La Grande Bellezza
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283 critiques spectateurs

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willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2013
On retrouve le Sorrentino d'Il Divo, après la parenthèse This Must Be the Place plutôt réussie. Je n'aime pas vraiment sa réalisation épileptique et ses fresques fantasques plutôt mal construites. Mais il faut reconnaître que dans La Grande Bellezza il y'a quelques scènes superbes, oniriques qui rattrape les dialogues interminables sur le néant et les mondanités dont le spectateur s'ennuie vite...
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2013
Fellinien, évidemment, et pas seulement à cause de Rome, Roma -mais aussi parce que dans le personnage de Jep Gambardella, interprété par le magnifique Toni Servillo (vous vous souvenez, plus vrai que vrai en Giulio Andreotti dans El Divo!) on aurait bien vu Mastroianni, el vecchio Marcello, celui qui s'amusait tant à tourner en dérision cette image de séducteur, de latin lover, qu'on lui avait collée, et dans laquelle il ne se reconnaissait pas.

Comme dans Fellini, vous aurez une naine et des obèses, des communiantes et des nonnes, la nuit magique sur une ville magique, des fêtes avec des fêtards grotesques, un suicide, un cardinal qui ne s'intéresse qu'à la cuisine, des scènes surréalistes avec des animaux comme cette girafe au milieu d'un amphithéatre, qu'un magicien va faire disparaître..... et des fontaines.

C'est l'été, un magnifique été, et Jep Gambardella, qui fête ses soixante cinq ans, est un homme qui a réussi. Il se pensait écrivain; jeune, il a écrit un livre, semble t-il, de grande qualité, primé en tous cas, "l’appareil humain" et puis.... plus rien. Il est devenu journaliste, interviewer vedette..... mais plutôt pour la presse people. Il connaît tout le monde, il donne des fêtes somptueuses sur la terrasse de son appartement, une immense terrasse où on peut facilement faire tenir cent personnes, un truc dingue, juste en face du Colisée! On peut même pas imaginer qu'un appartement aussi sublime puisse exister!

Ses invités, c'est la fine fleur de l'intelligentsia de gauche, patrons de presse, collectionneurs, esthètes.... qu'on retrouve au bout de la nuit, ronds comme des barriques, en train de faire le petit train.... Beaucoup d'ironie cruelle dans le regard que pose Paolo Sorrentino sur ce petit monde qui s'écoute parler, se retrouve devant des performances (hilarantes, comme lorsqu'une femme nue, une faucille et un marteau tracés dans des poils pubiens passés au henné, se jette tête la première en courant contre la pile d'un pont). L'élégant Jep a la dent dure -très dure, mais il a tellement de charme qu'il continue à séduire -sans conviction. Qu'attend il encore de cette vie, à laquelle il semble cependant continuer à trouver du charme? Contrairement à la plupart de ses infatués comparses, il est clairement conscient de se médiocrité -et de la petitesse de sa vie. Se remettre à écrire? Il y pense, sans s'en croire capable. Et voila qu'il découvre, via l'intrusion d'un veuf larmoyant, que son tout premier amour qui l'a laissé tomber et en a épousé un autre "un bon compagnon" n'a aimé que lui, toute sa vie, et n'a écrit que pour lui dans son journal intime.... Et voila qu'il est convié à interviewer une sainte mutique, une mère Thérésa centenaire qui ne se nourrit que de racines et passera la nuit chez lui; au matin, sa terrasse est recouverte de flamands roses, vision poétique et troublante qu'un souffle de la sainte fera disparaître....

On connaît le syndrome de Florence, décrit par Stendhal.... plus encore, dans cette Rome estivale dont Sorrentino a cependant évacué les touristes (à part quelques silhouettes burlesques dans la scène introductive), où l'on va d'amphithéâtre en palais, bercés par le chant des fontaines, on se dit que trop de beauté stupéfie, stérilise, paralyse....

Pourquoi Jep a t-il cessé d'écrire? Peut être, parce qu'au fond, il ne cherchait qu'à rencontrer la grande belleza....

