Une femme en blanc se révolte
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ronny1
ronny1

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3,0
Publiée le 30 novembre 2019
« Une femme en blanc se révolte » est l’adaptation à l’écran du second tome du « Journal d’une femme en blanc », encore plus engagé que le premier opus, avec un franchissement de la ligne blanche de la part de l’héroïne. Autant-Lara n’étant heureusement pas Cayatte, le trait reste nettement moins lourd et le jeu de thèse anti thèse nous est épargné, le débat se portant davantage sur la morale et la conscience, fidèle au livre en ce sens. Par rapport au premier film, malgré une densité certaine, la tension est plus inégale et Danielle Volle, dont c’est le seul grand rôle au cinéma, porte difficilement la sensibilité du personnage que Marie-José Nat avait si bien retranscrite. Même l’histoire d’amour peine à convaincre. Et pourtant techniquement, la photographie, les décors et le montage sont sans reproche, soutenus par l’excellente musique de Michel Magne.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2025
Revoilà, un an après, la jeune interne Claude Sauvage ; elle n'exerce plus à l'hôpital mais à la campagne, en assistant le médecin d'un village. Marie-Josée Nat a tellement changé qu'elle a maintenant le visage de Danielle Volle...
Claude Autant-Lara ne se lasse pas de débattre de l'avortement. Au milieu de ce qui semble d'abord une commune chronique de la médecine de campagne (la campagne vue sous un éclairage peu flatteur), le thème revient avec une question spécifique : l'avortement pour éviter un enfant handicapé. La discussion est évidemment sans fin et n'a pas de réponse si ce n'est à travers la conviction personnelle de Claude Sauvage, laquelle exprime souvent ses pensées en écrivant son journal en voix off.
La musique (de Michel Magne) du générique annonce la couleur mélodramatique de la mise en scène. Je ne sais pas si Truffaut pensait à ce film lorsqu'il désignait Autant-Lara comme "un boucher qui s'obstinerait à faire de la dentelle", mais il faut reconnaitre que le "Nouveau journal d'une femme en blanc" s'y prête bien. La direction d'acteurs et les personnages sont grossiers et maladroits ; de telle façon que l'interprétation est lourde, bien lourde, de sens.
Comme dans l'opus précédent, Autant-Lara torpille le sujet à cause d'une adaptation et d'une réalisation dépourvues sinon de sincérité mais de sensibilité et de spontanéité. La subtilité n'est pas la qualité première du cinéma d'Autant-Lara et on en revient à la dentelle...
La dramatisation excessive dessert le film et son thème. Incidemment, la ruralité est cafardeuse tandis que les personnages féminins, misogynie consciente ou pas, y sont pour la plupart médisants ou aigres.
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