existence. Reste une fresque flamboyante, magistralement mise en scène et interprétée.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2012
Un film prodigieux servi par la photographie flamboyante d'Allen Daviau et la superbe musique de Quincy Jones. L'histoire, simple et universelle, délivre lentement mais sûrement sa puissance émotionnelle tout en parsemant l'ensemble d'instants terriblement cruels et douloureux. Quant à la réalisation de Spielberg elle atteint un niveau d'excellence proprement indiscutable. Film de pure mise en scène, avec au moins une trouvaille par plan La Couleur Pourpre est un monument d'esthétisme et de cinématographie : reconstitution de l'Amérique du début du XXeme siècle, couleurs somptueuses, caméra fluide d'une maîtrise à se pâmer, direction d'acteur impeccable, découpage brillantissime ( pavenir à installer le supense autour d'un simple verre d'eau, ça tient du prodige ! ), force visuelle héritée du cinéma muet... Whoopi Goldberg trouve là son premier grand rôle à l'écran aux côtés d'un Danny Glover livrant le personnage le plus intéressant de sa filmographie. Bref une véritable délectation pour les yeux et les oreilles, et certainement l'un des plus beaux films de Steven Spielberg. Un incontournable.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2016
On dit souvent que le cinéma de Spielberg se divise en deux. À peine auréolé des succès de "ET" ou "Indiana Jones", le cinéaste ne compte pas se cantonner à ce registre. Il entend montrer à la classe supérieure qu'il n'est pas qu'un simple faiseur de blockbusters. Le milieu des années 1980 sera ainsi marqué par la réalisation de long-métrages entrant de plain-pied dans cette catégorie des films dits sérieux. En 1985, "La couleur pourpre" s'avère un début de reconnaissance même s'il repartira bredouille aux Oscars. À travers cette plongée dans le quotidien d'une famille noire durant le premier tiers du XXe siècle, le cinéaste s'entoure de nouveaux collaborateurs, choisis parfois de façon éloquente. Il charge symboliquement Quincy Jones de composer la musique et octroie par ailleurs sans doute le plus grand rôle de Whoopi Goldberg. Un nouveau Spielberg est né avec les défauts de ses qualités. Malgré une histoire prenante, le film est entaché d'une longueur excessive. Toujours sujette à débat, la gestion de l'émotion s'avère également problématique, ponctuée de scènes d'une lourdeur assommante. S'il augure de meilleurs instants à venir, "La couleur pourpre" n'est pas sa plus grande prouesse dans ce registre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 octobre 2018
Très bon film dramatique sur la condition des afro-américains au début du 20eme siècle, le contexte fut dur, le climat social étant étouffant, aborder avec intérêt dans la mise en scène les sujets de pré-puberté précoce, des tabous et lourds secrets de société tel le viol dans le cercle familial, c’est triste, j’étais touché par la grâce momentanée, puis s’ajoutant à l’intrigue tragique, la tyrannie de la mentalité patriarcale du mari n’existant pas à lever la main sur son épouse indisciplinée. Des acteurs remarquables, de belle philosophie de vie, du self-control face à l’agressivité et au racisme dans le reflet du miroir de la rancoeur des années qui se défilent, un temps soi long comme film qui en rajoute de trop dans le méli-mélo.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2015
"La couleur pourpre" démarre avec de sacrés handicaps ! Des gamines insupportables (ça rigole, ça chiale, ça braille) au jeu et comportement peu convaincants (sans être aidées par un doublage français extrêmement médiocre les concernant), des violons qui s'installent bien vite...une fois de plus, Spielberg tentera d'émouvoir le spectateur sans détenir la bonne recette (qu'il trouvera plus tard) avec ce traitement enfantin et presque insupportable de niaiserie. Même si les choses s'arrangeront légèrement par la suite, sans pour autant quitter ce long et pénible chemin de facilité, "La couleur pourpre" manquera cruellement de scènes chocs.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2023
" la couleur pourpre" traite, au travers de l'histoire d'une jeune femme, la condition des noirs aux usa apres l'abolition de l'esclavage.

Spielberg est ici a cheval entre le cinema grand public et ses opus plus ambitieux. La force de " la couleur..." est son casting, mais on peut reprocher un scenario peu inventif et surtout beaucoup trop de longueurs.

La premiere heure est largement la meilleure dans ce film desequilibre, qui reserve malgre tout quelques scenes tres reussies.

On.notera la presence de Oprah Winfrey qui deviendra une star de l'interview a la televion americaine.

