Lost River
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Edgar L.
Edgar L.

209 abonnés 271 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2015
Ryan Gosling a donc décidé de nous plonger avec fracas au coeur d’un conte de fées virant très vite au cauchemar. Au sein d’une ville américaine qui a subi de plein fouet la crise économique, une famille composée d’une mère et de ses deux fils tente tant bien que mal de survivre économiquement face au fatalisme ambiant. Dans cette Amérique profonde, toutes les maisons sont abandonnées les unes après les autres et détruites par des ogres de la finance. Le héros, un jeune homme en manque d’argent pour sauver la maison de sa mère, part à l’aventure dans un univers dévasté afin de récupérer du cuivre et de le revendre à bon prix. Une vieille légende pointe une ville engloutie sous un lac artificiel comme la solution à tous les problèmes des habitants de la région. Y plonger et en sortir un objet permettrait ainsi de rompre la malédiction les ayant frappés. La quête de survie de la famille les pousse à accepter des boulots totalement incroyables qui donnent lieu à des scènes hallucinantes et totalement surréalistes.

[...]

Il est clair que Gosling s’est inspiré pour ce film de cinéastes importants qu’il a côtoyés ou non. Telle une éponge, il a totalement ingurgité le style de Nicolas Winding-Refn, réalisateur du mythique Drive. Il nous invite dans une drôle d’expérience pleine de noirceur et souvent proche du cauchemar. Son premier essai démontré une certaine habilité à manier la caméra, mais il semble encore trop influencé par Winding Refn ou David Lynch pour imposer sa propre patte. On ne pourra en tout cas pas reprocher au film un manque de générosité tant il est opulent en effets de style et autres jeux de caméra.

[...]

Il est clair que ce premier film de Ryan Gosling en tant que réalisateur est loin de nous embarquer et nous laisse souvent à quai. Trop lent et avec un scénario peu consistant, seuls les acteurs semblent remonter quelque peu le niveau. Comme bridé par les influences assumées qu'il entretient avec Winding Refn ou David Lynch, Gosling a du mal à étonner et rend une copie qui semble presque ne pas être la sienne. Pourtant, il est clair que le jeune acteur a des talents évidents de réalisation et qu'une fois affranchi de ces influences, il saura enfin exprimer totalement son talent.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2015
J'aime l'entreprise du film. Effectivement, c'est hyper influencé. Quel cinéaste ne l'est pas? Ryan Gosling ose. Il évacue toutes ces lubies cinématographiques. Parfois maladroit, parfois vide, trop souvent fade. Néanmoins, il évite l'écueil du mauvais premier film, à savoir le "moi, superstar internationale, je...". Légitime de la faire pourtant. Trop de lumière casse la lumière, c'est souvent beaucoup trop d'informations d'un coup. Je soutiens, et le second sera meilleure, c'est certain.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2015
À travers une image bien travaillée laissant transparaître ses références cinématographiques, Ryan Gosling nous livre une première réalisation plutôt surprenante et intéressante. Toutefois, le propos général manque peut-être un peu de caractère et de sérieux dans l'écriture pour apparaître comme l'un des films vraiment marquants de cette année 2015. Avec Lost River, Gosling semble être sur la bonne voie, nous laissant espérer l'arrivée prochaine de son film de la maturité…

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dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2015
Je n'avais pas trop été séduit par le trailer. Pour autant, le film m'a agréablement surpris par son coté sombre, onirique et décalé, loin de l'image lisse de Ryan Gosling. L'intrigue décrit une petite ville des Etats-Unis dévastée par la crise immobilière et ses destins ravagés. Les acteurs sont tous très bons, mention spéciale à Ben Mendelsohn, remarquable dans "animal kingdon", pour son joli filet de voix, et son interprétation inspirée pour un rôle tout à fait glauque. Christina Hendricks est également superbe et inspirée en "mère courage". Cerise sur le gateau, la bande originale, efficace et inspirée avec les chromatics, que l'on a pu entendre dans Drive, aux commandes.
Kao-BB
Kao-BB

56 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2015
Bon premier film pour Ryan Gosling en tant que réalisateur, original dans la forme, aussi belle que glauque dans sa mise en scène et malgré quelques redondances dans celle-ci, l'ambiance de ville qui tombe petit à petit en ruine est très réussie, sans doute le point fort de ce thriller fantastique. Reste aussi, malgré le casting, un scénario qui a tendance à égarer, une intrigue trop disparate pour vraiment convaincre. Enfin, un bon début quand même.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 avril 2015
Ryan réalise et Ryan transporte les spectateurs dans son univers visuel, musical, inquiétant...
Même si on sent les influences de Lynch, Cronenberg, Noe, Cianfrance ou encore Refn et que la musique nous rappelle Drive et autres (Chromatics, Glass Candy...) magnifique d'ailleurs, il réalise ici un film prometteur et inclassable.
Certains seront dérangés, d'autres seront fascinés...
Moi j'ai aimé.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2015
Pour un premier essai, Lost River coule de façon forte, pudique et décousue.
Il n’est pas toujours évident de suivre le courant mais on se laisse porter et surprendre par une histoire et un climat très 80’s ainsi que la vision personnelle de Ryan (bien que l’on sente fortement les influences, comme celle de Lynch).
Détroit est un personnage important dans le film et les lieux abandonnés de la ville confèrent une atmosphère pesante même quand la nature tente de recouvrir les ruines du passé.
La photo et les couleurs sont sublimes, les jeunes acteurs sont touchants et justes, quant à l’ambiance, elle est à part dans la production actuelle (sans oublier une excellente musique).
Un film onirique, sombre, qui, même s’il n’est pas parfait, laisse un souvenir marquant sans nous faire boire la tasse.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 avril 2015
ça finit bien et pourtant on sort déprimé de la salle. un univers pesant et parfois trop lent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 avril 2015
Et en plus, Paris était bizarre ce jour-là, les piétons surgissaient à contre-sens, j'ai ramassé une carte d'identité égarée, les horaires des cinémas ne sont plus les bons, juste un petit décalage du réel et c'est parti pour le film de Ryan Gosling. Dont j'ai entendu Bruno Crasse à la radio dire qu'à sa grande surprise, il avait été impressionné par cette première oeuvre. Soit. "Il est à moi le cuivre, dégage de ma ville, elle est à moi la ville". Un type hurle ça dans un micro. Le jeune homme se glisse dans des constructions à l'abandon. Où Ryan a-t-il été chercher ce décor insensé. Le théâtre qui dégueule ses structures de velours rouge en lambeaux. Et tout à coup, une ex-route entièrement envahie par les herbes folles. Sans parler des lampadaires qui jouent les cygnes à la surface de l'eau. Qui a vu cette série de photos sur le net "les endroits sur la planète abandonnés à la nature" ? Tchernobyl, une île au Japon (décor du James Bond-Craig-n°3), une foire du trône arrêtée, un spa de l'Allemagne hitlérienne, une gare monumentale aux Etats-Unis, tiens tiens... Que lis-je ? Detroit ? Une ville une vraie, grande, structurée, une ville du rêve américain, cette ville est vraiment devenue ça ? Au XXIème siècle ? Et du cuivre, il y en a certainement pour tout le monde, à récupérer... mais un dictateur solitaire a décidé que non. Du cuivre !... Le petit garçon blond joue à merveille. Et dites-moi, dans le rôle de la maman, endettée, courageuse, n'est-ce pas Cristina Hendricks qui joue le rôle de la maman endettée courageuse dans Dark Places, vu la semaine dernière ? Tout à fait, elle a dû faire des allers-retours d'un tournage à l'autre. Et dites-moi, cette jeune fille perdue dans la ville-fantôme, n'est-ce pas la jeune fille perdue dans une Angleterre en proie à la troisième guerre mondiale ? Saoirse Ronan, inoubliable dans "How I live now", est à toute épreuve et on lui en fait subir, qu'importe, droite dans ses bottes elle tient le coup. Non, je ne connaissais pas l'insoutenable méchant solitaire et très perso avec son cuivre. Il représente qui, lui ? Le Mal ? Il dénude des bouches et décapite des hamsters ? Pas sympa. Mais retrouvons notre mère-courage, qui accepte un job proposé par son coquin banquier. Le passeur des enfers, Reda Kateb, offre sa bonne tête (et une french touch ?) en une présence rassurante. On pousse la porte des enfers, et dites-moi, mais qui donc apparait dans sa grâce sa splendeur sa puissance sa beauté ? L'indiciblement merveilleuse Eva Mendes. Lardée de coups de couteau, la taquine ouvre les yeux, et nous sourit. Alors je souris, Eva me rassure, Eva est belle, vivante, ronde et pleine, où qu'elle traîne. La mère-courage sourit aussi. On revit, aux enfers. Mais c'est quoi ce tombeau de plastique vertical ? Je n'ai rien compris à la métaphore, à l'aide ! Par contre, j'ai compris que tout mon organisme mis à mal par ce film était en train de se prendre une giclée d'érotisme incroyable... quand le banquier taquin, Ben Mendelsohn, entame une danse en liberté devant Cristina Hendricks sous cellophane. Oh ça, je me le repasserais en boucle jusqu'à l'agonie de plaisir, cette danse. Après, on est content d'apprendre que pour se libérer de tous ces méchants, surtout le méchant méchant, il suffit de remonter un objet des profondeurs du lac. Fastoche ! L'espoir est là, donc, Saoirse et son camarade, Cristina et le petit garçon blond vont s'en sortir et rouler dans la décapotable de Momie de Xavier en chantant du Céline Dion et ça sera bien. Quand je suis ressortie, Paris était encore plus bizarre, des regards par en dessous, des gens qui dansent, un clodo qui fouille dans le large cendrier où j'ai déjà pioché le seul mégot valable, le tout sous un beau soleil d'Avril. Etrange, ce film.
Zoé B.
Zoé B.

