Joe
Note moyenne
3,5
2938 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

398 critiques spectateurs

5
28 critiques
4
133 critiques
3
156 critiques
2
49 critiques
1
21 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2014
Dans un bled paumé du Texas, Joe, ancien taulard, fait la rencontre du jeune Gary qui cherche du travail pour ramener de l'argent à sa famille, son père étant un alcoolique violent et bon à rien. Joe voit l'opportunité de s'offrir une rédemption en prenant sous son aile Gary même si ça peut lui attirer des ennuis. Certes, il y a bien quelques similitudes avec "Mud" de Jeff Nichols que ce soit au niveau du récit initiatique, de la rencontre entre un gamin (Tye Sheridan qui d'ailleurs était dans "Mud") et un dur à cuire au grand cœur mais il y a des différences. Dans l'univers de "Joe", il n'y a pas de place pour rêver, rien ne semble mener les personnages vers une vie meilleure et ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Un peu sombre sans pour autant être profondément pessimiste, le film nous brosse le portrait d'un homme qui n'a pas grand-chose dans sa vie à part les regrets et sa violence intérieure. Dans la peau de Joe, Nicolas Cage est impeccable (on avait presque oublié qu'il était bon depuis le temps) et s'identifie totalement au personnage qu'il joue avec une sincérité bouleversante. Filmé dans de superbes décors un peu désolés, le film fascine par la façon dont il nous trimballe de la mélancolie à la violence en quelques plans. David Gordon Green se montre d'ailleurs très à l'aise avec ce sujet qu'il filme à merveille, aidé par de solides acteurs dont on retiendra aussi Gary Poulter, aussi menaçant que pathétique dans le rôle du père alcoolique.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2015
Gordon David Green trace sa route dans le cinéma indépendant américain. « The prince of Texas » récompensé de l’Ours d’argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin en 2013 lui a apporté un début de reconnaissance internationale. Adaptant le roman éponyme de Larry Brown, il s’immisce et nous avec lui dans le Texas profond au moyen de cette histoire de filiation père-fils entre deux cabossés de la vie. Sur une thématique assez proche, Jeff Nichols autre cinéaste indépendant avait réussi avec « Mud » un film aérien et réellement poétique qui tenait tout à la fois de William Faulkner dans sa description du Sud profond, de Steven Spielberg et de Robert Mulligan dans son approche de l’adolescence. Matthew McConaughey et Tye Sheridan s’y montraient tous les deux radieux. Le jeune Tye Sheridan au talent décidément très prometteur fait partie de l’aventure de « Joe » qui navigue sur des eaux beaucoup plus noires. La vision du Texas post-industriel par Gordon Green ferait presque passer Zola pour un optimiste. Au moins chez l’auteur naturaliste français, l’ouvrier était capable de révolte et se cherchait un avenir meilleur. Ici la civilisation se trouve comme évaporée, ne laissant plus derrière elle qu’alcooliques oisifs, prostituées ravagées ou parents indignes. Le seul travail qui subsiste consiste à détruire encore un peu plus un paysage dévasté en empoisonnant les arbres d’une forêt avant abattage. Dans cet univers désolant Joe (Nicolas Cage) et Gary (Tye Sheridan) ont bien du mal à surnager. L’un parce que la cinquantaine approchant il n’a pas réussi à vaincre totalement les démons de sa jeunesse qui l’ont vu s’affronter à la police locale. L’autre parce que son paternel, rebut de la société sans foi ni loi, en permanence imbibé d’alcool lui barre l’espoir de se construire un avenir en maintenant une domination sans partage sur une famille complètement désintégrée (mère droguée et sœur devenue muette traumatisée par les sévices). N’ayant plus guère d’espoir pour lui-même, Joe va entreprendre maladroitement de sortir le jeune Gary de l’impasse dans laquelle lui-même s’est laissé conduire. Le trajet proposé n’est pas neuf à l'écran mais le chemin emprunté par Gordon Green vire souvent à la caricature, donnant peu de crédibilité à son propos. On veut bien admettre que le capitalisme à la sauce yankee soit sans pitié, allant là où se trouve le business sans jamais regarder derrière lui, mais laisser penser qu’un tel capharnaüm et surtout un tel délitement des valeurs morales est monnaie courante chez l’oncle Sam laisse une impression de supercherie de la part de Gordon Green qui peut-être pour sortir d’une relative confidentialité se livre à une surenchère dans le misérabilisme pouvant faire recette en ces temps de crise. A cause de ce substrat un peu fielleux, le film est souvent bancal et ce n’est pas la fin, sorte de remake de celle de "Taxi Driver" qui donnera un meilleur goût à la sauce poisseuse servie par Gordon Green. Nicolas Cage qui apporte sa notoriété à cette œuvre tout à la fois ambitieuse et racoleuse navigue durant tout le film entre dépouillement de son jeu et envie d’en faire des caisses face aux situations apocalyptiques dans lesquelles le place le réalisateur. Le jeune Sheridan, au rôle mieux découpé, s’en sort lui avec brio. Mais la palme revient sans contexte à Gary Poultet, ancien SDF dont c’est le premier rôle à l’écran, mort de ses excès deux mois après la fin du tournage, absolument stupéfiant dans le rôle du père abject.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2014
Joe est un film étrange et fascinant. Il mêle des thèmes complexes et difficiles comme la repentance, la paternité, l'alcoolisme. A priori décousu, ce film se termine par un rayon d'amour qui illumine le visage du gosse.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2016
En installant le climat type des films indépendants, David Gordon Green saura attirer sans peine les cinéphiles. En effet, la mise en scène est précise et noire à souhait. Joe c’est un mélange du très bon Mud et du moins bon Paperboy. Les scènes sombres et fragiles présentent des antihéros déprimés qui essaient de lutter au mieux de la violence de leur misérable vie. Sur le papier et l’image, Joe est donc un bon film. Seulement le choix de Nicolas Cage dans le rôle de Joe Ransom reste incompréhensible. Celui-ci y met pourtant du siens, mais ses étiquettes de précédents films le suivent à la trace et il n’arrive pas à s’en débarrasser. Conséquence, on se retrouve simple spectateur sans attache particulière, si ce n’est que Joe est un film prometteur.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2014
Pour avoir une idée du film, et si vous êtes cinéphile, il faut le situer entre Winter Bones (avec Jennifer Lawrence) et Mud (avec Matthieu Mac Caunaughey)....
le film se passe dans le Texas et son scénario est construit sur un personnage central (Nicolas Cage) qui travaille de façon louche pour une compagnie forestière (on tue les arbres) ...
Il va embaucher un jeune garçon (Tye Sheridan, l'enfant de Mud) et son père et les évènements vont d'enchainer.....
Le film est âpre, et ancré dans l'Amérique plus que profonde, celle qui se sert de la violence pour régler ses affaires, il y a des moments très glauques, les voix sont lourdes d'émotion et de rancœur....
Attention à une scène de violence, un crime où j'ai préféré détourner les yeux devant la répétition des coups portés......
Plus le film se déroule, plus on est emporté par l'ambiance lourde de cette Amérique......Le film n'a pas vraiment de fil rouge, on est tantôt au travail, tantôt en course poursuite avec les flics, dans un bordel ou dans une chambre vétuste, dans une fusillade, etc...
On pourra souligner la beauté des paysages et une expression musicale très riche à un ou deux moments.......
Réalisation millimétrée, jeu d'acteur très expressifs, le film vous baigne littéralement dans cette Amérique que la crise prend à la gorge, et qui change l'âme des gens.....A ne pas rater......
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2014
Voir un film americain non hollywoodien est toujours interressant mais celui ci est assez lent , les personnages assez imprecis sur fond d'alcool , des violences , de misere. Rien de passionnant.
Enzo
Enzo

