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Un visiteur
0,5
Publiée le 26 juillet 2013
La question qui me taraude depuis le visionnage du film « Paris à tout prix » hier au Gaumont c’est : « Mais comment la réalisatrice et actrice principale, Reem Kherici, s’est débrouillée pour faire produire une daube pareille ? » J’ai été vraiment surprise de voir un film aussi pauvre, incohérent et faux dans une salle de cinéma. Au delà de la pauvreté de la réalisation, du jeu médiocre des acteurs, ce film n’est pas cohérent sur plusieurs points. D’abord, en tant que marocaine en France, je peux vous assurer que personne n’oublie de refaire sa carte de séjour. Aussi, on n’obtient pas de CDD sans carte de séjour. Deuxième point, combien elle gagne en CDD pour s’offrir une garde robe, chaussures, appartements comme ça à Paris ? Troisièmement : au Maroc, la langue française est malheureusement une histoire de classe sociale. On ne parle pas aussi bien français dans la campagne. C’est tout simplement une question sociologique. Les écoles et lycées français ne sont situés que dans les plus grandes villes du Maroc, et il se trouve aussi que ces institutions encore appelées « missions françaises », portant encore une lourde connotation colonialiste, sont aussi les écoles et lycées les plus chers au Maroc, après les écoles américaines. Donc, oui, quand on est au lycée français on est au moins urbain et CSP+. Le profil de la famille de Maya ne tient donc pas debout. En quatre, la soit disant « claque » reçue par Maya, c’est une vue du désert et une danse orientale approximative ? Apparemment cela suffit a faire accepter à Maya, personnage détestable, son pays et sa culture, qu’elle transcrit finalement dans une robe. Donc cette Maya est raciste, et a clairement des soucis d’acceptation de soi. On hésite à voir si cette personnalité est entièrement comprise par la réalisatrice, qui semble traiter le sujet avec beaucoup trop de légèreté. A part un air triste lorsqu’ un de ses amis jet-setteur émet une opinion raciste sur Marrakesh et ses habitants en partie Marrakchis (forcément), il n’ya aucune trace de remord dans le comportement arriéré, pour le coup, de Maya la raciste. Il est vrai que certaines séquences sont légèrement drôles ; un comique de situation lourdingue jouant sur les clichés les moins élaborés concernant le Maroc. Mais ceux-ci n’auraient mérité que la tranche horaire 14h-15h30 sur M6 en semaine. Un shot en Télé, c’est tout ce que « Paris à tout prix » aurait mérité. Ne gaspillez pas 10€ pour vous gorger de platitudes/clichés aussi triviaux sur le Maroc.
Voilà encore un film qu'on aurait envie d'aimer, mais à qui après vision, l'honnêteté exige d'accorder la note très moyenne qu'il mérite. L'idée de départ était séduisante : une pure Parisienne qui a juste oublié un détail trivial, à savoir renouveler sa carte de séjour, se retrouve plongée du jour au lendemain dans la condition d'une sans papiers expulsée. Working girl espérant devenir It-girl, Maya ressemble à une Lila en passe de réussir cinq ans après "Tout ce qui brille", avec pour étalon du bonheur le nombre de Louboutin dans sa garde-robe. Reem Kherici a raconté qu'elle a choisi le monde de la mode comme métaphore de ce qu'elle connaît le mieux, le milieu du cinéma, avec ses coups en douce, ses traitrises et ses faux-semblants.
Le début du film sert à nous exposer ce monde superficiel où Maya se meut avec l'aisance d'une carpe royale dans un bassin de Versailles, mais la caricature est quand même bien grossière, avec vannes appuyées et rires faux, et une impression de malaise s'installe vite devant une telle grosseur des ficelles. Le couple des meilleurs amis de Maya, joués par Cécile Cassel et Philippe Lacheau, un autre membre de la Bande à Fifi, vise à apporter un contrepoint à la frivolité ambiante, mais là-encore, la finesse manque cruellement à l'appel. Comme le comique de situation ne fonctionne pas vraiment, la vanne vient en renfort, du type de la réplique que fait Maya à son avocat qui refuse sa proposition de mariage blanc au centre de rétention : "Bien sûr il y a de l'amour : toi tu m'aimes !"
