La Grande Bellezza
Note moyenne
4,0
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283 critiques spectateurs

5
64 critiques
4
95 critiques
3
48 critiques
2
37 critiques
1
23 critiques
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16 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juin 2013
Le film s’ouvre sur un coup de canon, comme un coup de feu. Il faut dire que, comme ouverture, on a rarement été aussi entraîné, autant envoûté. Le réalisateur commence par citer les premières lignes du très grand Voyage au bout de la Nuit de Céline « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais. Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » Puis, en mêlant chants à cappella et mouvements de caméras précis, Sorrentino nous plante dans le fauteuil d’où nous ne pouvons qu’admirer l’harmonie parfaite de ce spectacle. Le son est parfait, les images d’une extrême finesse. Les plans d’abord au sols vont s’élever, toujours en mouvements, pour finalement créer un vertige chez le spectateur, vertige que ressent le touriste devant tant de beauté, traduit par le coup de canon (assimilation Objectif/Canon) et qui nous amène à notre personnage, Jeb Gamberdella. Par un simple cut nous passons du Rome culturel, éternel au Rome moderne, d’une musique classique à une musique actuelle. Nous sommes dans une soirée mondaine. Paola Sorrentino s’efforce de montrer la surconsommation d’alcool, de drogues, de sexe, la bêtise des conversations et la vantardise de ces gens dont Gamberdella fait partie. Mais pour lui, comme pour les personnes de la soirée, ces excès sont dus à une angoisse profonde.

La suite ici:
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2013
Attention chef d’œuvre, A t-on vu plus belle ville que Rome filmé par Paolo Sorrentino, des acteurs très justes, une esthétique parfaitement maitrisée, des textes ciselés et une musique parfaitement choisie. A voir et à revoir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 juin 2013
Le dernier film de Paolo Sorrentino est beau, intéressant, pertinent, contemplatif est pas chiant !
On suit avec délectation cette "nouvelle" incarnation de la Dolce Vita, le comédien-génie Toni Servillo (qui a personnellement gagné toutes les palmes et prix d'interprétation dans mon coeur de cinéphile !). Servillo incarne le film, le complète et l'enrichit. Et enrichir un film déjà si beau, c'est fort. La Grande Bellezza est une ode à la vie, à l'art, à l'amour, à la vieillesse. La mise en scène éclatée, suave et sensuelle de Paolo Sorrentino est vraiment riche - les mouvements de grue, de travelling, etc., sont encore mieux maîtrisés que dans This Must Be The Place, et toujours signifiants !
On peut trouver le film un peu long, certes, mais les anecdotes et traits de certains personnages secondaires qui pourraient être de trop ne le sont pas vraiment car ils sont pertinents et intéressants.
Il est compliqué de se faire vraiment un avis objectif sur ce film, tant c'est un film dans lequel on rentre et on voyage, avec délectation, pendant 2h22. Un bijou.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2013
Le plus bel hommage au cinéma italien !! un portrait féroce mais juste et si italien!! des choses de la vie de l'amour et de la mort !!! inratable !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juin 2013
Merci pour ce film qui pour moi est le premier ,depuis des années, qui répond aux vraies raisons de faire le cinema qui est à mon avis de purifier l'âme empoisonnée de l'homme moderne. Ce message presque transparent et nostalgique c'est un adieu à l'Europe d'autrefois avec ses valeurs traditionnelles et c'est un appel à réfléchir à ses actions et ceux d'autres gens. Un peu d'eau pur dans le désert!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 juin 2013
De très loin le film le plus grinçant, le plus jouissif, dépeignant le crépuscule des élites du vieux continent. Photographie, bande son, dialogues géniaux, un acteur principal à la classe folle qui aurait mérité l'interprétation masculine à Cannes ! L'Italie c'est la VIE !
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2013
Superbe film, mise en scène et en images gonflée, superbe bande son, beaux comédiens… Long tout de même, on se perd un peu en cours de route… mais c'est tellement agréable, un film intelligent et sans esbrouffe.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 juin 2013
le film que j’ai vu hier soir est artificiel, snob, maniéré, faussement provoquant; le scénario est d’une vacuité intersidérale et les personnages totalement creux.
