Extrêmement intense, "Bone Tomahawk" n'est pas à mettre dans toutes les mains. Scènes particulièrement violentes dont une scène de gore assez horrible qui, malgré tout, sont assez pertinentes. On comprend l'aspect sauvage de ces "Indiens" et cela renouvelle un peu le genre du western qui n'a plus grand chose à proposer. Pourtant pas fan du genre, "Bon Tomahawk" est pourtant très bon, le casting l'est tout autant. A part une scène, le film n'a rien d'épouvante comme l'indique sa fiche, c'est plutôt un western-thriller.
Un western très bien réalisé de Zahler ultra réaliste et ultra passionné et passionnant. Du vrai cinéma par son intensité et sa puissance en terme d émotions. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 4/5
Excellent ! J'ai découvert ce film grâce à la plateforme Shadowz autrement je ne me serais jamais laissé tenter . Moi qui ne suis pas du tout western j'ai adoré certe il y a quelques longueur et incohérences spoiler: genre le boiteux qui sauve tout le monde .. . mais l'ensemble tiens la route ! Hésitez pas à aller voir les autres films du réalisateur il y a quelques pépites !
Une curiosité, un western assez classique où un groupe de hommes dont le shérif d’une ville par sauver la femme de l’un d’entre eux, kidnappée par une mystérieuse tribu. Et ça vire dans le final au film gore assez brut. Le film bénéficie de l’aura d’un Kurt Russel au sommet de son côté vieux bouledogue et aide pour beaucoup à supporter le (trop) long voyage à travers le désert qui emmène vers un final aussi abrupte que marquant. Le film aurait gagné a faire quelques coupes car ses deux heures et quart sont trop longues pour ce qu’il a à raconter. Mais le final mérite de patienter jusqu’à lui.
Dès son premier film S. Craig Zahler frappe fort car quasiment tout est bon dans Bone Tomahawk. Parlons de suite de ce qui fait tiquer, la photographie n'est pas très jolie surtout pour un western, on dirait qu'elle n'est pas très lumineuse ni vraiment travaillée ; l'autre point que certains reprochent à ce film : c'est sa longueur et il est vrai que Bone Tomahawk aurait pu facilement durer une dizaine de minutes de moins. En-dehors de ses points, c'est un excellent film porté par un casting savoureux et on retrouve avec plaisir Kurt Russell en shérif de l'Ouest à la poursuite de gens kidnappés par des Indiens...cannibales et la vient, la force de ce film. Comme avec Section 99 (son film suivant) il y a ce crescendo dans le climat, ça commence plutôt calmement (bien qu'une tension se fait ressentir dans le ton) pour virer dans le film horreur assez gore dans son dernier tiers. C'est sec, âpre et violent mais surtout c'est bien filmé et bien raconté avec un vrai travail sur l'atmosphère de plus les acteurs sont tous excellents, dont Lili Simmons qui joue avec intelligence.
Ame sensible s'abstenir pour une scène gore en particulier, certes ce n'est pas un chef-d'œuvre mais nous avons un film original et même comique à certains moments, pour les amateurs du genre western/violent ça vaut la peine de regarder
A n 'y rien comprendre - Un scénario et une histoire qui tiennent la route, des acteurs très bons notamment kurt Russel, le tout lamentablement gâché par une scène gore insupportable et inutile ( mise à mort dans la grotte ) -
Comme ce film est incompris ! Une solide distribution ainsi qu'une réalisation relativement correcte laissent présager de fort bonnes choses, en dépit d'un avant-propos un peu brutal et rapidement expédié. Mais il est vrai que tout est fait pour dérouter... il ne s'agira pas d'un film gore, et le décor a beau être planté dans l'ouest américain du 19è siècle, on aurait tort d'y voir un western : ce n'en est pas un. Ce film montre la quête vers un absolu et les ressources dont dispose l'être humain pour aller au bout d'un sacrifice nécessaire au rétablissement d'un harmonie ou de l'idée qu'il se fait de la justice ; il aurait très