La Grande Bellezza
Note moyenne
4,0
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283 critiques spectateurs

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gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2013
Les premiers plans laissent présager le pire avec ce flot d’images filmées sous tous les angles possibles (on reconnaît bien là les tics de mise en scène de Paolo Sorrentino), qui partent dans tous les sens et se succèdent sans fil conducteur apparent. Il faudra une bonne demi-heure de mise en route pour petit à petit se laisser séduire et envahir par cette faune élitiste romaine et par ses préoccupations existentielles engluées dans le nombrilisme. Ce ne sera par la suite qu’une succession de scènes aussi inattendues que captivantes où l’inspiration et l’imagination ne cesseront de nourrir ce scénario époustouflant. Toni Servillo fait des merveilles dans sa composition et derrière les formes généreuses et provocatrices de Sabrina Ferilli se cache une belle âme et cela donne lieu à un rôle magnifique. « La Grande Bellezza » aurait largement mérité de figurer au Palmarès du Festival de Cannes.
Christine M.
Christine M.

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2013
Rome filmée comme une très jolie femme A voir déjà pour cette ambiance délicate et sophistiquée... Puis pour la tendresse et l'émotion des personnages.. Puis pour l'inattendu des dialogues en finesse et retenue. Bcp d'émotion
Myene
Myene

20 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2013
Il y a du Fellini dans ce film mais le registre est moins virulent et caricatural Rome est filmée dans ses excès comme dans ses 2 allégories amicales proches du narrateur Un Romano accroché aux symboles classiques mais toutou d'une grande perche imbécile et prétentieuse, Une Romana héritière de l'empire du strip qui s'exhibe pour mieux cacher son combat contre ce qui la mine... Ce qui rend le film attachant est le personnage de Jep , il porte une lucidité désespérée et... tendre .Bravo à l'acteur dont l’œil frise sur un visage marqué par le désenchantement. Les évocations littéraires et cinématographiques m'ont plu y compris d'entrée le ravissement Stendahlien du Japonais Peut etre un film qui s"adresse en premier lieux aux esthètes nostalgiques ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juillet 2013
Un bijou, un film magnifique à ne pas rater:miroir d'une société décadente sous un œil détaché et pas moralisateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juillet 2013
Un mot : magnifique ! Du grand cinéma. De grand acteurs.
Dans la droite ligne de Roma de Fellini.
beatrice .
beatrice .

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2013
la grande belleza, c'est l'Italie, sa beauté romantique et la capacité des italiens a se ficher de tout...c'est un très beau film (esthétique met parlant) avec de très belles images et de superbes acteurs .
J-Seb D
J-Seb D

25 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2013
Il y a toute l'Italie de Fellini à Passolini sans oublier Antonioni. L'amour des mouvements, de la lumière, de la musique. Une Rome comme on la rêve et comme on la déteste. Aussi beau que l'identification d'une femme.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juillet 2013
Magnifique film: superbe photographie avec des plans sublimes et des cadrages impressionnants et toujours justes, de très nombreux messages qui font réfléchir sur le sens de la vie, de la routine, de la nostalgie et j'en passe, et enfin un personnage principal
magnifiquement interprété, drôle et touchant. A voir absolument!
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2013
Le film de l'année. Quelle merveille ! Ce film rare et peu couru du grand public est un petit plaisir qu'il faut faire l'effort d'aller chercher dans une salle d'art et d'essai. Mais dès les premières minutes, il vous enchante littéralement. Par son optimisme, son ton décalé, le jeu fiévreux et, en même temps, nonchalant des personnages. C'est absolument étonnant. Une farandole de scènes qui vous emporte dans un grand tourbillon, qui fait penser bien sûr à Fellini. Mais un Fellini qui serait plus humain, plus proche de nous, plus digeste que l'original. Mais en revanche, on y trouve la même gourmandise, la même italièneté désopilante, le même Rome éternelle qui vous captive et vous émoustille. Et quel humour ! On a des scènes d'une cruauté réjouissante. Et ici ou là, explosent quelques grenades bien senties contre les débordements et les hypocrisies de la société italienne. On assiste au jeu de massacre le sourire aux lèvres ( Ah ! Cette scène où une femme intellectuelle se fait dézinguer en public par le vieux Jap, C'est génial ! ). Même si elles gravitent autour du vieil auteur, les femmes tiennent une place considérable dans le film. Elles sont belles, généreuses, séduisantes ( apparition inattendue de Fanny Ardant ), démonstratives... Mais c'est sans conteste Tony Servillo qui porte le film sur ses épaules. Il promène son cynisme et son air désabusé avec un naturel incroyable. Il donne vraiment corps à son personnage. Et il transmet étonnamment bien au spectateur ses questionnement métaphysiques d'un homme dont l'essentiel de sa vie est derrière lui. Que dire de plus ? Il faut aller voir ce film ! C'est une évidence... Un film dont j'attends avec impatience la sortie du DVD. Rien que pour me replonger dans le délire de la fête du début. Ou pour ré-apprivoiser Rome avec cette caméra au raz du bitume. Superbe !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 juillet 2013
Insupportable d'insipidité, j'ai du partir au bout d'une heure.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2013
C'est une vision neuve du cinéma, habilement réalisée, fastueusement filmée. Souvent, on sortant d'une salle on "se fait des références personnelles": ça me fait penser à ci, ça évoque tel ou telle réalisateur, la photographie évoque tel film......Ici rien de tout cela. je ne me souviens pas avoir vu un film similaire. Ce sentiment du "vraiment nouveau" est extrêmement agréable, du moins je le ressens ainsi, pour les amoureux du cinéma.
Certain vivront péniblement cette absence de référence, et ce sera long (> 2 heures !) mais, et les critiques pro. et amateurs le prouvent, ceux là seront peu nombreux !!
Julie T
Julie T

