Derniers Avis : Le Marchand des quatre saisons - Page 2
Le Marchand des quatre saisons
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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 juin 2012
RW Fassbinder, cinéaste allemenad des années 70 est un orfèvre de la narration sociale de son pays. L'histoire de ce marchand de quatre saisons est celle d'un allemand de quarante ans, ancien légionnaire, qui se touve diminué à la suite d'un infarctus. Comment survivra-t-il à ce déclin physique, et à ce sentiment de dévalorisation que lui renvoie sa société ? Marié à une grande et belle femme, il sait que les gens remarque surtout leur différence de taille, première désapprobation visuelle. Sa femme, sorte d'icône à la Modigliani, a un regard vide. Mais derrière cette façade rigide se cache le poids de la réussite allemande. A sa sortie d'hopital il doit continuer à assurer le train de vie de son ménage, aussi il embauche un homme pour le remplacer comme marchand itinérant. Ce dernier a été, à son insu, un bref amant occasionnel de son épouse. RWF filme avec peu d'effets les troubles suscités par l'obligation de réussir dans une société allemande dominée par les femmes, garantes de l'ordre moral et de la pérennité affective. L'érotique scène de nu où elle trompe son marie évoque le conflit intérieur éprouvé par les protagonistes. Elle éprouve du plaisir mais se sent coupable au yeux des autres (sa fille). Cette façon de filmer les objets symboliques (la croix), ou les lieux sociaux (café, repas en famille, hopital) indique clairement l'importance de ces influences sur le destin de ces personnages. Ce sont les femmes qui décident, affirme l'auteur, son épouse l'a choisi, c'est elle qui décidera qui sera son remplaçant. Lui perd peu à peu tout désir comme le montre la scène avec son véritable amour qui lui demande, alors qu'elle s'est dévêtue, de venir s'allonger auprès d'elle. Cette scène renvoie explicitement à la pose triste des tableaux de Modigliani, un corps sans envie. Ayant perdu goût à l'existence (l'innocence perdu chère à Modigliani), il décidera de sa propre mort devant ses amis réunis dans une salle de café. Malgré son style daté, ce film ne manque pas d'intérêt, au contraire il illustre très habilement la société allemande de cette époque, où le poids du destin et des obligations scoiales est omniprésent. Il revisite les archétypes des personnages de cette société pour critiquer le rôle de l'influence sociale (la femme, l'amant, la famille, l'ami, l'enfant, le travail, l'argent). Ce marchand, en sursis de vie car il a été sauvé d'une mort certaine par son ami légionnaire, accepte son rôle de perdant, ainsi en a décidé la société qui assiste à son suicide sans intervenir. Cette société l'accepte d'autant plus facilement qu'il ne peut plus travailler. Sa femme pleure mais reprend rapidement la direction des opérations car elle a une fille à élever. C'est simple mais efficace et constitue une agréable surprise. A voir, en VO bien sûr (merci Arte), pour sa très agréable façon de filmer, son très bon scénario et sa belle mise en scène.
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4,0
Publiée le 30 juillet 2012
C'est l'un des grands succès de R.W Fassbinder, une rèflexion sur les rapports humains et le dèsespoir! Aussi curieux soit-il, c'est un film que l'on peut regarder à l'envers où le cinèaste allemand tourne à tout jamais le dos à ses premiers longs-mètrages! Pourquoi ? Parce que c'est la première fois que l'on ressent l'influence de certains films hollywoodiens de Douglas Sirk! On y dècouvre là un simple marchand de quatre saisons qui considère avoir ratè sa vie! Pourtant, ce dernier a connu quelques femmes importantes dans sa vie mais les rend responsables de sa vie sans intèrêt dont Ingrid Caven que Fassbinder regarde avec une visible tendresse, transformant l'actrice fassbinderienne en actrice fellinienne! Dans ce film mystèrieux et èprouvant, d'angoisses profondes et de fausses pistes, Hans Hirschmüller sert de fil rouge! Pathètique et inattendu, oscillant sans cesse entre la tragèdie et le rêve de bonheur, il porte le masque triste de la solitude, comme s'il ètait l'ombre planante de quelqu'un qui n'aurait jamais existè! Les actrices sont formidables: de la sublime Hanna Schygulla à l'èmouvante Ingrid Caven, c'est pourtant Irm Hermann qui se taille la part du lion en composant une parfaite hèroïne fassbinderienne où tous les sentiments les plus forts de sa petite vie sont concentrès dans une situation de choc perpètuel! Il faut la voir dans la scène d’introduction rajustant son porte-jarretelles à l'ombre d'une cour pour rèellement comprendre la complexitè de son personnage! Beau et cruel, "Le marchand des quatre saisons" est bel et bien la première rèusssite de Fassbinder avec un montage au cordeau...
Un fassbinder a moitié raté: la premiere heure nous témoigne du grand talent de son réalisateur cependant la derniere demi heure sombre "le marchand des 4 saisons" un peu dans le ridicule et dans la demonstration facile.
Reste le début,et l'acteur principal, tous deux excellents.