Le sujet est bien traité, l'actrice Whoopi Goldberg est convaincante, la mise en scène est correcte. Mais que c'est long, interminable... Et beaucoup trop mélo à mon goût.
Porté par une Whoopi Goldberg bluffante, le film nous fait suivre avec intérêt mais sans passion la vie terriblement triste d'une femme séparée de sa sœur chérie à cause d'une violence masculine et sociétale intense. Mais à trop verser dans le mélodrame, Spielberg rate parfois sa visée émotionnelle. Une oeuvre techniquement réussie mais qui aurait gagné à faire preuve de pudeur et de subtilité. Touchant cependant.
Un film qui ne m'a pas du tout emballé. Certes, les thèmes abordés, tels que la maltraitance des femmes et le racisme sont nobles, mais la manière n'y est pas. c'est beaucoup trop caricatural par moment, trop pleurnichard, ça manque de subtilité et la musique, mièvre, ne fait que souligner les hiatus entre ce scénario qui hésite sans cesse entre "la petite maison dans la prairie" et "la case de l'Oncle Tom"
Steven Spielberg s'intéresse à la cause des noirs dans la première moitié du XXème siècle dans le sud des Etats Unis, il nous montre une vie terriblement dur!! Notamment pour les femmes qui doivent subir la violence et les humiliations de leurs maris qui les rendent quasiment esclaves. Whoopi Goldberg et Danny Glover sont présents en acteurs principaux, l'un comme l'autre ils jouent avec beaucoup de justesse. L'une joue une femme timide et introverti tandis que l'autre est un homme sans coeur qui maltraite les autres. Le film est une belle histoire avec des moments de joie mais surtout beaucoup de tristesse. Un assez bon film en somme
Habitué à l'époque aux blockbusters ou aux films familiaux, Steven Spielberg surprend tout son monde avec son premier film historique au sujet grave, tiré d'un bouquin, bouleversant et très dur. Il saupoudre heureusement son drame de quelques moments d'humour, de détente car la lourdeur de l'intrigue est vraiment pesante. Danny Glover et Whoopi Goldberg, quasis inconnus à l'époque, signent tout simplement la meilleurs performances de leur carrière, ils sont formidables tout comme les seconds rôles. La musique sublime tout comme les paysages ne sont pas en restes. Une œuvre relativement méconnue dans la filmographie de Spielberg, pourtant c'est l'un de ses meilleurs films.
D'emblée on est plongé dans un monde inimaginable. Et ça se passait au début du XXe siècle aux États-Unis ! L'histoire de ces deux sœurs est bouleversante. On se demande comment des humains ont pu en traiter d'autres aussi mal. Sans jamais sombrer dans le misérabilisme, Steven Spielberg traite avec une étrange douceur le destin de ses héroïnes. Des femmes qui subissent un destin peu enviable, l'une d'elles arrivant pourtant à dire : "Les enfants, sans père, ça va pas". Les passages musicaux rappellent à ceux qui l'ignorent à quel point déjà en 1922, la musique noire américaine était fantastique, avec son blues et ses gospels. Les hommes assument leur domination par la force dans ce monde patriarcal. L'un d'eux, ne sachant plus comment contrôler son épouse affirme avec haine : "T'es moche, t'es pauvre, t'es noire, t'es une femme, t'es rien du tout !". Des propos qui ne feront que renforcer la détermination de celle qui n'a que trop enduré. Malgré les traitements infligés et les souffrances, la musique est toujours présente avec en apothéose un magnifique gospel qui commence comme un duel de chanteuses, jusqu'à ce que l'une d'elles, fille du pasteur, tombe dans les bras de son père qui refusait de la voir depuis tant d'années : "Tu vois papa, les pécheurs aussi ont un cœur." Ces gens méritaient bien un beau film, le voilà.
Fresque réussie malgré 20 minutes de trop. Filmé avec sensibilité et hommage à travers l'histoire de 2 sœurs à ces destins de femmes souvent humiliées, battues. La réalisation est parfaite et acteurs excellents 3,7/5
Un des derniers Spielberg qui me restait à découvrir et un des rares que je n’ai ni aimé (la majorité) ni détesté (le terminal, AI), mais qui m’a laissé plutôt indifférent. Trop long, trop de mélo alors que le début m’avait laissé présager un film très fort, je m’en suis désintéressé au fur et à mesure. J’ai tout de même apprécié la magnifique photo qui en fait un bel objet de cinéma et bien sûr les excellentes interprétations de Whoopie Goldberg et de Danny Glover.
