La Grande Bellezza
Note moyenne
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283 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2013
Malgré une BO formidable et quelques jolies scènes,difficile de ne pas cacher son ennui devant cette libre évocation/hommage à Fellini/Rome.
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2021
S'ouvrant sur un touriste asiatique victime du syndrome de Stendhal, le film illustre combien les mondains ont perdu tout contact avec la vraie beauté, s'enfermant dans de superficielles conversations et de fausses fulgurances artistiques au lieu de revenir aux sources de la création telle qu'elle s'offre dans les ruines et érections romaines. Devenu mensonger, l'art ne peut exprimer de sincérité dans ces cercles enfumés d'artificielles joies, ne se révélant que par l'innocence pourtant maltraitée d'une enfant ou la pureté des artisans antiques. Ainsi, la nostalgie qui parsème les âmes se révèle processus libérateur de retour à soi, salvateur et même rédempteur, offrant de s'interroger sur le bonheur profond perdu ou sur les rêves d'antan, véritables déclencheurs d'une création de qualité. Sorrentino lie dans une même réflexion expression artistique et ressenti amoureux, ce dernier semblant un vestige synonyme de duperie désabusée, seulement capable de prendre corps à travers le fantasme d'une rencontre avec l'incandescente Fanny Ardant au détour d'une ruelle nocturne. C'est donc par un double retour aux aspirations des premiers temps que la quête du héros sera menée à son terme, dans une révolution symbolique. Riche de ses réflexions, le récit se perd parfois dans de longues discussions illustrant en même temps les vaines palabres de ces pseudo-intellectuels davantage gonflés d'eux-mêmes que d'esprit critique ou de pertinence philosophique. Cette distance discursive entraîne une absence d'empathie envers les personnages, l'émotion se voyant réservée aux trésors de la Ville éternelle, seul élément profondément incarné, immuable grande beauté.
Fodscraft
Fodscraft

31 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2022
A Rome, Jep est le prince des mondains. Ecrivain d'un roman primé 40 ans auparavant, il est devenu journaliste. Au lendemain de ses 65 ans, il change d'attitude et porte avec clarté son regard cynique sur la société romaine bourgeoise et sa vie personnelle.
"La grande beauté", un film qui porte bien son nom. On évolue dans une Rome antique et millénaire, tout en côtoyant un milieu décadent. Le réalisateur s'applique à comparer ses deux mondes, l'un figé et éternellement beau, l'autre mouvant, criard et qui porte un regard lourd de jugements sur son monde.
Dans une sorte de remise en question, le personnage principal prend conscience qu'il n'est plus tout jeune, que le temps est passé vite, que son amour de jeunesse s'est enfuit, qu'il est seul et que son mode de vie était peut-être futile.
Un très beau film qui renvoie à tout à chacun.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 29 mai 2013
une étoile et demi pour la qualité de la photo. Ce film est très esthétique, mais je me suis ennuyée comme rarement au cinéma. Sans début ni fin, le scénario est sans intérêt.
Deux heure vingt à s'emm... c'est cher la scéance.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 597 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mars 2014
ce film est un peu comme une œuvre contemporaine : esthétique, élégant et déconcertant. 2h20 d'absence de scénario de fond, de lien dans l'enchaînement de la plupart des scènes. mais il y a du positif : le mise en image est magnifique, les mouvements léchés de caméras, avec la carte postale aidante de la beauté de Rome.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2025
En attendant fébrilement la sortie de Parthenope j’ai profité d’une séance spéciale dans un cinéma parisien pour redécouvrir ce qui est souvent considéré comme le meilleur film de Paolo Sorrentino : La Grande Bellazza.
Lui le napolitain pose sa caméra à Rome dont la beauté foudroie un touriste japonais dès la scène d’introduction et laisse pantois le spectateur pendant la durée de la séance. On aimerait bien connaître pour une prochaine escapade le maître des clés, celles qui ouvrent tous les trésors cachés de la ville. Une cité éternelle qui est aussi une pièce de théâtre à ciel ouvert, un cirque des vanités que le cynisme d’un écrivain qui n’aura écrit qu’un seul roman transforme en terrain de jeu. Avant de se rappeler de ce qui a vraiment compté dans sa vie : l’épaule dénudée d’une belle fille du Sud, une nuit d’été sur la côte amalfitaine. L’amour et la jeunesse. Comme toujours chez le réalisateur italien la direction artistique est irréprochable et même si je garde une tendresse particulière pour La Main De Dieu, la Grande Bellazza est incontestablement un excellent film.
John Henry
John Henry