L'arrivée au Maroc apporte une rupture de ton, avec l'évocation d'un passé douloureux entre le père et la fille au sujet de la mort de la mère. Malheureusement, ce basculement ne signifie pas un passage à la nuance, bien au contraire, la découverte de sa chambre de petite fille l'amenant à revoir sa mère encourager ses rêves de princesse sur fond de musique sirupeuse. Dans cette partie centrale du film, le récit exerce un mouvement pendulaire entre l'émotion facile et un comique pas vraiment drôle, basé sur la crédulité de la bimbo qui va faire ses besoins dans le jardin, ayant cru son frère qui lui a expliqué que par manque d'eau on n'avait pas construit de toilettes dans la maison familiale...
Faire une comédie sur un sujet grave demande une certaine finesse et une grande capacité à éviter tout les clichés liés à celui-ci. C'est tout l'inverse dans "Parïs à tout prix". Le volet comédie du film ne fait même pas sourire et quand il lorgne vers l'émotion c'est encore pire. Un vrai gros ratage.
J'ai adoré ce film, c'est léger, drôle et attachant. Cette fille, qui a débarquement très tôt à Paris, lutte pour s'intégrer en France et effacer tous les clichés de la banlieusarde immigrée, quitte à renier sa famille et son seul vrai pays (puisqu'elle n'a pas la nationalité française). On la suit dans son retour au Maroc, où elle va progressivement laisser tomber ses préjugés sur le pays et retisser les liens avec sa famille. Mélange entre modernité et tradition, le film est basé sur un scénario simple mais dépeint une réalité bien plus complexe. J'ai vraiment adoré.
Scénario convenu,personnages stereotypés, et pas gags forcément drôles. Déçu car j'étais plutôt adepte de l'équipe de "La bande à Fifi", représentée en nombre dans ce film.
On a envie d'aimer l'idée de base et la réalisatrice - scénariste - actrice de cette nouvelle comédie mais la vision du film laisse un arrière goût de manque de travail sur l'histoire. Il y a plein de situation qui auraient pu être beaucoup plus amusantes et on l'impression que pour plaire à la chaîne de télé qui diffusera le film qu'on a voulu rester dans quelque chose de finalement très classique et lisse. Au final, un peu ennuyeux et prévisible
Parmi les comédies récentes du moment, "Paris à tout prix" ne démérite pas. Le sujet sur le retour aux origines ressemble beaucoup à "Né quelque part" sorti dernièrement, mais ici en version comédie fantaisiste. L'univers huppé de la mode est mélangé aux réflexions sur les préjugés et l'immigration : attention, il ne faut pas s'attendre à vraiment plus qu'un divertissement superficiel...
On peut apprécier le naturel spontané de l'actrice Reem Kherici qui joue sur des stéréotypes plutôt bienvenus pour entrer dans la case du divertissement. Il y a forcément des scènes plus bêtes que d'autres (telle l'affiche, son personnage sort les talons aiguilles pour faire le chemin rocailleux jusqu'à la ville), mais la plupart des répliques clinquantes trouvent un ton assez juste. L'histoire est soutenue par des personnages secondaires bon enfant. Stéphane Rousseau est toujours aussi délirant.
Quand l'ambiance du "Diable d'habille en Prada" se détrourne vers une intrigue plus familiale au Maroc...
L’idée de départ de la comédie Paris à tout prix était plutôt sympathique. Malheureusement, il n’y a que l’idée….Le début du film est une exposition de chaussures et de produits de luxe dans le monde de la mode…L’humour est pataud et manque de finesse, les dialogues inintéressants et navrants et le jeu de la comédienne principale déplorable… La seconde partie se passe au Maroc, même les paysages n’arrivent pas à retenir notre attention. La fin est caricaturale, gentillette, finalement en phase avec le reste…
Un film léger et girly mais ça s'arrête là. Bcp d'incohérences (géographiques, culturelles étc...); l'éternelle histoire de la "beurette" qui renie ses origines et qui va renouer avec celles-ci malgré elle...le tout assaisonné de clichés.... et biensûr tout est bien qui fini bien- c'est pas du grand cinéma mais ça se regarde.