52 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2013
tjs aussi bon réalisateur
, ms on se fiche un peu de ce que son personnage a a nous raconter...Dommage
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2013
Fellinien, évidemment, et pas seulement à cause de Rome, Roma -mais aussi parce que dans le personnage de Jep Gambardella, interprété par le magnifique Toni Servillo (vous vous souvenez, plus vrai que vrai en Giulio Andreotti dans El Divo!) on aurait bien vu Mastroianni, el vecchio Marcello, celui qui s'amusait tant à tourner en dérision cette image de séducteur, de latin lover, qu'on lui avait collée, et dans laquelle il ne se reconnaissait pas.

Comme dans Fellini, vous aurez une naine et des obèses, des communiantes et des nonnes, la nuit magique sur une ville magique, des fêtes avec des fêtards grotesques, un suicide, un cardinal qui ne s'intéresse qu'à la cuisine, des scènes surréalistes avec des animaux comme cette girafe au milieu d'un amphithéatre, qu'un magicien va faire disparaître..... et des fontaines.

C'est l'été, un magnifique été, et Jep Gambardella, qui fête ses soixante cinq ans, est un homme qui a réussi. Il se pensait écrivain; jeune, il a écrit un livre, semble t-il, de grande qualité, primé en tous cas, "l’appareil humain" et puis.... plus rien. Il est devenu journaliste, interviewer vedette..... mais plutôt pour la presse people. Il connaît tout le monde, il donne des fêtes somptueuses sur la terrasse de son appartement, une immense terrasse où on peut facilement faire tenir cent personnes, un truc dingue, juste en face du Colisée! On peut même pas imaginer qu'un appartement aussi sublime puisse exister!

Ses invités, c'est la fine fleur de l'intelligentsia de gauche, patrons de presse, collectionneurs, esthètes.... qu'on retrouve au bout de la nuit, ronds comme des barriques, en train de faire le petit train.... Beaucoup d'ironie cruelle dans le regard que pose Paolo Sorrentino sur ce petit monde qui s'écoute parler, se retrouve devant des performances (hilarantes, comme lorsqu'une femme nue, une faucille et un marteau tracés dans des poils pubiens passés au henné, se jette tête la première en courant contre la pile d'un pont). L'élégant Jep a la dent dure -très dure, mais il a tellement de charme qu'il continue à séduire -sans conviction. Qu'attend il encore de cette vie, à laquelle il semble cependant continuer à trouver du charme? Contrairement à la plupart de ses infatués comparses, il est clairement conscient de se médiocrité -et de la petitesse de sa vie. Se remettre à écrire? Il y pense, sans s'en croire capable. Et voila qu'il découvre, via l'intrusion d'un veuf larmoyant, que son tout premier amour qui l'a laissé tomber et en a épousé un autre "un bon compagnon" n'a aimé que lui, toute sa vie, et n'a écrit que pour lui dans son journal intime.... Et voila qu'il est convié à interviewer une sainte mutique, une mère Thérésa centenaire qui ne se nourrit que de racines et passera la nuit chez lui; au matin, sa terrasse est recouverte de flamands roses, vision poétique et troublante qu'un souffle de la sainte fera disparaître....

