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    L'Intervallo
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    3,0
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    11 critiques spectateurs

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    AlexTorrance
    AlexTorrance

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    2,0
    Publiée le 28 janvier 2013
    L’Intervallo est probablement ce genre de films que l’on découvre en festival, sortent quelques mois mais passent inaperçus. Loin de s’avérer mauvais, ceux-ci demeurent généralement intéressant bien que vide ou dénué d’une certaine identité. C’est en tout cas le cas de ce long-métrage italien très vite écartelé entre ses défauts et qualités… Un jeune vendeur de granité est interpellé par la mafia, qui lui demande de veiller sur une ado le temps d’une journée. Il est conduit dans une vieille bâtisse décrépie où il y découvre cette demoiselle au tempérament ingrat. Malgré leurs différends, ils devront passer l’après-midi ensemble, faire connaissance ou bien attendre… Mais attendre quoi ? Etrangement, dans L’Intervallo, il ne se passe rien. Rien du tout. Et pourtant, l’ennui ne s’installe pas. Cette relation naissante suscite l’intérêt. De plus, nos deux protagonistes ont quelque chose qui les rend attachant. Apparaissant comme sympathiques malgré les différentes circonstances particulièrement risibles, la soumission de l’un envers la méchanceté de l’autre n’atteint pas l’empathie. Par ailleurs, nous souhaiterions en apprendre davantage sur ces deux jeunes à première vue banals, qui semblent pourtant en proie à un passé (ou un présent) difficile à assumer. À trainer chaque jour, à l’instar du chariot de glace pilée imposé par le paternel. Aussi, les décors se trouvent joliment mis en valeur par une photographie de qualité. Le long-métrage de Leonardo di Constanzo verserait ainsi dans l’hétérotopie, de par ses murs délabrés recelant de secrets effacés par le temps. Le traitement de la mise en scène devient alors intéressant en ce qu’il se fait avec un budget nettement amoindri, sur des lieux nécessitant de faire « avec les moyens du bord ». Les moyens, L’Intervallo ne les a probablement pas eu et, de toute manière, n’en aurait jamais eu besoin. C’est donc par le biais de ces décors que Di Constanzo confère à son long-métrage une certaine vitalité, également emporté par deux acteurs convaincants… Toutefois, vitalité n’est point synonyme d’âme. Car d’âme, L’Intervallo ne dispose pas. Pas plus que de scénario puisque dans l’ensemble, le film s’apparente à un coup d’épée dans l’eau. Le fait est que l’on aimerait plus d’épaisseur dans cette histoire au charme souvent présent. L’idée même de l’œuvre s’en trouve atteinte puisque finalement, L’Intervallo sera probablement vite oublié, la faute à un intérêt pas vraiment défini… Ainsi, L’Intervallo a sans aucun doute les innombrables défauts d’un premier film de base. Malgré tout, ses principaux atouts font regretter ce que le long-métrage aurait pu être, avec une histoire et un enjeu quelconque.
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

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    4,5
    Publiée le 1 mai 2013
    Adolescent grassouillet et timide travaillant avec son père, Salvatore est réquisitionné par un membre de la mafia pour surveiller une journée durant la jeune Veronica pour des motifs qu’il ignore. Reclus dans un immense bâtiment désaffecté à la périphérie de Naples, le garçon connaisseur des mœurs animales et plus particulièrement des oiseaux et la lolita effrontée vont peu à peu s’apprivoiser, en même temps qu’ils arpentent et découvrent le lieu dans lequel ils sont contraints à demeurer. Par ses nombreuses dépendances, ses sous-sols angoissants, ses cryptes mystérieuses et surtout son parc luxuriant comme une jungle à défricher, ce lieu est davantage qu’un simple élément de décor. Il est d’abord un personnage à part entière d’un film qui tient aussi du conte et de la fable. Salvatore et Veronica, deux enfants précocement grandis et matures, sont néanmoins encore prêts à transformer leur ‘prison’ en formidable terrain de jeux : cache-cache, exploration, imitation des émissions de télé. Lorsqu’au fond des caves inondées d’égouts saumâtres, ils découvrent une barque qui pourrait les conduire vers une île imaginaire, les deux napolitains, victimes innocentes et manipulées des luttes de la Camorra, rejouent soudain la légende de Paul et Virginie. Hélas, la réalité faite de rivalités de bandes et de domination territoriale se moque bien de la légende et des émois d’adolescents isolés et protégés dans un havre de paix, dans une nature surabondante comme un doux et séduisant cocon. Au-dessus des toits, Salvatore et Veronica remodèlent avec naïveté et lucidité le monde qui les entoure et les façonne. Mais la pause ne peut durer, le boss local revient à la nuit tombée récupérer et endoctriner sa proie fragile, sans violence d’aucune sorte. Il n’est donc pas besoin d’armes, de meurtres et de sang pour montrer les ramifications d’une mafia omnipotente, n’hésitant pas à corrompre et à pervertir les plus inoffensifs et crédules.

