J’avoue, j’étais plutôt sceptique quand je me suis décidée à aller voir ce film. Voir ce genre d’histoire tournée de manière assez loufoque me faisait craindre le pire… Et justement, on découvre Jerry (Ryan Reynolds), ouvrier en usine à Milton, qui a une vie un peu simplette. On sent bien qu’il n’a pas les réactions sociales normales, qu’il est décalé. On comprend assez rapidement pourquoi: Jerry entend des voix et, plus particulièrement, celles de son chien, Bosco et de son chat, Monsieur Moustache. La vie de Jerry prend une tournure plus qu’étonnante quand il rencontre Fiona, qu’il aime vraiment beaucoup.
Et bien pour moi ce fût une très bonne surprise. Moi qui n’aime pas particulièrement les films farfelus ou les sujets sérieux tournés en dérision, j’ai complètement adhéré à celui-ci. Nul doute que les animaux en sont pour beaucoup car très vite, ils se font l’écho des pensées de Jerry. Monsieur Moustache, le chat, est la voix de démon quand Bosco, gros toutou à son pépère, est la voix de la raison. [...]
Ryan Reynolds, qui n’avait plus besoin de me convaincre depuis Burried, est absolument fantastique dans le rôle du bouseux de campagne, habillé comme tel et combattant ses pulsions. Ici, son physique n’est pas mis en valeur et avec son regard si spécial, il joue à merveille le benêt de service et même bien plus: le malade pris entre ses pulsions, qui ne veut faire que le bien mais n’y arrive pourtant pas. On sent le combat constant en lui.
Pour l’accompagner dans ce rôle, deux actrices féminines: Gemma Arterton, toute en formes pour une fois (ce qui fait plaisir à voir car elle est d’autant plus mignonne que si elle avait été anorexique comme toutes les autres). Et, last but not least, Anna Kendrick, qui quitte un temps le registre de la comédie sentimentalo-musicale adolescente pour jouer, enfin, un rôle d’adulte. Si je ne suis pas fan de la première, je dois dire que son accent anglais et son rôle apportent une touche non désagréable à l’ensemble. Quant à Anna Kendrick, que j’aime beaucoup, elle m’a épatée dans son interprétation.
Le film nous fait passer par des émotions différentes et c’est totalement jouissif. Alors que les dialogues entre Jerry, Bosco et M. Moustache sont complètement décalés, on se surprend à éclater de rire pendant des scènes disons… sanglantes (force de la réalisation évidemment). De même, je me suis surprise à être terrifiée (le mot est fort mais c’est pour illustrer) lorsque Jerry perd son sang froid et même émue quand on comprend son enfance. L’ascenseur émotionnel est définitivement bien utilisé ici! [...]
Enfin, je dirais que si je n’ai pas réussi à vous convaincre d’aller le voir, il mérite pourtant votre visite rien que pour le générique de fin, qui est ABSOLUMENT AMAZING!!
Note: 16/20