Ce film, réalisé par Steven Spielberg et sorti en 1985, est vraiment très bon ! Adapté du roman éponyme d'Alice Walker, le film raconte l'histoire de Celie, brutalement séparée de sa sœur Nettie, qui doit vivre avec un mari (ou plutôt un propriétaire) qui la violente et la rabaisse sans arrêt. Histoire tragique donc dont j'avais d'ailleurs un peur qu'elle tombe dans le mélo trop facilement. Ce pourquoi j'ai d'ailleurs mis aussi longtemps avant de me lancer dans ce film pourtant si acclamé par la critique. Et si le film est tout aussi touchant que violent, il ne tombe heureusement jamais dans les écueils de ce genre de drame. Tout d'abord car Spielberg maitrise parfaitement son sujet. Je n'ai pas lu le roman original, ainsi je ne sais pas si le film lui est fidèle ou non, mais nous avons en tout cas ici un portrait sincère d'une héroïne à laquelle on peut très facilement s'identifier. Et, comme dans tous les films du réalisateur, les émotions passent principalement par le regard. En effet, pas besoin de grandes tirades ou de scènes à rallonge larmoyantes, un simple plan sur le regard de ses acteurs et Spielberg arrive à faire comprendre toutes les émotions qui traversent ses personnages aux spectateurs. Nous avons également une excellente mise en scène qui vient accompagner tout ça, qui sait aussi bien capter la chaleur de l'été avec ses magnifiques couchers de soleils que la brutalité de l'hiver. Seulement, sur deux heures et demi, le réalisateur n'arrive pas constamment à capter l'attention du spectateur. J'ai en effet adoré le début et la fin mais je trouve que le film possède malgré tout un ventre mou non négligeable, qui casse le rythme de l’ensemble. Concernant les acteurs, nous retrouvons principalement Whoopi Goldberg dans son premier rôle, qu'elle interprété parfaitement, puis Danny Glover, Oprah Winfrey, Margaret Avery etc. qui jouent également très bien. Malgré ses quelques longueurs, "La Couleur pourpre" reste donc un très bon film qui ne laisse pas indifférent !
Des scènes dures et violentes, mais aussi beaucoup de séquences émouvantes dans ce Drame intense, parfaitement mis en scène par Steven Spielberg. Ce film historique évoque la condition des noirs aux États-Unis au début du vingtième siècle. Il aborde plus particulièrement la détresse des femmes de couleur, doubles victimes du racisme et du machisme. La grande réussite de ce film est aussi due aux magnifiques interprétations de Danny Glover dans le rôle délicat de Albert. Quant à Whoopi Goldberg, elle mérite amplement le Golden Globes reçu en 1986 avec son immense prestation d'actrice pour le personnage central de Celie, la grande sœur de Nettie.
Wouah la déception ! Tout ça pour ça ... Pourtant, dès le début on est pris dedans avec une vision particulière de la condition des noirs américain de l'époque mais surtout de la condition des femmes, on y passe par toutes les émotions pendant cette première partie difficile et captivante. Et puis plus rien ... on a l'impression que Spielberg s'est évertué à désamorcer toute la tension dramatique de départ pour transformer le tout en joyeuse comédie familiale accessible au plus grand nombre. En soi c'est déjà un soucis pour moi puisque l'on commence à s'ennuyer fermement mais en plus cette plaisanterie dure une bonne heure et demie ! Incroyable, et ça l'est d'autant plus que la superbe partie finale nous fait encore plus regretter ces approximations de milieu de métrage. Reste et c'est bien le principal finalement une interprétation hors du commun de Whoopi Goldberg qui a elle seule fait que l'on ne peut regretter d'avoir vu cette "Couleur Pourpre", pour autant la déception est là et je serais curieux de le revoir plus tard histoire de voir si mon avis aura évoluer ...
Première incursion de Spielberg dans la veine du drame à portée historique, et première réussite. La Couleur Pourpre doit énormément au regard sensible de son metteur en scène, et à la performance de ses acteurs, avec au premier plan une formidable Whoopi Goldberg et Oprah Winfrey. La condition des femmes noires est dépeinte avec une justesse extraordinaire, n'évitant pas toujours un pathos un peu chargé mais n'éludant aucun aspect. Le destin des deux sœurs est admirablement tracé d'un bout à l'autre, et prenant jusqu'à son terme.
Après une petite fournée de blockbusters et de films fantastiques, on attendait Steve Spielberg pour une nouvelle grosse production, surtout l’année d’après le deuxième Indiana Jones.
Alors qu’il produit Retour vers le Futur ou Les Goonies en 1985, il se garde le film le plus original pour lui : La Couleur Pourpre. Drame historique sur la vie d’une pauvre Noire dans le sud raciste du début du XXe siècle, le huitième long-métrage de Steven Spielberg est aux antipodes de ce qu’il avait bien pu faire avant. Là où on pouvait critiquer ses rôles féminins constamment absents et/ou trop peu importants, La Couleur Pourpre est un film aussi intelligemment féminin qu’une démonstration pour la tolérance (si tant est qu’on en avait besoin) dans la mesure où le personnage de Whoopi Goldberg est de tous les plans et que la réalisation toute en retenue mais pas détachée de Steven Spielberg épouse son point de vue sans jamais la juger de sa naïveté et de son inculture. Autour de l’excellente de Whoopi Goldberg, on retrouve un duo fabuleux d’abrutis Danny Glover et Willard E. Pugh, mais surtout l’exceptionnelle Oprah Winfrey, ahurissante comme 28 ans plus tard dans Le Majordome. Le tout est mis en musique par Quincy Jones, qui sait comment doser son style pour se marier parfaitement avec le ton du film, résolument plein d’espoir et non pas misérabiliste.