481 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2015
Marrant comme les films, ces temps-ci, nous arrivent par deux. Après l’imposture artistique ("Big Eyes" et "Un homme idéal"), puis le deuil ("Voyage en Chine" et "Les Chateaux de Sable"), le sujet de cette nouvelle semaine ne serait-il pas Christina Hendricks ? Christina Hendricks ou la mère courage. Dans "Dark Places" et "Lost River", qui portraitent tous les 2 une Amérique à bout de souffle, Kansas City vs Detroit, elle incarne en effet le même genre de personnage, une femme seule qui se débat pour sauver sa maison et assurer la survie de ses enfants. Très loin donc du rôle qui l’a rendue célèbre, la secrétaire pulpeuse de "Mad Men". Le film de Gilles Paquet-Brenner évoque la faillite des petites exploitations agricoles, celui de Ryan Gosling s’ouvre sur les ravages des prêts hypothécaires, le rêve américain s’y porte aussi mal. Mais la comparaison s’arrête là. "Dark Places" est ancré dans l’Amérique d’aujourd’hui, et si la crise du monde rural en est la toile de fond, c’est aussi une des clés de ce thriller très retors. "Lost River" au contraire est une fable, presque un film d’anticipation, le genre après la bombe. On y voit des gens qui tentent de survivre sur les décombres du monde. Sauf qu’il n’y a pas eu de bombe, pas d’apocalypse, juste la fin de l’industrie, la mort du travail. Gosling filme à son tour Détroit et ses cimetières urbains (qui avaient déjà inspiré "Only Lovers Left Alive" et le récent "It Follows") et en fait le décor de ce premier long foisonnant, bourré de fugurances, de trouvailles visuelles, mais qui ne perd jamais le fil de son récit. J’avais peur d’un caprice d’acteur, le truc boursoufflé ou on contraire la petite chose arty, mais Lost River est un film sacrément original et cohérent. Oui, original, même si on peut y reconnaitre l’influence d’un Lynch, période "Blue Velvet" et "Sailor et Lulla", ou d’un Winding Refn pour le côté clippesque, cette façon de monter sur la musique qui fatigue un peu. Cohérent aussi, parce qu’il ne fait jamais fourre-tout, bric à brac, goulbi boulga, et parce qu’il garde toujours le même principe narratif : la sensation plutôt que la psychologie. Pour ce faire, Gosling avait 3 alliés, 3 acteurs merveilleux qu’il filme au plus près: le jeune Ian De Caestecker, son double troublant, Saiorse Ronan qui comme toujours irradie l’image, et la scotchante Christina Hendricks dont je parlais plus haut. 3 autres raisons, s’il vous en fallait, de voir ce beau film. Coup d’essai, pas encore coup de maître, mais je suis assez pressée de découvrir la suite.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2015
vous avez dit subjectivité!
J'ai marché!
Des friches industrielles, des villes désertées, une ambiance de fin du monde (ou d'un?).
Me viennent les adjectifs de kitsch, baroque, en tout cas un univers personnel un peu excessif, violent, mais flamboyant !
Une forme de poésie aussi....
J'attends le second film de Ryan Gosling.
GaByV
GaByV

