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Arkab Prior
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2,5
Publiée le 18 mars 2026
Objet étrange que ce film dont le principal mérite, pour les fans de David Bowie, est qu'on le voit beaucoup à l'écran. D'ailleurs, cette adaptation du roman éponyme semble une métaphore de l’œuvre de Bowie, rendu célèbre en 1969 par sa chanson Space Oddity, l'histoire d'une mission spatiale qui tourne mal, puis son personnage de Ziggy Stardust (Ziggy poussière d'étoile) au début des années 1970.
Premier long-métrage de David Bowie acteur, L’homme qui venait d’ailleurs est inextricablement lié à la vie du fascinant chanteur britannique : son personnage de Thomas Jerome Newton a été imaginé dans la continuité de ceux de Major Tom, Ziggy Stardust et Thin White Duke, autant d’avatars extravagants et androgynes qui allaient contribuer à créer la légende de cette star inclassable. Tourné lors de sa période américaine, le film prend parfois la forme d’un document sur Bowie lui-même, à l’époque maigrelet en raison de sa consommation excessive de cocaïne. D’ailleurs les pochettes de ses albums Station to station (1976) et Low (1977) évoquent directement son personnage d’extraterrestre milliardaire. Cette œuvre kaléidoscopique signée du britannique Nicolas Roeg est aussi un témoignage d’une période et d’une Amérique tiraillée entre des mouvements contestataires sous orientations psychédéliques et l'émergence de la consommation de masse et de ses excès médiatiques en tous genres – à ce propos, le film fait parfois penser, vaguement, aux grands patrons actuels des Gafam, dont certaines obsessions et comportements semblent proches de celle du personnage principal. Parfois déroutant, souvent magnétique, le long-métrage (2h15 dans sa version longue) souffre d’une fin qui tire méchamment en longueur, marque d'un film un peu imbu de lui-même. Il mérite néanmoins clairement le détour.
J'apprécie beaucoup l'esthétisme du film et les décors sont géniaux, David Bowie est très bon aussi mais je n'ai pas accroché avec l'histoire et je l'ai trouvé un peu long
Un film SF singulier et stylé qui repose plus sur son atmosphère hypnotique que sur son récit elliptique assez confus, porté par un Bowie magnétique qui colle parfaitement au personnage d’extraterrestre perdu dans un monde qu’il ne comprend pas. 2,75
Clairement découpé en deux parties, ce drame de SF se définit par son atmosphère onirique, voire psychédélique, censée retranscrire la rencontre abrupte entre deux mondes, chacun se dissolvant à sa façon aride. Ainsi, après avoir exploré la planète dont il attend le salut pour les siens, vécu des symbioses temporelles ou géographiques, connu d'épuisants (pour le spectateur également!) épisodes hallucinatoires, l'alien se retrouve prisonnier d'êtres corrompus, jaloux, ignorants et sombre par dépit dans des débauches pathétiques avec un autre être désoeuvré. Malgré les ambitions limpides du réalisateur, la narration manque d'une structure claire, le rythme de nervosité, les personnages de profondeur et bien que David Bowie offre une interprétation tout en délicatesse la psychologie de son héros demeure indécidable. Une oeuvre si éthérée qu'elle en néglige la consistance...
Ce film de 1976 avec l’immense David Bowie narre l’histoire d’un extraterrestre envoyé sur Terre pour découvrir le secret de l'eau et le ramener sur sa planète. Avec ce pitch attractif adapté d’un roman de 1963, Nicholas Roeg sort du schéma narratif traditionnel avec pas mal de flashbacks et de flashforwards mâtinés de scènes de sexe assez explicites, le tout sur une bande-son parfois pas très raccord avec ce que l’on a sous les yeux mais non écrite par le chanteur britannique qui, selon la légende, jouait ses séquences avec 10 grammes de cocaïne dans le sang ! En tout cas, il incarne un Ziggy Stardust plus vrai que nature et figure l’aliénation d’un alien par la race humaine. Un film soi-disant culte mais tout de même un peu long pour ma part même si je n’ai pas regretté son visionnage !
