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Wilma P
11 abonnés
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1,5
Publiée le 14 janvier 2015
Aucun suspense, grosse déception que dit d'autre rien. En dehors des paysages enneigés rien de rien, ma critique étant trop courte, amateur de thriller s'abstenir
J’avoue qu’après avoir vu la bande-annonce, je n’avais clairement pas l’intention de me déplacer pour ce « Captives ». Mais bon, j’ai vu le nom d’Atom Egoyan et je me suis rappelé à quel point les distributeurs pouvaient déformer tout un long-métrage juste pour que cela corresponde à leur image du film vendeur. Et pour le coup : bien m’en a pris. Pour qui a été refroidi comme moi par la bande-annonce, je vous le dis tout de suite : ça n’a rien à voir. Alors certes, il est bien question d’une petite fille qu’on a capturé à l’arrière d’une voiture et que son gentil papounet va s’efforcer de retrouver, mais pour le coup, ce n’est clairement pas l’enjeu qui est intéressant, mais bien la manière dont on nous amène là-dedans. Pour le coup, Atom Egoyan fragmente totalement son récit et le recompose d’une manière fort astucieuse qui créé tout de suite un très bel effet d’intrigue. C’est une évidence dès les cinq premières minutes : on ne va pas avoir affaire à une banale histoire de rapt, avec le gentil papa, la pauvre victime, le méchant malade mental et les sempiternels moments de doute / folie / désespoir / rage, etc… Là, on a affaire à un film qui n’entend pas nous livrer des personnages et des univers trop conventionnels. Le décalage est subtil mais suffisant pour que les questionnements se posent rapidement. Pour le coup j’ai trouvé ça diablement efficace, toujours en équilibre sur ce film normalité / étrangeté, et cela jusqu’à la fin. C’est fin. C’est délicat. C’est intrigant. Encore un travail de grand formaliste de la part d’Atom Egoyan. Chapeau et merci…
Une chose est sûre si vous cherchez un thriller haletant, ce film ne fait pas l'affaire. L'histoire n'est pas trop mal, ce film aurait pu être un bon thriller. Les acteurs sont bons, la réalisation n'est pas mauvaise, mais le fait qu'il y ait trop de flashback et qu'on sache dès le début du film ce que devient la petite fille, rendent ce film long et pas très limpide.
Captives est un très bon thriller canadien réalisé par Atom Egoyan, qui met en scéne Ryan Reynolds (très bien, décidément cet acteur s’améliore de film en film) qui joue Matthew, le père qui part à la recherche de sa fille kidnappée... Mireille Enos (excellente) qui joue Tina2, la mère (très dépassé par les événements, voir le film pour comprendre) de la fille kidnappée... Rosario Dawson (excellente) et Scott Speedman (très bien en flic trés suspicieux) qui jouent les inspecteurs chargé de l'enquête.... Kevin Durand (excellent) qui joue le ravisseur de la fille et Alexia Fast qui Cassandra, la fille disparue devenue adolescente (enfant elle est joué par la jeune Peyton Kennedy).... Fascinant, ambigu et labyrinthique (dans sa construction narrative), Atom Egoyan, signe un film haletant et troublant autour de l’enlèvement d'une petite fille avec des personnages très énigmatique (ils sont pratiquement tous ambigu et tout particulierement le rapport entre le Kidnappeur et sa victime)... Enfin bref, même si ce film n'est du niveau de Prisoners de Denis Villeneuve, il tout aussi fascinant... et si vous voulez voir un film intelligent c'est celui ci, les autres s'abstenir... aller voir des grosses production totalement décérébré.
Je trouve dommage que l’on connaisse dès les premières minutes le kidnappeur. Son visage n’est même pas caché, le réalisateur le montre comme s’il avait un quotidien tout à fait ordinaire. Ce qui aurait pu être sympa si on ne connaissait pas sa réelle identité. Le seul suspense que l’on peut retrouver c’est sur la recherche de la jeune fille, Cassandra. De plus, on ne ressent aucune émotion. Cela aurait pu être un plus sur le côté tragique de la situation. L’ensemble fait très brouillon. Passé, présent, passé plus lointain etc. Le film s’enchaine de la sorte et peut rapidement faire décrocher le spectateur jusqu’à peut-être le perdre complétement. Seul les quelques indices temps sur les années de captivités de Cassandra peuvent nous permettre de nous repérer. En plus de certaines longueurs, la fin est bâclée à mon sens ... Toutes les questions que peut se poser le spectateur n’ont pas forcément de réponses, il manquerait presque quelques minutes de film pour avoir une fin correcte.
Apres "the devil knot", qui retraçait un fait divers sordide impliquant le meurtre de 3 enfants, Atom Egoyan continue sa descente aux enfers dans les bas fonds de l'humanité, et traite ici d'un réseau pédophile... Si le réalisateur parvient à instaurer un certains suspense de part la construction même du récit qui voyage entre plusieurs époques, la simplicité du scénario et son manque d'efficacité ennuie, voir agace (notamment pour un personnage laissé a l'abandon par l'histoire). Les personnages sont tous relativement transparents et leur psychologie peut ou pas du tout travaillée. Bref un film qui veut jouer au "grand" en traitant d'un sujet ô combien délicat et propice aux drames et aux enquêtes policières, mais qui reste très ras du plancher faute de développement convaincant. Réussir à faire un film sur ce sujet sans distiller la moindre émotion, il fallait le faire !
Egoyan ayant décidé au dernier moment de filmer Captives dans un paysage de neige, on ne peut que le féliciter de cette intuition qui l'a fait changer d'avis et intégrer les décors hivernaux comme un véritable personnage de cette histoire complexe à différents niveaux de lecture. Sans l'aspect glauque, sur un sujet proche, de Prisoners auquel on le compare souvent, ce film noir sur fond blanc est une vraie réussite et sans doute le meilleur de son auteur depuis De Beaux Lendemains.
Difficile de dire ce qui est le plus mauvais dans ce film : le méchant qui surjoue effrontément (Kevin Durand), le scénario incroyablement décousu, le montage alambiqué sans raison.
Le sentiment éprouvé à la vision de Captives est celui d'un grand gâchis : Egoyan fut un très bon réalisateur et il use ici son talent sur une bonne idée (un réseau de pervers qui prendraient son plaisir à voir la souffrance des autres) honteusement mal exploitée.
Le film a ceci d'étonnant qu'il parvient à échouer comme rarement à installer une quelconque tension. Il tente de masquer les faiblesses criardes de son scénario (les relations amoureuses des deux flics, le vraie consistance du réseau, son chef) par des tentatives pitoyables de maquillages temporels.
C'est un vrai mystère que ce film à la mise en scène faible et poussive ait été en sélection officielle à Cannes dernier. Sur un sujet voisin, le Prisoners de Denis Villeneuve, loin d'être un chef-d'oeuvre, était bien plus réussi.
Début captivant puis long, long, long par la suite. Le froid et le calme se dégage du film. Plus scènes d'avant/après le kidnapping sans repères donc on peut être facilement perdu. Totalement déçue par la fin que je trouve bâclée.
Perdu de vu depuis une décennie (son dernier film, très moyen, The Devil's Knot, n'est même pas sorti en France), Atom Egoyan revient avec Captives, un thriller glauque et glacé qui ne fera pas l'unanimité. A commencer par sa forme, complexe, qui enchaîne sans souci de linéarité, scènes du présent et du passé. Il y a là un aspect artificiel, sans doute, et surtout manipulateur qui oblige le spectateur à rester attentif et à noter chaque détail. Le fond est sinistre- enlèvement d'enfants, réseau de pédophiles- mais avec un traitement qui exclue toute image scabreuse, ne laissant traîner que quelques indices. Choquante et troublante façon d'installer de manière pernicieuse un certain malaise et aussi un réel mystère. On reconnait le style d'Egoyan pour créer un climat à la fois lumineux (dans ses extérieurs) et d'une grande noirceur (à l'intérieur des êtres). L'élégance de la mise en scène, la maîtrise du récit dans sa narration éclatée et la qualité de l'interprétation contribuent à faire de Captives une oeuvre ... captivante et perverse comme un Hitchcock de la grande époque, la mise en abyme à travers les écrans qui envahissent notre vie, en plus. On peut regretter le dénouement, trop expéditif, mais l'impression générale n'est pas écornée pour autant. Celle d'avoir vu un film qui fouille sans ménagement les tréfonds de âmes et y trouve une humanité soit blessée, soit dégénérée.
Si je vous dis que dans ce film extraordinaire (dans son acceptation première) les personnages agissent toujours à contretemps, sans logique, mais avec une justesse qui relève du bon sens, ça peut vous laisser pantois. C’est pourtant tout le bonheur de « Captives » qui voit une famille et la police rechercher depuis huit ans une fillette, qui aujourd’hui se manifeste à nouveau. Rien de surnaturel dans ces indices retrouvés au fil d’un récit qui n’en finit pas de retourner le couteau dans la plaie, en mélangeant habilement plusieurs genres et thèmes (drame social, thriller psychologique, fantastique) jusqu’à couvrir l’universel de nos pensées. L’homme est-il foncièrement bon ? Un père, un flic, un salaud apportent ici des réponses bien ténues. Et au bout du compte, la vérité énoncée demeure encore une énigme. Quel film ! Pour en savoir plus
"Captives" film du canadien Atom Egoyan, n'a rien à envier à l'excellent "Prisoners" de Denis Villeneuve, tant il est différent sur le fond et la forme, et donc difficile à mettre en comparaison, peut-être juste un cran légèrement en dessous... "Captives" a en effet déjà une approche très différente par son sujet essentiel, original et surtout effroyable, à savoir l'enlèvement d'une enfant pendant 8 ans dans un but insensé et dont les conditions de détention sont inimaginables ! C'est sans doute ce point là qui fait déjà la force de ce film où on s'enlise doucement dans un malaise sournois, une ambiance sombre et angoissante par tout ce que l'on découvre à l'écran alors que les deux inspecteurs pataugent et se fourvoient même dans leurs hypothèses ! Ensuite, on est aussi conquis par la construction du film, très tortueux avec ce mélange passé/présent incessant comme pour mieux nous perdre et nous interroger. L'observation très fine du couple éperdu et traumatisé par la disparition de leur fille est là aussi un point diablement intéressant avec tous les signes et réactions qui se précisent, de la culpabilité à la folie... Et enfin, après le jeu des acteurs tous très justes, on est par contre franchement scotché par celui de Kevin Durand, l'acteur incarnant le ravisseur dont la vue glace le sang, autant que la neige et le froid qui nous habitent durant le déroulement labyrinthique de cette histoire passionnante ! Tous ces points forts accumulés aboutissent à une réalisation bourrée de qualités évidentes où la tension fait son apparition par étapes, un peu comme dans un puzzle, à la fois dans la construction scénaristique et dans l'enquête elle-même, on saisit petit à petit les fantasmes effrayants, la façon de jouir de ce ravisseur monstrueux, dont rien que le visage et ses expressions, est un monument en soi ! Sans doute restent quelques faiblesses qui au regard de l'ensemble, sont en fait bien secondaires. Ce film puissant, déstabilisant et intelligent est à découvrir pour se laisser embarquer dans le délire d'un homme, qu'on ne souhaiterait à personne de connaître ! L'espèce humaine a quelquefois bien plus d'une face sombre terrée en elle qui ne demande qu'à faire surface...