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Nico591
54 abonnés
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4,0
Publiée le 8 mai 2015
Un excellent thriller captivant du début à la fin, qui tout en choisissant le sujet sensible qu'est la pédophilie, choisit de raconter l'histoire du point de vue de tous les protagonistes du film. Que ce soit les parents, les policiers ou le pédophile lui même, ce choix de narration a pour effet de nous donner un scenario tortueux qui maintient un suspense permanent. Outre l'excellent casting avec notamment un Kevin Durant parfait, la mise en scène qui peut désarçonner au début avec ses multiples bonds entre passé et présent, se révèle être d'une maitrise formelle et d'une noirceur remarquable. Voila donc un thriller surprenant dans sa construction, et imprévisible qui n'a que seul défaut une fin quelque peu expéditive.
Sur le papier, ce drame familial possédait absolument tous les atouts pour s'imposer comme un film passionnant apte à transformer un banal polar en jeu de piste pervers. Mais, sitôt les premières minutes écoulées, la réflexion sur le voyeurisme, tout juste esquissée, tourne court, et Atom Egoyan enferme son long-métrage dans un puzzle pataud, peinant à mêler les époques.
Les histoires d’enlèvement d’enfants sont en ce moment légion au cinéma. Prisoners, excellent thriller psychologique marchant sur les pas de Seven, aurait pu montrer la voie à Captives¬. Mais la nouvelle création d’Egoyan, maladroite et loupée, n’en fera rien. Huit ans après s’être fait enlever leur petite fille, un couple détruit découvre de nouveaux indices sur cette affaire.
Au départ, on découvre un récit plein de bonnes attentions, comme cette photographie glaciale mettant en valeur un climat anxiogène. Mais on s’aperçoit vite que le réalisateur égyptien s’attaque à un genre éculé qu’il n’arrive pas à renouveler. Le montage, non linéaire, aurait pu être une bonne idée s’il avait un réel intérêt. Mise à part quelques hypothèses (la vision du temps qui passe de manière chaotique quand on attend quelque chose de toutes nos forces), on ne cerne pas trop pourquoi le cinéaste a opté pour ce choix, puisqu’il n’apporte pas d’utilité artistique ni narratif à son film.
Reynolds, en interprétant un père de famille désabusé ne se pardonnant pas ce qu’il s’est passé, s’en sort plutôt bien, mais ne parvient pas à sauver un épilogue des plus laborieux. Attendue et convenue, cette fin ne convainc guère et ne prend même pas la peine de résoudre toutes les pistes. Un scénario bancal, une écriture des personnages maladroite, des sous-intrigues superflues… Bref, ce polar qui se voulait racé et lancinant ne tient pas toutes ses promesses, loin de là.
Huit ans après la disparition de Cassandre, des indices troublants semblent monter qu'elle est toujours vivante. C'est le récit que présente Atom Egoyan dans ce thriller où la réalisateur tente de sortir de l'ordinaire et de s'éloigner du genre. Le problème, c'est qu'il prenait un risque énorme en voulant se démarquer des thrillers précédents, et résultat : il nous livre un film dramatique mais qui n'angoisse pas, où l'on ne ressent peu ou pas d'émotions, et où le suspense est quasi-absent. De plus, le jeu d'acteurs, principalement de Ryan Reynolds qui est toujours aussi fade, n'a quasiment rien à envier. Le scénario reste simple et banal, sans surprise mais utile. L'intrigue se perd au fur et à mesure que le film progresse, vers un dénouement dès plus prévisible et décevant. Entre temps, beaucoup de longueurs viennent brisé l'intrigue et le très peu de suspense qui sont les légers atouts de ce film. Décevant, fade, chiant et prévisible, "Captives" n'a absolument rien à envier aux précédents films du genre, à commencer par le récent et excellent "Prisoners".
Captives, le dernier film d’Atom Egoyan flirte autant du côté du thriller autant que du côté du drame psychologique, emmenant Rosario Dawson et Scott Speedman dans les bas-fonds terrifiants du commerce pédophile. A coté de l’enquête se déroule le drame familial porté par Mireille Enos et Ryan Reynolds, tous deux bouleversants en parents désemparés et profondément détruits.