21 abonnés 274 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2014
Puissant, flippant, touchant et au final marquant, du cinéma Américain comme on aime. Nicolas Cage est saisissant et nous sert un jeu juste, poignant et sans concession. Le jeune Tye Sheridan (vu dans The Tree of Life et MUD) joue remarquablement bien. Du bon cinéma qui ne vous laissera pas indifférent.
Patricemarie
Patricemarie

49 abonnés 1 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
Cage est investi dans son rôle, pour reconstituer la vie de l'amérique profonde avec beaucoup de force et d'émotions.
mr. edward
mr. edward

190 abonnés 495 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2014
C’est avec le film Joe, qu’est inaugurée la nouvelle rubrique « micro-critiques ». Et si cette critique arrive avec presque 1 mois après la sortie du film, ce n’est pas réellement de mon fait. En effet, le cinéma où je vais régulièrement n’a commencé à diffusé le film que la semaine dernière. Mais passion directement à la critique.

Réalisé par David Gordon Green (Délire Express, Prince of Texas), Joe est une œuvre captivante et intéressante. C’est aussi l’occasion de nous rappeler que Nicolas Cage est un grand acteur, s’égarant trop souvent dans les navets. Ici, il est face à Tye Sheridan, jeune acteur prometteur, jouant le rôle d’un gosse, qui essaye de s’en sortir dans un monde rude et opressant. Et si le rythme un peu lent peut déconcerter certains, la présence de ces 2 acteurs (mais surtout Nicolas Cage) nous empêche de somber dans l’ennui. Il ne serait, en aucun cas, osé de dire que Nicolas Cage trouve dans Joe, l’un des plus beau rôle de sa carrière. Il est habité par son personnage et arrive à nous impressioner.

En plus d’avoir un scénario très bien écrit, intelligent et intrigant, celui-ci étant tiré de l’œuvre éponyme de Larry Brown, manquant peut-être d’un peu de subtilité, Joe est aussi dôté d’une excellente mise en scène, très sobre. David Gordon Green ne fait pas de concession et trouve le parfait équilibre pour ne pas sombrer dans le patos. Le climat du film est glacial, âpre et terriblement cruel, illustrer par les décors et l’univers de celui-ci.