bien pu se dérouler dans l'espace, dans d'autres lieux et d'autres temps. En fait, et seulement après visionnage, on s'aperçoit qu'il s'agit d'un drame sur le basculement. Si on ne saisit pas cela, on passe complètement à côté de l'œuvre. Et il ne faut pas se plaindre du côté lent, lancinant : c'est un caractère essentiel dans ce type de film. On peut même dire que la longue agonie de l'époux constitue une métaphore douloureuse et anonciatrice du 'basculement' dont il est question. Depuis le commencement de Hollywood dans les années 20 les films sont produits de telle façon qu'il ne faut pas dérouter le spectateur ; c'est une règle plus ou moins tacite. Clint Eastwood a fait un film à ce sujet : 'Chasseur blanc cœur noir' explique comment John Huston, qui souhaitait tuer tous ses personnages à la fin de 'African Queen' (et ainsi créer un basculement brutal et inattendu), se ravisa, comprenant que le public ne souhaiterait pas voir mourir tous les personnages auxquels il s'était attaché deux heures durant. Pourtant la vie bascule, dans la réalité. Tous les jours. Une famille part en voiture dans l'allégresse et meurt de façon atroce dans un accident. Une jeune fille assise sur le rebord d'une fenêtre pour célébrer l'obtention du bac perd son appui et fait une chute de six étages pour s'écraser sur le trottoir. C'est cela, une situation qui bascule ; et il y a comme dans la vie, un mélange inapproprié des genres : d'un instant à l'autre on peut, le malheur aidant, passer de la joie aux cris de douleur les plus intenses. Et attention, il ne s'agit pas seulement de bifurquer. Il s'agit surtout d'observer le moment où l'âme humaine vacille, comprend et réalise pleinement qu'il n'y a plus d'espoir, que tout est perdu. On voit cela dans le cinéma de Gareth Evans, notamment lors de l'exécution sommaire qui survient au bout des cinq premières minutes de 'The Raid', dans le regard désepéré des pauvres victimes. Dans 'Polytechnique' de Denis Villeneuve, ainsi que dans 'Sinister', on trouve des situations de basculement analogues. Mais surtout dans 'Funny games' de Haneke. Si un jour un réalisateur a la force de faire un film sur l'assassinat de la rédaction de Charlie Hebdo, nul doute qu'on y trouvera aussi un exemple de basculement. La vision d'un Cabu, douillettement installé dans la douceur moelleuse des années 80, à faire rire les enfants le mercredi chez Dorothée, laissait-elle deviner l'horreur d'une fin tragique dans une épouvantable boucherie ? Le contraste est plus que traumatisant. Voilà pourquoi les scènes dites gores, peu nombreuses car justement elles ne sont pas 'exploitées', sont essentielles dans le film. Loin d'être inutiles comme certains ont pu le dire, elles se justifient car sans elles, point de basculement, point de traumatisme de l'âme. Sans aller aussi loin que ce que Huston souhaitait faire dans 'African Queen', on réalise que le personnage incarné par Kurt Russell spoiler: devait mourir à la fin, c'était inéluctable. "Le mari partira avec moi, parce qu'il n'a pas d'autre choix", disait-il au début ; alors que la raison commandait que l'époux restât chez lui tant il était impotent du fait de ses blessures. Le paradoxe ultime spoiler: est que c'est lui qui renverse la situation à la fin. Si on accepte de voir un film atypique (du fait de son réalisme particulier) alors il serait dommage de passer à côté de Bone Tomahawk ; et je parierais que même ses détracteurs (à part ceux qui ont un bulot à la place du cerveau, n'est-ce pas... et qui attendent sûrement la sortie de Taxi 12 ou du Transporteur 18), trouveront matière à repenser à ce film bien des semaines après l'avoir vu, tant il regorge de questions sur ce qui peut pousser tout un chacun à 'aller au casse-pipe' mais si l'on sent confusément que tout est perdu d'avance, comme le fait remarquer l'Indien du début qui justement, est le seul à connaître les fameux troglodytes...
