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Laurent B.
25 abonnés
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3,0
Publiée le 20 septembre 2026
Bon, pour ne pas passer pour une fan ultrasubjective, je vais commencer par les points faibles du film. Certes, on ne voit pas, ou peu, ce qui se passe autour de l'organisation. On nous parle de Wikileaks, du fondateur de Wikileaks, du premier collaborateur de Wikileaks, des premiers pas hésitants de Wikileaks et.. des révélations de Wikileaks. Oui, mais c'est l'idée de départ, non? Comme pour The Social Network -les 2 films étant souvent comparés dans les critiques que j'ai survolé avant de voir The Fifth Estate-, on s'attache avant tout à la genèse de ces petites "révolutions" (comme dirait le regretté Steve Jobs). Bien, alors maintenant, critique suivante: le manque de subjectivité. Il est vrai que ce film présente au départ Assange comme un demi-dieu de l'informatique et qu'ensuite, peu à peu, l'on voit être révélées à l'écran ses tendances schyzophrènes. Je ne connais pas l'homme en question (quelle surprise!), alors je ne sais pas ce qu'il en est. Quoi qu'il en soit, il me semble que de toute façon, c'est là l'un des principes de base du biopic en particulier (et des films basés sur des histoires vraies en général!). Oui, on romance, on dramatise, on grossit les traits ou, au contraire, on rend beaux ceux qui ne le sont pas! Je ne dis pas que c'est toujours opportun mais c'est de toute évidence essentiel! Et, point positif en l'occurrence: les dernières minutes, durant lesquelles le réalisateur nous révèle, certes toujours par le truchement de la fiction, que son film n'a pas eu l'aval d'Assange. A priori, on n'est donc pas sur de la propagande!
En regardant The Fifth Estate, j’ai ressenti une forme d’inconfort permanent, comme si le film me forçait à réfléchir à ce que je crois être juste. Ce n’est pas un simple récit sur WikiLeaks ou sur Julian Assange : c’est une plongée dans les zones d’ombre où la quête de vérité se mêle à l’obsession, à la solitude et au danger.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont Assange est montré comme un personnage insaisissable. Il est à la fois brillant et inquiétant, charismatique mais destructeur. On sent qu’il se bat pour une cause plus grande que lui, mais qu’en même temps, il ne peut s’empêcher d’imposer son propre ego au-dessus de tout. J’ai eu l’impression que son combat pour la transparence se transformait peu à peu en un miroir de ses propres failles intérieures.
La relation avec Daniel m’a profondément touché parce qu’elle est le reflet d’une trahison intime. Ce n’est pas seulement un désaccord idéologique, c’est une fracture humaine. Deux hommes unis par un idéal, mais séparés par la manière de l’incarner. J’ai ressenti cette douleur comme celle d’une amitié qui se brise, dévorée par l’ampleur de la mission qu’ils s’étaient donnée.
Visuellement, le film m’a plongé dans un tourbillon d’écrans, de données, de visages qui apparaissent et disparaissent. Cette esthétique m’a fait sentir la vitesse, presque la violence, de l’information dans le monde contemporain. Et plus le flux s’accélère, plus on se rend compte que derrière les chiffres, les câbles et les ordinateurs, il y a des vies humaines qui peuvent être brisées.
Ce que je retiens au final, c’est que The Fifth Estate n’est pas une célébration héroïque, mais une mise en garde. Le film montre que révéler la vérité peut être un acte nécessaire, mais qu’il faut aussi en assumer le poids. J’ai quitté ce film avec une impression de vertige moral : parfois, la ligne entre héros et destructeur est si fine qu’elle disparaît complètement.
Un biopic consacré à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks qui revient autant sur la genèse de ce site internet que sur la personnalité contrastée de son leader. S’il manque clairement d’une véritable vision, le film de Bill Condon privilégie désespérément le fond au détriment d’un sujet pourtant passionnant et où seule l’interprétation, convaincante relève le niveau.