Si le seul message est que la vie n’a pas de sens, pas besoin de commettre ces deux heures et demi esthétisantes et vaines.
Quel navet pour bobos vieillissants
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2013
"La Grande Bellezza" est un excellent film qui, s'il est déroutant au début, avec ses travellings agaçants et ses images de fêtes assez laides, finit par devenir passionnant, notamment grâce à la densité du scénario. C'est bien simple, à la fin de la projection, il est difficile de se rappeler de l'enchaînement des scènes, tant le film est bavard et fourre-tout, mais dans le bon sens du terme. En effet, un grand nombre de sujets sont abordés et l'ensemble permet de peindre un portrait d'une Rome décadente, le tout avec distance et humour. Ça rappelle bien sûr Fellini, mais il est toujours agréable d'assister au travail de ses émules. Quant à Toni Servillo, il est vraiment excellent et touchant, et porte le filme sur ses épaules. À la fin, on se rend compte que, malgré la longueur du film, on n'a pas vu le temps passer et la mélancolie nous guette, comme si nous-mêmes devions faire face à la question "Qu'est-ce que la grande beauté ?", interrogation qui trouve une réponse pour Jep Gambardella, mais pour le spectateur ? À vrai dire, la clé du film est peut-être dans le générique du film : apaisant et réconfortant, il est si gracieux qu'on a envie de le voir se prolonger à l'infini.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 juin 2013
Les points négatifs envers ce film ne sont pas mensongers. Il y a quelques longueurs ressenties, mais si j'avais en charge de les couper je ne saurais où mettre mes ciseaux. Sorrentino cherche à saisir le vide, l'ennui urbain en tant qu'angoisse, et il joue avec nous, comment nous le faire comprendre sans nous ennuyer, sinon en ralentissant la vitesse, en prenant des pauses, pour mieux rebondir, et relancer notre intérêt, croissant, happé, pour le cheminement de Jep? Grace à cette construction habile notre identification avec le personnage incarnée par le génie du génial Servillo est renforcée. Sorrentino est un esthète, son style fleurit en arabesques à chaque bouts de mise en scène. C'est presque comme un anti Bresson, sauf que le point commun entre cet austère et ce baroque flamboyant, c'est d'avoir un vrai style, identifiable dès le début, sans s'essouffler, prenant racine, beau. Beaucoup en rêvent, essayent bougeant la caméra comme ci, comme ça. Peu des réalisateurs en ont un. On peut ensuite reprocher le manque de critique social de la jet set, comme Proust se paya la bourgeoisie... O.K, c'est juste que ça n'a rien à voir. Le vide existentiel du prolo est aussi vide que celui du dandy huppé, également inauthentique, et la vulgarité bling bling entre un vrai diamant et sa copie en toc réduit la fracture sociale par le bas, comme un nivellement du niveau scolaire... Qu'il est beau le voyage intérieur de Servillo Gambardella, qu'il épouse les méandres du Tibre, le long de ses quais, qu'il est urbain, capital, pulsation d'un peuple qui fut plus qu'il n'est, maladie de nos pays en proie à la grande Europa ; en ce sens ce film s'adresse à ceux qui bouffent du Paris quotidiennement, son inhumanité, ses questionnements sur la survie de l'âme en son sein, la fidélité rare, l'amour épanoui encore plus rare. Les valeurs renversées par la modernité plutôt qu'améliorées, le prix des loyers, une femme qui choisira le souvenir chéri de Jep plutôt que lui-même, des élans lyriques et des cassures ironiques ; le film mélange les pièces de ce puzzle représentant un brouillard, et nous en restitue la grande beauté comme un soleil voilé dans un tableau de Turner. Servillo en digne italien héritier de Gassman et Dino Risi sait jouer la dent dur de l'humour infiniment sarcastique transalpin, notamment lors de la scène de l'enterrement. On est loin de Fellini, encore plus d' Antonioni. C'est du Sorrentino, et Servillo, et surtout, car ils s'effacent devant leur sujet, une chimie cinématographique qui révèle charnellement le lien entre un homme et son environnement, le façonnage de l'un sur l'autre, preuve de rien, garantie de rien, mais qui pousse, qui pousse, pour quel fleur, quel fruit, quel pépin, quel graine? Les spécialistes reconnaissent l'un à l'autre. Reconnaissons ici un beau film, surtout qu'en ce moment on n'est pas gâté. Je n'y vois pas de hasard, mais une illumination.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2013
Quarante belles minutes dans un film de 2h20... C'est peu. Paolo Sorrentino utilise une mise en scène superficielle et excessive pour soit-disant dénoncer les excès et la superficialité de la mondanité romaine. C'est absurde ! Après 40-45 minutes ainsi, un équilibre est trouvé pendant quelques dizaines de minutes. Notamment lors d'une scène où Toni Servillo débusque les faiblesses d'une amie un peu trop sûre d'elle-même lors d'une nouvelle soirée mondaine. Les dernières minutes démontrent les mauvais choix du cinéaste qui fait disparaître ses meilleurs personnages pour nous infliger une pseudo-sainte de 104 ans qui connaît les flamands roses par leur prénom (on rêve, non ?!).
