Magnifique d'un point-de-vue esthétique, doté d'une histoire superbe, et bénéficiant d'une interprétation clairement à la hauteur, grâce à des acteurs admirables et emblématiques, "La Grande Bellezza" est un chef-d'oeuvre instantané. Rien n'est à jeter, tout est parfait du début à la fin. Le film interroge chacun sur de très nombreuses valeurs comme l'amour, la vie, le temps qui passe. Pas grand chose à dire de plus, il faut juste voir et savourer.
Très beau film, suffisamment fort pour ne jamais s'ennuyer malgré ses 2heures 20. Il s'agit d'un film d'une grande intelligence avec des dialogues remplis de perles, une vision du monde désabusée, une ironie mais aussi une grande tendresse.L'acteur merveilleux Toni Servillo arrive à tenir de bout en bout un personnage trop lucide. La ville de Rome vue à rtavers la futilité mais aussi la splendeur sert de décor grandiose. Un film très littéraire qui s'ouvre sur une citation de Céline et qui se déroule comme le récit du rmancier sur lui-même. Cette réflexion sur la beauté (qu'on voit dans les personnages joués par des acteurs d'une grande beauté mais aussi les statues, les palais, les balcons qui surplombent le COlisée, la musique --une bande son exceptionnelle) mais aussi sur la futilité de la vie menée par le héros, menée par les autres, les mensonges, les hypocrisies, est le prétexte pour un récit subtil, plein de drôlerie, des presonnages qui malgré leurs faiblesses sont attachants. J'ai rarement vu une telle réflexion sur la nostalgie, l'amour, le doute qui soit menée avec autant d'entrain. Le tout avec une photo d'une grande beauté. Une belle réussite.
Ce film aurait du avoir la Palme d'Or à Cannes! Subtil, drôle et d'un rythme époustouflant, on ne s'ennuie pas une seconde. On attend même la prochaine scène surréaliste qui généralement surpasse la précédente! GENIAL! Le personnage, Jep, fait penser aux héros désenchantés de Fellini et la grande beauté est tout simplement la ville de Rome.
Que dire de ce film ? Qu'il est déroutant, que ses personnages sont difficiles à cerner, aussi laids qu'attristants, aussi superficiels que désabusés et désoeuvrés... mais parfois touchants, et finalement tellement humains ! On passe de la beauté à la grossièreté, de l'humour cynique à la mélancolie, entre grandeur et décadence d'une ville se voulant pourtant flamboyante, au contraire des personnages. Toutes les émotions sont suscitées et l'on est continuellement déstabilisé car en manque de repères et peut-être de fil conducteur, de progression affichée, en attendant une chute ou une conclusion à cette introspection de Jep. Ni mauvais, ni excellent, ce film me laisse perplexe car je n'aime pas avoir le sentiment d'être passé à côté des choses, des message envoyés... Si toutefois message il y a, au delà d'un simple exercice de style.
La référence aux plus illustres cinéastes italiens est évidente dans cette réalisation soignée et extrêmement esthétique. Néanmoins, elle n'enlève pas tout à fait un sentiment de longueur et d'inutilité, même si c'est précisément de futilité et d'inexistence dont ce film veut nous entretenir. Quant aux images de Rome, pour être belles, elles n'en restent pas moins trop parcimonieuses pour que l'on echappe toujours à l'ennui lorsqu'il surgit.
Vu en "rattrapage " dans le cadre du Festival Télérama...et ma foi, j'en ressort plutôt déçu...l'ombre de Fellini plane, mais les films de Fellini semblaient plus construits...j'ai eu de mal à entrer dans l'histoire de ce journaliste mondain, écrivain raté, désabusé et cynique , difficile de trouver intérêt dans ce fatras de personnages décadents , superficiels et interchangeables...et quelle longueur pour un scénario somme toute assez creux...Ce qui sauve le film, c'est Rome, merveilleusement filmée de jour et surtout de nuit, ces palais immenses et silencieux, cette terrasse face au Capitole...c'est finalement ce qui reste de 2 h 10 de projection.
Bof! J'aime bien quand même que le film me raconte quelque chose, ou me fasse rire, ou pleurer... Là, y a un certain esthétisme, certes, mais sur 2h30 ça ne suffit pas. Dommage car avec une ligne de narration ça aurait pû être réussi.
