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Un visiteur
2,5
Publiée le 4 mars 2014
"Les Sorcières de Zugarramurdi" est le parfait exemple de la comédie horrifique dans toute sa splendeur : des personnages totalement loufoques dans des situations rocambolesques. Ici le spectateur suit un petit groupe d’hommes qui se retrouve coincés après un braquage dans un petit village réputé pour abriter des sorcières depuis des millénaires et ils vont devoir les affronter pour empêcher un rituel censé ramener à la vie une déesse. Ce simple pitch donne lieu à des situations hilarantes, le tout est parsemé de répliques vraiment drôles et surtout des scènes qui ne sont pas sans rappeler des films qui ont déjà joué la carte de la comédie horrifique comme "Braindead" (d’ailleurs la fameuse déesse semble largement inspirée de la version finale de la mère) pour n’en citer qu’un seul. Si vous allez le voir, ne vous attendez pas à voir seulement un film d’épouvante, mais aussi une jolie critique des "nouvelles" relations hommes / femmes. Le final est peut-être too much et part dans tous les sens, mais reste quand même cohérent avec l’ensemble du film. Le seul point négatif pour moi serait la relation amoureuse entre José et Eva, qui donne lieu à quelques scènes qui peuvent faire rire mais qui au final n’apporte pas grand chose à l’ensemble du métrage. A noter la présence au casting de Javier Botet, connu pour son physique vraiment impressionnant (Rec, Mama), dans un rôle tout à fait touchant.
Le fantasque Alex de La Iglesias nous offre une comédie satirique grand guignolesque qui démontre le pouvoir qu'on les femmes de nos jours. Il commençe par nous démontrer son savoir faire d'excellent metteur en scène avec une séquence d'ouverture hyper nerveuse, démentielle niveau réalisation, avec des malfrats qui font un casse habillés avec des tenus correspondant, selon lui, aux figures du mal être de notre société. Le braquage d'une bijouterie dont le butin contient principalement des alliances en or de couples divorcés, tout part de là! Car ensuite dans leur échapper, nos "pieds nickelés" vont croiser la route de sorcières qui ont besoin de cet Or pour anéantir l'homme sur Terre. De Iglesias développe, décris de façon humoristique, l'homme faible d'esprit qui n'est qu'un simple faire valoir à la femme, incompris, stupide, bon à rien qui se victimisent d'avoir pu tomber amoureux un jour et d'en souffrir ensuite. Au point où nos protagonistes ne pensent vraiment pas avec leur cerveau mais avec autre chose voir même que certains se sentent mieux "entre eux". Evidemment le héros de l'histoire, José et le père qu'aucun enfant ne devrait avoir, mais bon pour çà j'en dis pas plus, il faut voir le film. Toutes les conversations des hommes tournent autour des événements traumatisants qu’ils ont pu vivre avec leurs compagnes : divorce, garde d’enfants cauchemardesque, harcèlement judiciaire... Heureusement c'est une comédie qui ne se prend pas du tout, mais pas du tout au sérieux. On est là devant presque 2h de folie où il y a bien un budget numérique même si perso c'est ce surplus de moyens qui plombent un peu la fin (la CGI n'est pas top!). A part çà, j'ai adoré cette mise en scène complètement barrée, avec ces sorcières hyper kitch dont une est évidemment bonasse, et ses références à la famille Adams. A la fin on peut vraiment le dire que ces mecs sont complètement con, mais çà change des films d'horreur où c'est toujours une nana qui se fait pourchasser . Malgré quelques longueurs, Las Buras de Zugarramurdi procure de sacrés moment jouissifs, mais bon parfois, mieux vaut en avoir trop que pas assez.
Alex de la iglesia continue son bonhomme de chemin et nous livre des films toujours aussi barrés. Un film sans temps morts avec des dialogues savoureux et des sorcières au top. Côté point négatifs : les effets spéciaux ne sont exceptionnels mais on a vu pire et on peut reprocher une histoire d'amour inutile. Sinon les acteurs sont tous bons et on s'éclate devant ce delire maitrisé de bout en bout.
