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gabdias
122 abonnés
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3,0
Publiée le 25 juin 2026
Almodovar sort de ses films classiques et des métaphores hallucinées de la vie pour une comédie plus lég!èrre témoignage de l'Espagne en sortie de crise des années 2007-2008 et volontairement progressiste, certaines situations frolent le burlesque, ne cherchez pas une pointe de réalisme, un film plus terre à terre mais avec une touche parfaitement Almadovarienne.
Le retour de Pedro Almodovar à la comédie s’avère être une énorme déception. L’aspect prétendument transgressif ne sert qu’à masquer la vacuité totale d’un récit ou s’enchaine situations grotesque et dialogues affligeant de nullités. Jamais drôle, jamais pertinent, le film est un fiasco intégral.
c'est pas le meilleur film d'Almodovar - quelques situations comiques, mais aucun dialogue comique - c'est plus de la provocation que du comique - Almodovar est bien meilleur dans le dramatique
Avec Les Amants passagers, Pedro Almodóvar s'égare dans une turbulence délibérément légère, loin de ses habitudes, où l'absurde et le désir virevoltent en apesanteur. Le huis clos aérien devient un théâtre de confessions exacerbées, où chaque personnage, coincé dans une promiscuité forcée, évitant d'affronter les vérités qui le concernent.
Le désir, fil rouge de l'œuvre du cinéaste, se fait ici carnavalesque, porté par un équipage queer enchaînant les confessions libératrices et excessives. Pourtant, ces figures flirtent davantage avec le stéréotype qu'avec la complexité humaine, réduisant leur trajectoire à une farce un peu trop appuyée.
Visuellement, Almodóvar plonge dans un kitsch éclatant, mais ce retour aux origines peine à retrouver l'élan viscéral de ses débuts, que je peine déjà àapprécier. La satire sociale, bien que présente, s’avère plus manichéenne qu’audacieuse, perdant la profondeur qui caractérise ses œuvres les plus marquantes.
Léger jusqu’à la superficialité, Les Amants passagers frôle l’anecdotique, une escapade amusante par instants, mais peu impactantes. Ce retour vers le passé est loin d’être ce que je préfère, d’autant plus que ses débuts ne m’avaient déjà pas convaincu.
Film minable, par ailleurs insultant par certains aspects. Les personnages sont de telles caricatures qu'ils en deviennent stigmatisant! ! Ce réalisateur a perdu toute inspiration en "embourgeoisant".
Franchement très déçu par ce film de Pedro Almodóvar, sorti en 2013, qui fait pâle figure par rapport au reste de sa filmographie ! Pourtant, il revient en quelques sortes à ses "basiques", c'est-à-dire la comédie loufoque et absurde. Et malgré sa critique très mitigée, j'avais tout de même hâte de le découvrir car j'aime beaucoup lorsque le cinéaste espagnol s'attaque à ces thèmes là. Mais ici, force est de constater que c'est très poussif, voire même complètement raté par moments. On dirait presque d'ailleurs une copie d'un Almodóvar : on a les couleurs flashy, les personnages loufoques, les situations absurdes, les personnages gay mais il manque une histoire qui tienne la route derrière tout ça et surtout qui soit captivante ! Pourtant, le réalisateur est, en général, maitre dans l'art de captiver son spectateur avec des twists tous plus gros les uns que les autres grâce à des situations qui s’imbriquent les uns dans les autres. Mais ici, nous n'avons pas tous ces éléments, nous n'avons qu'un film choral dans lequel les personnages apprennent à se connaitre etc. mais qui mène à une fin des plus attendues et des plus basiques, ce qui me surprend d'autant plus. On suit en effet l'histoire des passagers et membres d'équipage d'un avion dont les trains d'atterrissage sont bloqués. Tandis que certains paniquent, d'autres en profitent pour tenter de nouvelles expériences. Le principal problème du film, c'est que nous avons trop de personnages. Trop de personnages à caser en une heure et demie et dont on ne s'intéresse donc jamais vraiment assez. Tandis que certains sont plus ou moins bien développés, d'autres sont très creux et survolés. C'est bien dommage car le nombre important de personnages ne permet pas au réalisateur de développer suffisamment son histoire principale ; au lieu de ça, nous avons une intrigue sous forme de petits sketchs qui ne sont vraiment pas passionnants. Malgré tout, le film n'est pas non plus désagréable à suivre. Certes, on s'ennuie beaucoup sur une heure et demie mais, d'un autre côté, l'ambiance n'est pas mauvaise et puis certains dialogues font mouche. On notera également la mise en scène qui est toujours aussi réussie chez le réalisateur ! Si "Les Amants passagers" n'est donc pas un navet, il est loin d'être une réussite pour autant !
Almodovar manque vraiment d’inspiration pour ce huis clos marqué par l’homosexualité, les pulsions sexuelles diverses, la drogue. Beaucoup d’exagération pour un long métrage à l’intérêt assez faible, on a vu tellement mieux de la part de Pedro. Une grosse déception
Film d'Almodovar réellement drôle ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas fait! Le huis clos en avion est extrêmement loufoque à commencer par la chorégraphie des stewards! On reste dans l'univers transgressif de Almodovar à savoir beaucoup d'humour sur le sexe, ce qui est rafraichissant.