Un film de genre. La déliquescence d'un personne et de son environnement délirant secondé par une photographie magnifique. Un bon moment, si la bande d'annonce vous attire, sinon...
Ce nouveau film de Sorrentino est probablement un peu trop long. Le récit se perd parfois dans un certain foisonnement. Et d'aucuns diront que le sujet n'est pas dans l'air du temps. Peut-être. Mais quelle qualité d'écriture et quelle mise en scène ! Autour d'une trinité "mondanité, vanité, vacuité", le cinéaste brode un canevas très fellinien, tout en ironie sur la futilité de l'existence de la haute bourgeoisie romaine, sur les contradictions humaines, sur les contradictions d'une ville. Il développe avec une élégance folle, visuellement et narrativement, tout un jeu d'oppositions et d'entrelacements entre lucidité et illusion, beauté et vulgarité, richesse et pauvreté, spiritualité et profane... Son inspiration satirique, qui n'exclut pas une certaine fascination, se teinte comme chez Fellini de saillies surréalistes (d'ailleurs il est question, à un moment donné, de la possibilité de voir un monstre marin, comme dans la scène finale de La Dolce Vita). Parmi ces saillies : la scène d'injection de botox, comme à confesse ; l'apparition de Fanny Ardant ; ou encore la longue séquence, hilarante et poétique, avec la religieuse centenaire. Le personnage de Jep, formidable dandy, est notre guide sarcastique et joyeusement hypocrite dans un monde peuplé d'individus suffisants, égoïstes, souvent grotesques. Il est aussi l'esthète, le vecteur d'émerveillements, celui qui connaît "l'homme aux clés", qui ouvre les portes des palais secrets et offre le spectacle de leurs splendeurs cachées (superbe scène de déambulation nocturne). Il est enfin l'amoureux mélancolique, tourné vers la grâce d'un passé incompris, source retrouvée de l'inspiration romanesque. La caméra suit avec une merveilleuse fluidité les pérégrinations existentialo-mondaines de ce personnage interprété par Toni Servillo, fidèle acteur de Sorrentino et parfait serviteur, ici, de la verve souvent jubilatoire du réalisateur-scénariste.
Très beau film, gros travail esthétique, des scènes magnifiques, le tout magnifié par la beauté naturelle de Rome. Un film à part, poétique, porté par un style et une musique d'inspiration Fellinienne. On peut se sentir perdu par ce méli-mélo au début du film, il faut s'accrocher ! car le puzzle et le message ou plutôt la pensée du réalisateur s'éclaircissent lorsque les secrets ou les zones d'ombres du personnage principal se dissipent. Beau portrait d'un écrivain raté ou pas, à vous de juger, et de ses escapades dans la jet set italienne... A voir !
Sorrentino filme admirablement Rome mais nous ennuie très vite dans cette débauche de scènes vaines et répétitives. Certains osent évoquer "La dolce vita" à la vision de ce film, voilà un raccourci injuste voire ridicule.
Quel est le réel sens de ce film ? On est en droit de se le demander, en effet, beaucoup d'interprétations sont possibles. Quand Soeur Maria monte à genoux, l'escalier vers le Christ, on peut voir une des significations du film : le chemin de croix d'un écrivain pour retrouver l'inspiration. Mais pas n'importe quel écrivain : Jep cherche comme tous les artistes "la grande beauté", l'Idéal. Il l'a cherché partout : dans les yeux de son amour de jeunesse puis dans les fêtes de Rome. Il a mené cette vie de vacuité, avec cette "faune" pour peut-être trouver la Beauté mais ce n'était qu'illusoire... Ce film est donc pour moi la quête d'un écrivain fragile, très humain car tenté par la bassesse. Jusqu'à la lumière (le phare !) Ajouté à ça la magnifique réalisation de Sorrentino, ces très beaux plans intelligents et la critique évidente de l'Italie ("ce pays de débauchés" dit-on dans le film), La Grande Belleza est un film très ntelligent et très beau. A voir.
Non pas que le film soit mauvais, loin de là, mais il s'adresse avant tout aux italiens. Ils pourront davantage comprendre ce que le réalisateur Paolo Sorrentino essaye de démontrer dans ce film. En effet il dresse un portrait très dépressif et critique sur la déliquescence de la société romaine notamment dans ses hautes sphères, on peut d'ailleurs sentir l'ombre de Fellini sur ce film.