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Un visiteur
2,5
Publiée le 16 janvier 2014
La référence aux plus illustres cinéastes italiens est évidente dans cette réalisation soignée et extrêmement esthétique. Néanmoins, elle n'enlève pas tout à fait un sentiment de longueur et d'inutilité, même si c'est précisément de futilité et d'inexistence dont ce film veut nous entretenir. Quant aux images de Rome, pour être belles, elles n'en restent pas moins trop parcimonieuses pour que l'on echappe toujours à l'ennui lorsqu'il surgit.
Du pur foutage de gueule. Un film creux d'un réalisateur prétentieux, pour pseudo-intellectuels esthétisants, sur une bande de ratés congénitaux. Il plaira certainement aux bobos. Ce qui m'effraie le plus, c'est que cet assommant navet ait obtenu l'Oscar du meilleur film étranger. Cela en dit long sur l'état de déliquescence artistique des membres de l'"Academy"...
C'est une vision neuve du cinéma, habilement réalisée, fastueusement filmée. Souvent, on sortant d'une salle on "se fait des références personnelles": ça me fait penser à ci, ça évoque tel ou telle réalisateur, la photographie évoque tel film......Ici rien de tout cela. je ne me souviens pas avoir vu un film similaire. Ce sentiment du "vraiment nouveau" est extrêmement agréable, du moins je le ressens ainsi, pour les amoureux du cinéma. Certain vivront péniblement cette absence de référence, et ce sera long (> 2 heures !) mais, et les critiques pro. et amateurs le prouvent, ceux là seront peu nombreux !!
Le grand chef d'œuvre de Sorretino ! Ce film est juste parfait, naviguant entre le cinéma moderne inventif et le traditionnel purement italien. Il nous narre la vie d'un écrivain fêtard et nostalgique déambulant entre soirées mondaines et restaurants de la Rome chic, féérique et contrastée, une série d'événements viennent alors bouleverser son quotidien ... Il s'en dégage une poésie lyrique et visuelle plutôt hors du commun, l'esthétisme est d'une sensibilité à fleur de peau, certaines scènes sont tellement belles qu'elles donnent l'impression de sortir d'un rêve. La technique de Sorrentino est irréprochable, il est bien le plus grand cinéaste italien actuel. Et que dire de la prestation de Toni Servillo qui est purement et simplement phénoménale ! "La Grande Bellezza" est une œuvre magnifique qui redonne un second souffle au cinéma italien, qui le mérite amplement. Complimenti e grazie Paolo !
Si vous voulez vous emmerder 2h et demie, voici une excellente solution. Rien ne ressort de ce film, aucune histoire, aucun dialogue digne d'intérêt, voilà notre société actuelle, transcender du mauvais et du vulgaire comme au temps du bas empire ! Qu'on parle d'un héritage de Fellini, à part Rome rien ne m'y a fait penser, j'ai plutôt pensé à du Pasolini alors on aime ou on exècre !
La grande bellezza a un parfum de décadence, de luxe, de vanité, d'égoïsme et de potentialités gâchées. Figure incontournable de la jet-set romaine, Jep Gambardella célèbre ses 65 ans et s'interroge sur le sens de sa vie. Auteur dans ses jeunes années d'un unique roman couronné de succès, il n'a plus écrit et a consacré son existence aux fêtes et aux soirées. Sortir. Être un mondain comme désir ultime.
Dans une adéquation parfaite entre le fond et la forme, Sorrentino promène le spectateur comme Jep Gambardella promène son ennui, avec un sentiment de hasard, sans qu'on n'imagine jamais qu'il puisse y avoir un but au voyage. On croise ainsi toute une constellation de personnages sans âge: les vieux ont l'air faussement jeunes et les jeunes ont déjà l'air vieux. Une naine rédactrice en chef d'un magazine culturel, une strip-teaseuse quadragénaire et gravement malade (magnifique Sabrina Ferilli !), une ex-présentatrice de télé monstrueuse, un évêque qui prêche à coup de recettes de cuisine, une gamine bête de foire de l'art contemporain... peuplent un très curieux bestiaire, pitoyable et fascinant. Ils se côtoient depuis des décennies, s'amusent, se jalousent et cultivent leurs habitudes. Ils ne s'aiment pas. Ils ne se haïssent pas non plus. Et Rome bien sûr, comme personnage ultime, puisque seule elle restera. Mais la ville demeure toujours à distance: elle n'est vue que de très loin, dans de magnifiques plans panoramiques, parfaits mais inhabités. Les mondains investissent des lieux splendides, mais toujours fermés, toujours secrets, où l'histoire a remplacé l'humanité. La grande bellezza est là tout autour mais elle est inaccessible.