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2,0
Publiée le 22 novembre 2020
Le Cinquième pouvoir a notamment été contesté par Assange qui a écrit à l'acteur principal Benedict Cumberbatch pour lui expliquer pourquoi il ne devrait pas jouer le rôle ou avoir un rôle dans le film. Malgré cela Cumberbatch ne l'a pas fait et a plutôt livré une performance excellente et nuancée qui ne ressemble jamais à une imitation. D'un autre côté Cumberbatch est de loin la meilleure chose dans le film. Cela ne veut pas dire que c'est un mauvais film c'est juste qu'il est régulièrement plat et parfois ennuyeux. Lorsqu'on fait un film comme celui-ci centré sur le dialogue il est impératif de rendre le discours le plus captivant possible mais malgré tous les efforts déployés les conversations ne retiennent que sporadiquement l'attention. De plus les séquences qui se déroulent dans le cyber espace ne sont pas à leur place et ne fonctionnent pas du tout. Le film a de bonnes intentions et tente de soulever des questions intéressantes car il réussit à ne montrer de faveur à aucune des parties de l'argumentation de WikiLeaks allant même jusqu'à remettre en question le film lui-même comme nous le voyons dans l'interview de Cumberbatch's Assange. En plus de Cumberbatch Daniel Brühl est très bon en tant que partenaire d'Assange, tandis que David Thewlis est comme d'habitude un plaisir à regarder jouant ici le meilleur journaliste du Guardian à l'écran. Mais dans l'ensemble le film n'est pas aussi bon que sa vedette c'est un récit laborieux et peu remarquable de l'une des plus grandes affaires de l'histoire récente...
L'interprétation de Cumberbath vaut à elle seule le détour (c'est monnaie courante chez lui), Bruhl est aussi bon, je tiens à le signaler. Le film est loin d'être une catastrophe, il est vraiment bon (je ne peux pas le comparer au quatrième pouvoir car je ne l'ai pas encore vu) mais reste en dessous, bien en dessous de social network d'après moi. L'histoire est bien servie par le scénario, mais est en difficulté dû à certaine longueur que l'on retrouve tout le long du film. Rien à redire sur la réalisation, bien qu'elle reste classique, elle est bien. Il n'y pas grand chose de plus à dire, j'ai apprécié sans pour autant y voir un énorme chef d'oeuvre. Bref, si vous n'avez pas encore vu social network privilégiez le film sur facebook que celui-ci.
Très bon film qui relate peu ou prou, ce que la "populace" a rarement la chance de vérifier par elle-même, si ce qui est rapporté est conforme à la réalité, s’il n’y a pas eu de déformation des faits, de manipulation d’information. Les médias sont capables de mobiliser l’opinion publique pour des opérations tellement erronées, imaginez ce que le système médiatique est capable de faire pour les enjeux quotidiens et personnels ? Très bon film, bien ficelé et bien joué ! Pourvu qu'il ouvre l'esprit des gens ..........
Malgré un sujet passionnant et un traitement entre faits et approche du personnages, la mise en scène épileptique, foncièrement rebutante ne permet pas d'offrir pleinement d'impact à cette histoire intéressante.
J'ai beaucoup apprécié le scénario, les trouvailles cinématographiques, les couleurs, et le jeu des acteurs, formidablement juste et convaincant. Point de vue humain sur Assange, et politique sur les lanceurs d'alerte, mais aussi sur le monde de l'information, du journalisme ; leur responsabilité, leur engagement. Ce film donne envie d'en savoir plus. Et rappel pour ses détracteurs, déçus par son point de vue sur Assange ; ceci est un FILM. Et un vraiment un bon film...
Un film qui tisse bien son histoire autour du traitement de l'information, sujet plus qu'intéressant. Où est la vérité? C'est bien ce qui nous tient en haleine pendant ces deux heures.
Biopic plutôt ennuyeux, peut-être trop long. Trop focalisé sur Assange et on ne perçoit pas suffisamment l'impact (possible) des révélations sur les Administrations. Le traitement reste discutable. Des longueurs inutiles et sans rythme. 2/5 !!!
Le Cinquième Pouvoir est un biopic fourre-tout qui accumule beaucoup trop d’évènements pour les rendre compréhensibles. Le sujet pourtant passionnant souffre d’une mise en scène brouillonne et malmenée. Bill Condon dirige ses acteurs aléatoirement et ces derniers nous donnent l’impression d’être ici pour un téléfilm d’après-midi de semaine, que personne ne regarde. Le réalisateur est bien plus convaincant à imaginer des films fantastiques qu’à chercher à retranscrire l’histoire d’un site Internet qui a cherché à rendre public des informations confidentielles et à rétablir la vérité. Un grand dommage donc, pour un sujet qui aurait mérité davantage d’efforts. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44