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andreasy
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3,0
Publiée le 17 mars 2015
Ce film qui relate l'histoire plutôt simple mais assez plausible d'une femme dont le statut change pour cause de retraite, à un moment assez pénible de sa vie (perte d'une amie), se laisse regarder tranquillement. Malheureusement il est desservi par le jeu absolument ridicule de Fanny Ardan qui, avec un total manque de naturel, visiblement se croit dans une tragédie, peut être dans Racine ou dans Corneille. Son attitude au début dans le club de loisir qu'elle souhaite intégrer est absolument grotesque. On n'imagine absolument personne avoir ce genre de réactions face à des activités qu'elle a choisies. En revanche les 2 protagonistes masculin sont eux, très justes.
Laurent Lafitte fait revivre « Les beaux jours » d’une Fanny Ardant blessée par la vie et au crépuscule de sa vie sexuelle et sentimentale. Marion Vernoux donne un coup de jeune à une Maud subtilement distillée par la caresse d’un mot ou d’une caméra. Lafitte, ardent et subtil, enivre Fanny de châteaux et de passion imprudente tandis que le Chesnais souffre comme un vieux pied de vigne.
L' amour à 60 ans? Voilà la question qui est posée dans ce film par la réalisatrice Marion Vernoux qui est par ailleurs inspiré par le roman de Fanny Chesnel."Une jeune fille aux cheveux blancs"Le titre, sans avoir lvu le film , nous fait penser à la pièce de Beckett "Oh! Les beaux jours". De même ce que peut représenter ce titre nous incite à des réflexions philosophiques ou esthétiques. Sous ce point de vue, ce film peut nous décevoir. Nous pensons que le titre du roman pourrait mieux correspondre au contenu de cette œuvre. Une situation banale avec des personnages du quotidien ne pourraient pas refléter ce titre. En dehors de ces constatations, nous pensons que cette œuvre ne connaît pas les situations illogiques d'un grand nombre de films français dont l'argument n'aboutit à rien. Il s'agit d'un point de vue positif qui met en évidence la confrontations de valeurs opposées et ce qui semble plus acceptable remporte à la fin de ce film. L' aspect tragique et en même temps comique de l' héroïne reflète les hésitations de l' Homme universelle qui affronte toujours des situations peu claires. C'est l'itinéraire que chaque être humain doit suivre pour justifier son existence. Je pense que les écarts des âges sont exagérés et en tout cas le plus jeune ne pourrait pas avoir un comportement bien mûr. Caroline paraît comme un personnage peu claire et le spectateurs aurait du mal à la comprendre. La mise ne scène est caractérisée par des beaux paysages des alentours de Dunkerque, mais je pense qu' on pourrait en avoir plus. Les acteurs ont bien joué leur rôle, mais nous devons distinguer Fanny Ardant qui a su exprimer le mystère de cette dame qui découvre une jeunesse supplémentaire. Ce film qui s'oppose aux principes esthétiques de certains films français grâce à ses valeurs positives, malgré l'absence d'une réflexion profondes, constitue une belle référence et un espoir pour l'évolution du cinéma européen.
Fanny Ardant forme un couple détonnant et surprenant avec Laurent Lafitte dans cette romance pied en mer. Caroline, jeune retraitée et sortant de mois difficiles, va trouver chez le jeune homme un moyen de sortir de sa monotonie. La relation sentimentale va se bouleverser entre les deux et les rôles inter-changent au fil du film. Une réalisation intimiste et fine comme son interprète principale. Tout en douceur, "Les Beaux Jours" est avant tout une histoire qui se construit pas à pas et met en avant la nature humaine dans toute sa sensibilité et sans âge. L'amour n'a pas d'âge et n'a pas de frontières et elle a de beaux jours devant elle grâce à ce film. A conseiller !!
Une fanny Ardant mamy, la retraite ne lui va pas. Faire sortir le sexe de la vie conjugale, retrouver jeunesse, refuser l'étroitesse d'une vie de famille bien réglée, tout celà me va fort bien. Des dialogues entre les amants bien écrits, qui sonnent juste. L' insouciance du sexe sans le poids de l' amour, Les scrupules qui s' arrêtent quand commencent les caresses. Pourquoi ne pas terminer le film avant le sordide renoncement et le retour au tristes activités conjugo-retraités ?
"Les Beaux Jours" est un joli film intimiste, porté par ses acteurs tous très justes et convaincants. Il aborde avec délicatesse le désir féminin à l’heure de la retraite et les questionnements sur la liberté. Malgré un scénario prévisible, le charme opère grâce à l’élégance de la mise en scène et la sensibilité du propos.
Démone de midi Malgré un début, un milieu et une fin sans surprise mais où tout est abordé avec justesse, voici un bon film joliment interprété qui nous confirme s'il en était besoin qu'il est bien illusoire de refuser le réel ou que la révolte quelque soit son mode comme sa nécessité parfois doit finir par être dépassée pour accepter dans la joie le plaisir simple de se retrouver
Les Beaux Jours, le nom du club pour retraités, dans lequel Fanny Ardant va à reculons, car elle n'accepte pas que sa carrière professionnelle puisse s'arrêter et que l'heure de la vieillesse et de l'inactivité puisse arriver. En cela, le film est intéressant, car il aborde les affres de l'heure de la retraite où les repères du quotidien se retrouvent bousculés, où le temps dont on dispose semble infini et difficile à occuper. Réflexion intéressante également sur l'amour en déclin ou plutôt les relations amoureuses transformées dans le couple au fil du temps, quand la passion ne règne plus... Fanny Ardant est solaire, le rôle de branleur adolescent attardé de Laffitte sans grand intérêt (comme souvent d'ailleurs), l'histoire adultérine peu intéressante et crédible. De beaux plans, pour un film somme toute classique.