On connaît le syndrome de Florence, décrit par Stendhal.... plus encore, dans cette Rome estivale dont Sorrentino a cependant évacué les touristes (à part quelques silhouettes burlesques dans la scène introductive), où l'on va d'amphithéâtre en palais, bercés par le chant des fontaines, on se dit que trop de beauté stupéfie, stérilise, paralyse....

Pourquoi Jep a t-il cessé d'écrire? Peut être, parce qu'au fond, il ne cherchait qu'à rencontrer la grande belleza....

Ce petit miracle hors du temps, il ne faut surtout pas le rater, même s'il est un peu long. En deux heures, amputé de quelques scènes de bringue, il n'en aurait été que meilleur... Mais c'est un vrai bonheur, avec un peu de nostalgie. Que reste t-il de ce cinoche italien qu'on a tant aimé?
Georges F
Georges F

8 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2013
Sans doute un peu long mais on prend plaisir à voir un film un peu Fellinien dans la manière de traiter Roma avec une certaine nostalgie, quelques petites touches d'humour ici ou là, un peu d'ironie aussi vis à vis des comportements stéréotypés de la jet society qui s'amuse et se saoule d'expédients superficiels. On adore Sue Eminenza qui roule en Rolls, fuit les discussions sérieuses et philosophiques sur la religion et se montre intarissable sur les recettes de cuisine. Un très bon point pour l'acteur principal Jep Gambardella.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juin 2013
La grande bellezza a un parfum de décadence, de luxe, de vanité, d'égoïsme et de potentialités gâchées. Figure incontournable de la jet-set romaine, Jep Gambardella célèbre ses 65 ans et s'interroge sur le sens de sa vie. Auteur dans ses jeunes années d'un unique roman couronné de succès, il n'a plus écrit et a consacré son existence aux fêtes et aux soirées. Sortir. Être un mondain comme désir ultime.

Dans une adéquation parfaite entre le fond et la forme, Sorrentino promène le spectateur comme Jep Gambardella promène son ennui, avec un sentiment de hasard, sans qu'on n'imagine jamais qu'il puisse y avoir un but au voyage.
On croise ainsi toute une constellation de personnages sans âge: les vieux ont l'air faussement jeunes et les jeunes ont déjà l'air vieux. Une naine rédactrice en chef d'un magazine culturel, une strip-teaseuse quadragénaire et gravement malade (magnifique Sabrina Ferilli !), une ex-présentatrice de télé monstrueuse, un évêque qui prêche à coup de recettes de cuisine, une gamine bête de foire de l'art contemporain... peuplent un très curieux bestiaire, pitoyable et fascinant. Ils se côtoient depuis des décennies, s'amusent, se jalousent et cultivent leurs habitudes. Ils ne s'aiment pas. Ils ne se haïssent pas non plus.
Et Rome bien sûr, comme personnage ultime, puisque seule elle restera. Mais la ville demeure toujours à distance: elle n'est vue que de très loin, dans de magnifiques plans panoramiques, parfaits mais inhabités. Les mondains investissent des lieux splendides, mais toujours fermés, toujours secrets, où l'histoire a remplacé l'humanité. La grande bellezza est là tout autour mais elle est inaccessible.

Si Jep Gambardella pose un regard lucide sur cette micro-société qui l'entoure et sur ses propres lâchetés, rien ne l'ébranle jamais vraiment, ni la mort, ni les douloureuses réminiscences d'un premier amour, ni les prodiges d'une improbable Mère Teresa. Un mondain ne change pas.

J'ai beaucoup aimé ce long film de Sorrentino (2 heures 20), son humour italien, sa poésie romaine et son regard douloureux sur les êtres. La scène où une vieille aristocrate déchue pleure sur son passé dans un musée, devant un vieux berceau, en écoutant l'audio-guide dérouler sa propre histoire, est tout simplement splendide !
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