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Avoine M.
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3,0
Publiée le 16 avril 2015
Co-produit par Ridley Scott, scénarisé par Richard Price et porté par ses interprètes, Enfant 44 est un thriller sur fond historique d'intrigues de couloirs et de paranoïa généralisée qui se laisse regarder sans déplaisir même s'il aurait gagné à être plus ramassé. Et le jour où Daniel Espinosa saura filmer une scène d'action sans caméras parkinsoniennes et montage épileptique, il fera partie des cinéastes à suivre.
Ce film est tiré d'un excellent roman, l'adaptation est remplie de longueurs et de scènes inutiles. Il y a une trop grande multiplication d'histoires dans ce même film, ce qui nuit au rythme. Par contre, les décors et costumes sont très bien faits.
Le plus gros défaut de ce film, c'est... de ne pas être russe. Il nous offre en effet une vision occidentale, voire américaine (bien que le réalisateur soit chilo-suédois) de l'univers soviétique réduit à la terreur et à la répression. Sans compter que ces faux Russes parlent anglais, ce qui n'arrange rien. On a un peu de mal à y croire en dépit d'une reconstitution rétro assez réussie sur le plan esthétique. Ensuite le scénario est confus et bourré d'incohérences. N'ayant pas lu le livre, je ne serai pas aussi sévère que ses lecteurs qui semblent avoir été cruellement déçu, il y a quelques bonnes séquences et quelques idées de temps à autre. Par certains côtés, ça rappelle - en moins bien fait - Gorki Park, qui était aussi l'adaptation d'un best seller américain se déroulant en Russie par... un réalisateur américain. Ce film, j'ai pu le constater, faisait bien rigoler les Russes à l'époque. Ils dont donc aujourd'hui à nouveau l'occasion de se tordre avec Enfant 44...
Le nom n'a pratiquement pas d'importance. mais cela fait grave penser à Batman begin.. mais en version communiste guerre froide.. en plus la multiplication des méchants devient chiant
C'est affaire courante d'être déçu par un film après avoir lu le livre, mais alors là... je reste sans voix. Une adaptation tellement prétentieuse au vu du casting de marque, qui ne parvient qu'à mêler le pathos et la facilité de façon grotesque. Revenons-en au livre, je ne veux pas faire de spoiler, mais franchement quel intérêt y a t-il d'adapter un policier au cinéma pour lui éviscérer l'essence même de son intrigue : le meurtrier. Même si tout à l'air identique en accéléré, il va falloir que l'on m'explique où elle est la valeur ajoutée. Tout le coeur même de l'histoire en est modifiée, pour un final ridicule et dénué de toute crédibilité. Je ne vois pas de point positif. La reconstitution de l'union soviétique est certes réussie, mais pouvons nous vraiment nous attendre à moins avec une réalisation d'une telle envergure? Côté acteurs ben je les adore alors je ne vais pas cracher dessus, c'est juste dommage pour eux qu'ils aient accepté le boulot, car on a tous perdu notre temps dans cette histoire. Gary Oldman sort du lot évidemment. Très, très déçue par Enfant 44, je me demande si le réalisateur a une seule fois pensé aux lecteurs car c'est juste scandaleux (ça me rappelle un certain "Créance de sang"...). Le ton moralisateur est absurde, bidon et affligeant. C'est plat en fait, presque vide. Dommage car tout ça donnait bien envie. Bref, à fuir.
Enfant 44, est un thriller on va dire historique. En effet ce film se passe en 1953 en URSS donc sous le communisme et où il y a une parole sacré qui dit "Il n'y a pas de meurtre au paradis", Pour raconté rapidement le système politique soviétique avait tellement confiance en lui que l'idée que des membres du pays puissent tuer d'autres membres est impossible, ce qui amène au fait que si l'on suspecte un meurtre c'est que l'on défis le pouvoir et que nous sommes un traître. Partant de se principe là et de vielles rancœurs, un agent Russe jouer par Tom Hardy va chercher à retrouver un tueur d'enfant en série. Je fais volontairement un résumé survolé car le film est un thriller et il vaut mieux y aller avec le moins d'info possible pour pouvoir apprécier à son maximum. Ce Film est très intéressant surtout au niveau historique car il montre très bien le régime soviétique, on sens la pression politique et militaire tout au long du film. On a un peu des moment à la Inglourious basterds avec un enquêteur, des gens à traquer.... On peut lui reproché d'avoir un début très fouillis mais je pense que c'est voulu pour pouvoir perdre le spectateur et qu'il soit comme les personnages c'est a dire perdu. Le plus gros défaut à mon gout c'est les scenes d'action, je ne sais pas comment ils ont filmé ça, mais on ne distingue rien, on ne sais pas qui tape qui, qui meurt,où sont les personnages en plus c'est à moiter flou.. C'est un des très gros défaut du film,un des autres défaut c'est que ce film n'a que son histoire pour le porter et donc a une vie trop faible peu être je le reverrait dans longtemps mais une fois que l'on sais la fin bas on sais la fin il n'y a plus rien à découvrir et c'est dommage.. Mais c'est un film à voir!