1 étoile pour Kurt Russel, même si il semble s'ennuyer autant que le spectateur devant ce film aussi terne qu'interminable. N'est pas Tarantino qui veut ! Scénario incohérent qui donne lieu à des scènes grotesques. Les clichés se ramassent à la pelle. Sur le thème de la survie, revoir The Revenant. Sur celui du cannibalisme : Vorace (Ravenous, 1999)
La note de 3 pour les créatures primitives féroces et gores en 2ème partie du film rappelant "The descent". La 1ère moitié qui lance l'histoire,assez convenue et niaise, est assez soporifique laissant présager le pire. Mais ensuite, on se laisse emmener jusqu'à la fin, avec la cruauté des méchants, le courage de l'équipée, la brutalité des morts qui arrivent. Un petit bémol spoiler: pour la femme qui s'en sort sans une égratignure assez peu crédible.
Un western qui débute assez classiquement, avec des indiens qui enlèvent une medecin, l'adjoint du shérif et un meurtrier qui avait profané leur site funéraire. Un groupe de 4 cow-boys se lance à leur poursuite pour les libérer et les ramener. Mais la deuxième partie du film se révèle plutôt atypique, car ces indiens sont particuliers : troglodytes, cannibales, muets mais émettant des cris stridents, et particulièrement bestiaux dans leurs attitudes. On assiste alors à quelques scènes glaudes et sanglantes avec un dénouement presque inattendu vu le déroulement des événements. Les personnages sont suffisamment développés pour qu'on s'y attache, le scénario intéressant, le rythme efficace car sans être très dynamique, les temps faibles sont occupés par des dialogues "tarantinesque".
J'ai vu Bone Tomahawk ce soir et c'est dans l'ensemble un film assez médiocre. En effet, il a selon moi peu de qualités hormis son excellent casting. L'histoire met vraiment du temps à se mettre en place et la première heure et demi du film est vraiment mollassone, il ne se passe quasiment rien. Ce western est aussi esthétiquement beaucoup moins beau que d'autres films du genre, comme Django Unchained ou la trilogie du dollar par exemple. Les personnages sont inintéressants également. Il n'y a aucune scène d'action mais également aucun suspens, ce qui fait qu'on ne ressent jamais vraiment la menace des Indiens. Cependant, les 40 dernières minutes sont très bonnes : on voit quelques scènes de torture vraiment affreuses, on a vraiment peur pour les personnages et il y a beaucoup de suspens. Dommage que tout le film n'ait pas été comme ça, il aurait pu être très bon, mais au final c'est juste un western ennuyeux avec quelques fulgurances lors de son dernier acte. Vraiment dommage, vous pouvez passer votre chemin pour ce film.
S. Craig Zahler est l'un des cinéastes les plus réjouissants de ces dernières années. La preuve avec "Bone Tomahawk", sorti en 2015, western reprenant quelque peu la thématique des quatre cavaliers de l'apocalypse, partis dans une escapade vengeresse. Les observations sont similaires à celles d'un film plus récent comme "Dragged Across Concrete". Sans révolutionner le genre, l'auteur construit néanmoins un long-métrage au sujet sincère, puissant et charismatique, à l'image de la prestation de Kurt Russell. En sa qualité de cinéaste mais aussi par celle d'as de la plume, Zahler livre un bijou d'humour noir, dans lequel les répliques mémorables cotoient les situations qui nécessitent d'avoir l'estomac bien accroché. Ce qui nous avait plus demeure : cet investissement presque enfantin que le cinéaste déploie dans sa fusion des genres et sa cinéphilie. Un vrai bon film.
"Bone Tomahawk", un western d'horreur aux faux airs de Coen. Hélas, n'est pas Joel et Ethan qui veut! Si ce film n'est pas dénué de tout intérêt, notamment grâce à une distribution cinq étoiles (Kurt Russel en shérif, c'est toujours une valeur sûre!) et à plusieurs bonnes scènes dans la dernière partie du film, ce dernier semble étrangement vide et creux tant l'action est lente si bien que notre patience est vite mise à rude épreuve. Plus de la moitié du film consiste à regarder les personnages principaux crapahuter dans une vallée désertique en échangeant des banalités sur leur quotidien. Quid des fusillades typiques d'un bon western? Ou même d'une bagarre de saloon sur un air endiablé? Non, ici les protagonistes poursuivent pendant trop longtemps une bande d'indiens cannibales sans en voir les plumes pendant les 3/4 de leur périple, si bien qu'au bout d'un moment, on se lasse et le film peine à nous captiver lors de son dernier acte sanguinolent.