Si Jep Gambardella pose un regard lucide sur cette micro-société qui l'entoure et sur ses propres lâchetés, rien ne l'ébranle jamais vraiment, ni la mort, ni les douloureuses réminiscences d'un premier amour, ni les prodiges d'une improbable Mère Teresa. Un mondain ne change pas.
J'ai beaucoup aimé ce long film de Sorrentino (2 heures 20), son humour italien, sa poésie romaine et son regard douloureux sur les êtres. La scène où une vieille aristocrate déchue pleure sur son passé dans un musée, devant un vieux berceau, en écoutant l'audio-guide dérouler sa propre histoire, est tout simplement splendide !
Bof! J'aime bien quand même que le film me raconte quelque chose, ou me fasse rire, ou pleurer... Là, y a un certain esthétisme, certes, mais sur 2h30 ça ne suffit pas. Dommage car avec une ligne de narration ça aurait pû être réussi.
J'avais peur de trouver le film long... mais non. Le problème de ce film n'est pas là. J'ai tenu la longueur car j'ai cherché, cherché, cherché ce qu'il y avait d'artistique là dedans... Les images (sans le son) peut-être ? ouais... En tout cas, à la sortie du film, j'avais toujours pas trouvé : tout m'a paru creux, prétentieux et sans aucun intérêt... Le personnage principal prend conscience du vide de sa vie... Le spectateur a la même prise de conscience avec le film...
le film que j’ai vu hier soir est artificiel, snob, maniéré, faussement provoquant; le scénario est d’une vacuité intersidérale et les personnages totalement creux. Si le seul message est que la vie n’a pas de sens, pas besoin de commettre ces deux heures et demi esthétisantes et vaines. Quel navet pour bobos vieillissants
Vivant sur le succès d’un livre qu’il a écrit dans sa jeunesse, Jep est un mondain séducteur, qui passe une vie futile entre soirées, conquêtes, boissons et discussions avec d’autres mondains. Bien sûr La Grande Belleza fait penser à du Fellini mais il m’a embarqué bien plus que son modèle. L’image de Sorrentino et de son directeur de la photo est merveilleuse et sublime Rome, son côté antique et les lumières d’aujourd’hui comme je ne l’avais jamais vu. J’ai adoré le personnage de Jep, bourré de défauts, à la fois prétentieux, désabusé, mais maniant le verbe de telle manière que ses vacheries se dégustent comme des bonbons. Mais j’ai été aussi touché par son désarroi face à une vie qui a filé et dont il veut profiter jusqu’à la dernière goute de champagne. Un beau film sur l’art, la vie, l’amour, la fête mais aussi sur le non sens de tout cela et l’importance de profiter de chaque instant.
Magnifique film: superbe photographie avec des plans sublimes et des cadrages impressionnants et toujours justes, de très nombreux messages qui font réfléchir sur le sens de la vie, de la routine, de la nostalgie et j'en passe, et enfin un personnage principal magnifiquement interprété, drôle et touchant. A voir absolument!
A travers "La grande bellezza", Sorrentino nous parle de Rome mais plus globalement de son pays, à travers un portrait plutôt triste, représenté par le monde de la culture de la majestueuse capitale. Personnages hauts en couleurs, fêtes outrancières, bavardages incessants "made in Italy" sont de mises. Humour ? Oui. Tristesse ? Encore plus. Car derrière ses artifices se cachent des personnages vides, déprimés, à la recherche d'une nouvelle motivation ou de leur pseudo gloire passée. Le monde de l'art italien est sérieusement remis en question par le réalisateur italien, tout comme les mentalités ou simplement la réelle joie de vivre de la population. L'oeuvre nous fait passer par différents sentiments mais l'arrière goût est plutôt maussade. Dans le mille.
Superbe film, mise en scène et en images gonflée, superbe bande son, beaux comédiens… Long tout de même, on se perd un peu en cours de route… mais c'est tellement agréable, un film intelligent et sans esbrouffe.