Fiche biographique anecdotique teintée de quelques bons moments, La Couleur de la victoire ne parvient jamais à faire vibrer l’enthousiasme sportif : appesanti par une reconstitution historique insipide aux visuels franchement laids – les effets spéciaux sont horribles – et par une mise en scène plate, le film souffre de son absence de vision cinématographique. Pas d’âme, pas de souffle malgré la prestation correcte des acteurs : les dialogues endorment, les transitions frôlent la vulgarité ; on a l’impression que le film refuse tout grandiose apparent mais ne peut s’empêcher d’en diffuser un autre, latent, qui imbibe l’œuvre pour la rendre conforme aux canons américains. Ainsi les Allemands sont-ils caricaturés – affreux Goebbels, risible Hitler – et semblent déporter à tout bout de champ devant des Américains en délégation ; heureusement, Hopkins fait le choix judicieux de rétablir l’équilibre dans la balance raciale en concluant son métrage d’une manière audacieuse. La musique de Rachel Portman fait le boulot mais ne propose rien de marquant, accompagne les médailles du champion par ses cuivres un peu lourdingues. En somme, La Couleur de la victoire échoue à s’imposer comme un film sportif, se contente d’être un documentaire sur le sport doté de quelques moments prenants (spoiler: la scène d'entrée dans le stade allemand par exemple ) : jamais trépidant, didactique jusque dans ses dialogues, il ne parvient pas à illustrer la grandeur d’un homme qui défia le nazisme par son excellence et son humanité. Pas de sprint téméraire donc, juste une course de fond sans enjeux : Jesse Owens méritait mieux.
Le film est assez captivant puisqu'il permet non seulement d'observer le prodigieux parcours de l'athlète Jesse Owens mais aussi d'analyser la vive controverse qui entoure les Jeux olympiques de 1936 en Allemagne nazie. Si, d'un point de vue strictement sportif, le film se révèle absolument sublime et cumule les moments forts, il fait au contraire preuve d'une évidente faiblesse d'un point de vue politique en sombrant trop souvent dans la caricature. Pour exemple, les scènes où Avery Brundage menace fièrement Joseph Goebbels paraissent bien peu plausibles. Il en va de même concernant les plans effectués sur la tribune d'Adolf Hitler... On peut y voir les hauts dignitaires nazis adopter sur commande des mines dépitées ou triomphantes en fonction du vainqueur de telle ou telle épreuve. Enfin, le dédain diabolique d'Hitler envers Owens semble excessivement maquillé quand on sait que le chancelier allemand ne refusa nullement de saluer le champion olympique ! Bref, le film joue de manière trop convenu sur la touche gentil / méchant pour faire passer un message évidemment bon et cela nuit à sa crédibilité. Du reste, il n'en demeure pas moins époustouflant sur bien des aspects. La reconstitution du stade olympique est impressionnante et les prestations de Stephan James et Jason Sudeikis sont extrêmement convaincantes, pleines d'humanité. Elles permettent de montrer que le sport parvint à unir les hommes en des temps qui devaient rapidement dégénérer. Finalement, le film rend un hommage sincère à Jesse Owens, quitte à jouer de manière un peu trop facile avec les véritables faits. '' La couleur de la victoire '' est avidement conseillé aux amateurs de sport comme d'Histoire. En revanche, les autres risquent de s'ennuyer un peu.
Ce film ne se contente pas de proposer un biopic sur Jesse Owens et son fabuleux quadruplé à Berlin. Il met en avant l'intérêt du sport pour rassembler les nations et les origines, mais surtout, confronte le système Nazi allemand, avec la politique raciale américaine de cette époque. C'est plutôt bien interprété, avec un fil conducteur intéressant (la participation ou non aux JO), mais certaines scènes manquent d'émotion selon moi. Les victoires de Jesse Owens sont trop vite célébrées je trouve. Il n'empêche que l'ensemble est divertissant, et nous en apprend sur ce très grand champion, qui sur une olympiade, a corrélé sport et politique.
Bon biopic sur Jessy Owens et ses médailles d'or au jeux de 36.
J'ai apprécié le fait que le film étende son point de vue sur la participation des états unis aux J.O qui reste quand même très polémique. On apprend beaucoup de choses certes c'est assez romancé mais en fouillant ensuite sur internet pour sur ces J.O on apprend encore davantage
Le décors d'époque sont superbes notamment les différentes stades et les acteurs tiennent bien leur rôle. Un bon film avec une réalisation soignée
Très déçu de voir la propagande émotionnelle et anti-raciale américaine ! Bâtie sur une histoire vraie, le film retrace les victoires olympiques de 1936 à Berlin de Jessie Owens, un noir américain présent en pleine montée du nazisme. Le réalisateur a voulu trop en faire et a déformé la réalité et la personnalité du coureur américain. Idem concernant l'allemand contre qui il courait le saut en longueur. Les mesures et les faits ont été modifiés, le rôle de Leni Riefenstahl est presque ridiculisé ! Quant au ministre de la propagande allemande, Joseph Goebbels, quelle erreur de casting ! Aucune ressemblance hormis peut-être la taille ! On n'aperçoit même pas Hitler ! Ni même la joie du public lors des victoires de Jessie. Très déçu car il y avait de quoi faire un super bon film ! Ici, ils ont démoli volontairement démoli les faits historiques d'importance de manière à appuyer les actes du nazisme durant les JO. Très déçu ! Seule Carice Van Houten a le bon look pour incarner son personnage. Le principal ressemble à peine à Jessie Owens. On n'aperçoit même pas les couleurs des autres nations lors des courses. USA est marqué partout, le reste des participants semble demeurer aux vestiaires. Très loin d'être un film historique et objectif. Un parti prit du réalisateur qui se rattrape à peine dans les images d'archives finales.
Un beau film qui relate la détermination passionnée de Jesse Owens, jeune athlète afro-américain, à participer aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936, dans le contexte politico-historique du nazisme et du racisme.
L'histoire du grand champion Jesse Owens qui a ridiculisé, par ses performances, les thèses nazies. Ce biopic, raconté tout en sobriété, m'a donné envie de connaître l'histoire de cet athlète tant le film me paraissait exagéré. Mais non, il était vraiment surhumain ! Malgré cela, son retour aux USA dû le confronter une nouvelle fois au racisme présent cette fois dans son propre pays (cf spoiler: la scène où Jesse et son épouse sont renvoyés vers l'entrée de service pour assister à la réception organisée en son honneur) . Une scène m'a mis les poils : spoiler: l'entrée de Jesse dans le stade olympique de Berlin , impressionnant ce que doit ressentir un athlète à cet instant.
Un pan de l'histoire est repris dans ce film : L'avènement de Jesse Owens devant la montée en puissance du Nazisme à l'aube de la seconde guerre mondiale. Les jeux de Berlin de 1936 sont subliment mise en scène. On s'y croirait. Les interprétations de Jesse par Stephan James et de son entraineur alias Jason Sudeikis sont excellentes donnant de la dimension au film. L'humanité est parfois étrange et la solidarité sera toujours supérieure.
A BOUT DE SOUFFLE. On veut en découdre avec le nazisme, on exagère sur le conflit alors qu'avec leur ségrégation les américains ne sont pas en reste. Un film politique trop élégant pour être honnête. 10 secondes pour une liberté. Sans le nazisme, on n'aurait pas les clés pour comprendre la grande vadrouille.
Un biopic classique mais passionnant sur la carrière de Jesse Owens, de ses débuts aux fameux jeux olympiques de 1936. La forme n'a en effet rien d'original, c'est très propre voire trop. Le fond est quant à lui intéressant, étonnant qu'aucun film marquant n'ait été fait sur le sujet auparavant. On y voit un parallèle entre l'Amérique raciste de la première moitié du XXème siècle, et l'Allemagne nazie. Un rapprochement troublant et une démonstration bien appuyée ici. Les acteurs s'en sortent bien sans être exceptionnels. Ils font le boulot on dira, et c'est largement suffisant, le sujet méritant une certaine sobriété.