J'ai vu ce film culte avec Bowie il y a très longtemps, mais j'en garde un souvenir assez positif. Film très pessimiste et également sombre... C'est surtout la performance de Bowie qui marque dans ce film. À cette époque, il consomme énormément de cocaïne, et n'est pas au mieux sur le plan physique! Très maigre, presque translucide avec des cheveux orange/roux (le même look qu'il arborera sur la pochette de l'album "LOW"). Je me souviens avoir lu des commentaires disant que si on regardait le film au ralenti, on pouvait voir des résidus de poudre blanche sur le début des narines de Bowie, chose que je n'ai jamais vérifiée. Mais cela me semble très plausible! Il faudra attendre "Merry Christmas Mister Lawrence" en 83 pour retrouver un Bowie en meilleur état psychique et physique aussi !
Ce film, réalisé par Nicolas Roeg et sorti en 1976, a été une très longue expérience et surtout relativement pénible car je ne suis jamais vraiment parvenu à rentrer dedans ! Le film est adapté d'un roman que je n'ai pas lu et que je ne pourrai donc pas comparer au film mais c'est en tout cas ici l'histoire, en gros, d'un extra-terrestre qui vient sur Terre pour s'approvisionner en eau. Bon, en gros, car le film s'éparpille un peu dans tous le sens et se dirige vers plusieurs sous-intrigues. J'ai plutôt accroché à la première heure, enfin j'ai essayé de suivre tant bien que mal ce film pratiquement expérimental, puis j'ai peu à peu lâché dans la seconde partie pour totalement me perdre dans la dernière demie-heure. Le film est effectivement très excentrique, à l'image de l'acteur principal, mais il est surtout lunaire, ce qui fait qu'il faut déjà bien s'accrocher pour suivre l'histoire et puis surtout, il faut y adhérer ! Alors, le film n'est pas mauvais ou raté en-soi mais c'est simplement que je n'ai personnellement pas été sensible à ce qui m'a été présenté. Du réalisateur, j'avais déjà vu "Ne vous retournez pas", que j'avais par ailleurs aimé, et je n'ai donc été surpris du caractère farfelu de l'histoire mais tout de même, je m'attendais à quelque-chose de plus captivant. Car ici, c'est un gros trip façon 70's et tout part un peu n'importe où ! Concernant les acteurs, nous retiendrons surtout David Bowie au meilleur de sa forme et Rip Torne qui joue bien. "L'Homme qui venait d'ailleurs" n'est donc pas dénué d'intérêt mais ce n'est pas une expérience que je renouvellerai pour autant !
L'homme qui venait d'ailleurs est un film qui vient effectivement d'ailleurs. C'est haut perché, et ça a assez mal vieilli. Les images incessantes qui reviennent en mode rétro de sa planète sont ennuyantes a souhait. Bon c'est d'époque, surement le réalisateur voulait innover a l'époque, mais que c'est ennuyant. Lutter pour rester éveillé.
Véritable ovni des années 70 qui sans la présence de David Bowie ne vaudrait pas grand chose, avouons le. De la SF oui, mais à petite dose. A mi-chemin entre épouvante et érotisme, il assez difficile à comprendre car il alterne le bon et le n'importe quoi. Une sorte de bad trip filmographique imaginé par le réalisateur anglais Nicolas Roeg dont Bowie vivrait sa propre vie sous drogues, dont il était d'ailleurs en plein dedans à cette période. Le problème en fait de la synopsis du film, c'est que tout est très lent, presque ennuyeux. De plus, ne vous attendez pas à entendre des compositions du chanteur londonien : elles n'ont pas été retenues pour ce film. Et ça dure près de 2H. Le doublage français n'est pas des plus réussis. Le pire est que la photographie n'est pas mauvaise du tout. « L'Homme qui venait d'ailleurs » ne restera pas dans les grands succès cinématographiques dans lequel Bowie aura joué.
Un film osé, ambitieux, dirigé par Nicolas Roeg qui mêle adroitement fiction et réalité. Par son montage et ses images surréalistes, le réalisateur britannique maintient savamment un climat insolite, dans cette histoire trouble d'un homme tombé du ciel pour accomplir une mission. Quelle mission ? spoiler: On ne la saura jamais, même après le dénouement de cette fiction au final décevant.
Outre une bonne BO, le film nous offre une belle prestation d'acteur de la rock Star David Bowie ; dommage que Nicolas Roeg nous impose de regrettables longueurs en se perdant dans de nombreux détours superflus.
Allez, encore un film pour les professeurs d'esthétique du cinéma... Complètement perché si ce n'est incompréhensible, on attend avec impatience les explications illuminées des séquences des cookies jetés en l'air qui se mêlent à des gens en combi moulante dansant dans le noir (sur une musique qui n'est pas moins sous opiacées)... Qu'on rigole, un peu, car ce n'est pas avec L'Homme qui venait d'ailleurs qu'on va prendre un quelconque plaisir. Filmé à l'arrache, avec un rythme soporifique, avec un David Bowie (pour qui j'ai le plus grand amour musical) qui joue comme une pelle à tarte, et qui a très mal vieilli avec ses boîtes en alu clignotantes de partout pour représenter le futur. Bien sûr, on comprend qu'il s'agit d'un extraterrestre venu faire des affaires sur Terre en leur apportant le Progrès, mais pour le reste, on est bloqués avec les yeux en coins. Une scène d'amour qui s'alterne avec du kabuki (au son de clochettes), des flashes blancs, des Amish qui apparaissent sur filtre jaune et disparaissent aussitôt, et ces séquences des cookies à se frapper la tête sur les murs... De plus, pas une petite chanson de Bowie à se mettre sous la dent, il vaut mieux les clochettes et les tambours lancinants. Vraiment, si vous n'êtes pas un aficionados des films esthétiquement perturbés, fuyez. Ou prévoyez au moins la boîte d'aspirines.
J'ai adoré le mélange de sciences fiction avec une touche d'experimental. David Bowie est bluffant, le rôle est fait pour lui, et c'est celui qui s'en sort le mieux. Il me faudrait quelques visionnages de plus pour comprendre toutes les subtilités. C'était une bonne expérience cinématgraphique que je recommande à toute personne interessée par quelque chose d'un peu nouveau.
Je n'ai pas accroché du tout avec ce film ovni. On y comprend pas grand chose, la bande son est laide et on ne voit pas trop où va le film. seul Bowie est l'intérêt du film qui par sa classe naturelle apporte une beauté à l'image.
Pour l’un de ses premiers rôles au cinéma, David Bowie est un humanoïde venu d’une planète malmenée par la sécheresse pour chercher de l’eau sur terre. Il va y bâtir un empire industriel grâce à des technologies importées de sa lointaine planète. Sa fortune lui permettra ainsi de collecter de l’eau pour sauver son monde. Mais Newton, comme il se fait appeler, tombe amoureux de Mary-Lou et l’extraterrestre risque d’être condamné à rester sur Terre. Nicolas Roeg signe un film de science-fiction mélancolique, parfois effrayant sur le pouvoir de l’argent et des médias. Car sous les métaphores et les sublimes visions du personnage, L’Homme qui venait d’ailleurs est bien une critique de l’Amérique moderne gouvernée par la corruption. A l’image du protagoniste, le pays est montré en déclin. D’ailleurs, le rôle semble être une photocopie de David Bowie qui à l’époque était déjà ravagé et affaibli par la cocaïne. L’Homme qui venait d’ailleurs est un long-métrage surnaturel semblable à aucun autre mais qui pourra sembler un peu long pour beaucoup. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com