Enfant 44 est présenté sous la forme d'un thriller noir a la Stephen King ... Et bien si c'est cela alors c'est du Stephen King au rabais . Enfant 44 est un film assez banal ni haletant , ni réfléchis et la pauvreté de la photographie ne fait qu'aggraver le cas . Une multitude d'histoire : à la fois le rapport de l'officier à sa hiérarchie , la vie sous la dictature stalinienne et la traque du meurtrier font perdre de la gravité et de la profondeur au film. Il reste cependant le très bon jeu de Tom Hardy.
Je suis allée voir ce film pour voir un film policier mais en fait l’enquête n'est qu'un prétexte à nous faire découvrir la Russie en 1952, avec son pouvoir totalitaire, ses délations, ses groupes politiques, la misère et la peur du peuple. Le film n'est pas mal au demeurant quoi qu'avec certaines longueurs.
Vu hier en avant première. Le film est un ratage complet. Malgré un casting de rêve, le réalisateur n'arrive ni à tenir le rythme qu'il s'est imposé ni à vraiment crédibiliser ses personnages. On y trouve en vrac : un sérial killer, une hiistoire politique, des orphelins, les clichés de WW2, un adultère, un mariage raté, des infanticides, une histoire de revanche, un orphelin qui adopté par un général de l'armée russe a changé de nom sera reconnu 30 ans plus tard par le serial killer qu'il poursuivait issus du même orphelinat, des trains qui vont et viennent, un déclassement, des promotions, la création de la première brigade soviétique de lutte contre le crime, un assassinat politique, des déportations, un combat final dans la boue, des traitres, des dénonciations, des trains qui passent et qui repassent, une femme qui se rebelle, des usines sales, des chambres crado ... . Bref, le réalisateur, Daniel Espinosa, n'avait clairement pas la carrure pour porter cette adaptation et surtout la rendre lisible au spectateur. Mes prévisions : 100 000 entrées France et un direct to DVD aux US
Après diffusion, on m'a raconté le déroulement de l'histoire dans le livre... Forcé de constater que le film a pris beaucoup de libertés et n'a que peu respecté l'intrigue du livre. Quel dommage, cela aurait pu être grandiose avec ces acteurs! Là on se retrouve avec un pauvre téléfilm du dimanche qui traîne en longueur, sans grand suspense... Seuls le casting et l'ambiance tiennent la route. Grosse déception.
Rarement un roman ne m'avait autant scotché que Child 44, premier tome d'une trilogie écrite par l'anglais Tom Rob Smith consacrée à Leo Demidov : descriptif implacable, suspense absolu et issue, bien que prévisible, assez inattendue dans son déroulement malgré tout. Je ne peux en dire autant du film. Certes, l'adaptation n'est, du point de vue factuel, pas mauvaise et le casting est très bon (mentions spéciales à Tom Hardy, Noomi Rapace et surtout Paddy Considine) mais il m'a manqué le grain de folie et la tension que le livre réservait. De plus, deux passages ont été, à mon sens, insuffisamment développés. Suis donc sorti sur la retenue connaissant l'histoire (déjà lu le second volet). A vous de voir si vous êtes amateurs de films mêlant espionnage et enquêtes "policières"...
Film vu ce soir en avant première. J'y suis allée pour Noomi Rapace que j'adore. Je n'ai pas été déçue par ce film noir (noir foncé même, tellement ce thriller peut aller loin parfois). Ce film tourné dans un pays où "le meurtre n'existe pas au Paradis" (entendez l'URSS), fait monter crescendo la pression, même si au début, on peut se demander où le scénario veut en venir. Puis, tout s'imbrique en toute logique... On suit l'intrigue, scotché sur son siège, dans cette atmosphère où la tension est de plus en plus palpable. Les acteurs sont tous convaincants. Noomi Rapace est toujours aussi excellente. Rien à redire. Allez y sans hésiter, surtout si vous êtes amateurs de thriller !
Le plus gros problème du film, c'est qu'il a du mal à faire fonctionner son univers et à être crédible, notamment à cause de l'accent russe forcé de chacun des acteurs et d'une intrigue qui aurait gagné à être plus directe et condensée (la première demi-heure, laborieuse, n'aide vraiment pas à s'intéresser au reste du film).
Film bon pour tirés sa sieste l'action et décevante le judiciaire lui et acceptable mes sa me fait penser à une série télévisée policière parcel que c'est un ami d'un haut policier russe on enquête sur le crime de l'enfant sinon c'était au oubliette voilà un Julie Lescaut ou Navarro juge et flic dans un triller de 2h17 Bonne sieste
La bande annonce et le synopsis m’avaient fortement séduits, et j’avais très envie de découvrir cette nouvelle production de Ridley Scott. N’ayant pas pour habitude de me précipiter dans les salles obscures à la sortie d’un film afin d’éviter la cohue, ma déception fut grande lorsque je constatai amèrement que le film avait disparu assez rapidement de l’affiche. Il faut dire que ce film a plutôt été boudé par le public français, avec à peine 112000 entrées. Et pourtant… L’adaptation du roman éponyme de Tom Rob Smith est confiée à Daniel Espinosa, ce qui ne fut pas un cadeau, vu le succès retentissant du roman, promu véritable best-seller mondial. En dépit du fait que je ne connais pas le livre, je dois reconnaître que le réalisateur suédois a réussi à mettre en place une ambiance particulière, à la mesure d’un scénario bien sombre dans lequel se chevauchent trois intrigues, l’une on va dire d’aspect politique, l’autre criminelle, et pour finir sentimentale. Le résultat est surréaliste, mais dans le bon sens du terme : le film respire la vérité, sous un régime totalitaire de Staline apportant son lot de faits choquants. Tant et si bien que le film fut interdit aux moins de 12 ans, non pas à cause de scènes gores (car il n’y en a pas, du moins sanguinairement parlant), mais à cause des quelques scènes résolument choquantesspoiler: comme l’exécution d’un couple de parents devant leurs propres enfants, pour ne citer qu’elle . Nous suivons donc d’entrée ce couple, lui à la tête de la police secrète dédiée principalement à la mission de contre-espionnage, et elle une institutrice. Un couple à priori banal mais dont on sent qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. On découvrira plus tard pourquoi… leur vie de couple existe tant bien que mal, faite de concessions conscientes et inconscientes et pour certaines peu avouables, jusqu’à ce que les époux se retrouvent réunis tant bien que mal dans une seule et même cause dans un contexte glissant. Ce couple, c’est à la fois Tom Hardy, véritablement excellent dans la peau de Léo Demidov et à qui je donnerai ma mention spéciale, lui qui a pris le rôle convoité par Christian Bale, puis Noomi Rapace dans les traits d’une institutrice à la vie finalement bien mouvementée. Si je retiens une prestation rendue sans défaut par Tom Hardy, je retiens également le rôle pour une fois sage tenu par Gary Oldman, en totale opposition à celui occupé par Vincent Cassel, lui qui est venu remplacer au pied levé l’acteur Phillip Seymour Hoffman récemment décédé. Evidemment, les puristes pourront regretter que ce film ne soit pas russe, avec une bonne V.O. en langue slave sous-titrée. Moi je dis que c’est vrai car le film aurait gagné encore en crédibilité, mais au moins il a le mérite de porter à l’écran un sujet assez peu porté à l’écran, à savoir les coulisses d’un régime et de ses impacts sur la vie des habitants. Mais je l’ai dit plus haut : la caméra de Daniel Espinosa permet au spectateur de s’immerger totalement dans le film à la reconstitution rétro réussie et à l’esthétique soignée, donnant la possibilité à Oliver Wood de nous offrir une superbe photographie. D’ailleurs je dois ajouter qu’il y avait bien longtemps que je n’avais pas vu les trains aussi bien filmés, ce qui me pousse à soupçonner le réalisateur d’être un fervent amoureux des trains ; il n’y a qu’à voir les images, elles parlent d’elles-mêmes : j’ai rarement vu des machines à vapeur être mises en valeur de la sorte. Pour avoir lu bon nombre de critiques (plutôt variées je dois dire), j’ai noté que certains reprochent un certain nombre d’incohérences. Je suis désolé, mais je n’en vois pas. Certes le scénario est tarabiscoté, et c’est ce qui rend la maîtrise du sujet d’autant plus remarquable. Quant aux différentes longueurs dénoncées ici et là, je considère qu’elles servent le film tant elles viennent renforcer les scènes sur l’importance des réflexions, ou sur la portée des conséquences. En somme, ces longueurs apportent du sens à ces scènes. Je ne dis pas que le film est à la hauteur du livre, mais n’oublions pas que ce n’est qu’une adaptation… Le fait est que pour ceux qui ne connaissent pas le livre, c’est intrigant, immersif et on a besoin de savoir comment toute cette histoire va finir, rythmé par un florilège de sentiments qui vont du dégoût le plus profond à l’espoir. En tout cas, c’est ainsi que je l’ai vécu...