Cinématographiquement, c'est plutôt bien réalisé et bien joué. Du point de vue de la comédie, c'est très moyen, et la première demi-heure du film m'a fait très peur, tant je trouvais ça lourdingue. J'avais l'impression de regarder une suite de mauvais sketchs, et ce malgré quelques bonnes "punchlines".
Mais rapidement le film gagne en intérêt quand il nous emmène au Maroc. Et lorsque le film se termine, on réalise que sous couvert d'une comédie pas forcément très réussie, il véhicule habilement et assez justement un message de fond qui rachète la première demi-heure subie. La démonstration n'est pas forcément réussie, l'histoire est un peu convenue dans son traitement, maladroite dans son écriture mais j'ai fini par trouver le fond rafraichissant, malgré les agacements que la forme provoquait.
Le choix du milieu de la mode comme point de départ est bien vu, car il n'y a pas de milieu qui illustre mieux l'asservissement des femmes occidentales au diktat de la séduction selon les normes de la société de consommation. Cette jeune marocaine totalement occidentalisée, d'une futilité insupportable sans doute par contagion de son milieu et aussi, par un reste de rejet adolescent de ses racines marocaines, dont on suppose qu'il n'est pas étranger au différent avec son père, renait au Maroc, au contact des femmes de son pays, qui, à bien des égards, semblent plus libres et sereines que cette executive woman sous pression.
Bref, ce film ne restera pas dans les annales, mais pour peu que l'on arrive à percevoir ce qui s'y cache, on peut lui pardonner ses défauts et apprécier les quelques bons moments qu'il recèle.
Paris à tout prix…Je ne peux pas être objectif avec ce film. C’est tourné en partie chez moi, au bled, et ça m’a fait marrer malgré les défauts flagrants de mise en scène, de récit, et de tout…! Je vais être d’une grande indulgence en recommandant tout de même ce film sans prétention, ce premier film réalisé dans l’urgence par Reem Kherici, qui s’empare du rôle principal avec intelligence et brio. Maya, styliste, se retrouve au Maroc après avoir été expulsée de France faute de papiers pas en règle. Perdue entre Marrakech et Ben Gherrir, sa seule idée fixe, retourner en France par n’importe quel moyen….et ça fonctionne plutôt bien. Reem se fout ouvertement d’elle-même, et cette humilité face à des situations cocasses fait tout ! Elle est pétillante, drôle, juste, attachante, et l’on passe un très bon moment devant cette comédie made in nulle part, surtout quand il fait 40° dehors ! Signalons la présence de second rôles tels que Stéphane Rousseau, Florence Foresti, François-Xavier Demaison, qui rajoutent du peps au film. Les comédiens marocains sont formidables, mention spéciale à la grand-mère dont le discours entre français et marocains m’a fait souvent sourire.
Tout le monde ne s'improvise pas réalisateur...Reem Kherici en est un exemple. Même si on aime l'actrice (et qu'on aimerait passer la nuit avec) sa prestation reste très banal. Le sujet est mal abordé et j'ai même eu l'impression qu'on voulait parfois en faire beaucoup trop...Au final on ne rit pas vraiment et on est pas touché parce que les acteurs ne sont pas bons...En somme si vous voulez augmenter votre libido allez le voir sinon allez voir un vrai film qui parle de ce sujet a savoir né quelque part. PS: ne vous fiez pas aux notes, la plupart d'entre elles viennent de jeunes femmes peu cultivées ayant appréciées de voir des louboutins a l'écran...
Dans l'ensemble très bien, le personnage principal un brin surjoué au début, puis plus intéressant lors du départ au Maroc. De très belles images de Maroc (désert, fabrique de cuir), des échanges poignants (le papa et la grand mère), et des vannes bien senties. La fin est bien sûr (hélas) très prévisible.