Quand Monsieur de la Comédie Française se moque de son statut et caricature à fond son jeu, cela donne un film qui porte bien son nom. Une comédie teenager pour les ados de 16ans ou presque. Tous les signes de la puberté et de l’adolescence se trouvent dans ce long-métrage de Tristan Séguéla. Et ceux-ci feront bien rire les pubères en pleine crise. C’est sûr, 16ans ou presque à trouvé son public. Mais en fin de compte, ce n’est qu’une accumulation de scènes rappelant l’âge, rien de plus. Pas de surprise donc, vous savez à quoi vous attendre. De l’acné, des cuites, des amourettes et des pantalons aux cuisses, en veux-tu, en voilà. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Comédie plutôt lourdingue, ce "16 ans ou presque" peine à trouver son rythme avec notamment une mise en place très longue et peu palpitante. Passé ce prologue de près de la moitié du film, le scénario devient plus sympathique avec un abattage conséquent de Laurent Lafitte, fils caché de Michel Leeb ? En attendant il assure tant bien que mal à la guise d'un script quelque peu feignant et sauve les meubles en cabotinant à n'en plus finir, forcément ça devient rapidement long, d'autant que la phase amusante laisse place trop vite aux degrés suivants de la crise psychologique du personnage. La comédie devient donc drame et même si ce n'est pas mal amené et plutôt bien joué, ce n'est pas tellement ce qu'on attend de ce type de film. Quelques passages sympathiques donc mais un ensemble trop mou et une mise en place interminable plombent littéralement l'entrain qui aurait dû être le notre et gâtent clairement le tout, dommage.
Ce film m'interpelle sur deux points. Le premier c'est l'idée que se fait un mec d'une trentaine d'années comme le réalisateur, élevé dans un monde très bourgeois, de la jeunesse actuelle. Enfin c'est une jeunesse quand même particulière vu que c'est la jeunesse Henri IV donc ce n’est pas une jeunesse lambda. Ce mec représente l'adolescence comme un monde vraiment à part, mais c'est presque un ovni qu'il filme. On dirait qu'il ne sait absolument pas de quoi il parle, tous les personnages sont hyper caricaturaux, hyper clichés. Aucun personnage ne peut s'empêcher de spoiler: placer un mot en verlan tous les deux mots , c'est vraiment le cliché de l'ado vu par l'adulte qui ne sait pas de quoi il parle, tellement il accentue tout. J'ajoute que la représentation de la sexualité est vraiment pathétique : les ados qui ont 16/17 ans agissent tous comme des pré-pubères qui n'auraient jamais vu de seins de leur vie, à la limite si les personnages avaient eu 12 ans et qu'ils rentraient dans leur puberté, pourquoi pas, mais là c'est juste pathétique de voir ça. Le modèle n'est pas à chercher bien loin, c'est le modèle américain de toutes les pauvres comédies américaines bien grasses et moisies où les ados agissent de la même façon. C'est nul. Et puis on a du mal à croire que des ados de 16 ans trouvent tout d'un coup super de faire la fête avec un mec de 34 ans, personnellement à leur place j'aurais trouvé ça plutôt flippant de voir un "adulte" agir de façon aussi "jeune". Ce film n'est pas réaliste pour un sou, on n'y croit pas une seule seconde. Le deuxième point sur lequel le film m'interpelle c'est qu'il y a une absence totale d'humour et de réflexion pertinente sur l'adolescence dans ce film. Le scénario est de prime abord sympathique, malheureusement, on tombe bien vite dans la caricature car, comme souvent, le ressort comique du film repose sur une exagération démesurée de la réalité. Le film manque de situations cocasses et incongrues qui mélangeraient réellement la vie d’adulte d’Arnaud Mustier (notre héros, avocat pénaliste coincé) et ses nouvelles pulsions adolescentes. Rapidement, il doit spoiler: arrêter de travailler et succombe entièrement à sa crise d’ado au point qu’on ne le reconnaît plus vraiment. Soirées arrosées et joints à gogo, l’avocat philosophe est bien loin …Sinon, je passe sur le fait que le film n'est pas drôle, pas intéressant, rien, mal joué, mal écrit, mal de tout, c'est presque secondaire par rapport à ce que m'inspire le film... C'est dire. Bref, tout ça pour dire que Tristan Séguéla filme un sujet dont il ne connaît absolument rien. Ou alors c'est lui qui nous fait sa crise d'adolescence en retard en nous réalisant un navet maintenant avec ce film
Bon, il faut bien dire que je ne suis pas allé voir ce film de mon plein gré, et qu'on me la conseillé. Et puis, c'est pas comme si j'avais gagné une place de cinéma gratuite et que je n'avais rien à foutre en ce lundi 23 décembre, mais pourquoi pas aller voir ce que ça donne. Après tout, le film n'a été que peu critiqué donc on ne sait pas trop ce que ça vaut. Le pire c'est que dès le début ça part très bien, et j'ai cru à un chef d’œuvre caché. Bon, la tension redescend assez vite et plus ça va moins c'est bien, en gros, mais tout n'est pas à jeter. Le fils spirituel de Michel Leeb qu'est Laurent Lafitte est assez génial, d'ailleurs la première partie du film m'a particulièrement fait jouir de plaisir. C'est lorsque vient "le tournant du film" qu'ensuite tout s'estompe et n'est plus vraiment drôle. Je n'ai que 21 ans mais j'ai l'impression d'avoir pris un putain de coup de vieux en ayant vu ce film. Ils n'ont que 5 ans de moins que moi qu'est-ce que ça me parait loin cette époque. Le pire c'est que le film n'est même pas cliché (pour une fois), mais assez juste dans son analyse des comportements adolescents. Et d'ailleurs j'avais envie de distribuer quelques baffes pendant la séance en voyant ça. Mais bon, l'adolescence comme on dit, ça leur passera. Toujours est-il que ce film est un espèce de mini-ovni, ce n'est pas du cinéma, mais plutôt une sorte de suite de sketches plus ou moins drôles. Ça détend et ça finit par passer tout seul, mais sans Laurent Lafitte, cette comédie aurait probablement été bien fade et sans intérêt.
