La Vénus à la fourrure
Note moyenne
3,9
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334 critiques spectateurs

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Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2017
Sans aucun doute le meilleur film de Roman Polanski depuis Le Pianiste. Adapté de la pièce éponyme, La Vénus à la Fourrure nous invite à suivre la rencontre entre un adaptateur et une candidate lors d'une audition pour décrocher le premier rôle d'une représentation théâtrale. Si on est au départ un peu inquiet de notre adhérence à cause de l'imitation ridicule d'une pouf par Emmanuelle Seigner dont les emportements sonnent faux à l'oreille, la progression du scénario va nous donner tort et même justifier ce surjeu grotesque par un dénouement osé qui arrive à rester fluide avec les interactions vues jusqu'alors. En échappant à leur parler-vulgaire, en embrassant un nouveau type de vocabulaire et en s'essayant à d'autres identités, les deux personnes se transforment, oublient qu'ils simulent et s'imprègnent des personnages qu'ils interprètent allant jusqu'à confondre réalité et fiction. La mise en scène simple et adéquate de Polanski convient totalement au déroulement de l'action, elle se fixe sur la scène où ont lieu les répétitions et capte pourtant merveilleusement bien l'espace. Les touches d'humour sont, quant à elles, dosées avec justesse, provenant en grande partie de Mathieu Amalric, brillant de bout en bout. Un huis-clos très bien orchestré où l'art sur les planches prend une dimension nouvelle.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2014
Un huis-clos dans lequel s’incruste du fantastique, à la fois absurde et dérangeant … Oui, Polanski revient à ses sources, et quel plaisir! Deux personnages, un lieu et une soirée : il n’en faut pas plus au cinéaste pour réaliser une nouvelle oeuvre majeure de sa filmographie!

Cette histoire est tout à la fois légère et profonde, drôle et tragique, vraisemblable et fantastique, plaisante et dérangeante..
J’ai surtout adoré la mise en abyme maitrisée magistralement : la relation entre le metteur en scène et l’actrice, dans un premier niveau, et la relation entre les personnages de la pièce, au second niveau, se complètent et se mélangent avec brio. On ne sait plus ce qui appartient à l’un ou à l’autre, on ne sait jamais complètement jusqu’où les personnages jouent un rôle, et quel rôle ils jouent.. Cette relation ambigue entre les deux personnages est véritablement passionnante. Les deux interprètes sont excellents, dans des rôles pas évidents : Amalric joue très bien le metteur en scène qui ne sait pas trop faire l’acteur, et Emmanuelle Seigner joue avec les différents registres d’une facilité déconcertante (Vanda l’actrice, Vanda le personnage de la pièce).
Polanski propose une mise en scène intelligente, évitant le piège du théâtre filmé, en utilisant intelligemment les ressources dont il dispose : variation scène-public-coulisse, variations dans les angles de cadrage, variation avec les lumières, utilisation originale du son, … chaque mouvement est pensé et fait sens.

Cette Vénus nous parle donc surtout des relations humaines, à divers niveaux : les relations hommes-femmes, les relations metteur en scène-actrice, les relations dominant-dominé, et les relations amoureuses, surtout. Polanski nous offre une vision ambivalente de l’amour, en jouant à la fois sur l’image de Vénus (le versant “divin” de la femme, de l’amour) et celle de la fourrure (le versant “animal”, impulsif, sensuel). Le film juxtapose tous ses niveaux de lecture, ils se complètent les uns les autres, et les questions restent ouvertes. Je suis seulement un peu circonspect concernant le final, certes original et surprenant, mais peut être trop en rupture par rapport au reste du récit. Une autre vision apportera peut être plus d’éclairages sur ce point, le seul reproche que je ferais à ce superbe film jusqu’ici.

Un superbe film qui cristallise les relations humaines et amoureuses avec simplement deux personnages, et jouant les équilibristes entre idéal et réalité. Avec au final, également, une superbe éloge du théâtre, ou de l’art en général, qui devient ici le médium ultime pour comprendre les relations humaines. Sublime!
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2019
Un huit-clos théâtrale grandiose mettant en scène 2 acteurs , Emmanuelle SEIGNER , épatante dans le rôle de cette comédienne qu court les casting et Mathieu AMALRIC dans le rôle de l'adaptateur de la pièce . Tout le long de la pièce on ne sait plus où se trouve la frontière entre la répétition et les vrais sentiments des personnages et la réalité.
Admirablement filmée par POLANSKI, Emmanuelle SEIGNER sa femme nous apparaît comme une Muse et une femme fatale.
Le thème de la domination HOMME/FEMME, FEMME/HOMME est sans cesse mis en avant.
du théatre filmé.

