La Vénus à la fourrure
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334 critiques spectateurs

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DesPoutou
DesPoutou

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2014
Mon film préféré, à voir et à revoir, savourez chaque instant et chaque dialogue, jeu d'acteur parfait.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2014
À 80 ans, Roman Polanski montre une fois de plus qu’il maîtrise l’écriture cinématographique comme nul autre. Les retournements de situation constants verront le spectateur, tour à tour, s’attacher ou se dégoûter des personnages. Il adapte à l’écran le roman érotique «La Vénus à la fourrure » de Leopold von Sacher-Masoch.

Quand on connaît les méthodes de travail de Polanski, on ne peut s’empêcher de voir dans le personnage de Thomas, dialoguiste et metteur en scène de la pièce qui va se jouer, l’alter-ego de Polanski lui-même. N’a-t-il pas l’habitude de cumuler les casquettes sur ses tournages ? Ne dit-on pas de lui qu’il veut maîtriser tous les aspects de la création d’un long métrage ? N’est-il pas lui-même très exigeant avec ses acteurs ?

Thomas incarné par Mathieu Amalric va donc partir de son théâtre et se plaint des actrices – au téléphone avec sa fiancée – qu’il a auditionné, les trouvant vulgaires, sans vécu, et dénué de talents. Apparaît alors dans l’encadrement de la porte, Vanda incarnée par Emmanuelle Seigner. Il n’est pas dénué de sens de parler ici d’incarnation tant les deux acteurs ne font qu’un avec leurs personnages. Vanda semble totalement écervelée et la manière dont elle mâche son chewing-gum la rend insupportable et vulgaire. On est soulagé lorsqu’elle le crache après avoir, avec beaucoup d’insistance, convaincue Thomas de l’auditionner. La première impression n’est pas toujours la bonne. Dès qu’elle se met à jouer la Vanda du roman, Emmanuelle Seignier donne une toute autre envergure à son rôle. Thomas est estomaqué et fera tout pour faire durer l’audition.

Dès lors, un jeu de manipulation et de pouvoir se met en place entre le metteur en scène et la comédienne. Tandis qu’elle lui reprochera son approche machiste du roman régulièrement, il se défendra en l’accusant d’être enfermé dans des carcans féministes voire marxistes. Deux conceptions dont il juge les vues trop exclusives. Vanda veut lui faire avouer qu’il se retrouve dans les écrits de l’écrivain, il lui rétorque, énervé, que c’est une idiote qui ne comprend pas des sentiments amoureux forts devenues désuets de nos jours. Mais quelques fantasmes enfouis ont tout de même été réveillés chez Thomas pour qui la frontière entre la comédie et la réalité va se brouiller peu à peu…

« La Vénus à la fourrure » vu par Polanski est à la fois féministe et machiste selon le point de vue de chacun des protagonistes. Il met en exergue la difficulté de définir clairement la frontière entre la soumission et la domination. Il fait la part belle à la beauté, l’intelligence et la puissance des femmes, sans pour autant condamner l’homme, en faisant plutôt un pauvre hère. Après un final bacchanal surréaliste, on sort du cinéma convaincu de s’être fait un peu manipulé nous-même. Soutenant une fois l’un, une fois l’autre durant la séance, on ne saurait dire si c’est la pitié ou la culpabilité qui nous étreint. Polanski nous fait aimer, ou plutôt comprendre, les deux interprètes de manière différente. On ne saurait réellement désigner de vainqueurs à l’issu de cette joute verbale d’une heure trente. Si ce n’est que pour l’un de personnage, le réveil sera certainement plus compliqué…

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norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2014
Polanski tend de plus en plus vers l'épure avec cette brillante adaptation littéraire qui sous son vernis consensuel reste fidèle à son univers.
maximemaxf
maximemaxf

378 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2014
"La Vénus à la fourrure" est... une étrange mais théâtrale leçon de cinéma à la Polanski. Alors pour commencer, ce n'est que le deuxième film que je visionne de sa filmographie, le premier film que j'ais regardé étant "Le Pianiste" racontant l'histoire d'un pianiste polonais juif et de ses malheurs lors de la seconde guerre mondiale. Ce film là est un vrai chef d'oeuvre et mérite d'être visionné encore et encore mais il ne m'a pas séduit pour la raison simple que je ne suis pas du tout fan des films de guerre, c'est un genre déprimant et qui va souvent le réalisme, et le réalisme dans les films de guerre amènent souvent du nihilisme et ce n'est pas du tout ce que je recherche dans le cinéma en général, c'est pour cela qu'il n'y a que quelques rares films de ce genre qui arrivent vraiment à attirer mon attention comme "Full metal jacket", ceux de Spielberg parce que c'est un must ou "Apocalypse Now" de Coppola qui est incroyablement frappant de réalisme et très dérangeant.