Matthew (Ryan Reynolds) sort cinq minutes de sa voiture pour aller acheter une tarte, comme chaque semaine. Il laisse sa fille, Cass (Alexia Fast) à l’arrière. Lorsqu’il revient, elle a disparu. Débute alors pour lui et sa femme Tina (Mireille Enos) une terrible attente tandis que l’enquête de la Police s’enlise.
Captives aborde un thème très dur sans fard, sans concessions, sans pour autant verser dans l’exploitation graphique de l’horreur, lui préférant une ambiance malsaine entretenue par une bande son aérienne et une luminosité blanche s’étendant sur la neige comme un jour nuageux. Ce traitement froid et distancié est régulièrement battu en brèche par les dialogues parfois très violent sur le plan symbolique tels Cass disant à son ravisseur Mika (Kevin Durand) qu’il pourrait la laisser partir maintenant que jeune adulte, elle ne l’intéresse plus… Toute la tension est basée sur les non-dits. Kevin Durand transpire littéralement la perversité par tous les pores de sa peau. L’homme a intériorisé les aspects les plus dégoûtant de sa vie. C’est là que réside l’horreur indicible émanent du scénario d’Atom Egoyan et David Fraser. Mika, membre cynique d’un réseau de pédophilie, se délecte de la détresse émotionnelle de sa captive et pousse la perversion jusqu’à observer la mère se morfondre et perdre pied.
À mille lieux des classiques du genre, s’étendant sur les tortures physiques ou les enquêtes policières, Captives s’étend bien davantage sur les séquelles psychologiques de ces événements affreux, se concentrant sur le couple de parents qui se délite, et sur la relation perverse et ascendante du pervers sur la jeune fille, complice à son âme défendante du réseau. Le scénario ne fait pas non plus des policiers des super-héros redresseurs de tort et s’appuie bien davantage sur les ravages que les enquêtes et une certaine impuissance laisseront dans leurs vies. Le sort réservé à l’inspectrice Nicole (Rosario Dawson) sonne comme une terrible métaphore nous rappelant que la plupart des enquêtes ne sont malheureusement jamais bouclées. Le personnage de l’inspecteur Jeffrey (Scott Speedman) est quant à lui, ambigu dans son rapport à son métier. A demi-mots, on apprend qu’il a sûrement été victime de maltraitances dans son enfance, ce qui le rend méfiant envers tout le monde, et rend très conflictuelles ces relations avec le père qu’il soupçonne constamment. Ce dernier est aussi accusé régulièrement de négligence par Tina (Mireille Enos), la mère, qui ne supporte plus de le fréquenter, bien qu’elle aime toujours.
Sans sensationnalisme, sans gros bras, sans revanche, sans artifice, Captives offre une histoire tragique, appuyée par un traitement sobre qui rajoute à la fois de la dramaturgie du film et rend plus difficile la terrible vérité. N’ayant pas le culot malsain de se revendiquer d’une histoire vraie, Captives rappelle néanmoins certains faits divers ayant fait la une, ces dernières années. Ne voulant pas camoufler l’atrocité derrière une surenchère de moyen, Atom Egoyan livre, au contraire, une œuvre poignante et émouvante, portée par des acteurs investis et saisissants de véracité. On sort mal à l’aise et au bord des larmes de la projection, ce n’est pas la moindre réussite de Captives.
Un peu décevant dans l'ensemble. Il y a une ambiance générale qui est plutôt bien maintenue, mais il n'y a pas assez de rebondissements. De plus, sur les deux heures de film, il n'y a que cinq minutes pendant lesquelles on s'inquiète pour un personnage. Faut dire aussi que tous les autres (sans exception) sont tellement antipathiques qu'on s'en fout. Il y a des choix de réalisation que je ne m'explique pas et, au niveau de l'histoire, tout n'est pas compréhensible ou expliqué. Si Ryan Reynolds et Kevin Durand sont très bons dans leur personnage pas caricaturaux, les autres acteurs ne sont pas exceptionnels. La musique est à l'image du reste du film : oubliable.