Pour conclure, Joe est un excellent film, dans la veine d’un Winter’s Bone ou d’un Mud, sur les rives du Mississippi, qui nous prend au tripes et ne nous lâche, qu’une fois le générique de fin arrivé. Il fait aussi penser à Killer Joe, la différence étant que l’œuvre de David Gordon Green n’est pas nihiliste et croit en une forme de rédemption.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2015
Une bien belle entrée en matière. Première séquence forte autour d'une voie ferrée. Des laissés pour compte, des gens à la marge qui dans une grande ville vivraient sous un pont, stigmatisés, ou ne vivraient plus du tout… Pas ici ! Par ici, tous les chats sont gris, fondus dans un décor fascinant. Par ici, l'on semble attendre quelque chose, mais quoi ? Peut-être ce train qui n'arrivera pas. Le plus fort à vrai dire c'est de spoiler: nous faire supposer d'entrée par le jeu d'un montage alterné (d'une intelligence rare) que le jeune c'est Joe (Nicolas Cage) et que Joe c'est ce jeune surgi d'un lointain passé trouble (dont on ne saura d'ailleurs jamais rien).
Une façon de rappeler au-delà de la ressemblance voulue, de la filiation recherchée, que ce lieu austère, immuable, ne change pas, ne se défigure pas, ne souffre pas du poids des années. Aucun coup de hache, aucun délicieux poison, rien n'y fera. L'Amérique profonde se succède à elle-même, comme les personnages qui la hantent, et nous imprègnent de leur mystère, de leur insondable humanité dans un décor immuable. Le temps venu des éternels recommencements. spoiler: Aux chairs lacérées sur un visage répondent les coups de canif sur un daim pendu par les pattes. Le règne animal. Au bruit d'un crâne brisé répond la morsure fatale d'un chien gros comme une vache. Au diable la morale. Chacun la sienne. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a par ici. Le temps semble s'être arrêté mais les plaies du passé, elles, sont bien présentes, prêtes à se rouvrir n'importe quand, sans raison valable... Le paternel frappe ou tue, puis amuse dans une séquence fabuleuse de break Dance devant son fils, dans une tentative dérisoire de transmettre, de redevenir quelques instants gracieux la figure rassurante du bon père
. Un acteur et une gueule mémorables au passage tout comme ce jeune homme étonnant de vérité dans ce rôle de "condamné" par la vie et qui illumine le film de son regard puissamment innocent. tous comme tous les autres personnages du film. Tout sonne vrai, surtout la prestation hallucinante de Nicolas Cage, que je retrouve enfin après tant d'années à faire semblant. C'est d'ailleurs sûrement le plus émouvant à mes yeux, parce que ce personnage, pour moi, c'est un peu le Sailor de Sailor & Lula (les tatouages, la silhouette affinée, l'aigle fièrement porté dans le dos) mais après une longue période en prison, orphelin de son passé, en quête d'oubli mais pas de rédemption, sans qu'on sache vraiment ce qu'il a fait tout ce temps, sans qu'on sache jamais qui sont ses enfants, ce qui le ronge tellement de l'intérieur... J'ai d'ailleurs espéré qu'il sussurre au flic (simple et sublime relation entre les deux fabriquée de regards tendres, de silences respectueux, de non-dits) à la fin quelque chose au sujet de Lula... Et tout ça ne fait qu'augmenter l'empathie pour Joe, le plaisir de voir Nicolas Cage revivre de façon si flamboyante sous nos yeux. Cette volonté du réalisateur de renier tout manichéisme dans la description des personnages est tout aussi louable. Je pourrai en parler des heures, Joe est un film énorme, une claque fabuleuse dans ces temps où l'on a récemment porté aux nues l'asceptisé Mud (dans une veine proche) pour ne citer que lui. Joe est inoubliable. Je crois donc de mon devoir d'encourager toute personne qui serait passée à côté de plonger corps et âme dedans. On en ressortira changé pour longtemps !
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2014