j'ai bien aimé
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2016
La Vénus à la fourrure est mon huitième long métrage de Roman Polanski, cette particularité malsaine qui l'obsède est toujours aussi délectable et intense et ce film n'échappe pas à cette " règle ". Autre plaisir, la mise en scène ! Un régal dans le sens ou l'atmosphère se marie avec la technique, l'ensemble prend le dessus et captive de bout en bout. Grand coup de chapeau aux comédiens, ils se disputent à merveille.
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2013
J'ai trouvé ce film très beau et magnétique. On commence à le regarder en restant parfaitement maîtres de nos moyens, puis peu à peu on se prend au jeu et on suit la pièce de théâtre, jusqu'au moment où l'on se demande à quel moment il s'agit de la « réalité » et à quel moment c'est juste la pièce. Il y a dans ce film une formidable mise en abyme sur la fiction : nous, spectateurs, sommes face à une fiction. Lui, metteur en scène, est face à une femme qui joue le rôle qu'il a adapté. Et finalement les rôles se brouillent, tout le monde perd les pédales, tant les personnages que nous, spectateurs. On en arrive à chercher où est le jeu et où est la réalité au sein-même d'un objet qui n'est, on le sait pourtant, que fictif (puisqu'il s'agit d'un film et en aucun cas du réel), et j'adore cette impression de me faire balader par le cinéma, j'aime les films qui réussissent à mettre en place une ambiance addictive dont on ne s'imaginerait pas sortir, ces films qu'on ne supporterait pas de devoir mettre sur pause, ces films qui jouent sur le fantasme et ses frontières... Et c'est sans parler de cette tension érotique géniale qui nous tient en haleine tout du long. Le passage de la Vanda « civile » à la Vanda « actrice » est fascinant parce qu'il s'opère, surtout au début, sans prévenir. On reconnaît une nouvelle fois le talent immense de Seigner dans cette aisance à jouer deux rôles quasi antagonistes dans une même scène, et même dans une même phrase parfois. Et c'est envoûtant parce qu'à mesure que le film se déroule, cette espèce de schizophrénie se fait plus discrète, plus sournoise, beaucoup moins identifiable... C'est ça qui nous fait perdre les pédales, c'est qu'on ne sait plus où on en est, on a envie d'y croire. Amalric joue extrêmement bien le type fasciné et obsédé. Le changement entre son personnage du début, rigide, son personnage du milieu, intrigué, et son personnage de la fin, totalement captivé et dévoué, s'opère avec une progression remarquable et très subtile. En fin de compte j'ai énormément aimé ce film, tant ses thématiques, son esthétique (oui, car les j'ai oublié de le dire mais les jeux de lumière sont magnifiques), son jeu d'une intensité merveilleuse, et sa tension. Devant la Venus à la fourrure, j'avais l'impression d'être face à Kaa, le serpent du livre de la jungle : totalement neutralisée, hypnotisée, prise en haleine. Ce film est un magnifique voyage.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2013
La Vénus à la fourrure est un film typiquement Polanskien, on y retrouve des thèmes qui lui sont chers et que l'on retrouve à travers l'ensemble de sa filmographie : l'obsession, la volonté de comprendre les comportements jugés déviants (ici le sadomasochisme), les relations et les situations ambigües entre les personnages. Son choix d'utiliser à plusieurs reprises le mot "ambigu" sied à merveille au film et le fait de placer son action et son histoire dans une pièce de théâtre lui permet une grande liberté. C'est d'ailleurs sa plus grande réussite dans le long-métrage : il arrive, lors de certaines scènes, qu'on ne fasse plus de différence entre la réalité et le jeu, tant Polanski prend plaisir à jouer avec l'ambigüité des propos et des comportements des personnages. Il instille progressivement une sensation de malaise qui ne nous quitte pas jusqu'à la fin du film. J'en profite au passage pour saluer la prestation des deux acteurs qui, par la qualité de leur interprétation, on rendu cela non seulement crédible mais réel, on avait l'impression de ne pas être spectateur du film mais spectateur dans le film. Un aspect, peut-être moins évident à déceler, montre que Polanski s'interroge sur l'oeuvre en elle-même, le rapport de l'auteur à sa création, la distance qui peut ou non les séparer. Curieux, fascinant, malsain mais jouissif, ce vrai bon film montre que Polanski n'a rien perdu de son talent même si le film n'a pas été primé à Cannes.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2015
César du Meilleur Réalisateur au grand étonnement de tous en 2014, Roman Polanski présente de nouveau un huit-clos avec seuls deux acteurs. Sa femme Emmanuelle Seigner apporte la fraicheur et le dynamisme quand Mathieu Amalric donne une touche d’émotion et de naïveté. La Vénus à la Fourrure dresse avec cynisme une réflexion sur la condition d’acteur. La construction de La Vénus à la Fourrure navigue avec jubilation entre texte de Leopold von Sacher-Masoch et de brillants à côtés pour finir dans la confusion totale entre répétitions et réalité. Brillant.
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gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2014
Il ne s'agit pas d'une comédie, c'est tout juste si l'on peut esquisser un sourire. Tout le film est l'audition pour une pièce de théâtre. En dehors du jeu d'acteur, il n'y a pas grand chose à mettre sous la dent.
On hésite entre l'ennui et l'agacement que suscite le comportement du personnage joué par Emmanuelle Seigner. Elle n'est pas fascinante mais donne envie de fuir.
UnitedArtists
UnitedArtists

