Film de SF assez stylé et très sobre du point de vue effets spéciaux, "The man who fell to earth" nous narre les aventures d'un visiteur extra-terrestre qui, plutôt que d'accomplir sa mission, préfère profiter du monde fou des humains pour devenir riche. L'acteur chanteur David Bowie interprète le personnage principal de façon charismatique et étrange, ce qui donne un climat particulier au film, dont la réalisation est déjà assez fascinante, l'intrigue se centrant plus sur les protagonistes que sur le récit des événements. Ce long-métrage s'avère donc très réussi mais se destine plus aux adultes de par sa profondeur et quelques scènes de la version longue parfois à la limite du porno, ce qui au final renforce l'atmosphère si spéciale.
Il est regrettable de voir un tel sujet aussi mal traité. Le film est lent (ce qui n'est pas forcément grave) et poussif (ce qui l'est beaucoup plus), on fait des bonds dans le temps sans s'en rendre compte, l'histoire avance par à-coups sans trop de logique ou d'explication. Il y a plein de silences et de scènes creuses dont on ne voit pas l'intérêt, et le jeu des comédiens fait plutôt pâle figure.
J'ai abordé ce film avec curiosité et naïveté pour Bowie et pour le scénario. La lenteur est parfois exaspérante, mais j'ai essayé de la comprendre; l'ensemble m'a paru ennuyeux, brouillon, confus mais j'ai tenu le coup crânement pour essayer de démêler l'écheveau ; les personnages s'anéantissent dans l'alcool et le sexe, et finalement je me suis dit que je venais de regarder avec générosité un film d'une platitude extrême, un bon vieux navet.
Clairement découpé en deux parties, ce drame de SF se définit par son atmosphère onirique, voire psychédélique, censée retranscrire la rencontre abrupte entre deux mondes, chacun se dissolvant à sa façon aride. Ainsi, après avoir exploré la planète dont il attend le salut pour les siens, vécu des symbioses temporelles ou géographiques, connu d'épuisants (pour le spectateur également!) épisodes hallucinatoires, l'alien se retrouve prisonnier d'êtres corrompus, jaloux, ignorants et sombre par dépit dans des débauches pathétiques avec un autre être désoeuvré. Malgré les ambitions limpides du réalisateur, la narration manque d'une structure claire, le rythme de nervosité, les personnages de profondeur et bien que David Bowie offre une interprétation tout en délicatesse la psychologie de son héros demeure indécidable. Une oeuvre si éthérée qu'elle en néglige la consistance...
L'homme qui venait d'ailleurs est un film qui vient effectivement d'ailleurs. C'est haut perché, et ça a assez mal vieilli. Les images incessantes qui reviennent en mode rétro de sa planète sont ennuyantes a souhait. Bon c'est d'époque, surement le réalisateur voulait innover a l'époque, mais que c'est ennuyant. Lutter pour rester éveillé.
Une fable plutôt boursouflée et datée sur l’aliénation de la richesse, de la médiatisation… On pense au prototype du milliardaire fou, Howard Hughes. Certaines séquences sont d’un kitsch frôlant le ridicule, d’autres ont de la grâce. La construction narrative éclatée est curieuse et intéressante. La manière de filmer le sexe est bien dans la manière des années 70.
La science-fiction étant déjà une autre dimension, ce film va au-delà.Soit grâce à David Bowie, excellent en extra-terrestre déconcerté face à la folie des hommes,ou bien à une histoire époustouflante traitant une grande partie des préoccupations de l'époque et d'aujoud'hui.
Bon film de science-fiction. Bonne réflexion sur la vie. David Bowie est très crédible en homme venant d'un autre monde. Les effets spéciaux sont réussis.
Cet artiste n'a cessé de nager dans la créativité. Un homme, une légende de la musique pop mais aussi acteur. Pour ce long-métrage, y faire une critique oui, par contre pour ma part c'est vraiment difficile d'y mettre une note. Bref, il se crash sur la planète Terre afin de repartir et sauver sa famille qui eux sont sur une planète en déclin. Attention, la durée est de 2h20. Des spectateurs tiendront que vingt minutes et décrocheront. D'autres, seront bien des curieux et tiendront jusqu'au bout. La plupart des plans sont splendides. La musique est planante. Bowie de par son physique attire encore et toujours notre regard. Pas mal de scènes de nudité.
Un film SF singulier et stylé qui repose plus sur son atmosphère hypnotique que sur son récit elliptique assez confus, porté par un Bowie magnétique qui colle parfaitement au personnage d’extraterrestre perdu dans un monde qu’il ne comprend pas. 2,75
Premier long-métrage de David Bowie acteur, L’homme qui venait d’ailleurs est inextricablement lié à la vie du fascinant chanteur britannique : son personnage de Thomas Jerome Newton a été imaginé dans la continuité de ceux de Major Tom, Ziggy Stardust et Thin White Duke, autant d’avatars extravagants et androgynes qui allaient contribuer à créer la légende de cette star inclassable. Tourné lors de sa période américaine, le film prend parfois la forme d’un document sur Bowie lui-même, à l’époque maigrelet en raison de sa consommation excessive de cocaïne. D’ailleurs les pochettes de ses albums Station to station (1976) et Low (1977) évoquent directement son personnage d’extraterrestre milliardaire. Cette œuvre kaléidoscopique signée du britannique Nicolas Roeg est aussi un témoignage d’une période et d’une Amérique tiraillée entre des mouvements contestataires sous orientations psychédéliques et l'émergence de la consommation de masse et de ses excès médiatiques en tous genres – à ce propos, le film fait parfois penser, vaguement, aux grands patrons actuels des Gafam, dont certaines obsessions et comportements semblent proches de celle du personnage principal. Parfois déroutant, souvent magnétique, le long-métrage (2h15 dans sa version longue) souffre d’une fin qui tire méchamment en longueur, marque d'un film un peu imbu de lui-même. Il mérite néanmoins clairement le détour.
Complètement space ! Il y a bien un scénario, encore que peu clair : un extra-terrestre est envoyé sur terre pour découvrir le secret de l'eau et le ramener sur sa planète. Au-delà de cet argument/prétexte, Roeg brouille tous les signaux narratifs et temporels. Du Lynch avant la lettre ? Du cinéma expérimental ? Du n'importe quoi ? Oui, un peu tout cela. Avec un David Bowie roux et diaphane, plus Ziggy Stardust que nature. Et très actif dans des scènes de sexe fort graphiques. C'est culte, évidemment, avec un message sur l'aliénation d'un alien par la pathétique race humaine.
Thomas Jerome Newton, sous ses airs d'être humain, est un extra-terrestre venu sur Terre pour récupérer de l'eau afin de sauver sa planète. Devenant très riche grâce à ses connaissances en technologie futuriste, Thomas découvre l'amour et la folie des êtres humains. Peu facile d'accès, cet ''homme qui venait d'ailleurs'' est un film qui mérite pourtant que l'on s'y attarde. Avec son sens de la mise en scène et du montage étonnant, Nicolas Roeg développe un univers troublant et nous fait passer des tas d'années aux côtés de Thomas, incarné à merveille par David Bowie dont les traits androgynes se prêtent à merveille au personnage. Sous le couvert de la science-fiction, Roeg dénonce les folies de l'être humain qui en viennent à pervertir Thomas et entretient le mystère quant au temps qui se déroule, donnant une étrange impression durant tout le film. Un peu long et parfois déroutant, ''L'homme qui venait d'ailleurs'' ne manque cependant pas de beauté, dénonçant avec force une humanité qui ne manque pas de cynisme.
Un film qui a mal vieilli notamment dans son rythme. Un remake dynamique serait le bienvenu et il faudrait même le faire encore une fois avec David Bowie qui a vraiment une gueule et qui malheureusement a été trop peu exploité au cinéma en dépit de quelques grands films ("Furyo" en première ligne!). Bref, de très bonnes idées mais trop mou pour aujourd'hui.