Revenons maintenant à ce qui nous intéresse, "La Vénus à la fourrure" qui est un film à huit clos se déroulant entièrement dans une pièce de théâtre, il est question d'une audition pour jouer une pièce adapté par Thomas le metteur en scène et il mettra à l'épreuve une comédienne ayant le même nom que son personnage, à savoir Vanda mais qui a une personnalité qui ne lui plaît absolument pas. Je n'ais pas du tout suivi la promotion de ce film à sa sortie en salle à cause de mon scepticisme pour son film "Le Pianiste", mais alors là pour le coup je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi intelligent, sensuel, drôle mais aussi très tordu. Ce film ici ne se limite pas du tout qu'à une simple audition d'une comédienne au langage de collégienne aux premiers abords se présentant pour jouer une femme adorable et innocente se trouvant pourtant dans oeuvre érotique, il apporte énormément de chose que ce soit avec les deux personnages et leur véritable nature, la mise en scène ou encore la tournure très inattendu que prend cette histoire.

Si il y a bien une chose sur laquelle Polanski m'a agréablement surpris, c'est pour sa mise en scène ou il y a beaucoup d'idée vraiment délicat et ingénieuse. Lorsque Emmanuel Seigner et Mathieu Almaric sont sur scène en train de jouer une scène, on a le droit à l'ajout des bruitages durant les actes jouées par les deux comédiens sur scènes lorsqu'ils imitent des actions censé se produire en vrai comme le touillage d'une tasse de café, la signature d'une feuille de papier et j'en passe, sans compter que Polanski arrive pendant une heure et trente deux minutes montre en main avec des plans très variés les uns des autres, et une histoire qui se déroule en temps réel dans un petit théâtre d'à peine cent places dans la salle. Les points de vue et les angles sont très diversifiés et il en va de même pour les jeux de lumières avec les projecteurs de la salle, il utilise l'écho de la pièce au lieu de faire un mixage des sons pour l'intonation des voix des acteurs afin de nous plonger dans un vrai théâtre comme si nous y étions, parce que littéralement parlant ce film est également une sorte de pièce de théâtre en temps réel. Autre surprise pour la mise en scène, c'est l'utilisation de la musique qui est très discrète mais qui intervient uniquement pour les scènes ou Thomas et Vanda jouent des scènes de la pièce de théâtre, Alexandre Desplats à qui l'on doit la musique de "Twilight, chapitre 2 : Tentation" (Quel bonheur de reparler de cette saga...) mais aussi de "Harry Potter et les reliques de la mort partie 1 et 2" (Vraiment superbe au passage) a composé une musique plus en douceur, principalement au piano pour la plupart sauf pour les dernières, mais après tout c'est tant mieux pour du théâtre c'est exactement ce qu'il fallait. Son nom me revient de plus en plus souvent d'ailleurs, il est à surveiller de plus en plus près.

Pourquoi me direz-vous que ce film est une pièce de théâtre ? Et bien grâce aux acteurs dans tout les sens du terme. Mathieu Almaric et Emmanuel Seigner (sa femme) interprètent des purs acteurs de film et de théâtre dont le réel vient se mêler à l'intrigue érotique et sadomasochiste de l'histoire de Sacher-Masoch. On m'avait dit qu'Emmanuel Seigner n'arrivait pas à être naturelle dans les films ou elle jouait, mais là elle fout une sacrée claque, être capable de jouer à la fois un personnage de la vie réel ainsi qu'un personnage de pièce de théâtre spoiler: tout en arrivant à lié les deux (à savoir la Vanda réelle et la Vanda de la pièce) pour manipuler le metteur en scène, intervertir son rôle avec lui et le dominer pour enfin lui révéler sa vraie nature et son total dégoût pour cette pièce décadente et rabaissant pour les femmes en forçant Thomas à devenir théâtralement le personnage de Vanda
, c'en est presque choquant, autant dire qu'elle l'a mérité son césar de 2013. Mathieu Almaric est loin d'être en reste et son césar de 2013 pour le meilleur acteur n'est pas volé pour lui non plus, son personnage, Thomas le metteur en scène s'engouffre et s'obsède petit à petit dans sa pièce et ses personnages en voyant l'intensité grimper dans son interprétation et celle de Vanda spoiler: (la réelle)
, bref ces deux personnages changent en continu de comportement, les rôles s'intervertissent et on entre dans un système tordu mais avec une touche d'humour pour décompresser et relâcher la tension et l'intensité, surtout avec le comportement dynamique, têtu et très vulgaire de Vanda qui interprète le sens de l'histoire à sa manière dans ses propos.

