Que John Carpenter s'éloigne de son cinéma de prédilection avec Jack Burton, je m'en doutais un peu, mais surement pas à ce point-là. En nous faisant suivre les aventures de Jack Burton, il nous sert un cocktail explosif de second degré, d'arts martiaux ou encore de magie, et s'en donne vraiment à cœur joie!
Il nous emmène au cœur d'un Chinatown devenu un quartier fantastique où se mêlent puissants magiciens, diverses créatures et autres fantômes. Au beau milieu de tout ça, il y inclut un Kurt Russell génialement maladroit en caricature des héros forts, grandes gueules et viriles d'Hollywood, accompagné par toute une galerie de personnages aussi délirante qu'intéressante. Alors, l'excès n'est parfois pas bien loin mais qu'importe, ça marche plutôt bien et, tout en rendant hommage au cinéma d'action/arts martiaux asiatiques, il signe une comédie loufoque, drôle et dynamique.
Effectivement, Big John ne nous laisse guère de répit et, dès les premières minutes, les séquences mémorables commencent à s'enchainer. Débordant d'idées, il n'hésite pas à aller le plus loin possible, ne se fixant aucune limite et mettant ses héros dans des situations complètement barrées et les dépassant totalement. Le cadre de l'histoire est aussi bien exploité, que ce soit Chinatown ou la magie tandis que le metteur en scène de Christine ne baisse jamais le rythme et ce jusqu'à une dernière partie totalement explosive ! En plus du génial, et marrant, Kurt Russell, ce dernier est épaulé par un très bon casting, sachant participer à l'ambiance générale de l'ensemble.
C'est avec dérision et un plaisir contagieux que John Carpenter a mis en scène Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin. Ce dernier devra attendre sa sortie vidéo pour trouver son public et accéder à une réputation de film culte, poussant Big John à s'éloigner d'Hollywood pour les circuits indépendants.
John Carpenter, plutôt reconnu pour ses films fantastiques, s'attelle en 1986 à un fil d'action aventure teinté de comédie, genre qu'il n'avait encore pas abordé. Il retrouve pour l'occasion Kurt Russel pour la 3e fois. Echec à sa sortie en salle en 1986 et devenu culte par la suite, Jack Burton pouvait en effet à l'époque dénoter. A contre-emploi de son rôle de Snake Plissken, Kurt Russel est un héros un peu ringard et parfois maladroit. Même chose pour la réalisation et les décors parfois un peu kitch malgré les effets spéciaux réussis pour l'époque. Le scénario est aussi assez convenu (il faut sauver la fille et empêcher le méchant de dominer le monde) même si complètement assumé et est surtout le prétexte à une succession de scènes d'actions débridées et fun. S'il n'atteint pas les meilleurs de Carptenter (The Thing en tête), Jack Burton est un sympathique film d'action qui assume pleinement son côté décalé et qui a bien passé l'épreuve du temps 30 ans après sa sortie.
Comme j’avais le regret de ne pas avoir vu à 20 ans ce film de Carpenter, qui s’essaye apparemment au comique, je m’y suis collé. Bon. Quelle épreuve. Je crois que même autrefois il ne m’aurait pas fait esquisser un sourire puisque l’humour qui y est contenu est basé sur la pitrerie et les interminables successions de gags tarte à la crème et peau de banane. Rajoutons à cela les aspects kitchs et les effets de mode transitoires et sans lendemain qu’on a souvent dans les 80’s, on peut dire que ce film n’est même plus regardable aujourd’hui. Le réalisateur sauve le film par sa maitrise de l’action qui m’a quand même fait tenir jusqu’au bout.
Jack Burton est une grosse parodie du film d'art martiaux chinois. C'est très drôle, volontairement mal réalisé. destiné à un public jeune, si vous voulez du grand film fantastique, passez votre chemin. Mais si vous aimez les films d'action avec des décors en carton, et que ça vous fait rire, Jack Burton est fait pour vous !
C'est avec un souvenir ému que j'ai acheté pour 1 euro tout rond le dvd de Jack Burton. J'avais vu ce film avec un copain, en VHS, il y a 20 ans au moins, et on s'était bien marrés. Hélas mes rires de gamin ont laissé place à une consternation des plus alarmantes. Que c'est-il passé? N'ai-je rien compris, ou est-ce que Carpenter a bel et bien pété une durite en réalisant ce film? Joué par des acteurs en roue libre, et cliché de bout en bout, dans le même registre Allan Quatermain fait mieux, en tout cas ne fait pas pire, c'est dire! Reste qu'on se marre toujours tellement c'est con, que la nostalgie fonctionne quand on a été bercé par le cinoche des années 80, et que Carpenter, même dans ses pires moments, ça reste Carpenter. Pour un euro, j'ai rien perdu finalement...
John Carpenter n'est pas seulement un maître du suspense ou de l'horreur, il est également un excellent réalisateur pour faire des films d'actions. Et il le prouve par ce film très sympathique. Un scénario qui est peut-être pas développé de façon original mais c'est autre chose quand il s'agit de John Carpenter. Un très bon casting avec un Kurt Russel en plein forme, accompagnés d'acteurs asiatiques. Non seulement, c'est divertissant mais on a le droit a de l'humour asiatique. Des méchants bien imaginés. Des combats à l'art martial bien tournées. Ça bastonne dans tous les coins. Quelques jolis effets spéciaux. Des costumes magnifiques, ainsi que les décors. Un film qui vaut le coup de le voir.