Un film qui prend aux tripes et dans lequel Nicolas Cage retrouve enfin un rôle à sa démesure. Le film n'évite pas les clichés et on peut lui préférer "Mud" sur certains aspects, mais le portrait de ces damnés de la terre qui s'achève en rédemption est filmé et interprété avec suffisamment de force pour nous laisser une impression durable, surtout que le réalisateur prend son temps pour installer l'intrigue et les personnages, et créer un climat glauque enfiévré. Gueules ravagées, travailleurs pauvres, poivrots, prostituées, enfants sans repères: tout ce monde tente de survivre dans un Sud en déliquescence tant physique que morale, avec au milieu un Nic Cage désabusé et misanthrope qui tente de donner un sens à tout ça et de ne pas se laisser déborder par ses démons. L'alcool, les cigarettes et les prostituées le font tenir, ainsi que son job, mais l'espoir est derrière lui. Sa rencontre avec le jeune Gary lui donne une raison d'avancer dans les ténèbres étouffantes de ce purgatoire et de se battre pour une cause juste. Tout au long du film, l'ambiance est poisseuse et les comédiens donnent le meilleur d'eux-mêmes, la trame est simple mais solide et toujours sous tension.
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2014
C'est une histoire ordinaire où de pauvres hères, exploités par une firme multinationale invisible, tuent illégalement les arbres d'une forêt avec un poison parce qu’ils sont inutiles pour les remplacer par d'autres plus rentables commercialement. Déjà, ça donne une idée de la moralité des événements qui vont suivre. Voilà bien l'ambiance de ce film indépendant,anarchique, et contestataire. Dans une misère " MAD in USA" très cinématographique, le héros (Nicolas Cage) ex taulard et contre-maître des ouvriers exploités, navigue avec une alcoolémie permanente dans un vieux pick-up GMC, de bastons au bordel local, se ravitaille dans magasin bordélique (extraordinaire), joue les pères de substitution d'un gamin battu (génial Tye Shéridan), par son père atrabilaire et alcoolique, bastonne les flics, sauve du père proxénète et violeur, mais aussi d'un viol collectif, la sœur du ceci avec un imperturbable sens de l'humanité. Mais pourtant, à aider son prochain sans se soucier des conséquences, à force, on se brûle les ailes (d'anges). Magnifiques prestations des acteurs pros et amateurs ( notamment Gary Poulter qui interprète avec un génie confondant le rôle si dure du père, et décédé peu après le tournage. Qu'est ce que ça fait du bien ce cinéma là.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2014
Qui aurait cru que le réalisateur de Délire Express, Votre majesté ou encore Baby-Sitter malgré lui pouvait nous sortir un si magnifique Joe ?
Bon j'aime beaucoup ces trois films hein c'est pas la question mais je m'attendais pas à ça de la part de ce réal, en plus ça nous a été vendu comme un espèce de sous MUD et il est vrai que les points communs vont vite, un prénom en titre et de trois lettres aussi (JOE/MUD), un héros solitaire qui va se lier d'amitié avec un gamin, gamin joué par Tye Sheridan déjà vu dans MUD, donc bon rien que ça peut faire penser à un sous MUD, mais voilà, pourquoi "sous" ?
Joe et MUD ne sont finalement pas tellement comparable, y'a des points communs flagrant mais les deux films s’avères assez différent et apportent tout deux un scénario réaliste, prenant et magnifiquement mis en scène.
Nicolas Cage renaît enfin, on l'a pas vu aussi parfait depuis lord of war, bon y'a eu pas mal de films que j'adore ou que j'aime comme Next, Prédictions ou encore Kick Ass mais le voir aussi bon et parfait dans un rôle ça fait au moins 10 ans que ça n'est pas arrivé, à ses cotés le tout jeune Tye Sheridan déjà vu dans deux immenses films que sont donc Mud et Tree of Life, un gamin très très prometteur.
Bref, ce merveilleux duo se retrouve au milieu d'une histoire réaliste et très bien écrite dans une ville du Texas poisseuse et pas franchement joyeuse, la plupart des gens sont soit des toxicos, soit des prostitués, soit des clodos, en gros c'est pas la destination parfaite pour des vacances de rêves, les décors sont excellents, la bande son est impeccable, elle grimpe en tension dans les moments tendus (oui logique je sais), elle monte tellement quelle recouvre les bruits du film ce qui franchement fout bien dans l'ambiance, la mise en scène est sans reproche, enfin moi je vois rien à redire, la réalisation c'est la même chose et la fin n'est en rien culcul comparé à ce qu'on pourrait attendre.