79 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2014
Roman Polanski est sans doute le cinéaste qui nous fait la plus grande fierté de notre pays en terme de réalisation. En effet, La Vénus a la fourrure est un film extrêmement bien réalisé, il maîtrise parfaitement sa caméra les plans sont très bien foutus. J'ai notamment beaucoup apprécié lorsque les comédiens simulaient certaines action durant les répétitions (faire un café, signer des papiers...). Polanski met en arrière plan les sons de ses actions et c'est génial ! C'est assez discret mais je trouve que cela donne quelque chose de très intéressant. Avant de voir ce film j'étais un peu inquiet du fait que le film est un huit clos avec uniquement 2 comédiens ! Donc: 2 acteurs, un seul décor et tout ça pour nous maintenir pendant près d'une heure et demi. Et j'ai été plutôt agréablement surpris certes ce film n'est pas pour moi un chef d'œuvre mais Polanski a réussi a me maintenir pendant (presque) toute la durée du film. Les dialogues sont superbes l'humour est peu présent mais sympa, on souri plus que l'on rit mais c'est agréable. Cela marche grâce aux performances de Mathieu Amalric et d'Emmanuelle Seigner qui nous livrent des interprétations incroyables ! Même si au début j'avais l'impression que la femme de notre cher cinéaste sur jouait un peu et ben au final elle est superbe mais j'ai tout de même préféré le jeu d'Amalric qui est énorme ! Il est a mon goût l'un des meilleurs acteurs français. Je suis déçu que son rôle ne soit pas récompensé aux César. Après l'énorme défaut du film selon moi est que les comédiens qui jouent 85% du film la pièce, on peut risquer de s'ennuyer de temps en temps. En effet j'aime bien les moments de "calme" ce que je veut dire lorsque nos deux comédiens arrêtent de jouer la pièce. Même si le film reste intéressant tout de même dans sa généralité. Le film repose bien évidemment sur l'égalité des sexes homme/femme et Polanski le maîtrise très bien. De ce fait la fin du film est assez impressionnante du fait quelle est tout simplement inattendue et parle encore une fois sur le pouvoir homme/femme. Bon au final, La Vénus a la fourrure est clairement une petite déception du fait de certaines longueurs. Même si le huit clos est une spécialité de Polanski comme dans son précédent film Carnage, les moments de répétitions sont parfois ennuyants et peu intéressants même si il y a réflexion de pouvoir, cela ne me branche pas énormément. Mais sinon le film reste correct dans son ensemble grâce notamment a la performance des comédiens qui sont tous remarquables. Pas mal mais pas jubilatoire loin de la ! Film pas accessible à tous...
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2014
Après The Ghost Writer et Carnage, Roman Polanski revient avec une adaptation théâtrale, plus précisément un huit clos avec seulement 2 personnes, la nuit dans un théâtre. "La Vénus à la fourrure" est un film assez compliqué où plusieurs sentiments envahissent le spectateur que ce soit de la fascination ou même du dégoût. L'histoire est assez simple (une femme vulgaire auditionne auprès d'un metteur en scène pour avoir le premier rôle de la pièce) mais tout au long du film s'intensifie. Petit à petit, le metteur en scène est stupéfait par la prestation de l'actrice au point que ça se transforme en un véritable jeu de domination et de manipulation: les deux personnages changent au point d'être transformer à la fin (les rôles s'inversent). Les acteurs sont géniaux, Mathieu Amalric est élégant et parfait sur scène et Emmanuelle Seigneur est pétillante, drôle et manipulatrice. La mise en scène du film est juste extra, rien à dire, c'est superbe. Personnellement, j'ai préféré la première partie du film car elle est drôle, mouvementée, sans temps mort, c'est un régal et c'est passionnant. La deuxième partie est plus déroutante, on s'ennuie plus, c'est long et lent. Le film mélange habilement réalité et fiction, le théâtre et la vie de Polanski... Résultat: "La Vénus à la fourrure" et donc un film fascinant, en tout cas dans la première partie, avec des acteurs extraordinaires mais la deuxième partie est assez agaçante voir même chiante!!!!!!!!!!!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 novembre 2013
parmi les test qui me permettent de noter un film, il en est un qui ne me trompe pas : " le mal de fesses"
en ce qui concerne le cas présent il m'a fallu une bonne dose de patience pour le suporter .
Si je ne suis pas plus sévère c'est que j'ai malgrés tout tenu jusqu'au bout.
C'est en fait une pièce de théatre et les acteurs sont excellents, ce qui pêche c'est le contenu et la lenteur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2015
Très surprise que un film dont je n'ai jamais entendu parler auparavant sois si génial.
Un chef d'oeuvre qui preuve qu'il me faut pas plus de deux acteurs et d'un lieu de tournage pour faire durer un suspens parfait tout le long d'un film
Reellement bluffant, le talent y est, et la fin m'a bien faire rire. 
Merci au blog "La dernière séance" qui est absolument parfait et sans lequel je ne serais sûrement jamais tombé dessus.
Merci, et bravo.
angela B
angela B