127 abonnés 733 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2013
La grande beauté de Rome, la grande beauté de ces mondains rapiécés, la grande beauté de la vacuité, la grande beauté du vide. La grande bellezza, c'est la rédemption de Sorentino, pour moi, qui ne connaissais que cet immonde film américain qu'il a tourné avec Sean Penn. C'est la déclaration d'amour d'un homme à son peuple, à sa ville, c'est le cri de désespoir devant ce qu'est l'Italie de Berlusconi (mais le thème du vide mondain n'a pas de frontière : il est universel). C'est la grande mélancolie noyée dans cette grande beauté.

Le film navigue à vue, entre des dialogues savoureux et une mise en scène éblouissante. 2h30 c'est sans doute trop long pour se permettre ce cinéma-là mais Sorentino réalise un film ambitieux, grandiloquent, grotesque, burlesque, entier, riche, éblouissant, qui est énervant autant qu'il est admirable. Mais c'est du cinéma. Du cinéma marquant, du cinéma qu'on traverse pendant 146 minutes et qu'on sent passer, qui pèse, qui respire. Qui laisse des traces.

La grande beauté est partout. Certainement pas chez eux. Enfin, si. La grande beauté est partout.

Et c'est pour ça que je vais encore au cinéma.
philhag
philhag

33 abonnés 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2013
Ce film est purement romain, de et sur Rome. Une ville où le poids du passé - romain d'il y a plus de 2000 ans - est dominant. Finalement, on assume sa décadence. Le passé est beau, mais décrépi. Il ne peut être rénové car soit doit rester en l'état, soit sa rénovation (les palais des siècles passés) seraient trop long à faire et trop cher.
C'est le thème du film.
S'ajoute des prises de vue de toute beauté, de toute modernité, accompagnées d'un choix musical enivrant.
Mais, car il y a un mais, le film a des cassures de rythme qui font qu'il ne se regardera pas sur son écran personnel. C'est sa faiblesse. Parfois, son énorme faiblesse.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2018
Sorrentino, Roma... On revoit Fellini dans ce film. Nostalgie, folie des hommes et carnaval des animaux. Un air d'éternité, à travers la pierre et les humains qui les habitent, les frôlent. Une grande beauté à filmer les choses et les êtres. Une grande maîtrise de la caméra. L'Italie et ses artistes sont tellement étranges, et tellement proches de nous, Français. Grandeur et décadence de nous, pauvres pêcheurs. Pécheurs. J'écoutais hier Paolo Conte. Il ne nous dit pas autre chose.
VictorVictus
VictorVictus

14 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2016
Un très beau film, profond, intelligent, esthète comme seuls savent le faire les Italiens.
Mais on y ressort désabusé et mélancolique, surtout quand on prends le temps de revoir le film en DVD.
Je ne comprends pas les critiques suivantes : "une déclaration d'amour à Rome", "le cinéaste nous emmène vers le paradis".
Quiconque connaît un peu Sorrentino sait que c'est un tragique, voire un pessimiste (c.f. son jouissif roman traduit en français "Ils ont tous raison").
S'il aime Rome, c'est en faisant découvrir sa décadence, la décadence de ses élites à l'image de cette scène où femmes et hommes se font injecter du botox par un cynique chirurgien cupide. Oui il aime Rome mais ne cesse de montrer à la fois la beauté irréelle, antique de ces monuments et la compare à la laideur, la paresse, la folie de ses contemporains.
Quant à la déclaration selon laquelle il nous emmène au paradis, d'une certaine manière oui (son film reste extrêmement beau), d'un autre point de vue, il nous montre un univers profondément corrompu. Ce n'est pas l'idée que je me fais du paradis.
Regardons en face les choses, c'est un film profondément désabusé, à l'image de sa couverture : le snob mondain amusé et oisif Gep Gambardella (Toni Servillo) posant devant la statue représentant une divinité colossale, manière de dire : "Nous, modernes, sommes bien petits vis-à-vis de nos ancêtres".
Plume231