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2013
Il est assez étonnant de lire beaucoup de critiques sur ce film qui le relient à La dolce vita, car les deux films n'ont finalement pas grand-chose à voir, si ce n'est Rome et le goût des fêtes décadentes. Pour le reste, que ce soit pour la mise en scène, les thématiques ou les péripéties, les films sont assez différents. Le film de Fellini est beaucoup plus noir et désabusé que celui de Sorrentino.

Alors pour commencer, je dois... la suite ici :
Alix G
Alix G

19 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2013
Film italien magnifique sur la mort, la quête d'éternité, l'absurdité de la vie. Beau, drôle, voire grotesque par moment, beaucoup de richesses dans ce long métrage qui se passe à Rome. Il y a parfois des scènes surprenantes, mais rien n'est gratuit pour faire de "intellectuel". Conseil : restez lors du générique, Rome est filmée au petit matin depuis un bateau naviguant sur le Tibre...Une très bonne surprise.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2013
Grandeur et décadence !!! Paolo Sorrentino filme la mondanité éternelle dans une ville non moins éternelle... Derrière le fard, les fêtes et l'argent: le NÉANT... Derrière le TOUT, le RIEN et des personnages aussi pathétiques qu'attachants qui errent et pataugent dans leur mare à mensonges, les uns sur les autres, les autres sur les uns, en quête de ce qu'ils ignorent...C'est ça "LA GRANDE BELLEZZA", ou plutôt "LA GRANDE TRISTEZZA"que toute époque connaît et connaîtra et que toute société par l'intermédiaire de ses artistes dépeindra.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 septembre 2013
Complètement inutile et d'une prétention insupportable. Le protagoniste, que le réalisateur voudrait intelligent et cynique, ne dit que des banalités sans nom et fait des réflexions aussi profondes qu'une coquille d'oeuf. Les clichés abondent et l'usage excessif des citations littéraires (Proust, Flaubert, Dostoievski, Céline et j'en passe) agacent. Elles semblent être placées pour tenter de sauver maladroitement des dialogues mal écrits. Le scénario est plat, d'ailleurs on pourrait même dire qu'il n'y a pas de scénario. Sorrentino semble simplement avoir voulu faire se succéder les images, certes très jolies, qu'il avait en tête. Et encore ! La beauté de certains plans était bien souvent gâchée par des effets de style grotesque (ex: les travellings à outrance, la girafe en image de synthèse...) ou bien des placements de produit franchement grossiers comme ce panneau lumineux MARTINI qui est revenu 3 fois dans le film et a même pris la moitié de l'écran dans une séquence, WTF?! En fait, voilà, en regardant La grande Bellezza, j'ai eu l'impression de mater une pub quelconque. C'était vide. On ne pourrait même pas dire qu'il s'agissait d'une réflexion sur le néant, ce serait lui faire trop d'honneur. C'était juste superficiel. En fait Sorrentino n'avait rien à raconter et c'est pourquoi on s'emm... en regardant son film.
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