Donc en gros, David Gordon Green nous offre un splendide drame qui nous ramène un excellent acteur qu'on croyait perdu à jamais.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 mai 2014
Une mise en scène d'une beauté sauvage, à l'image de leurs personnages, d'ailleurs tous excellemment interprétés.

Un film empli de sentiments, oscillant entre rage et bonté, pour un Cage retrouvé.

Les points communs sont en effet nombreux avec l'excellent Mud mais en rien comparable du point de vu du traitement.

Je surveillerai maintenant David Gordon Green de très près, je le répète, une mise en scène captivante soutenue par une BO sous tension, si vous n'aimez pas, c'est au moins un régale pour les yeux.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2015
Ca fait plaisir de revoir Nicolas Cage à ce niveau d'interprétation, celui de "Joe", un ex-taulard du sud américain tentant de se racheter une conduite en prenant sous son aile le fils (joué par le touchant Tye Sheridan) d'un vieil alcoolique ultra-violent, férocement joué par Gary Poulter. David Gordon Green signe ici un film âpre, sombre et puissant, dont la réalisation sobre et sans concession ne peut laisser indifférent. Malheureusement, le film souffre de pas mal de longueurs et d'un dénouement un peu attendu, ce qui est bien dommage étant donné la force et l'émotion de certains passages à vous glacer le sang. Implacable.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse