Derniers Avis : La Couleur de la victoire - Page 8
La Couleur de la victoire
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ATHMOS.ONER
166 abonnés
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4,0
Publiée le 3 août 2016
« La couleur de la victoire » est un biopic agréable et prenant, qui retrace l’incroyable talent de Jesse Owens et sa participation historique aux jeux Olympiques de Berlin durant la propagande Aryenne. Le sujet est forcément passionnant, malheureusement, le film ne monte pas sur la plus haute marche du podium. Si l’académisme dans la façon de filmer et certains effets spéciaux un peu cheap peuvent gâcher le plaisir visuel, c’est surtout le manque de rigueur historique et des prises de positions pas toujours justes qui énervent. Passé ces défauts, le film est un écrin pour l’esprit sportif dans ce qu’il a de plus beau, comme ce moment très surprenant où Luz Long qui vient de perdre devant son public et son chancelier, félicite pourtant son adversaire chaleureusement. Le second point fort du film est la façon dont il parvient à dépeindre avec justesse le paradoxe Américain qui consiste à combattre le nazisme dont les idées sont totalement repoussantes mais de continuer la ségrégation qui, elle, semble naturelle ! Quand on pense que Jesse de retour victorieux aux USA, doit prendre une entrée de service pour se rendre dans le prestigieux hôtel où est tenue une cérémonie en son honneur ! Le chemin contre la ségrégation n’a pas été aussi rapide que le 100m de Jesse…
Une histoire certes trop grande pour être traitée en deux heures. Mais LA COULEUR DE LA VICTOIRE domine son sujet par une foi sans faille en son personnage principal tout en maîtrisant très bien son contexte historique.
encore un film inspiré d'une histoire vraie magnifiquement porté sur le grand écran. Les acteurs sont tous parfaits et l'histoire très touchante dans cette Allemagne d'Hitler qui monte en puissance , jusqu'à mélanger sport et couleur de peau. Un excellent moment de cinéma.
Film bien dans l'ensemble mais une honte pour l'histoire. Une propagande digne des plus grands dictateurs. Qui réalise des films comme ca subventionné par les états en transformant l'histoire, la vérité juste les faits. Vu la situation économique actuelle des états-unis je comprends qu'on ne cherche pas à faire des films sur des révoltes. Facile de dire ca sans argument. Alors voila les arguments : Hitler n'a pas snobé Jesse, c’est Roosevelt qui l’a snobé. Le Président ne lui a même pas envoyé un télégramme. Nous fait croire dans le film que Hitler ne le recoit pas parce qu'il est noir est faux. Pour améliorer le film, il aurait fallu parler de l'enfance d'un petit garcon noir aux états-unis dans ces états-unis la, comment a-t-il fait pour en arriver la. Il aurait fallu raconter la suite de sa vie après ses médailles, pourquoi un médaillé Olympiques doit faire des courses avec des chevaux pour vivre. Mais aussi montrer le racisme a cette époque la et comment les différents gouvernements en profiter pour se faire réelire comme Roosevelt. Le film aurait mérité d'être intelligent comme l'était Jesse avec ce type de phrase " Un court instant, j’étais l’une des personnes les plus populaires au monde, mais j’ai vite découvert à quel point le succès est creux et la facilité avec laquelle celui-ci peut être exploité, comme moi-même, par des individus intéressés par le gain".
Biopic gentillet , rien n'est à la hauteur de la violence physique ou morale qui etait à l'oueuvre a cette époque , pour un film qui navigue entre segregation raciale et nuit de cristal , c'est un exploit . Sait on réellement qui etait Jesse Owens avec ce film ? J'en doute .
C'est un très beau biopic qui m'a fait découvrir Jesse Owens et l'envers du décor de sa participation aux JO de Berlin. Les acteurs sont tous remarquables.
"La couleur de la victoire" est un film remarquable et magnifique. Le réalisme de Berlin dans les années 30 est bluffant, l'histoire de ce champion olympique est passionnante, les acteurs sont bons et justes. Tiré de l'histoire vrai de Jesse Owens, jeune afro-américain qui se prépare à courir sous le drapeau américain pour les jeux olympiques de Berlin de 1936. Ce film est une réussite, dévoilant une histoire vrai avec un message d'espoir et de liberté. Touchant et émouvant, très bon moment.
Quel champion !... Jesse Owens a tout du héros et il était étonnant qu'on ne lui ait pas déjà rendu hommage. Voilà l'injustice rattrapée, et il me plaît que ce film ait été, en partie, financé par un Français, amoureux du sport, Luc Dayan. L'histoire de Jesse Owens dépasse les meilleurs scénarios de fiction : un noir petit fils d'esclave, discriminé dans son pays pour sa couleur de peau, va devenir un des plus complets champions des années 30 pour finir par remporter quatre médailles d'or aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Devant des nazis qui enrageaient de voir ce "sous-homme" truster les podiums... Le film est un vrai biopic, fidèle aux souvenirs du champion. Il fait mieux parfois, en se faisant l'interprète de la légende, notamment dans les rapports entre Owens et son concurrent allemand Carl Lutz Long pendant la compétition. Mais qu'importe ! Quand la légende est aussi belle, pourquoi ne pas la propager ? Le film de Stephen Hopkins est honnête, en présentant un héros très humain, en proie aux doutes et aux cas de conscience. Et la vision de la société américaine ségrégationniste qu'il donne dans son film n'est pas très flatteuse ( ce que Owens avait résumé d'un surprenant : "ce n'est pas Hitler qui m'a snobé, mais Roosevelt" ). Un film sérieux donc, et en même temps plein d'émotion. Il en ressort l'image d'un grand champion qui a marqué les esprits avec des records qui ont tenu, pour certain, près de 25 ans. On éprouve un seul regret : que les images tournées en 1936 par Leni Riefenstahl, l'égérie de la communication nazie, n'apparaissent pas en fin de film. Cela aurait été le cherry on the cake. Pour montrer les vraies images d'un exploit.
Un chef d'œuvre. Un très bon biopic sur Jesse Owens. Stephen James incarne ce coureur noir légendaire. Jason Sudekis interprète son entraîneur qui fut un ancien champion olympique. Un film qui nous montre que les nazis avaient torts sur leur idéologie raciale et absurde.
Très bon film, prenant, avec du rythme et de bons acteurs.
A montrer à tous les petits yeux à partir de 9-10 ans (les sportifs apprécieront d'autant plus) pour un bain historique sans concession et fort éducatif.
« La Couleur de la Victoire » est une belle biographie qui met en valeur le sport, mais qui n’évite cependant pas certains clichés. La narration est plaisante, et le rythme est correct. La retranscription de l’ambiance de pré-guerre de l’Allemagne nazie est tout à fait saisissante, notamment dans l’atmosphère particulière du Stade Olympique de Berlin. Les acteurs nous délivrent de bonnes prestations. Un film plaisant qui fera peut-être découvrir certains éléments historiques.
"La couleur de la victoire" (titre français crétin indigne de l'idée originale, simple et géniale, d'appeler le film "Race") pose au spectateur un dilemme relativement peu fréquent : on a ici affaire à un sujet extraordinaire - et qui plus est à nouveau essentiel en notre monde secoué par des convulsions extrémistes - traité avec une absence de talent confondante ! Et malgré la mise en scène conventionnelle au point d'en être grotesque, malgré les rôles principaux attribués à des acteurs incompétents, mal choisis et jamais crédibles, malgré l'absence totale d'idées de cinéma quand il s'agit de filmer une course de vitesse, "La Couleur de la Victoire" emporte régulièrement notre adhésion, soulève même notre enthousiasme lorsque toutes ces insuffisances apparaissent littéralement comme des détails face à la force du récit. La belle idée - plutôt courageuse en ces temps de réaction "trumpienne" aux USA - ici est de montrer que les Nazis n'avaient pas en 1936 l'apanage du racisme, voire du fascisme ségrégationniste, et que l'Amérique n'avait de leçons de morale démocratique à donner à personne. C'est la jolie surprise de ce film par ailleurs empesé, empêtré dans une représentation "historique" sans doute limitée par un budget insuffisant et enlaidie par des effets digitaux grossiers : la grandeur de la démonstration de force nazie en est évidemment pénalisée, ce qui prive quand même "la Couleur de la Victoire" de cet élément essentiel à son récit qui aurait dû être la peur inspirée par la montée d'un totalitarisme barbare. C'est alors au seul personnage de Goebels (Hitler étant lui même quasi invisible ici, ce qui lui confère une dimension iconique pour le moins maladroite...), très bien incarné d'ailleurs, de représenter à lui seul l'abjection nazie. Au final, c'est grâce à ce genre de détails bien vus (comme également le personnage ambigu, entre veulerie et sursauts d'honneur, interprété par Jeremy Irons) que le film gagne son pari de nous intéresser et de nous faire réfléchir. Voici donc un assez mauvais film qu'il convient pourtant de recommander à tous, et bien entendu aux plus jeunes qui en savent peu sur la terrible histoire du XXeme siècle.
Je commence par les défauts, il y en a peu et comme ça ce sera fait : quelques longueurs, aux contraires quelques ellipses mal placée (la compétition des JO est un peu bâclée) et des mièvreries pas très utiles (les passages avec femmes et maîtresse). Une des grandes réussites est d'éviter de tomber le travers habituel de ce genre de production qui glorifie les USA et le personnage principal bien au delà de la réalité. Ici au contraire Jesse apparaît non pas comme un leader déterminé mais comme quelqu'un d'indécis, influençable et soumis parfois et dont les choix ne sont pas uniquement guidé par une idéologie humaniste mais aussi par l'égoïsme d'un sportif, la recherche du compromis, bref la vraie vie. Les USA non plus ne sont pas épargnés avec la mise en avant de la discrimination des noirs, des magouilles politico-financière avec le régime nazi. Cela crédibilise le récit qui mêle dans une réalisation soignée histoire, politique et sport. A noter un plan d'une grande beauté : Jesse et son entraîneur à contre jour lors de leur entrée dans là stade olympique de Berlin. Superbe.