J'ai hésité entre bien et très bien pour ce film qui a de nombreuses qualités : une pléïade d'acteurs formidables, avec en tête une Fanny Ardant solaire et étonnamment rock'n'roll, un scénario provocant dans son approche (pas toujours fine, mais plutôt drôle) de l'après vie professionnelle, une ballade amoureuse très crédible entre 2 personnages qu'un certain mal de vivre va rapprocher en dépit de leur différence d'âge... Mais il manque un petit quelque chose pour faire de ce film un vrai bon film, une espèce de raideur dans la mise en scène qui bride l'émotion et le maintient toujours à la surface de sentiments qui à force d'être suggérés sont un peu anesthésiés et m'ont laissée sur ma faim...
Caroline dentiste ayant pratiqué son art avec son mari Philippe et récemment retraitée, s'ennuie ferme tout au long de la journée. Ses filles lui offrent un coffret découverte dans une association de retraités «LES BEAUX JOURS» Caroline s'y rend sans conviction et fait la rencontre de Julien jeune encadrant informatique.
Julien est un séducteur volage et Caroline se découvrant une âme d'adolescente mièvre tombe sous le charme et craque pour Julien dont la vie est à l'opposé de celle de la bourgeoise rangée et coincée qu'elle est.
Caroline connaît une nouvelle jeunesse qui lui fait tourner la tête dans les bras de son jeune amant alors que Julien garde le contrôle de la situation…
Le film raconte avec délicatesse et légèreté cette histoire d'amour pas simple dont l'héroïne est une actrice qui se fait rare au cinéma .
Marion Vernoux réalise ce film sur la crise de la soixantaine avec délectation tout en évitant le cliché de la couguar et du jeune éphèbe et nous entraîne dans une folle tempête de l'amour qui mérite d'être vécue. Les trois acteurs principaux sont excellents et la lumière de l'histoire illumine Dunkerque et sa région où le film est tourné...
Les beaux jours. Titre savamment choisi pour nommer une maison de retraite, théâtre de la rencontre des deux rôles phares du film et pour dépeindre la période pendant laquelle ces deux-là vont se chérir dans une brume de culpabilité. Marion Vernoux rendrait presque la ville de Dunkerque glamour en montrant sa plage au soleil tombant élégamment arpentée par une Fanny Ardant solitaire et rêveuse. Le choix des acteurs pour narrer cette idylle inattendue est finement pensé. D'abord le tandem réunissant Laurent Lafitte et Fanny Ardant fonctionne superbement, lentement et sensuellement. Lui dans son rôle de séducteur, prof d'informatique pour seniors rattrapés par le modernisme, un peu désabusé par la quarantaine qui pointe et elle, ancienne dentiste, attristée par la récente perte de sa meilleure amie et par son entrée dans le monde des retraités. Patrick Chesnais lui aussi, semble s'amuser dans son rôle de dentiste, un de plus, qui mène une vie sociale intense, comme pour ralentir le temps et qui, inconsciemment, délaisse son épouse, dont le temps libre nouvellement installé laisse une porte grande ouverte à toutes les libertés. Et puis comment ne pas rester interdit devant l'élégance qui accompagne Fanny Ardant, dans ses sourires, dans ses silences, dans cette timidité qui lui donne finalement cette assurance propre à elle seule. Tendre, teintée de beaucoup d'humour; surprenante, comme notamment l'apparition furtive de la craintive romancière Claire Castillon, cette comédie émeut, emporte le spectateur dans une sorte d'appétissante indiscrétion et choque avec distinction.
Je décrète que ce film est touchant! Donc âme sensible, ne pas s’abstenir…
Non je n’ai pas le monopole de la sensibilité, et je comprend très bien qu’on puisse ne pas rentrer dans ce film bourré, comme Fanny Ardant quand la cinéaste veut la désinihber, de charme, comme Fanny Ardant quand elle n’est pas saoule.
« Les beaux jours » ce n’est pas exactement ce que vous croyez. Jolis mots pour dire le temps qu’il reste, le temps qu’on a enfin pour nous avant de ne plus en avoir du tout. C’est une rencontre avec des endroits: le Nord et la ville de Dunkerque, un foyer de retraités et des acteurs trop peu mis en évidence qu’on retrouve avec joie. Si Laurent Lafitte trouve enfin un rôle à sa portée, après ses prestations calamiteuses dans « Les petits mouchoirs » notamment, Patrick Chesnais est parfait de simplicité, Fanny Cottençon, Jean-François Stévenin et Marie Rivière – vive Rohmer! – dans des rôles doux sont idéaux et on aimerait les cotoyer davantage, qu’ils aient même une importance et une épaisseur supplémentaires…