32 abonnés 161 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mai 2014
Un huis clos pour les adeptes du théâtre, j'ai trouvé la Vénus trop vulgaire d'emblée, par la suite ça s'arrange seulement ils jouent à faire semblant et au final quand l'écran s'éclaire, nous n'en savons pas plus qu'avant.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2024
Cette adaptation d’une pièce de théâtre de David Ives (également coscénariste du film) offre à Roman Polanski un cadre et des thématiques qu’il a toujours affectionnés et qui lui ont souvent permis de donner son meilleur. Huis clos, rapports de forces, dérives fantasmatiques… Le cinéaste fait parler ici sa science de la mise en scène et de la direction d’acteurs pour orchestrer une joute verbale bien piquante, un jeu de provocation, de séduction et d’humiliation malicieusement retors, qui inverse progressivement les rôles de dominant et de dominé, de maître et d’esclave. Et ce, dans une dialectique SM qui embrasse en un même mouvement la réalité (l’audition) et la fiction (la pièce de théâtre). Les personnages se révèlent : la femme apparemment gourde et grossière devient sur scène une actrice fine et manipulatrice (Emmanuelle Seigner, parfaite dans ce rôle), là où le metteur en scène omnipotent, troublé par la concrétisation de son œuvre (et de ses fantasmes inavoués) semble perdre avec jouissance son pouvoir (Mathieu Amalric, étonnant mais qui en fait beaucoup)… Tout cela est habilement agencé et développé, souvent drôle. Mais pas seulement. Le réalisateur pousse plus loin le bouchon, vers des zones déroutantes qu’il a explorées dans les années 1960-1970. Où le fantasme confine au fantastique, dans le sens où l’on doute ici de la réalité de cette Vanda qui porte le même prénom que son personnage, qui connaît le texte de l’auteur par cœur, qui amène costumes et accessoires, qui réoriente le drame à sa guise, avec une intelligence « justicière »… Et puis il y a cette dimension grotesque, associée au travestissement et à la confusion sexuelle, que Polanski a souvent maniée avec audace dans sa carrière : dans un registre pathétique (Cul-de-sac) ou terrifiant (Le Locataire). Ici avec une pure dérision antimachiste, autour d’un homme-enfant, d’un homme-pantin, jouet de ses fantasmes.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2014
scénario original et intéressant!!
j'ai adore le jeux de roles des acteurs
parfois film confus dommage
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