C’est la plus grande force de La Couleur Pourpre : malgré tout ce qui arrive à la pauvre Celie Harris, jamais le film n’exagère. Ce qui le rend encore plus touchant et réussi. Indispensable.
Ce film adapté de l’œuvre d'Alice Walker qui a eu le prix Pulitzer pour son roman, fait naître des émotions chez le spectateur. Il dénonce le racisme mais aussi le comportement incestueux et violent des hommes noirs face aux jeunes filles et femmes noires. Il aurait juste gagné à être un peu plus condensé pour gagner en intensité.
Un des derniers Spielby manquant encore à mon tableau de chasse. Un de ses plus polémique aussi. Un film globalement d’excellente qualité, mais un film dans lequel il est difficile d’y entrer. Cela principalement dû à sa première demi-heure, véritable torture pour le spectateur tellement ce qu’elle dépeint est dure, violent, terrible, révoltant, dramatique. Dès les premières images, le spectateur est saisi à la gorge. Cette première partie est largement suffisante pour faire abandonner l’envie de voir la suite. Cependant, une fois cette première partie passée, le ton change légèrement.
L’histoire est globalement toujours aussi dure, dans sa description de la vie d’une femme noire au début du siècle, dans une Amérique encore très raciste mais aussi très machiste ; l’arrivée de nouveaux personnages complètement hors du temps et au caractère fort réussissent à nous faire passer la pilule. Et il y a même des moments où on se surprend à esquisser un sourire et même à rire. Plusieurs thèmes fort y sont développés, certains peut-être un peu trop rapidement (mais peut-être que ça l’est mieux dans le livre), mais globalement bien traités.
Arrive alors la dernière partie du film qui commence à nous faire envisager le rêve, à nous évader de ce monde cru et violent dans lequel vit l’héroïne. Au moment où l’on pensait qu’il n’y avait plus aucun espoir, celui-ci rejaillit, nous irradie, comme pour déclarer haut et fort qu’il ne disparaît jamais. La fin se fait donc dans le plus classique des happy ends, mais vu les 2h30 de film, on se dit que c’est largement mérité et on la prend avec plaisir. Une histoire vraiment superbe !
Sur le casting, on envoie également du très très lourd. Il y a tout d’abord Danny Glover, dans un rôle complètement à contre-emploi pour l’acteur et ce qu’il fait d’habitude et pourtant il s’en sort à merveille, en devenant terrifiant. Néanmoins, c’est surtout du côté des actrices que se trouve le pactole avec Whoopie Goldberg, Margaret Avery et Ophrah Winfrey : les trois, au rôle central, nous dévoile là une prestation de très haute volée. On passe par à peu près toutes les émotions avec elles, par à peu près tous les états psychologiques, et le tout à chaque juste et crédible. Du très très grand art. Et je leur tire mon chapeau bien bas. Les autres rôles secondaires se révèlent également très bons.
Qu’en est-il du film lui-même ? Et bien qu’une nouvelle fois, même s’il est très différents de ses autres films, on reconnaît là bien la patte de Spielberg. La musique (qui n’est pas composée par John Williams cette fois-ci) s’ancre parfaitement dans l’histoire pour créer une ambiance toujours en accord avec ce qu’il se passe. Les différentes chansons permettent de nous projeter aux différentes époques. Les décors sont tout simplement magnifiques, nous envoyant en moins de deux dans le sud des États-Unis au début du siècle comme si on y était.
Quant à la mise en scène, comme toujours ou presque avec Spielby, c’est du grand art. Quand je parlais de la dureté de la première demie-heure, l’histoire y est pour quelque chose mais elle est complètement transcendée par la mise en scène de Spielberg. Le tout se cristallise à la perfection lors de la dernière scène de cette partie (lorsqu’Albert renvoie Nettie) : les plans de cette séquence nous poignardent de part en part. C’est le moment le plus dur du film et pourtant l’un des plus magistraux. On peut aussi citer les nombreux séquences à tables ou les plans sur les visages des personnages…on pourrait citer tout le film ou presque.
Bref, un autre grand film de Spielberg. Pas forcément son meilleur, mais comme très souvent avec lui, un film de grande qualité qui saura nous parler et qui même s’il traite d’une histoire s’étant passé il y a près de 100 ans, se trouve malheureusement être toujours d’actualité. Un autre masterpiece à ajouter à la filmographie du dieu Spielby.