En revanche, si il y a bien un point sur lequel j'ais des choses à redire : c'est peut être pour sa morale de lutte entre les deux sexes. Je tiens à prévenir que je n'ais pas lu l'oeuvre d'origine dont est question la pièce de théâtre donc je ne jugerais qu'en fonction de ce que j'ais vu dans ce film. Quelque part, c'est la bienvenu parce que opposer le point de vue des deux personnages par rapport à l'histoire de La vénus à la fourrure, mais après je pense qu'il est beaucoup plus facile d'apprécier ce film ou d'avoir un point de vue plus évolué en lisant l'oeuvre en question, en général ça aide à apprécier à film quant ce dernier tourne autour d'un bouquin. Parce qu'ici on n'a qu'une représentation visuelle et partielle de l'histoire d'origine, et à vrai dire ce n'est pas un débat dans lequel on peut participer si on ne connait pas l'histoire... alors personnellement je suis pour l'égalité des sexes et la reconnaissance des droits de la femme comme beaucoup mais, disons simplement que je n'arrive pas à avoir d'avis avec la façon dont Polanski traite la question (même si la couverture du livre en question laisse clairement penser à une oeuvre pornographique).

Ensuite, et histoire d'abréger sur les problèmes de "La Vénus à la fourrure", ce film ne plaira pas à tout le monde. Parce que les films à huit clos qui se passe sur un même lieu, qu'ils soient maîtrisé ou pas, c'est pas bien compliqué : ou on entre dedans d'une manière ou d'une autre ou alors on n'accroche pas car voir un décor identique pendant une heure voire deux heures peut poser problème malgré un jeu d'acteur surprenant et une histoire qui tient la route. Je peux comprendre que ça en fatigue certains qui vont au cinéma pour voir un film avec un univers riche et des décors variés, mais bon tout ça n'est qu'une question de goût au final.