Ca démarre très bien, avec une scène de hold-up et de poursuite en voiture d'anthologie, avec toute la démesure que seul le cinéma Espagnol peut apporter à ce genre de scènes. Bref, de l'humour, du 25e degré, et une charge anti-féministe aussi féroce que justifiée Mais après cela se gâte. Le grain de folie du départ et cède la place à un grand n'importe quoi, qui dépasse largement le grotesque au niveau du scénario dans la dernière demi-heure. Après, on ne peut que rigoler devant le parti pris voulu d'utiliser des effets spéciaux totalement dépassés. En revanche Alex de la Iglesia a choisi trois acteurs très agréables à regarder (Hugo Silva et Mario Casas en tête et à un degré moindre Jaime Ordonez), ce qui rend tout de suite le film très attractif
« Les Sorcières de Zugarramurdi » démarre à Madrid lorsque José et ses complices braquent une bijouterie. Un hold-up rocambolesque qui vire rapidement au tragicomique, il faut dire que les braqueurs en question ne sont pas vraiment coutumiers du fait. José, qui avait impliqué son enfant dans l’affaire, parvient malgré tout à échapper à la police avec son fils et un des complices. Ils décident alors de prendre un taxi en otage et lui demandent de les emmener en France ! Après quelques péripéties, les compagnons d’infortune finissent par atteindre Zugarramurdi, un vieux village isolé dans lequel ils vont tenter de passer la nuit. Ils s’arrêtent alors dans un vieux château, propriété d’une famille de sorcières qui n’aiment pas beaucoup les hommes. Les pensées féministes des sorcières sont très récurrentes dans le film et sont nourries par les discours misogynes des hommes, José en tête, qui n’a pas digéré les conditions de son divorce ! Alors on ne sait pas vraiment si le réalisateur a vraiment voulu défendre les femmes ou si au contraire il force le trait pour se moquer d’elles. A vrai dire, tout le monde en prend pour son grade d’une manière ou d’une autre et c’est ça qu’on retiendra ! Espèce de version loufoque de « Une Nuit en Enfer », « Les Sorcières de Zugarramurdi » peut également rappeler « La Famille Adams » pour son humour noir bon enfant. Il est parfois un peu gore, mais il est surtout très drôle. Quant à la plastique de la sublime Carolina Bang, elle devrait convaincre les derniers réticents d’aller voir le film. Film auquel on reprochera uniquement une dernière partie un peu longuette. Néanmoins, Álex de la Iglesia s’en sort plus que bien avec une réalisation à la fois esthétiquement réussie et au contenu quasi irréprochable, bien servie par des acteurs qui ne le sont pas moins!
La dinguerie d'Alex de la Iglesia est généralement plutôt rafraichissante dans un cinéma actuel qui est trop souvent convenu et consensuel. Les sorcières de Zugarramurdi, dernier avatar du cinéaste espagnol, commence plutôt bien en comédie policière débridée et finit en apothéose fantastique, si tant est qu'on ait un faible pour le Grand-Guignol. Mais entre les deux, c'est à dire une grosse moitié du film, ça patine beaucoup avec des gags rances et un scénario en panne d'idées. Comme la mise en scène, soudain languide avant de se reprendre pour le dénouement virevoltant et grotesquement délicieux, enfin pas pour les palais délicats. Longtemps sous sédatifs, les sorcières se déchaînent (waouh, le combat en plein vol !) sous la baguette d'une Carmen Maura hallucinée. Globalement, c'est tout de même bien inégal et construit à la va comme je te fais peur.
Peu importe les évolutions technologiques et cinématographiques, Álex de la Iglesia se moque de tout en présentant une comédie déjantée. Le réalisateur s’offre un casting mordant dans un road trip aussi bizarre qu’exceptionnel. Les Sorcières de Zugarramurdi est un mélange de parodie horrifique et de thriller fantastique. Et si l’ensemble paraît très tchip, c’est qu’il est à prendre au second degré. Alors préparez-vous à vous tordre de rire grâce aux dialogues pinçants mis en scène dans des situations impensables et plutôt poilantes. Néanmoins, on bramera un fil conducteur qui part dans le trop grand n’importe quoi. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Très bonne comédie, De l'humour noir comme on en voit trop peu en ce moment et un mélange d'horreur et de comédie fraichement plaisant. Une excellente surprise.
J'ai trouvé le début plutôt drôle et osé. Malheureusement, plus le film avance, plus il devient ridicule et grotesque. Limite dégueulasse a certains moments. Les effets spéciaux sont en plus complètement foirés.
Malgré de bonnes idées et des passages réussis, le nouveau film d'Alex de la Iglesia souffre de quelques défauts handicapants. Les personnages sont très bavards et la vitesse des échanges - un trait basque - rend difficile la compréhension en VO, au point que parfois, on ne comprenne plus le sens des dialogues. Sans profondeur, le film propose de surcroit des enchainements dignes des plus grands nanars. S'il lorgne manifestement du coté du Braindead de Peter Jackson, il n'atteint jamais le meme degré de gore ou de comique, et peine à trouver le ton juste. Une déception !
« Les Sorcières de Zugarramurdi » est une comédie d’épouvante espagnole jubilatoire et débordante d’énergie. Certes, je n’ai pas poussé des éclats de rire à chaque scène mais les surprises sont légion et j’ai passé un excellent moment. L'humour est omniprésent, l’environnement gore suffisant, les effets spéciaux dignes des films hollywoodiens… De l'originalité, du décalé, l’univers d’Alex de la Iglesia fait exploser les limites du politiquement correct et une fois de plus, son cinéma bouscule les normes avec fureur.
On démarre le pied sur le champignon et on reçoit sa dose "Alex de la Iglesia" que l'on espérait trouver. De l'humour noir, c'est insolite, décalé, caricatural, de bons acteurs, et en plus c'est bien emballé. Après sur la longueur c'est vrai qu'au bout d'un moment ça se disperse un peu et ça change de ton. On quitte alors le satirique social pour basculer sur du fantastique. Ce n'est pas mauvais pour autant, les moyens et la mise en scène sont au rendez vous. J'ai donc bien aimé la "2ème partie" même si pour ma part (comme visiblement d'autres allocinéens) j'ai préféré la 1ère heure. Mais bon globalement c'est un bon film, tant trépidant que distrayant et captivant.
Un film totalement déjanté mais aussi parfaitement maîtrisé par un cinéaste qui sait fort bien où il veut aller... et, là, il va tout droit vers un affrontement hommes-femmes avec tout ce que cela peut avoir de comique et de fantastique...