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Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2013
Une étoile pour la bande son. Une autre pour Toni Servillo. Une autre pour la ville de Rome che mi tocca da vicino. L'autre étoile à moitié donnée, ne vaut que pour cette histoire écrite avec beaucoup de vérité sur la Jet set romaine où la coke, le champagne, le dance floor et les vues imprenables sur les monuments italiens, sont bien filmés. Pour le reste il est vrai que les errements d'un homme touchant les 65 ans dans la capitale Italienne sont parfois un peu tirés par les cheveux. Dommage aussi que cette histoire d'amitié surfant avec l'amour soit survolée puisque cette femme disparaît, pourquoi ? on ne le sait pas vraiment .....finalement. Autant le film est long autant des séquences ne le sont pas assez. Mais bon, ce film vaut pour les trois premières étoiles et c'est déjà beaucoup.
Un film sur la bourgeoisie décadente, désœuvrée, qui feint d'être lucide et cynique, mais qui, à l'image de son personnage principale, semble vouloir nous alerter sur le mensonge qui habite le regard qu'ils portent sur le monde.
Ces âmes paresseuses sont tant satisfaites de leur confort matériel qu'elles acceptent de faire le constat de leur propre médiocrité - médiocrité dont il est toujours sous-entendu qu'elle vaut mieux que celle de toute autre classe sociale, ne serait-ce que par la conscience qu'elle a d'elle-même - , les dédouanant confortablement du même coup de tout effort.
Ce film nous rappelle combien le "désenchantement" ou le "cynisme" du bourgeois est sa bonne conscience, le confort moral qui va de pair avec son confort matériel. Le monde le dépasse fort confortablement.
Le héro semble découvrir, au crépuscule de sa vie, qu'il y avait peut-être mieux à faire de celle-ci.
Mais la paresse, la fierté l'empêche d'aller au bout de sa démarche ; il est prisonnier de son statut, de ses avantages, et même quand il semble amorcer un pas dans le sens d'une quête de sens auprès d'un cardinal, il renonce précipitamment. Le bourgeois ne peut voir dans un homme ou une femme d'Église que deux choses : un tartufe ou bien un doux rêveur un peu niais (incarné ici respectivement par le cardinal et la sainte femme - voire les bonnes sœurs en général).
Et il faut que les choses demeurent ainsi. Son espoir que l'homme d'Église puisse lui apporter un début de réponse est facilement balayé par la passion inattendue de celui-ci pour la cuisine fine. Et le bourgeois préfère les choses ainsi. La disparition de la tartuferie de l'un aurait tôt fait de dévoiler la tartuferie de l'autre...
Ce héro baigne dans l'ignorance de l'aveugle qui ne croit que ce qu'il voit et qui, par paresse, refuse d'en déduire ce qu'il ne voit pas. Pourtant même un aveugle connait le ciel, le sol, l'air sans les voir. Mais il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et donc pas pire ignorant que celui qui ne veut pas savoir.
Ces bourgeois par héritage ont l'ignorance des enfants gâtés qui héritent des trésors laissés après des années de travail, parfois de souffrance, par d'autres avant eux et dont ils ignorent l'histoire viscérale, le sens originel, en partie par déni. Ils compensent par une connaissance encyclopédique superficielle et désabusée de tous les protocoles humains ; et même quand ils trahissent parfois une compréhension un peu plus profonde, elle est toujours confuse et inachevée.
Une bourgeoisie sans enfant ou presque, ou alors avec des enfants sans avenir, une bourgeoisie sans racine, car elles sont les branches pourries qu'il faut couper pour que l'arbre puisse continuer de grandir. Parfaitement rendu ici, avec quelques moments de grâce qui donne au film une ampleur que le sujet n'a pourtant pas. Parfois, des choix un peu désuets, une mise en scène vieillottes ont tendance à nous rappeler que ce film pourrait être plus court vu le peu de substance et de réponse donnée ; mais tout cela reste très cohérent avec le fond.
Nominé mais surtout inondé de récompenses les plus prestigieuses comme le Festival de Cannes ou encore les Golden Globes, La Grande Bellezza est pourtant passé inaperçue dans les salles françaises lors de sa sortie. Désormais devenu très médiatique car nominé aux Oscar 2014, La Grande Bellezza laisse tout de même un souvenir mitigé à son spectateur.
En effet, la réalisation du film (tout comme son sujet) est plate et manque de dynamisme. La Grande Bellezza fait partie de ces films qu’on adore ou qu’on déteste, il n’y a pas de juste milieu. Ainsi, si on n’accroche pas dès les premières minutes à La Grande Bellezza, le film en devient long et interminable. En revanche, s’il on adore, le film éblouit par sa nature et sa caméra. Car, reconnaissons-le, La Grande Bellezza présente une caméra et une mise en scène fabuleuse mettant en lumière toute la beauté de Rome, loin des clichés touristiques. La Grande Bellezza présente une Rome nature, à la beauté intacte. Une image si belle, qu’elle donne envie de prendre un billet pour Rome. Paolo Sorrentino vient justement contraster cette grande beauté de Rome avec les nuits romaines festives et bruyantes. Ces soirées nocturnes viennent mettre en exerguent toute la décadence de la société avec son lot de sexe, drogue et alcool. Une nuance frappante avec cette Rome calme de jour. Et, cette mise en scène de Paolo Sorrentino est intelligente et très travaillée, un beau travail de réalisateur.