film très drôle Plutôt pour un public jeune lycéen L'humour est du déjà vu Mais l'histoire est bien tourné Qui fait qu'on s'ennuie pas. Ça m'a rappelé que mes 16 ans est l'année de ma vie que j'ai plus apprécié
Une piètre comédie qui amoncèle les clichés sans trop se soucier du rendu final! Meme si on apprécie Laffite, le long métrage n'est pas vraiment drôle et n'arrive qu'a nous arracher que quelques sourires! Les péripéties sont maintes fois vu et souvent en mieux! Dommage le décalage entre l'avant et l'après maladie reste agréable à observer et assez cocasse! Cet aspect manque d'être travaillé!
16 ans ou presque est affligeant, a mille lieux de comportement de jeunes pour des stéréotypes clichés en tout genre pour une comédie sans saveur et qui n'a même pas réussi à me faire décrocher ne serait ce qu'un sourire. Des acteurs mauvais et une mise en scène foireuse. Mal écrit et avec beaucoup de défauts. Pas la pire comédie française du monde mais c'est vraiment mauvais. 5/20
Le retour à l’adolescence n’est pas un thème nouveau au cinéma si bien que Tristan Séguéla pour son premier n’a pas forcément choisi la facilité. Pas la peine d’aller plus loin pour révéler que le succès de 16 ans ou presque repose totalement sur les épaules de l’éclaboussant Laurent Lafitte. Que ce soit en philosophe tiré à 4 épingles ou en ado dévorant un Radical au grec, il est juste irrésistible. Beaucoup de rythme (et aussi de clichés) avec quelques barres de rire (oui moi aussi je suis resté jeune) notamment avec le ménage supervisé par Mouni. Voilà une bonne petite comédie convenue à souhait mais qui fait quand même du bien aux zygomatiques !
Un homme de 34ans se retrouve atteint d'une maladie qui le ramène à l'adolescence. C'est une comédie sympathique, un peu comme les américains savent les faire. Les situations sont poussées à fond et Laurent Laffite se lâche littéralement. Sans tourner en rond à partir d'une histoire pareille, le film arrive à décrire assez finement la vie des ados d'aujourd'hui. Les séquences de l'interview à la télé et des reproches à la fin avec le père sont déjà d'anthologie. Vraiment réussi.
...Se voulant dans le Move , l'air du temps, cette petite comédie satirique reste d'un niveau bien inférieur au grand frère Américain. Il fait avouer une belle prestation de Laurent Lafitte qui joue décontracté ce Post-Ado pubère à rebours ou bien cet adulte qui a oublié d'être un ado...bref en chacun de nous, il reste l'enfant,l'ado sous la carapace Adulte. Les gags sont parfois potaches et l'analyse et un brin méchante et donc peu flatteuse pour nos chers et tendres ados. Mais la bonne ambiance règne alors pourquoi pas un petit délire...
Un film avec une idée intéressante d'une forme de maladie peu connue. Le tout est traité de façon outrancière, exagérée avec un acteur principal convaincant qui soustend le film à lui seul. Une critique d'un conformisme néo bourgeois pseudo contestataire élitiste et une vision de la jeunesse parisienne particulière. Le problème de ce film est là cette jeunesse est en même temps caricaturée et en même temps arborée comme une façon de vivre un peu idéale. Il y a de fait un décalage du grotesque entre idée et réalité car l'adolescence est rarement ce qui est montré par clichés parfois immoraux dans ce film. Cette permissivité abscone est flagrante comme une dénégation des parents.