    Le documentariste Leonardo Di Costanzo transforme son décor de gravats et de pourriture en une scène magique et envoûtante d’un théâtre mortifère du sacrifice et de l’abjection. L’effroi nait ici, non de la débauche de violence, mais de la résignation douloureuse et consciente que les deux adolescents manifestent et cautionnent, attestant de l’immuabilité et de la sclérose. Le constat est noir, d’un pessimisme redoutable et ravageur. Quelque part surnage cependant l’irrépressible envie que la journée particulière et inattendue de Salvatore et de Veronica demeure à jamais leur jardin secret, celui dans lequel ils reviendront régulièrement par la pensée et la nécessité impérieuse de tenir à distance la médiocrité et la cupidité de Naples et ses mafieux.
    Fidelou
    Fidelou

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    2,5
    Publiée le 2 mai 2013
    Veronica, 15 ans, est séquestrée dans un ancien pensionnat de Naples, désaffecté et mangé par les herbes folles. Donello, 17 ans, est un geôlier grassouillet et compréhensif au possible. Il ne sait même pas pourquoi il a la charge de surveiller la fille. En fait, c’est juste parce que Veronica est sortie avec un copain qui faisait partie d’une bande adverse! La mafia, ou simple rivalité de quartier ?
    Déambulations dans le sinistre bâtiment qui menace ruine, sorties dans le jardin sauvage… Les deux ados finissent par s’apprivoiser, tout en échangeant souvenirs et chansons d’un temps pas si lointain.
    Entre ces deux jeunes paumés, la connivence est celle de l’âge, l’adolescence. Et l’« intervalle », ce moment qui marque le passage d’un monde à un autre. De la naïveté de l’enfance à la cruauté des adultes.
    Pas mal, malgré un mise en place un peu longuette.
    Thierry M
    Thierry M

    Suivre son activité 100 abonnés Lire ses 2 critiques

    0,5
    Publiée le 2 mai 2013
    Mais q'u est ce que c'est fade, y a rien à dire de plus sur cette histoire.
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 29 octobre 2013
    Lorsque le spectateur comprend que, pendant près d'une heure et demie, il va se retrouver dans un film en dialecte napolitain, seul face à deux adolescents enfermés dans un énorme bâtiment en ruine, l'un devant garder l'une, il est en droit de s'inquiéter. Eh bien, si c'est le cas, il a tort, car avec ce canevas minimaliste, Leonardo Di Constanzo, dont c'est le premier film de fiction après une belle carrière dans le documentaire, arrive à nous tenir en haleine tout du long. Certes, il y a bien quelques moments un peu plus faibles mais on ne peut que tirer notre chapeau aux scénaristes, au réalisateur et aux deux jeunes comédiens dont c'est la première apparition à l'écran.
    Gérard Delteil
    Gérard Delteil

