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folyr
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2,0
Publiée le 13 février 2019
Voila un film qui ne nous apprend rien sur l'addiction à la drogue. On a vu cent fois des docus, des films, des téléfilms sur le sujet. C'est répétitif, ennuyeux, on sait exactement ce qui va se passer. Certes, les comédiens sont excellents et ils ont bien du mérite tant la même scène se rejoue d'un bout à l'autre du film. Quand on pense à la merveille qu'était Alabama Monroe, on est déconcerté et déçu du manque total d'émotion que procure le film.
Un drame familial bouleversant qui parle d’addiction avec justesse, sensibilité et sans pathos, porté par l’interprétation brillante du duo Steve Carell/Thimothée Chalamet.
Même si le thème a des airs de déjà-vu après le combat émotionnel de Julia Roberts dans "Ben is back", "My Beautiful boy" parvient tout de même à nous sensibiliser et à nous toucher. Ici, une relation père-fils extrêmement douloureuse est décryptée au peigne fin, entre souvenirs heureux et présent ravagé par la drogue. Ce montage déstructuré reflète les émotions contradictoires des personnages, entre amour et désarroi, douceur et douleur, lueurs d'espoir et grosses rechutes,... Cette forme déstabilisante ne fait que nous mettre au diapason avec ce père face à la descente aux Enfers de son enfant, sujet à des addictions à diverses drogues. Le fait de perdre le contrôle d'une situation, de ne pas pouvoir aider un être cher au point d'abandonner toute tentative afin de se préserver soi-même et les autres membres de la famille, telle est la problématique du film. Les émotions sont vives ; on passe facilement du rire rempli d'espoir aux larmes de désespoir. Le côté mélo peut d'ailleurs en rebuter quelques-uns, surtout lorsqu'on est sensible à cette musique omniprésente qui accompagne le récit. Accompagner la destruction de cette relation complexe et intime participe à notre engouement. Il y a un côté "sans pitié", un réalisme accru qui secoue sans qu'on s'y attende vraiment. En confrontant le présent avec les souvenirs, la nostalgie devient violente, irrévérencieuse, désagréable. L'ambivalence de la mise en scène, des relations et de notre ressenti ne fait que rendre compte de l'impossibilité d'un retour à la normale... Evidemment, tout cela ne serait rien sans le talent des acteurs. Steve Carell, humble et poignant, témoigne de toute la souffrance intérieure d'un père démuni et désemparé. A ses côtés, Thimothée Chalamet nous happe par sa composition difficile et émotionnellement forte. C'est débordant d'amour mais noyé sous des émotions contradictoires, douloureuses, involontaires et effrayantes. Maura Tierney, dans le rôle de la belle mère et de la nouvelle femme de ce père, bien qu'effacée dans la première partie, se révèle très juste et chargée de sens dans la seconde partie où la dégringolade s'accentue. "My beautiful boy" reste un portrait cruel mais magnifique, sobrement mis en scène mais suffisant. Certes, quelques fioritures se promènent ici ou là mais la force sensible de cette réalité ne peut que nous percuter et nous faire rendre compte des dégâts d'un tel cercle vicieux et sans fond.
Un film sensible, dur et un brin déprimant... L'intrigue est déconstruite et morcelée, comme pour souligner cette relation qui tombe en morceaux entre deux êtres qui s'aiment mais ne se comprennent plus. Les deux acteurs sont magistraux, tout en nuances et en délicatesse. Le plus terrible est qu'on donnerait le bon dieu sans confession à Timothée Chalamet, ce qui montre bien que nul n'est à l'abri de ce fléau.
Malgré un scénario pauvre et une narration déconstruite, c'est un film qui se suit agréablement. Les acteurs sont impeccables, Steve Carell et Timothée Chalamet sont excellents tous les deux, comme les seconds rôles féminins d'ailleurs. Un film d'une maturité qui fait plaisir à voir. Belle photo et belle bande son.