C'est lent... Qu'est-ce que c'est lent! La bande-annonce dévoile pourtant un film plein de potentiel mais finalement, la mise en scène est une pute déception. Les flashback et flashforward n'ajoutent rien à la réalisation, au contraire. Les acteurs sont pathétiques, jouant des personnages caricaturaux. Et le final, attendu, est plat.
(...) Egoyan est ainsi un cinéaste imprévisible (...) Captives, loin de son image de thriller sur fond de kidnapping, prend le pari de faire coïncider cette variable abjecte et toujours aussi présente, que les dangers d’Internet, ici utilisé dans le film à des fins malhonnêtes (...) en lieu et place de s’accorder uniquement à la fille disparue, ce titre évocateur sert davantage à démontrer les relents de captivité enserrant tous les acteurs de cette enquête nébuleuse (...) Captives se veut comme un Prisoners en plus abstrait. Une abstraction du récit amenant le flou sur divers points du récit tels que le réseau pédophile du principal antagoniste, mais qui ne gâche en rien le plaisir éprouvé à la vue d’un thriller aussi retors, glacial et captivant (...)
Je trouve dommage que l’on connaisse dès les premières minutes le kidnappeur. Son visage n’est même pas caché, le réalisateur le montre comme s’il avait un quotidien tout à fait ordinaire. Ce qui aurait pu être sympa si on ne connaissait pas sa réelle identité. Le seul suspense que l’on peut retrouver c’est sur la recherche de la jeune fille, Cassandra. De plus, on ne ressent aucune émotion. Cela aurait pu être un plus sur le côté tragique de la situation. L’ensemble fait très brouillon. Passé, présent, passé plus lointain etc. Le film s’enchaine de la sorte et peut rapidement faire décrocher le spectateur jusqu’à peut-être le perdre complétement. Seul les quelques indices temps sur les années de captivités de Cassandra peuvent nous permettre de nous repérer. En plus de certaines longueurs, la fin est bâclée à mon sens ... Toutes les questions que peut se poser le spectateur n’ont pas forcément de réponses, il manquerait presque quelques minutes de film pour avoir une fin correcte.
un thriller honnête avec quelques scènes fortes mais réalisé de manière trop lisse, trop mou par moment, le scénario reste solide, mais c'est surtout le dénouement final beaucoup trop facile qui plombe le résultat.
Curieux film que ce « Captives » qui, d’un côté, fait le choix de la simplicité du drame au détriment du thriller et qui, de l’autre, joue la carte du puzzle narratif pour créer le mystère et le suspense. Il ressort de ce film lent et contemplatif une langueur qui empêche de se passionner pour une enquête d’une banalité finalement sidérante, mais aussi une absence totale d’empathie ou de dégoût pour les différents protagonistes. Quand on aborde la question de l’enlèvement de l’enfant, de l’absence voire du deuil, il est difficile de marier tout cela avec une esthétique tape-à-l’œil. Atmosphère neigeuse, tons blancs, dialogues minimalistes, compositions (musicales et photographiques) épurées, il est bien difficile de briser la glace et d’entrer dans cette histoire aux apparences labyrinthiques. Comparé à « Prisoners » sortie à la même période, « Captives » est dominé dans tous les secteurs, que ce soit dans la tension, dans l’émotion, dans la richesse narrative. Quand le film ici s’achève, après une petite montée d’adrénaline (enfin, serait-on tenté de dire), on s’aperçoit combien l’histoire racontée était d’une confondante platitude, dépourvue de rebondissements et de ressorts. Pire, les personnages qui ont traversé le film nous sont restés totalement étrangers et on peine à savoir où certains en sont réellement. Des pistes ont été ouvertes sans jamais avoir été explorées et le spectateur est condamné à interpréter trop d’éléments. Si on peut reconnaître à l’ensemble une certaine maîtrise, une esquisse intrigante de nombreux sujets, on reste quand même globalement au bord de la route. L’ultime partie du film est plus intéressante mais la première heure est d’un profond ennui. On préfèrera largement le Atom Egoyan des débuts, notamment celui d’« Exotica » qui, au-delà de son originalité formelle, avait une histoire plus riche à développer.
Aucun suspense, grosse déception que dit d'autre rien. En dehors des paysages enneigés rien de rien, ma critique étant trop courte, amateur de thriller s'abstenir