4 415 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2014
Un très bon accueil public et critique, sanctionné d'un Oscar du Meilleur film étranger, pour ce film qui me paraît digne d'intérêt mais surestimé...
Les élèves égalent rarement les maîtres, quant à les dépasser n'en parlons pas... Paolo Sorrentino s'est choisi comme maître le géant Federico Fellini en prenant comme principales sources d'inspiration "La Dolce Vita", pour le côté superficialité de la vie mondaine romaine, et "Huit et demi", pour le côté introspectif artiste qui se cherche... Et j'ai eu du mal à s'enlever de l'esprit ces deux grandes œuvres quand on visionne le film.
J'ai eu du mal aussi à ne pas un réalisateur derrière la caméra qui veut à tout prix montrer qu'il est capable de faire de jolis travellings (au début c'est l'overdose !!!).
Heureusement que Sorrentino peut compter sur son acteur principal Toni Servillo, très charismatique et talentueux, et qu'il réussit superbement quelques scènes à l'instar de celle où le protagoniste, sans cacher la sienne, met une femme un peu trop orgueilleuse face à sa médiocrité ou encore celle où une petite fille peint un tableau en s'engluant de peinture et en se frottant énergiquement, jusqu'à l'épuisement, sur la toile pour un résultat qui laisse coi. Et je me suis même surpris à être ému lors de la dernière demi-heure.
Mais tout ça pour dire que quand on copie les grands maîtres, on peut arriver à un bon résultat sans, loin de là, l'égaler bien sûr. "La Grande Bellezza" en est l'exemple.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2013
Il est assez étonnant de lire beaucoup de critiques sur ce film qui le relient à La dolce vita, car les deux films n'ont finalement pas grand-chose à voir, si ce n'est Rome et le goût des fêtes décadentes. Pour le reste, que ce soit pour la mise en scène, les thématiques ou les péripéties, les films sont assez différents. Le film de Fellini est beaucoup plus noir et désabusé que celui de Sorrentino.

Alors pour commencer, je dois... la suite ici :
cocolapinfr
cocolapinfr

87 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2015
Un film esthétique d'un ennui considérable à l'image du monde qu'il nous propose de découvrir: celui d'une bande de jet-setters romains. Les deux passages hilarant spoiler: "mais ou est soeur marie?" et "pouquoi je mange des racines?"
ne suffiront pas à le rendre recommandable. Un voyage audacieux dans un Rome prétentieux, indiscutablement réalisé avec soin.
acgaltie
acgaltie

5 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2014
Une promenade romaine mélancolique entre raffinement, beauté, distinction et décadence, maintien et abandon, désabusement et émerveillement, futilité et profondeur, sacré et profanation. Tout se croise, se superpose, se combine dans le sillage étonné de Jep Gambardella, un mondain contemplatif sensible sous l'élégance et la distance affichée, et toujours en attente.

Où la vacuité apparente est pleine d'émotions.

Une poésie d'images, de musiques et de voix magnifiques.
BeatJunky
BeatJunky

193 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2014
Bon Dieu que c'était long! Voilà la première chose que je ressors de ce film. 2h20 pour parler de gens superficiels, agaçants, narcissiques, égocentriques ca fait beaucoup! Le personnage principal n'est pas du tout attachant, je n'ai absolument rien ressenti pour l'un ou l'autre des personnages. Reste une belle mie en scène et quelques paroles/discours qui peuvent amener à la réflexion mais j'ai trouvé l'ensemble bien trop bavard et prétentieux.... un film mondain.
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