Excellent biopic sur l'incroyable parcours de Jesse Owens, ce grand champion afro américain qui a défié Hitler sur ses terres aux JO de Berlin 1936 !! J'ai tout aimé dans ce film : la reconstitution historique, les entraînements, les compétitions...le rendu est très prenant, très émouvant et j'ai vraiment passé une excellente soirée !! Un film remarquable à voir absolument pour ne pas oublier que de tels hommes ont eu le courage de tenir tête à l'inacceptable !
Le cinéma américain avait déjà célébré Jackie Robinson, le premier noir à avoir joué dans une équipe professionnelle de Baseball dans les années 40/50. Dix avant lui un autre sportif afro-américain se révélait, lui aux yeux du monde, en remportant quatre médailles d’or au cours d’une seule olympiade : Jesse Owens. Le film n’est pas exactement un biopic, puisqu’il ne retrace que trois ans de la vie du champion, de son entrée à l’Université de L’Ohio à son retour quadruple médaillé d’or aux USA. Le film ne fait montre d’aucune audace de réalisation pour ne fournir au récit qu’une forme classique ; cela étant, point n’était besoin avec un tel sujet de faire du zèle. Parce que si tout le monde connaît l’histoire de cet homme noir qui humilia publiquement Hitler en triomphant devant ses yeux, on connaît finalement peur l’homme. Le film dresse donc le portrait d’un homme passionné de son sport, mais aussi en proie au racisme et à la pauvreté qui s’attache à sa communauté dans ces années 30. Il regorge aussi de détail sur cette période, comme les tractations allemandes pour éviter un boycott des USA, comment Owens a failli ne pas participer aux jeux, comment Hitler a filé à l’anglaise pour éviter de saluer Owens ou encore comment sa quatrième médaille, Owens la doit aux manœuvres allemandes pour empêcher les deux coureurs juifs de l’équipe américaine de participer au relais. Bref, le film est passionnant par son sujet et mérite un coup d’œil.
Le rythme est complétement maîtrisé, on ne s’ennuie pas du début à la fin. La Couleur de la victoire est un très bon film qui nous raconte une histoire passionnante sur un homme peu connu ; un film à partager.
biopic très intéressant , interprété par de bons acteurs notamment Stephan James très convaincant dans la peau du coureur Jesse Owens !! Les scènes dans le stade à Berlin sont distrayante !! Par contre , le film souffre de quelques longueurs !!!
Ce film n'est pas désagréable à voir, mais il reste très représentatif de la tendance hollywoodienne à réécrire l'histoire à partir d'une vision politiquement correcte aujourd'hui. D'une part Jesse Owen n'a pas été boycotté par Hitler comme on le raconte ici. Le dictateur nazi lui aurait même adressé un petite geste de la main pour le féliciter, auquel Owen aurait lui même répondu, selon ses déclarations ultérieures. d'autre part, il est douteux que le combat contre l'antisémitisme ait eu une telle importance aux yeux des organisateurs olympiques américains de l'époque, car l'antisémitisme était très présent aux Etats dont une partie de la classe politique (parmi lesquels le père du futur président Kennedy) était pro allemande. La réalisation brille par son caractère fade voire mièvre. On a du mal à cerner la personnalité de Owen dans cette sorte de success story. Il aurait été intéressant de nous montrer la difficile fin de vie de ce champion hors du commun qui a du accumuler les petits jobs pour nourrir sa famille. On notera aussi que, dans ce film, on oublie de nous dire que ce sont tout de même les Allemands qui ont remporté le plus grand nombre de médailles aux JO de Berlin 1936, et que par conséquent l'opération de propagande a été un grand succès pour Hitler. Enfin, ce film parait bien indulgent pour la réalisatrice Leni Riefenstahl qui a mis son talent au service d'Hitler. Solidarité de cinéastes ?