J'ai aimé visiter la Rome de Paolo Sorrentino avec pour guide, Toni Servillo, jeune vieillard, à l'aube de devoir rendre des comptes sur sa si vaine existence. La beauté des images, la virtuosité de la caméra et le charme de la ville n'auraient pu toutefois suffire à nous combler pendant les plus de deux heures vingt que dure le film. Le scénario, plutôt léger, tisse l'arrière-plan d'un croisement d'existences, pour l'essentiel, de quelques bourgeois mondains et cultureux, la plupart vieux et abordant la fin de la partie qu'ils ont jouée depuis quelques décennies dans l'extrême centre de la cité et même souvent sur la seule belle terrasse de Jep, le cynique. La vanité et le cynisme de Jep sont balancés par un humour grinçant et souvent subtil. On finit par plaindre le vieux critique culturel et on en arriverait presque à l'aimer dans ces scènes ultra-drôles où il se moque de l'art conceptuel.
Misogyne, vide, creux, sans âme, faussement artistique. Pas de scénario, pas de bons acteurs, pas de cinéma. La femme est considérée comme une plante. C'est insupportable de voir autant de machisme ambulant et de stupidité. A éviter et à fuir.
Il y a toute l'Italie de Fellini à Passolini sans oublier Antonioni. L'amour des mouvements, de la lumière, de la musique. Une Rome comme on la rêve et comme on la déteste. Aussi beau que l'identification d'une femme.
Un très bon film sur la vie, sur la "haute classe" italienne, sur les fêtes démesurées (avec le morceau electro "Far l'Amore" de notre cher Bob Sinclar) qui rit ment la vie du vieil homme, qui arrivant vers la fin de sa vie, se pose beaucoup de question, et commence à vraiment montrer ce qu'il est. Le film a un côté métaphysique et scène qui ne sont pas là pour rien qui est plaisant. Malheureusement, je trouve qu'il se perd et ça n'est arrivé de décrocher plusieurs fois. J'adore pourtant l'atmosphère du film, avec ce film de fêtes, de pouvoir et de fin de vie quand on se demande ce qu'on a fait par le passé, si notre passage, notre vie a été bien remplie. La mise en scène est par contre vraiment exceptionnelle et la photographie juste magnifique. Les acteurs sont plutôt bons et la bande originale est parfaite. Mais je crois que ce film mérite un deuxième visionnaire pour être pleinement apprécié.
Sublime par moments, facile à d'autres : ce film forcément envoutant par la VO italienne, les femmes et le cadre romain se repose pendant certaines phases sur ses lauriers. Le scénario est un peu léger, voir inabouti. Le ton flirte aussi par instants avec le surfait ou le pompeux. Mais l'atmosphère, la philosophie et certains grands moments suffisent à rattraper les quelques longueurs. Les acteurs sont fabuleux et semblent destinés à leur personnage. Un mélange entre La Terrasse, La Dolce Vita et Gatsby le Magnifique. Pour les amateurs de cinéma italien.
Film très chiant. On s'est tellement ennuyé avec mon copain que nous sommes partis avant la fin. Et c'est rare. Il faut vraiment que l'on s'ennuie ferme pour quitter la salle avant la fin !
Excellent dans son genre, ultra-féllinien, esthétique à souhait et doté d'une BO et d'une exécution impeccables. Sous ses dehors luxueux, ce film nous propose une vision sur la superficialité et nous exhorte à ne pas oublier nos racines, notre personnalité profonde, toujours présente, résiliante au temps, dissimulée souvent sous les apparats et les apparences. Un voyage onirique et symbolique à l'italienne.
Tout est dit dans mon total étoilé ! Une ode à,la lassitude du point de vue d'un écrivain italien blasé par la vie mais qui s'en réjouit. Bande originale extra, trop en parler dévoilerai le plaisir...
Film très très spécial... Les plans et les mises en scène sont assez magnifiques et vraiment réussis. L'histoire est très étrange mais si le sens se dégage au fur et à mesure du film (sens de la vie, sa platitude, sa jouissance, la décadence, la solitude, la mort, la vieillesse). 2h20 me semble aussi beaucoup trop long : on finit par s'ennuyer même si l'esthétisme est incroyable !
Comme d’autres n’ont pas manqué de le souligner, FELLINI s’est trouvé un disciple en la personne de SORRENTINO. Comme chez FELLINI, on saute du coq à l’âne, on provoque, on surprend, on parle pour ne rien dire, le tout est incroyablement ringard, extrêmement ennuyeux et fort long. Le personnage principal, un vieux beau à la coiffure négligée, façon intello-gauchiste, encombre l’écran pratiquement en permanence, au point que l’on respire un peu lorsqu’il ne s’y trouve pas : Tony SERVILLO est parfait dans le rôle. Pour le reste, le réalisateur ne se refuse aucun cliché : bédouin attablé dans un café, hommes d’affaires chinois discutant bruyamment auprès d’un taxi, religieuses déambulant à l’intérieur de leurs murs etc…Quant aux bizarreries, elles abondent, avec une naine dont la présence est un mystère, une « actrice » nue qui se lance tête la première sur la pile d’un aqueduc romain, un sosie de mère Teresa surgie de nulle part etc…Trop, c’est trop ! Néanmoins, SORRENTINO semble terriblement satisfait de son œuvre et ne cesse de s’admirer, murmurant sans doute « quel génie je suis ». Ce devait être également l’avis des critiques officiels qui ont encensé le film, ainsi que des bobos parisiens du quartier du marais qui l’ont évidemment adoré. Comme rares sont les films absolument nuls, on créditera celui-ci d’une photographie soignée et surtout, d’une bande son de qualité, avec notamment le Requiem de M.PRESSLER et le superbe solo de cor anglais de la symphonie de G.BIZET. On se console comme on peut.
Un film italien fellinien dans la forme et le fond ; à mon sens un chef d’œuvre. La quête de la beauté dans l’errance d’une vie. Des jouisseurs, s’avouant que leur vie est « dévastée ». Superbe et féroce, rien n’est épargné : l’amour, où tout le monde cocufie tout le monde, l’engagement politique factice, l’engagement religieux basé sur la culpabilité (la pauvre sainte n’a pas le droit de vivre pour elle-même), l’art, qui met en scène les confusions de l’ego et tente de les ça, dans une ambiance de fête, sans cynisme, à l’italienne, avec une vraie tendresse. La comédie humaine, drôle et pathétique. La fin le dit bien : « nous vivons dans l'illusion et passons notre temps à nous justifier dans un blablabla épouvantable d’inutilité. Sauf, peut-être, lorsque nous touchons à ce pour quoi nous sommes faits : l’amour de la beauté et la grâce. En fin de compte, un film profond, tonique, sans désespoir aucun. Images et musique superbes. Acteurs au mieux de leur forme. A peine un peu long.