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0,5
Publiée le 9 septembre 2020
Dans un vol d'Espagne au Mexique, les pilotes et l'équipage sont bisexuels ou gays et ont tous des problèmes sexuels. Lorsqu'ils apprennent que le train d'atterrissage est coincé, ils essaient de trouver un aéroport pour un atterrissage d'urgence. Quelques passagers découvrent qu'ils peuvent mourir et certains d'entre eux contactent leur famille et d'autres ont des relations sexuelles. Les Amants passager est une comédie peu drôle et décevante de Pedro Almodóvar. Le scénario est mauvais, les personnages inintéressants pas sympathique et pas drôle. La plupart des blagues concernent le sexe chez les gays. Pire encore ce film parvient à être quelque chose que la plupart des films aussi immoraux ou subversifs soient-ils ne peuvent pas être, il est inutile. Le camée d'Antonio Banderas et Penélope Cruz est limité à quelques minutes seulement pour donner leurs noms au générique. Le plus impressionnant est qu'après 90 minutes de course je n'ai pas pu rire. Je met rarement nul sauf quand c'est nul...
un film haut en couleur qui nous transport dans un monde différent et pourtant attachant. Autant tous les acteurs surjouent, autant on suit cette histoire avec plaisir. PLV : un moment de distraction
Ce n’est pas le meilleur film d’Almodovar à mon sens, néanmoins il se regarde agréablement. On partage le vol chaotique d’une série de personnes (l’occasion de recroiser avec plaisir des acteurs mythiques d’Almodovar comme Cecilia Roth, Javier Camara, Lola Dueñas, ou encore Penélope Cruz et Antonio Banderas avant le décollage - j’en oublié mais ils sont tous excellents). C’est l’occasion pour chacun de se découvrir et de se raconter. L’histoire principale n’est pas le plus important, ce qui compte, c’est plutôt l’incidence que ce vol et ces rencontres vont avoir sur les personnages et la suite de leur vie. Je n’ai pas trouvé ça hilarant, on sourit des situations farfelues et on ne s’ennuie pas, mais c’est vrai que je n’ai pas trouvé un grand intérêt à ce film.
A chaque fois qu'il sort de l'avion pour reprendre son souffle, l'ex-chef de file de la Movida perd le tempo et du coup, ne retrouve qu'épisodiquement la flamme baroque de ses débuts. Ça reste largement suffisant pour avoir envie de prendre son billet.
De la neige mousseuse en guise de piste d’atterrissage céleste sur laquelle dansent des corps réconciliés avec leur éros profond, une romance avortée pourtant amenée par un magnifique travelling avant qui s’empare de la femme vêtue de rouge et de l’homme comme de piliers venus structurer son cadre… Il n’y a pas à dire, Les Amants passagers s’achève dans la même folie qui l’entamait lorsque deux responsables des bagages, mettant en vedette le couple merveilleux formé d’Antonio Banderas et de Pénélope Cruz, délaissent l’accident pour justement en décupler la puissance hasardeuse et inattendue. Car l’accident, c’est, étymologiquement, ce qui arrive. Si tout semble minutieusement réglé – à l’instar de la chorégraphie gay des plus jubilatoires –, pourtant Pedro Almodóvar parvient non sans génie à placer le spectateur dans une zone de turbulences constante, où les protagonistes s’envoient en l’air à la manière d’électrons libres, libérés de leur ancrage terrestre, libertaires dans la sexualité débridée qu’ils opposent à la routine d’ailleurs brisée (pas de téléphone, pas d’écran, pas d’hôtesse). L’entièreté du métrage repose sur un savant équilibre entre la transgression et la norme, à l’instar de cette pauvre fille qui ne réussit pas à se suicider puis disparaît du cadre, ne servant alors plus que de prétexte non seulement à la peinture critique d’une mère matérialiste et détestable, mais à l’introduction d’une autre femme, son reflet vivant aux couleurs chatoyantes. Hymne à l’amour et à l’homosexualité définie ici comme exploration ultime de son moi profond (et des désirs qu’il cristallise), Les Amants passagers se savoure à la manière d’une effronterie adolescente, Almodóvar prouvant que derrière l’apparent laisser-aller se cache, en fin de compte, un très grand film, une œuvre de révolté sexuelle sur fond de chaos sociétal – n’oublions pas les scandales de coucheries, le tueur à gages, la paranoïa liée à la peur de l’attentat – qui revigore et rappelle ce que signifie prendre l’avion : savoir s’envoyer en l’air.
Dans un registre inhabituel, Pedro Almodóvar réalise "Les Amants passagers", comédie écrite et dirigée par le maitre réalisateur Espagnol. Son scénario nous livre une histoire délirante, drôle, sans tabou mais avec beaucoup d'humour et un aspect fantastique inattendu. L'histoire peu banale d'un avion en perdition dont les passagers de classe éco ont été endormis pour éviter les débordements. Les cocktails coulent à flot dans la cabine de pilotage et en Classe Affaire, toute une faune de personnages savoureux discutent âprement de la situation : un jeune premier qui va tourner un film à Mexico, un entrepreneur escroc, une voyante, des jeunes mariés ... Ce petit monde marginal est distrait par un trio de stewards homos qui chantent. Alcools et drogue hallucinogène aidant, les langues vont se délier et la situation se dégrader. Une bonne BO signée du fidèle et talentueux Alberto Iglesias, une belle collégiale d'acteurs et une image de qualité complètent cette très distrayante réalisation.