19 abonnés 6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 avril 2015
Un scénario quasi inexistant uniquement là pour justifier une ambiance malsaine de bout en bout, des personnages perturbés mais sans consistance et de la violence gratuite. Il n'y a que l'esthétisme de certains plans qui vient relever le niveau mais c'est loin d'être suffisant pour justifier l'horreur imposée.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 avril 2015
Perso j'ai plutôt aimé, mais j'ai vu au moins 10 spectateurs quitter la salle. Joli conte, un peu flippant, mais action très très très lente...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 avril 2015
En regardant la bande annonce je me suis dit "mouais ça m'a tout l'air d'être assez bizarre et terriblement violent" alors j'y suis allée mais avec pas mal de doutes. Et puis le film à commencé et là on ne sait plus trop si l'on est dans un long-métrage ou un documentaire. Certains personnages pourraient tout à fait être les hommes et les femmes que j'ai croisé lors de mes voyages aux USA.
L'émotion vous emporte autant par l'image, la musique que par les acteurs. Ce film est un western moderne, montrant au monde entier les Etats-Unies sous leur vrai jour c'est à dire la pauvreté, les désillusions, l'ultra-violence et la folie.
Allant régulièrement dans ce pays, je peux vous dire que Ryan Gosling relate parfaitement ce qu'il s'y passe. Il nous raconte la faillite économique de villes comme Detroit ainsi que la vie après l'ouragan Katrina qui s'était abattu sur la Nouvelle-Orléans.
Il nous fait part de la vie de ces gens, des fantômes qui pour certains frôlent la folie et pour d'autres espèrent s'en sortir par des petits boulots et attendant leur expulsion et la destruction de leur maison. Il nous montre de façon explicite le gout prononcé de cette société poussée à l'extrême pour la violence. Et oui, les américains éclatent de rire devant des scènes de meurtres et de viols il faut avoir mis les pieds dans ce pays pour réellement comprendre la folie de cette société.
Ce n'est pas pour rien que ce film n'a pas été distribué là-bas, car Ryan Gosling tape là où ça fait mal et pour certain s'en est trop, impossible que le public de ce pays voit tout cela sous peine qu'il abandonne sur le champ la croyance du rêve américain enfin de ce qu'il en reste.
Ce premier film est donc à mes yeux un coup de maître et une critique extrêmement juste de la société américaine.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 avril 2015
Inégale mais avec un bel univers. Un film qui tente des choses, même si parfois le réalisateur pousse le bouchon un peu loin... une drôle d'ambiance s'en dégage au final... dans la veine de Lynch, en moins barré, mais aussi moins fort... prometteur!
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