Spielberg souligne ici, la reproduction de la domination de la part de certains anciens esclaves a l'egard de leur epouse. Le cineaste sort ici des categories toutes faites et touche du doigt une verite derangeante et revoltante.
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2011
Un joli film, pas le plus connu ni le plus réussi de Spielberg. On passe par beaucoup d'émotions, c'est assez troublant, on a parfois envie de rire alors que c'est dur et parfois l'inverse. Un peu longuet, on se demande à quelques reprises où ils veulent nous emmener et ce qu'ils veulent nous faire comprendre mais l'ensemble est bon. La scène finale en happy end et en musique me gêne un peu, j'aurais trouvé plus judicieux de faire une fin plus dramatique, elle serait restée dans la lignée de l'histoire principale. Mention très bien à Whoopi Goldberg !!
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2011
Un film haut en couleur si je puis dire puisque cela parle de racisme au début du XXème siècle. Les acteurs sont à leur sommet dans un contexte historique difficile et malgré des temps morts, l'histoire est poignante. Une ambiance jazzie qui ne déplait pas et une sensation d'harmonie finale reflétant une parfaite maîtrise de la part du dit réalisateur qu'est Steven Spielberg. Plus de 2h20 de scénario pur beurre avec sa poésie, sa nostalgie, ses moments durs et ses envolées.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2021
Quand Spielberg cherche à raconter une histoire au long cours s'étalant sur plusieurs décennies, cela aurait pu déboucher sur ce qui est parfois caractérisé de "beau" film .
Il nous parle un peu de racisme, beaucoup de structure familiale (avec la place de la femme dans le couple ou la violence entre époux) et les acteurs sont bien dans leur rôle.
Mais le ton est beaucoup trop mélodramatique à mon gout, cherchant en permanence à apitoyer, avec toutes les vexations endurées par cette pauvre Celie jusqu'au happy-end "maintenant sortez vos mouchoirs".
Vu le sujet, on ne peut pas le qualifier de film à l'eau de rose, il s'agirait plutôt de son exact opposé de par l'absence de prince charmant, mais tout repose sur un même sentimentalisme exacerbé et des personnages totalement agneaux ou totalement loups.
Bref un peu long, un peu vieilli et plus un drame sentimental qu'un film historique qui décrirait la condition des afro-américains du début du 20ème siècle.
TotoJp59
TotoJp59

54 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2013
Considéré comme le premier film de la carrière « adulte » de Spielberg, La Couleur Pourpre traite un grand sujet humaniste, à savoir la condition des femmes noires américaines au début du XXème siècle. Nommé 10 fois aux Oscars (dont meilleur film, la quatrième fois du réalisateur en 1986), il en a remporté aucun (record à battre) ! A mon goût, le film souffre de quelques maux : des longueurs d'ennui, quelques touches d'humour mal dosées et un happy-end prévisible. Cependant, l'histoire humaine est belle, avec une grande Whoopi Glodberg qu'on ne connaissait pas dans ce registre et un Danny Glover très percutant, l'un de ses meilleurs rôles. On ressent la détresse des personnages, on en est ému. Le drame est donc poignant, mais entaché de quelques petites fausses notes.
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Film basé sur une triste réalité mais dont la fin ouvre sur l'espoir. Un peu longuet à mon goût pour être classé excellent même si on ne s'ennuie jamais. Oprah Winfrey est juste bluffante et à elle seule vaut le détour pour voir ce film , bravo !
MvLaan
MvLaan

17 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2008
un peu trop naif dans son traitement que pour arriver a nous emmener , un peu trop larmoyant que pour vraiment nous emporter ...reste les acteurs ,la musique et les décors qui sont très réussi...c'est dommages car le sujet valait vraiment la peine d'être traité d'une autre manière ...
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2016
Steven Spielberg rêve depuis longtemps de réaliser une comédie musicale. La Couleur Pourpre est ce qui s'en rapproche le plus dans son oeuvre. Les pérépéties et malheurs pleuvent sur la pauvre Célie qui saura s'en accommoder au fil des années avec une malice, une roublardise qui prete à admiration (ce plan du reflet de Célie sur le mur et qui change pour traduire le passage du temps). Le terme résilience terme désormais passé dans le langage courant se prête très bien au propos de ce film sorti en 1986. En ajoutant des numéros musicaux de belle facture jazzy, Spielberg signe en effet un film qui se rapproche des grandes comédie musicales d'antan. Sa mise en scène y est de toute beauté. A coté de ca, le film aborde de front la condition féminine et sait aussi se rendre poignant, touchant au premier degré au travers de l'impeccable Whoopi Goldberg. Un autre des bons points est que le film ne traite nullement la question raciale (les personnages sont noirs sans qu'on s'y attarde), rendant son propos plus universel encore.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2013
C'est du Spielberg.... donc ça peut pas être mauvais! Mais pour une fois, j'ai moins accroché à un de ces films, peut-être un peu vieux. L'histoire est belle, c'est sûr, l'interprétation très bonne surtout la magnifique prestation de Whoopi, elle est énorme là dedans, J'en suis encore scotché! Mais je me suis bizarrement pas assez accroché aux personnages pour ressentir toute l'émotion qui aurait dû passer d'après ce que j'ai lu. Traiter de l'émancipation de la femme à travers le destin de cette femme n'a pas eu assez d'impact sur moi en tout cas. C'est malgré tout un bon film qui plaira à la majorité mais personnellement je n'ai pas réussi à rentrer dedans.
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