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PhilippeToile
53 abonnés
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1,5
Publiée le 30 mars 2013
Dans cette comédie déjantée et foutraque, Almodovar pète carrément les plombs. Après tant de films aux scénarios dramatiques et psychologiquement pesants, il avait sans doute besoin de souffler un peu et de se lâcher. L’occasion de renouer avec ses phantasmes bien connus et ses provocations en matière de sexualité hors norme. Il en ressort une galerie de personnages tous plus cinglés les uns que les autres, où se croisent personnels navigants homos et bi, call girls sur le retour, vierges en chaleur et hommes d’affaires douteux. Hélas les dialogues et plaisanteries sont très lourdingues et frisent la vulgarité. Mis à part quelques moments savoureux, le résultat est bien décevant de la part d’un des plus grands réalisateurs contemporains.
Ce n’est pas le meilleur film d’Almodovar mais il est loin d’être raté.
Les Amants Passagers est « so gay » mais c’est tout à son avantage. La majorité des personnages sont bien interprétés et nous font rire, en particulier les stewarts qui nous offrent une chorégraphie et un playback mémorable (surement la meilleure scène). A part ça, l’avion se ... la suite de la critique sur le lien ci-dessous.
Almodovar revient à son meilleur niveau : le sexe et la mort. On retrouve bien sa patte. C'est très amusant et drôle. Il parle de choses tellement vraies sur la sexualité (hétéros, bis, homos), sur la société, sur les peurs, les angoisses... Pour apprécier ce film il faut aimer ce que fait en général ce réalisateur sinon on sera dérouté et déçu.
Excellent Almodóvar, qui s'illustre dans une perspective à des lieues de ses précédents films : est-ce réellement le réalisateur de la Piel que habito ? Assurément, Almodóvar revient à certains de ses anciens amours avec cette comédie, dont le kitsch n'empêche pas la subtilité (on rit dès le générique d'ouverture), les gros effets, parfois prévisibles, n'empêchent pas le rire franc et communicatif. Almodóvar fait un sort aux stéréotypes, aux préjugés, il surprend, introduit Cruz et Banderas comme déclencheurs de ces saynètes hilarantes dans un avion en carton pâte. Il se départ même du huit-clos, en ouvrant sur quelques scènes dans Madrid. Une excellente comédie tout sauf bien-pensante.
Vraiment pas terrible.... Difficile a accrocher, on croit au début qu'on arrivera à se faire à l'absurdité de ce scenario... mais finalement, tout est trop grotesque et trop lourd pour rentrer dedans. Decevant
Un film où il est beaucoup question de bisexualité (entre autres). Almodovar a ceci de commun avec Freud, de dire que tout être humain à un jardin secret sexué. Mais là ou Freud y voyait matière à névrose, le cinéaste y voit matière à jubiler. Et c'est vrai que celui qui ne comprend pas ça ne comprendra jamais Almodovar (mais pourquoi ceux-là vont-ils voir ses films ?) Et même si le cinéaste a fait beaucoup mieux, on passe un sacré bon moment et certaines scènes sont dignes de figurer dans les anthologiesspoiler: (le show disco des trois stewards) . A noter au tout début la présence en guest stars de Penelope Cruz et d'Antonio Banderas. A déconseiller aux coincés de la braguette !
Quand Almodovar n'a rien à dire, il ferait mieux de s'abstenir. Difficile de retenir grand chose de ce film au scénario poussif, qui ne tient que par la saveur de ses dialogues et par ses maigres ressorts comiques. Le dynamisme des acteurs ne suffit pas non plus à sauver le tout de l'ennui et de la désagréable impression de perdre son temps. A oublier.
Drôle et décalé, du Almodóvar comme on les aime. On rigole, on se questionne et on aime retrouver l'univers de "Femmes au bord de la crise de nerf". Mais contrairement à ce dernier, aucun thème éloquent ressort de ce film, dommage.
Après l’accueil mitigé du pourtant réussi La piel que habito, Pedro Almodovar a fait le choix de revenir aux éléments clefs de ses premières réalisations. On retrouve effectivement ici son humour anticonformiste, son univers visuel bariolé ultra-kitsch, le traitement choc des sujets autour de la sexualité de ses personnages et même un caméo d’Antonio Banderas et de Penelope Cruz. La question était alors de savoir si ce sont bien dans les vieilles casseroles que l’on fait les meilleures soupes… Justement, le résultat est mitigé puisque l’on assiste à des scènes amusantes et volontairement provocatrices mais, tandis que le scénario reste creux, cette surenchère de délires libertins semble aller à contresens de l'esthétique aseptisée trop appuyée de ce huis-clôt aérien. Cette fantaisie est donc bien un excellent moment de détente et un appel à l’ouverture d'esprit mais aucunement un film majeur de son auteur.
le film surprend, on pensait almodovar assagi depuis longtemps et c'est tant mieux, un cinéma plus proche des années 80, forcément métaphorique et finalement très drôle...on attend son prochain film avec toujours autant d' impatience.
La moyenne, parce c'est Pedro ! Car oui, ce dont je redoutais tant arriva : L'exubérant Almodovar a fait un film commercial, une sorte d'oeuvre destinée à faire de l'argent. Si son retour aux racines joyeuses et comiques pouvait laisser penser à une belle surprise, le résultat n'est vraiment pas probant : Le contenu sonne creux, l'humour (uniquement sexuel, accrochez-vous) tourne vite en rond, le récit de la vie personnel des personnages n'apporte rien etc ... De plus, la métaphore voulue sur la crise économique en Espagne ne saute pas aux yeux, loin de là. L'un des seuls points positifs à retenir est assurément la charisme donné à chacun des personnages, avec une manière de filmer les femmes telle qu'une moche deviendrait (presque) belle. Au final, on ne s’ennuie pas ... Mais on ne jubile pas en sortant de ce film, surtout quand on le compare (inconsciemment) à "La piel que habito" (son précédent film, qui s'avère être un chef d'oeuvre).