    Suivre son activité 109 abonnés Lire sa critique

    3,0
    Publiée le 13 octobre 2014
    Les images sont belles, les jeunes comédiens jouent très justes et le film nous montre un aspect de l'emprise de la mafia ou d'un gang sur un quartier de façon particulièrement sobre, sans étalage de violence. Le problème est que le tête à tête entre la jeune fille et de son apprenti geôlier est très long et très répétitif, de sorte que le film devient assez vite ennuyeux et on attend vainement qu'il se passe quelque chose. La poésie censée se dégager de cette situation et de son cadre suffit peut-être à captiver certains spectateurs, mais cela n'a pas été mon cas. La chute néanmoins est excellente, mais il a fallu patienter une heure...
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 6 mai 2013
    Dans l'intervalle, en marge d'un monde brutal et cruel, une simple rencontre entre deux adolescents qui s'offrent leur part de beauté. Simple et émouvant.
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 184 abonnés Lire sa critique

    4,0
    Publiée le 31 août 2013
    De façon sobre et très nuancée, Leonardo Di Costanzo évoque magnifiquement l’influence de la mafia sur le petit peuple napolitain. A l’inverse d’un « Gomorra » démonstratif et percutant, il joue la précision et la rigueur d’une mise en scène qui échappe malgré tout au systématisme. Il y a de la grâce et une légèreté paradoxale (le tableau est plutôt sombre) dans cette réalisation bien portée par un jeune couple d’acteurs.
    Pour en savoir plus
    Flore A.
    Flore A.

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 518 critiques

    3,5
    Publiée le 11 mai 2013
    Un joli film tout en sensibilité sur la rencontre entre 2 adolescents à l'avenir assombri par les guerres entre gangs mafieux rivaux mais qui restent effrayamment sereins face à la tension qui monte : une violence omniprésente, jamais montrée mais qui n'en est que plus réelle dans ce décor d'un Naples en ruine. Les avions qui passent régulièrement, la brèche dans la mur : la possibilité de s'évader ailleurs est présente mais ce n'est pas si simple.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 8 mai 2013
    Un vrai film sur l'adolescence, beau et profond: A travers l'histoire collective représentée par une demeure désaffectée de Naples, Leonardo Di Constanzo fait évoluer deux jeunes adolescents, face à leurs différences, leurs rêves, leurs doutes.

    Atmosphère de huis-clos: Veronica, la fille et Salvatore,le garçon, tels des oiseaux sans aile, contemplent du toit l’extérieur: La grande ville de et son hostilité , ses dangers, mais aussi sa beauté, ses espoirs et ses surprises.

    Métaphore de la cage de l'oiseau: Comme l'oiseau évoqué dans le poème d'ouverture, les adolescents ne sont pas au bord du vide, mais au bord du monde. De temps à autre, un avion passe au dessus de leur tête, comme pour évoquer cette liberté possible, ce lointain bien plus proche que l'on pense.

    Filmé avec épure, aux dialogues parfois kafkaïens, L'intervallo nous procure un autre grand plaisir: celui de se laisser bercer par la langue Napolitaine, au parfum de limonade, comme celle préparé par Salvatore et son père dans un plan d'ouverture magnifique.

    L'intervallo est intime, solaire, loin des truculences que le septième art réserve généralement à la cité Campanienne.( On pense à UN TIGRE PARMI LES SINGES, REALITY, au demeurant très décalés et attachants ). Il possède l'innocence de film Iraniens comme HORS-JEU ou LE COSTUME DE MARIAGE et la langueur d'un Angélopoulos( LE REGARD D'ULYSSE, ou déjà un héros errait au milieu des restes de l'histoire).

    Mais au delà de la géographie,L'Intervallo à un sujet central, c'est la jeunesse et ses promesses.
    Christianm75
    Christianm75

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 229 critiques

    3,0
    Publiée le 28 janvier 2016
    Excellent film basé sur un scénario minimaliste, mais dont l'intérêt ne faiblit pas.On notera la justesse du jeu des deux jeunes acteurs, le huit clos qui ressemble en fait à un immense champs de jeux (prison libertaire comparé à la violence extérieur ). Un premier film attachant par un réalisateur formé au documentaire.
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