Si Jason Statham est devenu un genre de films à lui tout seul avec le temps, ce n'est pas avec "Homefront" qu'il fera sensation. En effet, il ajoute une œuvre d'action de plus à sa liste déjà très longue. Là où cela diffère, c'est qu'on a le droit à une vraie relation père/fille qui prend le dessus et s'intronise principal enjeu du film. Tant mieux, c'est tout bon. Sauf qu'on est quand même vite ramené à la raison, d'une part par la durée trop courte, d'autre part parce qu'on a Rocky, allias Rambo, allias l'increvable Expendable à l'écriture. Et donc, forcément, à un moment ou l'autre, faut que ça bouge. Rangez vos larmes, sortez les mains de vos poches et défoncez la tronche d'individus chamailleurs histoire de montrer qui est le patron. Jason, roi de la castagne hollywoodienne, refait le portrait d'un grand nombre et, au passage, en crible certains de balles. A noter la présence au casting de James Franco qui, ici, peine à convaincre et nous ennuie plus qu'il nous captive. Quant à la réalisation de manière générale, le minimum est assuré pour ne pas nous perdre en route et nous garder jusqu'à un final qui, évidemment, est sans surprise. Pour résumer, "Homefront" revient dans la pure tradition des films sans prétention destinés à divertir son public. Mais voilà, ce qui est traditionnel, moi ça ne m'évoque plus rien. Moyen.