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Mig A.
26 critiques
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4,0
Publiée le 8 juin 2016
Une bonne surprise ! Le scénario est simple et pas vraiment original, mais le réalisateur parvient à créer une histoire prenante... Les acteurs sont excellents et très crédibles dans leur rôles respectifs (mention spéciale à Richard Jenkins !)... sans en faire des tonnes
En plus, le film est 'beau' pour ses décors naturels (enfin, si on aime ce type de désert évidemment
En lisant les infos, je craignais le côté "épouvante-horreur' (pas fan des mélanges de genre, surtout des 'attelages bizarres' du style Western horreur). Mais ce n'est pas -à mon sens- un film d'horreur : c'est plutôt qu'il comporte quelques scènes très violentes
Ne boudons pas notre plaisir, ce film m’a fait passer un excellent moment de cinéma et comme il y a fort peu de reproches à lui faire mais beaucoup de compliments, les 4 étoiles viennent naturellement dans le cadre étroit du pur spectacle de divertissement. Il s’agit avant tout d’un mélange de thriller puissant et de film d’horreur extrême qui profite intelligemment du cadre ‘’Western’’, sans jamais s’en écarter, en adoptant un rythme lent parfaitement adapté aux montées des suspenses. A ce titre, la rencontre avec Bone Tomahawk jetant son cri de Tarzan préhistorique est formidablement bien préparée par une mise en scène serrée faisant fi des extérieurs pourtant exceptionnels. Il est nécessaire d'aimer le genre ''horreur'' pour apprécier ''Bone Tomahawk'' et il faut aussi passer par un DVD tout en recherchant un projecteur et un grand écran car vu sous un petit format cette œuvre cinématographique perd tout son intérêt.
N'aimant pas l'horreur, il est clair que je n'aurais pas été tentée de voir ce film, si j'avais su qu'il s'agissait d'un mélange entre le western et le film d'horreur. Je croyais qu'il s'agissait d'un western normal. Le début est d'ailleurs tout à fait dans le ton de ce genre de film. Mais, je n'ai pas apprécié la suite. Et ce n'est pas seulement parce que je n'ai jamais aimé les films d'horreur. Je trouve que le début et la suite se marient très mal. Passer d'un début plausible, à une suite avec des indiens qui font trop penser à des ovnis,et une histoire qui ressemble presque à celle d'un film de science fiction, avec de l'horreur, donne un goût particulièrement bizarre. Bref, je n'ai pas trop aimé!
L'idée de mélanger le western et l'horreur est bonne mais le résultat n'est pas totalement convaincant. Le film bénéficie d'un casting d'acteurs confirmés, mais le problème est le scénario, c'est lent, c'est long dès qu'ils partent à la recherche, un peu répétitif, les troglodytes ne font pas peur, la tension est quasi inexistante... Dommage.
A l’évidence, le réalisateur connait ses classiques sur le bout des doigts et l’ombre des grands maitres du genre planne comme une évidence sur toute la première partie du film. On pense ainsi à John Ford (dont l’intrigue fait furieusement penser à celle de « La prisonnière du désert »), à Howard Hawks (pour l’amitié virile, pour ses personnages, comme le vieil adjoint amoindri tout droit sorti de « Rio Bravo ») ou encore à Monte Hellman à qui il emprunte la langueur contemplative et désenchantée de « La mort tragique de Leland Drum ». Car finalement, le deux premiers tiers du film se révèlent plutôt tranquilles, principalement centrés sur les relations entre ces hommes, de caractère très différents et obligés de cohabiter le temps de cette traque, qui s’effectue dans les difficiles conditions du désert. Et puis dans le dernier tiers, S. Craig Zahler change subitement de ton, faisant glisser brutalement son récit du western au film d’épouvante en introduisant des éléments horrifiques, en l’occurrence une communauté de cannibales primitifs et troglodytes, communiquant uniquement par d’étranges sifflements. Le rythme s’accélère soudain et le récit fait alors place à une explosion de violence inouïe, par moment même à la limite du gore. Le supplice de l’un des adjoints, devant les yeux impuissants des autres captifs, est ainsi à la limite du soutenable. Mais tout cela donne lieu à un final dantesque, à l’efficacité aussi redoutable que jouissive. C’est là que réside toute la réussite de ce « Bone Tomahawk » : un mélange des genres improbable mais savoureux entre western et film d’horreur, quelque part entre John Ford, Wes Craven (« La colline a des yeux ») et Antonia Bird (« Vorace »). Le tout porté par un casting quatre étoiles, un quatuor de grands acteurs parfaitement complémentaires (Kurt Russell, le génial Richard Jenkins, Patrick Wilson et Matthew Fox). Voilà donc un film original, surprenant et diablement efficace. Une vraie bonne surprise qui renouvelle bien le genre.
Un bon petit film qui s'apprécie d'autant plus quand on le regarde sans a priori étant donné qu'il a bénéficié d'une couverture médiatique proche de zéro. Alors certes il est un peu long et un peu lent durant une bonne partie mais il tient en haleine par une mise en scène très soignée et des acteurs tous convaincants, en particulier Kurt Russell impressionnant de maitrise et de self control dans le rôle du sheriff. Quant au personnage de chicori, qu'est ce qu'il m'aura fait marrer devant mon écran! Rarement un crétin ne m'avait autant fait rire depuis Quentin de Montargis ou encore François Pignon dans "Le Diner de Cons". Mais la cerise sur le gâteau de "Bone Tomahawk" c'est son côté gore et une scène en particulier qui restera l'une des scènes qui m'aura le plus choqué depuis "Saw 3"; de l'ultra violence pure et dure qu'il faut être prêt à encaisser. Bref, les films qui surprennent agréablement et qui n'hésitent pas à prendre des risques sont rares, alors soulignons celui-ci.
Ce western sauvage signé S. Craig Zahler est d’une intensité extrême. Mise à part une scène gore d’ailleurs inutile, (séquence du scalp d’une durée de 120 secondes à la 195 ième minute), ce film n’est pas à classer dans le genre « Horreur » mais plutôt « aventure » ; la mise en scène d’une grande efficacité nous donne des scènes d’une grande réalité. Malgré quelques lenteurs, le scénario nous délivre une intrigue bien menée, un suspense constant, et des dialogues assez pertinents. Coté casting, le jeu des acteurs est très honorable avec une brillante prestation de Kurt Russell dans le rôle de Franklin le Sheriff et de Richard Jenkins dans celui de Chicory son adjoint. Le Pitch : Au bureau du Shériff Franklin Hunt, le médecin de la ville Samantha O'Dwyer et son patient, ont été enlevés par des indiens troglodytes. Le shériff, son adjoint Chicory, John Brooder (joué par Matthew Fox) et Mr O'Dwyer (Patrick Wilson) partent à la poursuite des ravisseurs. La route des 4 baroudeurs va être longue et semée d’embuches …
La première donne le ton, mélange absurde entre western spaghetti à l’ancienne et film gore des années 2000. Sans jamais savoir quel sera le chemin définitif, on regarde ce film bien dubitativement et on n’est absolument pas convaincu. Peu rythmé, acteurs moyens, un nanard qui méritait bien sa sortie directe en VOD.
Juste une question à poser vis à vis de ce film : "POURQUOI ???????" Incompréhensible... Une histoire banale et sans intérêt, un jeu d'acteurs à mourir d'ennui, une réalisation et un scénario pauvres, une violence inutile et immonde. Pourtant le casting laisser présager de bonnes choses mais le résultat est tout autre. Je ne suis même pas aller au bout. J'ai pourtant essayer de tenir bon mais non... Navrant !
S.Graig Zahler artiste éclectique (musicien, auteur de chansons, de romans et de nouvelles) passe pour la première fois à la réalisation en tentant le pari osé et rarement réussi de marier le western avec un autre genre cinématographique. La dernière tentative de Jon Favreau, "Cowboys et envahisseurs" (2011) avec Daniel Craig et Harrison Ford aux allures de blockbuster avait montré les limites de l'exercice. Idem pour l'adaptation de la mythique série télévisée "Les mystères de l'Ouest" réalisée par Barry Sonnenfeld en 1999 avec Will Smith et Kevin Kline . On peut en déduire que l'univers très codifié du western se prête assez peu aux variations et aux mélanges. Introduire du gore comme l'avait initié en 2008 un petit film indépendant fauché de J.T Petty, "Les créatures de l'Ouest", était peut-être le seul bon filon. C'est cette voie qu'a choisi d'emprunter le réalisateur débutant pour son coup d'essai. Ayant écrit lui-même son scénario il a su être convaincant et a réussi à rassembler un casting solide autour de son projet avec à sa tête Kurt Russel, figure emblématique de la filmographie de John Carpenter, qui n'en est pas à son coup d'essai dans la lutte contre les créatures "zombiesques" ou venues d'ailleurs, ayant fait partie du chef d'œuvre encore trop méconnu qu'est "The Thing" (1982). Long de 2h10, le film propose en trois actes la descente aux enfers d'une petite communauté confrontée à une tribu d'indiens troglodytes que deux pillards ont malencontreusement (David Arquette et Sid Haig) fait sortir de leurs trous en profanant leur cimetière. Très contemplatif, le choix narratif et esthétique de Zahler prend à contre-pied la trépidation visuelle actuelle faite de mouvements de caméra saccadés et de raccourcis déroutants. C'est justement ce qui fait tout le prix de ce film surprenant qui parvient à nous imprégner de la peur sourde qui envahit ces hommes plutôt instruits et bien élevés qui partent vers un inconnu qu'ils pressentent comme fatal. Zahler qui a retenu les leçons des grands maîtres du genre horrifique sait que l'attente habilement entretenue est la meilleure recette pour tenir le spectateur en haleine à la condition que le climax final soit à la hauteur de celle-ci. L'engagement est tenu, l'arrivée dans le repère des indiens tortionnaires est proprement dantesque livrant en vingt minutes un déchaînement de violence rarement atteint. Le film n'est cependant pas sans défaut notamment dans les portraits psychologiques que l'on aurait souhaités plus élaborés et dans certaines incohérences qu'il aurait été facile d'éviter. Mais assurément Zahler possède un tempérament qui doit lui permettre d'aller plus loin avec davantage de maîtrise. A noter la courte apparition de Sean Young ex-réplicante de "Blade Runner" (1981).
Une très belle surprise, ce western. Passé les 10 premières minutes, où l'on se demande si l'on va arrêter le visionnage, on est transporté vers cette ethnie indienne, cannibale. On est scotché jusqu'à la fin. A voir d'urgence, je recommande. 4 étoiles !
Excellent casting pour un petit film qui n'est pas sorti au cinéma chez nous et c'est bien dommage! Western légèrement horrifique, le film prend son temps mais l'ambiance est là. Chaque cri des "indiens" donne le frisson et on s'intéresse vraiment au destin de ces 4 cow-boys qui ne sont pas parfaits mais bien écrit car vraiment humains avec leurs qualités et leurs défauts. Un film que Q. Tarantino aurait pu réalisé. A voir.
« Bone tomahawk » est une œuvre étrange qui mixe le scénario d'un western avec quelques scènes très sanglantes, à la limite du gore. Il en résulte un film à l'ambiance lourde et stressante qui n'est pas à mettre entre toutes les mains et qui déstabilisera probablement les puristes du genre. Ceci dit, passée la première surprise, on se laisse embobiner par l'originalité du projet et la réalisation soignée de S. Craig Zahler. Le cinéaste nous embarque adroitement dans une singulière histoire de kidnapping orchestrée par une cruelle bande d'indiens cannibales. Le shérif local se lance à la poursuite de cette tribu inquiétante à la tête d'un petit groupe de cowboys bien décidés à se venger les armes à la main jusqu'au final, forcément sanglant. Côté interprétation, rien à signaler, le boulot est bien fait et on est ravi de retrouver le trop rare Kurt Russell, dans un rôle taillé sur mesure pour ses larges épaules. Seul bémol, le film manque singulièrement de rythme, notamment dans sa première partie qui patine un peu et peine à lancer l'intrigue. Hormis cet inconvénient, « bone tomahawk » se révèle une très bonne surprise pour un film à la sortie bien trop confidentielle.
Moi qui adore les films d'horreur j'ai été très déçu par ce film, le scénario (pourtant très simple) m'avait intrigué car il sort un peu des sentiers battus et se différenciait des films d'horreur plus "classique". Le film commence bien, nous sommes intrigué les 30 premières minutes mais ensuite le rythme devient beaucoup trop lent (je me suis même endormis pendant 10 minutes). Il faut attendre les dernier instant du film pour voir les choses bouger un peu. C'est dommage car il y a un bon jeu d'acteur et il aurait été possible de faire quelque chose de beaucoup mieux. À voir si vous êtes un gros fan de western mais passez votre chemin si vous cherchez un film qui "fait peur"
Superbe surprise que ce Bone Tomahawk, pourtant sorti en DTV et tourné par un no-name qui ne le restera peut-être pas si longtemps, s'il continue à offrir des œuvres aussi radicales et sûres de leur force. Car ce que réussit S. Craig Zahler est loin d'être évident, tant le virage qu'il choisit d'amorcer vers une horreur qui flirte avec la série B aurait pu ridiculiser un film qui pourtant, à force de garder sobrement son sérieux, finit par sidérer. Le traitement réservé aux cannibales, à la limite d'un fantastique bâti sur des images éculées et percluses de vieux serpents de mer propre à notre imaginaire d'hommes "civilisés", aurait en effet de quoi prêter à sourire ou dégoûter d'ignorance si le réalisateur l'avait appuyé avec les grands airs un peu trop sûr de lui de l'artiste qui s'essaie à un discours. Mais Zahler a bien compris qu'il fait du cinéma, pas de l'anthropologie, et sans jamais détourner ses personnages de leur quête originelle et en laissant son scénario à sa simplicité, il laisse la folie furieuse de son oeuvre s'installer tranquillement sans qu'on puisse la clouer au pilori pour la vision orientée ou prétentieuse qu'elle pourrait servir. Avec toute son épure scénaristique (les personnages sont très développés, mais jamais leur parcours ne vient servir un propos moral), et en s'éloignant du réalisme, Bone Tomahawk retrouve une capacité à marquer qui touche au mystique, au subconscient. Il atteint en effet, par sa sincérité et son absence de complexes, la peur irrationnelle qu'il infuse à ses personnages, la peur ancestrale de ceux qui ont été confrontés les premiers à la découverte du cannibalisme sans y avoir été préparés. Quand quelque chose vous surprend si brusquement, la seule défense qui tienne est de le rejeter d'emblée dans le registre du monstrueux, sans qu'aucune tentative de compréhension ne puisse émerger avant un certain temps de la paralysie provoquée par le choc. C'est cette impression d'avoir mis les pieds en enfer que cherche Bone Tomahawk, et il ne se permet pas d'y laisser choir ses protagonistes mais essaie au contraire de se draper au mieux de leur effroi pour nous laisser les y rejoindre un peu. L'ambiguïté quant au cadre spatio-temporel de l'intrigue (un décor typique du bush australien arpenté par des mexicains, l'évocation de l'époque de la Frontière et de ses pionniers alors que tout semble ici lourd et statique) et un certain humour gentiment moqueur (les personnages secondaires sont pour la plupart des péquenauds) fragilisent encore les Hommes qui peuplent Bone Tomahawk en donnant la sensation qu'ils sont échoués sur une terre qu'ils ne comprennent pas du tout. Les petites tergiversations du début amènent aussi cet humour léger mais assez bien senti, qui endort un peu l'attention avant que la réalité ne vienne tout rattraper. De même, si Zahler donne à son film un côté rugueux et désuet de western à l'ancienne, en apparence viril au point d'en être macho et un brin communautariste (le noir qui meurt en premier, forcément), ce n'est pas dans l'optique d'un discours social mais pour faire exploser gentiment et de façon très drôle ce genre de vétilles, ces brouilles ridicules dans lesquelles les hommes s'empêtrent parfois quand leur ennemi véritable est seulement la folie qui finira par prendre le dessus, avec pour catalyseur un cannibalisme au final sans visage. Bref, tenu jusqu'au bout et sans peur du ridicule, ce parti pris de ne jamais se cacher derrière une forme de recul fait de Bone Tomahawk un film radical et couillu, du genre de ceux que j'aimerais bien rencontrer plus souvent. Très, très bonne surprise.