Malgré quelques scènes attendues et un montage achronologique qui n'éclaire pas systématiquement la relation entre ce père et ce fils, l'essentiel des liens se faisant comprendre sans nécessité d'explicitation, la sincérité de la narration nous permet de croire à cet amour, d'autant que le casting brille par sa justesse et son pertinent minimalisme, Steve Carell et le bouleversant Timothée Chalamet en tête. Un drame aux propos intelligents.
Aussi touchant que nécessaire. My Beautiful Boy décrit avec sobriété les mécanismes de l’addiction, ses ravages sur ceux qui en sont directement ou indirectement victimes. La déconstruction chronologique est déroutante au premier abord mais elle nous rapproche de l’état mental de ses protagonistes : confusion, désarroi, absence de maîtrise du présent et de l’avenir. Le film est dur, d’autant plus qu’il est quasiment dénué de tout espoir, si ce n’est celui qu’autorise l’indéfectible amour d’un père pour son fils.
MON BEAU CERVEAU BRISE. Se détruire et grandir à en crever. Quand sacrifice rime avec méthamphétamine. Les désespérés sous les assauts répétés. Une âme torturée pour chercher l'air. Déchirant et inspirant pour expirer.
Poignant, bouleversant! Le jeune papa que je suis est complètement chamboulé par cette histoire tellement attachante de ce papa prêt a tout pour son fiston! J’aurais aimé que mon père ait été autant là pour moi que ce papa la, et j’espère que je serais ce papa là pour mon fils!
Film qui ne laisse pas de marbre. Beaucoup d’émotion tout au long du film. Tristesse, émotion pression tout au long du film. La mise en scène est intéressante mais ce n’est rien comparé au jeu des différents acteurs, référence surtout aux deux acteurs principaux qui sont vraiment excellent dans le rôle respectif. Toutefois, le casting globale est aussi de qualité.
David (Steve Carell) rencontre de gros soucis avec son fils, Nic (Timothée Chalamet), accro aux drogues. L’interprétation des acteurs est très juste, que ce soit le père de famille qui combat désespérément l’addiction de son fils et essaye de comprendre ce qu’il traverse, ou le fils complètement dépassé, alternant entre les phases d’euphorie, de manque, à la fois volontaire et désespéré. Le sujet est glaçant d’autant plus quand on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie. La descente aux enfers est très réaliste. Petit bémol, surtout en première partie de film : la narration était un peu décousue. Finalement le film est un éternel recommencement mais qui traduit sans doute la réalité.
Film extrêmement parlant sur les ravages des drogues sur les jeunes. On suit la relation d'un père et de son fils au plus près ce qui les rend très crédibles et attachants. On y apprend également beaucoup d'informations scientifiques très utiles. Seul bémol, le film est construit sur un rythme relativement lent. A voir par tous les jeunes qui pourraient être tentés !
Un universitaire découvrant que son brillant fils de 18 ans souffre depuis plusieurs années d’une addiction à la drogue va mener un combat pour l’aider à s’en sortir. D’une réalisation classique, c’est un drame poignant explorant avec intelligence le cycle infernal qu’entraine la consommation de drogues dures reposant surtout sur sa distribution avec le duo Steve Carell / Timothée Chalamet dont les prestations sont remarquables de pudeur et de finesse.
My Beautiful Boy est un film visuellement soigné, avec des plans souvent magnifiques, mais qui flirtent parfois avec l’esthétisme forcé. La mise en scène appuie un peu trop sur la beauté des images, au risque de paraître artificielle. Côté bande-son, les musiques sont bien choisies, agréables même, mais leur volume excessif nuit à l’immersion. Le mixage, globalement, manque d’équilibre et gêne l’émotion plutôt que de la renforcer. Heureusement, les acteurs livrent des performances solides, crédibles et touchantes. Quant à l’histoire, elle est ultra-classique, vue et revue, mais elle fonctionne toujours : c’est efficace et émouvant, même si on aurait aimé un peu plus de fraîcheur.