"La Vénus à la fourrure" : c'est pas mon film préféré, mais malgré tout ce n'est pas une réalisation que je risques d'oublier, c'est du beau cinéma même si ça ne plaira pas à tous à cause du fait que ce soit un film à huit clos.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 juin 2014
Entre fascination et rapports de domination, ce huis-clos à deux interprètes surprend et captive. Rarement un film aussi nu dans son intrigue aura été aussi complexe dans son expression ; et rarement un film aussi cloisonné aura été aussi ouvert sur des questions humaines et artistiques - les relations homme-femme et metteur en scène-actrice, le désir, la création ... C'est de ces paradoxes que nait le charme singulier de "La Vénus à la fourrure".
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 18 juin 2014
Bien que fervent admirateur de films de Polanski comme "2 hommes et une armoire", "le bal des vampires" et beaucoup d'autres, je n'ai vraiment pas aimé sa "Vénus à la fourrure".
Vivement son prochain film, en espérant qu'il sera meilleur !
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2014
Il ne s'agit pas d'une comédie, c'est tout juste si l'on peut esquisser un sourire. Tout le film est l'audition pour une pièce de théâtre. En dehors du jeu d'acteur, il n'y a pas grand chose à mettre sous la dent.
On hésite entre l'ennui et l'agacement que suscite le comportement du personnage joué par Emmanuelle Seigner. Elle n'est pas fascinante mais donne envie de fuir.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2014
Roman Polanski reste fidèle à ses thématiques de prédilection avec cette comédie très théâtrale,qui réussit à éviter plusieurs écueils de poids. Comment faire exister seulement 2 personnages en 92 minutes? Comment utiliser au mieux l'espace de ce lieu unique qu'est ce petit théâtre parisien? Comment procéder pour que la constante inversion des rôles entre les personnages soit pertinente? Polanski y arrive par la grâce d'une mise en scène très étudiée et d'une confiance absolue dans la souplesse de jeu de ses acteurs. "La Venus à la fourrure" propose une mise en abime entre fiction et réalité,entre les rapports de soumission et de domination,entre l'acteur au travail et celui en civil. Souvent,le film flirte avec le grotesque quand il ne s'y jette pas par provocation. Emmanuelle Seigner semble être en surchauffe dans un premier temps,mais révèle finalement de subtiles variations dans son jeu extraverti. Elle est parfaite pour incarner la femme de tous les fantasmes,et celle qui conduit à la perte. Par effet de balancier,Mathieu Amalric est forcément plus réservé,quoique assez baroque en metteur en scène qui fait sa douloureuse introspection par le biais de cette pièce sado-masochiste. Souvent brillant,malgré une fin en demi-teinte et trop évidente,le Polanski 2013 se savoure par son enchaînement diabolique. Impertinent.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2014
j'ai adoré
et les deux jeux: superbes.......................
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2014
Ayant tardé à aller voir ce film à cause du titre j'ai été surprise de façon très positive! Original, drôle, inattendu! Si la présence de Mathieu Amalric m'y a finalement poussé c'est celle d'Emmanuelle Seigner qui est totalement éblouissante. 5 personnages avec seulement deux acteurs... Un coup de maître!
Eva G
Eva G

4 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2015
Cette œuvre est incroyable. On est de suite dans le théâtre, on se sent proche des personnages tellement que le jeu des acteurs est exceptionnel.
D'ailleurs, au fil du film, on a du mal à différencier la fiction du réel. Emmanuel Seigner est parfaite dans son et Mathieu Almaric cache son double jeu à la perfection jusqu'à la fin.
Plus qu'un film, un réel chef d’œuvre!
angela B
angela B

32 abonnés 161 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mai 2014
Un huis clos pour les adeptes du théâtre, j'ai trouvé la Vénus trop vulgaire d'emblée, par la suite ça s'arrange seulement ils jouent à faire semblant et au final quand l'écran s'éclaire, nous n'en savons pas plus qu'avant.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2014
On voit bien ce qui a intéressé Polanski dans ce scénario souvent poussif, le thème de la domination, les jeux de rôle, les rapports de force dans un huis clos théâtral. Remarquablement filmés, Emmanuelle Seignier et Mathieu Amalric défendent admirablement des personnages pourtant pas toujours très justement écrits. C'est toute l'ambiguité de ce film, à la fois fascinant et ridicule. On n'est pas loin du "Locataire" par moment, mais par moment seulement.
mataza
mataza

3 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2014
Attention coup de coeur , Polanski nous montre encore une fois qu'avec très peu de chose on peut faire un très grand film. La beauté inquiétante d'emmanuelle seigner fait encore mouche et le jeu plein de finesse de Amalric aussi. Le huit-clos va comme un gant à Polanski, c'est confirmé, c'est dans ces bulles hors du temps que tout son génie et son expérience arrive le mieux à s'exprimer, par des petits détails distillés ici et là et qui font mouche. Les dialogues, les angles de caméra, la lumière sont tous tellement riche qu'il faudrait une seconde lecture pour tous les remarquer et les interpréter. Un véritable travaille d'orfèvre. Le film est long comme il faut, bein rythmé, se renouvelle sans cesse, dénué de toute longueur ou lourdeur qui je pense peuvent vite prendre l'ascendant dans ce genre si complexe. Encore une fois un petit chef d'oeuvre de maîtrise et de justesse. Merci maître Polanski.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 mai 2014
Thomas (Mathieu Amalric) auditionne Vanda ( Emmanuelle Seigner) en vue du rôle de Vanda (coincidence?) pour une future pièce de théatre. Roman Polanski évoque les confusions d'identité de la vie à la scène. Peut être que mathieu amalric représente Roman Polanski, un Roman Polanski hanté par ses démons. mais bon personnellement le sadomasochisme, c'est pas ma tasse de thé.
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