Au niveau du scénario, La Grande Bellezza peine à convaincre le spectateur moins avertit et assomme avec "Flaubert voulait écrire un roman sur le néant". Le faux-cynisme du personnage finit par agacer même si son constat sur la vie, la société est juste et intéressant.
D’ailleurs, Toni Servillo interprète à merveille son personnage de Jep. Il se fond complètement dans le personnage, pour ne faire qu’un. Une très belle interprétation qui a d’ailleurs été récompensée par le Prix du Cinéma Européen.
Pour finir, La Grande Bellezza est un film intéressant et habile , acclamé par les critiques et qui remportera peut être l’Oscar du Meilleur Film Etranger.
voilà un film inclassable où la comédie humaine est traitée avec brio. les allégories, les métaphores sont fabuleuses. il mériterait bien un prix à cannes
Rome ville éternelle au cœur de laquelle un écrivain conscient de ses échecs s'interroge sur la superficialité de son existence tout en restant accroc à cette vie de légèreté faite d'exubérance et d'art contemporain. un film porté par les images de cette ville merveilleuse, mais cela ne suffit pas pour éviter de souffrir de la longueur insupportable de ce film (2h20!)
ROME MAGNIFIQUEMENT FILMÉ L ACTEUR PRICIPAL COLLE PARFAITEMENT AU RÔLE SPLENDEUR ET DÉCADENCE CE FILM NS MONTRE L ABSURDITE FÉROCITÉ ET FRAGILITÉ HUMAINE
Quarante belles minutes dans un film de 2h20... C'est peu. Paolo Sorrentino utilise une mise en scène superficielle et excessive pour soit-disant dénoncer les excès et la superficialité de la mondanité romaine. C'est absurde ! Après 40-45 minutes ainsi, un équilibre est trouvé pendant quelques dizaines de minutes. Notamment lors d'une scène où Toni Servillo débusque les faiblesses d'une amie un peu trop sûre d'elle-même lors d'une nouvelle soirée mondaine. Les dernières minutes démontrent les mauvais choix du cinéaste qui fait disparaître ses meilleurs personnages pour nous infliger une pseudo-sainte de 104 ans qui connaît les flamands roses par leur prénom (on rêve, non ?!).
Ce film est à la génération d'après-guerre ce que "Spring Breakers" est aux ados du 21e siècle : la vacuité de leurs prétentions, des accomplissements de leurs vies, et dans une certaine mesure de leurs désirs, est soulignée par l'outrance et le grotesque. Le film est riche en questions posées et en propositions de réponses. Entre autres choses, il est une réflexion sur le rôle de l'artiste dans son époque et dans le temps au sens large : quels sont le moteur et le sens de la création artistique ? Réponse en fin de film !
Long, prétentieux, sur la vie mondaine de la Rome contemporaine. Rien à voir avec la Dolce vita , association que j'ai effectuée. La politique romaine est absente, la corruption aussi, la violence populaire également. La ville de Rome reste belle, il y a quelques vues pas mal, mais c'est insuffisante pour sauver le film. La ville a changé par rapport à il y a 50 ans; C'est un autre monde et la Grande Bellezza est offre une représentation déviante d'une société pourrie.
Très beau film, suffisamment fort pour ne jamais s'ennuyer malgré ses 2heures 20. Il s'agit d'un film d'une grande intelligence avec des dialogues remplis de perles, une vision du monde désabusée, une ironie mais aussi une grande tendresse.L'acteur merveilleux Toni Servillo arrive à tenir de bout en bout un personnage trop lucide. La ville de Rome vue à rtavers la futilité mais aussi la splendeur sert de décor grandiose. Un film très littéraire qui s'ouvre sur une citation de Céline et qui se déroule comme le récit du rmancier sur lui-même. Cette réflexion sur la beauté (qu'on voit dans les personnages joués par des acteurs d'une grande beauté mais aussi les statues, les palais, les balcons qui surplombent le COlisée, la musique --une bande son exceptionnelle) mais aussi sur la futilité de la vie menée par le héros, menée par les autres, les mensonges, les hypocrisies, est le prétexte pour un récit subtil, plein de drôlerie, des presonnages qui malgré leurs faiblesses sont attachants. J'ai rarement vu une telle réflexion sur la nostalgie, l'amour, le doute qui soit menée avec autant d'entrain. Le tout avec une photo d'une grande beauté. Une belle réussite.
La Grande Bellezza ! J'ai adoré baigner dans cette ambiance d'été qui s'étire, Rome et les personnages de ce film ont été de très bonne compagnie et je les remercie.
Cinquante minutes, j'ai tenu le coup cinquante minutes. Puis je suis parti en disant au personel du cinéma (il n'est pas bien grand) qu'il peut faire des économies en arrêtant la projection, car j'étais le seul spectateur. Un ennui profond, des trucs esthetisant, etc. Maifestement avec d'autres personnes, qui on posté des critiques semblables,nous somme trop bêtes pour apprecier la PROFONDEUR et saisir l'ART.
"La Grande Belleza" de Paolo Sorrentino est un film qui semble raconter la vieillesse de Jep Gambardella, un mondain de Rome. Ce film semble très prétentieux, si le réalisateur semble se moquer ou critiquer ce petit milieu romain, il se prend les pieds dans le tapis en devenant un film pour mondains. Quant à la réflexion sur la vieillesse et le temps qui passe, aucune nostalgie ne transparaît vraiment et l'auteur ne semble pas vraiment avoir fait sienne cette thématique. Il reste quelques scènes originales et une mise en scène soignée. "La Grande Bellezza" n'est clairement pas un film que nous recommandons.