Ce petit miracle hors du temps, il ne faut surtout pas le rater, même s'il est un peu long. En deux heures, amputé de quelques scènes de bringue, il n'en aurait été que meilleur... Mais c'est un vrai bonheur, avec un peu de nostalgie. Que reste t-il de ce cinoche italien qu'on a tant aimé?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 novembre 2013
Un film "Sélection officielle du dernier Festival de Cannes" qui mérite d'être vu, mais sur lequel j'émets quelques réserves. Visuellement c'est très beau et ça ne se raconte pas. La première grande scène en boîte de nuit est géniale et parfaitement sur-rythmée. Les comédiens sont irréprochables, tous sans exceptions ! Le problème est qu'il faut être bien réveillé pour suivre ensuite le film entièrement car il souffre de plusieurs longueurs et on peut avoir tendance à s'endormir un peu... A voir par contre en VO impérativement !
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2013
Sorrentino filme admirablement Rome mais nous ennuie très vite dans cette débauche de scènes vaines et répétitives. Certains osent évoquer "La dolce vita" à la vision de ce film, voilà un raccourci injuste voire ridicule.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 janvier 2014
Que dire de ce film ? Qu'il est déroutant, que ses personnages sont difficiles à cerner, aussi laids qu'attristants, aussi superficiels que désabusés et désoeuvrés... mais parfois touchants, et finalement tellement humains ! On passe de la beauté à la grossièreté, de l'humour cynique à la mélancolie, entre grandeur et décadence d'une ville se voulant pourtant flamboyante, au contraire des personnages. Toutes les émotions sont suscitées et l'on est continuellement déstabilisé car en manque de repères et peut-être de fil conducteur, de progression affichée, en attendant une chute ou une conclusion à cette introspection de Jep. Ni mauvais, ni excellent, ce film me laisse perplexe car je n'aime pas avoir le sentiment d'être passé à côté des choses, des message envoyés... Si toutefois message il y a, au delà d'un simple exercice de style.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 juin 2013
Le dernier film de Paolo Sorrentino est beau, intéressant, pertinent, contemplatif est pas chiant !
On suit avec délectation cette "nouvelle" incarnation de la Dolce Vita, le comédien-génie Toni Servillo (qui a personnellement gagné toutes les palmes et prix d'interprétation dans mon coeur de cinéphile !). Servillo incarne le film, le complète et l'enrichit. Et enrichir un film déjà si beau, c'est fort. La Grande Bellezza est une ode à la vie, à l'art, à l'amour, à la vieillesse. La mise en scène éclatée, suave et sensuelle de Paolo Sorrentino est vraiment riche - les mouvements de grue, de travelling, etc., sont encore mieux maîtrisés que dans This Must Be The Place, et toujours signifiants !
On peut trouver le film un peu long, certes, mais les anecdotes et traits de certains personnages secondaires qui pourraient être de trop ne le sont pas vraiment car ils sont pertinents et intéressants.
Il est compliqué de se faire vraiment un avis objectif sur ce film, tant c'est un film dans lequel on rentre et on voyage, avec délectation, pendant 2h22. Un bijou.
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 novembre 2013
Non pas que le film soit mauvais, loin de là, mais il s'adresse avant tout aux italiens.
Ils pourront davantage comprendre ce que le réalisateur Paolo Sorrentino essaye de démontrer dans ce film.
En effet il dresse un portrait très dépressif et critique sur la déliquescence de la société romaine notamment dans ses hautes sphères, on peut d'ailleurs sentir l'ombre de Fellini sur ce film.
Héléna0510
Héléna0510

10 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2013
L'affiche donne un premier indice : Rome, ses musées, sa beauté, sa grandeur, sa décadence. En son sein, Jep Gambardella (Toni Servillo est parfait) se sait tout petit. C'est peut-être cette humilité qui rend ce très long film digeste. On prend plaisir à suivre l'écrivain-journaliste dans sa vie qui est pourtant faite de "néant" entre soirées délirantes, souvenirs et introspection.
Une invitation à l'oisiveté? Certes La grande bellezza ne vous poussera pas à déplacer des montagnes mais vous fera voyager (la photo est sublime) et vous incitera à profiter de la vie (godere la vita!) sans vous prendre trop au sérieux car finalement "entre la naissance et la mort tout n'est que bla bla bla".

Dans ce film dingo vous pourrez compter : 1 naine sous coke, 1 girafe qui disparaît, 1 petite fille qui fait de la peinture en hurlant, 1 sainte édentée de 104 ans gravir un escalier sur les genoux et 1,artiste déjantée se projeter contre un mur!
Florence D.
Florence D.

9 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2013
Superbe, poétique, dense, drôle, fou et nostalgique. Toni Servillo est parfait en dandy désabusé. A ne pas manquer.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2013
Un seul roman a suffi à Jep Gambardella pour accéder à la notoriété. C’était il y a quarante ans. Depuis qu’il s’est reconverti dans le journalisme, il vit un peu paresseusement sur sa réputation de grand écrivain. A Rome, il a de quoi faire : traîner de boîte en palais, séduire les femmes où les aimer. Ce n’est pas la Dolce Vita, mais ça y ressemble.
A 65 ans, on peut déjà faire un bilan de sa vie, ses amours, ses emmerdes. Et Jep a toujours un petit sourire en coin quand il se penche sur son passé. Parce que « la nostalgie est le dernier plaisir qui reste quand on n’a plus d’avenir », dit-il. Et comme les aventures d’aujourd’hui se mêlent aux souvenirs d’hier, il a largement de quoi mettre en chantier un second roman…
C’est un film plein de charme et de tendresse. Séduisant comme la ville éternelle et les « bella regazza ». Et d’un cynisme ravageur, comme Toni Servillo.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mai 2013
Du beau et du grand, on n'en voit guère à l'écran durant plus de 140 minutes sauf à considérer jolie une esthétique clinquante et frimeuse et importante l'interrogation existentielle à 65 ans d'un mondain revenu de tout dont le seul titre de gloire réside en l'écriture d'un unique livre qui lui valut un énorme succès. Lassé des fêtes qui peuplent son existence et des conversations vides de ses amis, l'écrivain pense à son passé, cette époque napolitaine où il n'était pas encore devenu cet homme blasé, gentiment cynique et franchement désabusé.