Y a des films ça s'explique pas..et celui là en fait partie c'est une sorte de fourre tout, un film d'aventure, d'art martiaux de mythes chinois et de camionneur..bref c'est bien barré comme film mais l'ambiance, kurt russel et les scènes de folies font de ce film un ovni comme j'en avais jamais vu..ok c'est vieux mais y en a pas deux comme ça..
On se demande ce qu''a voulu faire Carpenter car voici un mauvais film d'aventures dont le scénario tient en sept mots : "spoiler: il faut retrouver une jeune femme kidnappée ". Alors pendant 100 minutes on a droit à d'interminables combats de kung-fu, un nombre incalculable de passages secrets, à des magiciens qui font… de la magie, à des monstres farfelus et à de mauvais acteurs. Ça se veut décalé, ce n'est que terriblement ennuyeux, il n'y a aucune tension et on n'éprouve aucune empathie pour les personnages. Bref Carpenter s'est pris les pieds dans le tapis.
Jack B. a des ennuis à Chinatown : il s’est laissé embrigader dans une épopée fantaisiste teintée d’arts martiaux et de sorcellerie. Sans doute jaloux du succès des Indiana Jones, Carpenter crée son propre aventurier du fantastique. Il reprend le dosage d’action boueuse et de second degré, mais lui son héros n’a pas de fouet, et il a troqué son chapeau pour une casquette de camionneur. Il est ainsi plus à l’image de son créateur, qui vraisemblablement aspirait à une pause bouffonne après dix années de noirceur. Hélas s’il est sympathique, ce bon Burton n’a pas le talent de Tim et encore moins le charme de son ainé archéologue. En détournant son rôle de Snake, il est vite masqué par les seconds rôles qui jouent des sabres et des high-kicks comme lui gare son semi-remorque. On passe sur les accords de rock’n’roll synthétique, sans doute innovants à l’époque mais de nos jours, un tantinet ringards, et on tente d’extraire le bon grain de l’ivraie dans cet humour yankee omniprésent et ce déluge d’effets à l’ancienne. Le film a fait un four à sa sortie, mais il a gagné depuis, allez savoir pourquoi, l’aura d’une œuvre culte. C’est peut-être aussi ça, la magie noire.
Un film d'action complètement délirant. Entre les monstres en plastique, les combats de ninja pourris, les fusillades, les courses poursuites en 38 tonnes, et une terrible conspiration du mal contre le bien, on se demande bien ce qu'a pris le scénariste pour en arriver là. On se demande à chaque scène qu'est-ce que c'est que ce délire. C'est rigolo, plein d'humour à deux balles, mais ça vole quand même pas très haut, et le scénario manque sérieusement d'intérêt. Du grand Nanar.
Clin d'oeil aux vieux sérials exotiques, ce film échevelé mêle toutes les recettes du film d'aventure (héros valeureux, jeune fille en danger, sinistres méchants, exotisme tapageur) à certains thèmes du ciné fantastique, les arts martiaux côtoyant les effets spéciaux. Carpenter brasse le tout et vous en fait un mix jubilatoire avec un Kurt Russell à sa grande époque de gloire, avec sa belle gueule et son marcel qui étrangement n'est pour rien dans tout ce arrive, c'est ça le plus drôle, c'est les autres qui agissent. Le résultat est ébouriffant de drôlerie, de fantaisie, d'action et d'outrances volontaires.
Cultissime, toute mon enfance, le bon vieux temps des années 80, l'un des films qui incarnent le mieux cette époque. Un véritable ovni que ce film... l'ambiance est superbe, étrange, Kurt Russell est bien entouré, que du bon !
Conforté par son idée de percer à Hollywood dans de grosses productions après "Starman", John Carpenter réalise en 1986 "Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin", un film d'action volontairement second degré s'inspirant des légendes chinoises avec une sorte de anti-héros incarné par Kurt Russell se retrouvant embarqué avec son acolyte dans un Chinatown mystique, cherchant a retrouver la fiancé de ce dernier, capturée par un puissant sorcier. La trame est très classique jouant sur les codes d'arts martiaux, tombant souvent dans le cliché et devenant même lourdingue, disons qu'il échoue là ou "Indiana Jones et le Temple Maudit" avait réussi. On est vraiment pas loin du nanar, certaines scènes sont vraiment what-the-fuckestes, mais c'est la réalisation de Carpenter et le charisme de Russell qui sauvent le film de la noyade. Si le but de ce film était de me divertir c'est complètement loupé, il m'a plus souvent ennuyé et consterné qu'autre chose, la dernière demi heure est une succession de bêtises, on ne comprend plus rien, tout par en vrille ... Au final il faut vraiment le voir au second degré et aimer ce genre de cinéma d'aventure fantaisiste qui en fait des tonnes, moi en tout cas je n'ai pas du tout adhéré, d'ailleurs le film a été un échec commercial et critique forçant Carpenter a redevenir un cinéaste indépendant (Alléluia).
John Carpenter était-il sous LSD lorsqu'il a pondu ce film ? "Les Aventures de Jack Burton" joue certes dans le registre du film d'aventure, mais avec une bonne dose de délire. A ce niveau-là, Carpenter s'est fait plaisir ! Divertissant, mais on ne peut s'empêcher de se demander si c'est vraiment sérieux, si le film est vraiment en train de suivre une quelconque intrigue, ce qui me laisse un sentiment mitigé pour la note, et je vise le milieu, car ici, on alterne entre le bon et le "waaah" (mais le waaah négatif, si vous voyez ce que je veux dire)...
Si les intentions et source de Carpenter sont évidentes dans ce film d'aventure, le résultat est à l'évidence assez bancale et peu convaincant. Dommage, tout semble partir d'une intention cinéphilique des plus louables.