Beau sujet qu'une fois le réalisateur italien traite sans point de vue, dans une mise en scène déceptive qui prouve constamment qu'il ne sait pas réellement quoi en faire, se contentant d'enchainer des séquences plus ou moins étirées sans jamais donner l'impression que son héros progresse d'un iota dans sa prise de conscience dont on aimerait voir à l'image les conséquences. Dans une Rome des palais, phagocytée par une caste d'artistes et intellectuels passablement démodés, formant une arrière-garde accrochée désespérément à ses prébendes, le réalisateur de Il Divo lorgne avec une prétention et un manque de discrétion criants du côté des ses aînés, Federico Fellini et Ettore Scola. Là où ces derniers instillaient de la magie, de la poésie et de l'élégance dans leurs œuvres, Paolo Sorrentino se limite à saupoudrer son très long et laborieux film de vulgarité, de fascination gênante et de mépris sous-jacent dans une débauche d'effets à peu près inutiles.

Filmer la vacuité existentielle amène-t-il obligatoirement à être ennuyeux et vide, ostentatoire et vulgaire, c'est là toute la question à laquelle il faut hélas ici répondre par l'affirmative.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2013
This must be the place était tellement mauvais qu'il fallait quand même que Paolo Sorentino se rattrape. Et je suis pas sûr que la chose soit complètement faite avec La Grande Bellezza. Le film n'est pas mauvais, c'est pas une catastrophe nauséabonde comme pouvait l'être This must be the place, mais le film m'énerve. Il m'énerve parce que je le trouve d'une complaisance fatiguante, je le trouve moraliste, plombant. Il y a des scènes réussies, mais le tout est quand même nappé dans un discours abrutissant. Le personnage principal est insupportable, il est désabusé de tout, ne le dit pas mais se croit au dessus de tout ça (il appartient à ce monde, mais il en voit les limites et les absurdités), c'est un cinéma que je trouve grossier et peu subtil en fait (comme This must be the place vous me direz). Je ne suis vraiment pas complètement convaincu.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2013
Rome ville éternelle....oui surement si l'on juge de la qualité de ses monuments et du gout de la fête de ses habitants....
En particulier de son personnage principal (Gambardella), interprété par Toni Servillo, qui est un romancier complètement blasé autant de la littérature que de l'amour....
Le film est riche, peut être trop car il traite de la fête (débauche ?), de l'art et finalement de la religion, pour exercer une certaine profondeur sur la vie en général....
On ne peut pas ne pas penser à Fellini, dans la façon de philosopher de la vie mais aussi dans le décalage des personnages par rapport à la réalité du monde.....
Gambardella erre dans Rome; ce qui nous vaut de très beau plan en clair obscur et des paysages emplis de lyrisme sur la ville, le Colysée, etc......Il fait des rencontres principalement nocturnes......
Le film a une sensibilité propre et une démarche qui consiste à approfondir les personnages, les "dépecer" dans une sorte de nihilisme romantique, ce qui vaut un tableau riche d'enseignement sur une certaine élite italienne....
C'est un film qui entraine la réflexion et cherche une sorte de consensus philosophique sur le sens de la vie....
Si vous trouvez que l'univers bourgeois a aussi sa vacuité, le film vous confortera dans votre position....J'ai aimé, même si c'est un peu long et inégal, .....
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2014
Bon bah je le sentais, de toute façon quand j'ai pas envie de voir un film je fais bien, j'arrive à l'avance à savoir si un film va me plaire ou pas, la plupart du temps j'ai juste dans mes prédictions et des fois je me trompe et bien là je ne me suis pas trompé, je m'attendais à un truc mauvais et bien j'ai été servi.
Merde quoi, pourquoi c'est tout le temps, enfin très souvent des nazeries qu'on récompenses ? Je repense à Cannes l'année dernière, "oh la grande bellezza ce bijou, cette merveille etc", mais sans dec, je comprendrais jamais moi ces sélections de film chiant et vide, mais bon si ça plait à certains tant mieux, y'en faut pour tout le monde.
De mon coté à part la réalisation très réussie et les décors j'en retiens rien, et encore ça me fais mal de voir d'aussi magnifiques décors dans un film si vide, creux et inintéressant, franchement un pur ennui, je demande pas grand chose, une histoire avec un début, un milieu et une fin mais non apparemment c'est trop, ce film n'a aucun but, si ce n'est de voir Toni Servillo se la péter sur de la très bonne musique.
Car oui ce film renferme une superbe bande son, de sublimes décors et une réalisation soigné, manquait plus qu'un scénario, dommage...
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2014
Ce film aurait du avoir la Palme d'Or à Cannes! Subtil, drôle et d'un rythme époustouflant, on ne s'ennuie pas une seconde. On attend même la prochaine scène surréaliste qui généralement surpasse la précédente! GENIAL!
Le personnage, Jep, fait penser aux héros désenchantés de Fellini et la grande beauté est tout simplement la ville de Rome.
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