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    Le Marchand des quatre saisons
    note moyenne
    3,2
    53 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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    17 critiques spectateurs

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    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 30 juillet 2014
    Un Fassbinder qui semble plutôt mal aimé et pourtant, je trouve qu'il excelle toujours autant dans un genre que je déteste, le mélodrame. Jamais il n'en fait trop, jamais il ne va rajouter la petite musique dégueulasse pour accentuer son propos, tout est très froid, très austère et ça j'aime.

    Mais plus que la froideur, il y a des flashback (procédé dont je ne suis pas le plus grand fan non plus) et ces petits flashback suffisent à expliquer le comportement du héros et je le comprends. Disons que je sens ce qu'il ressent et qu'il y a forcément une identification qui va se faire.

    D'autant que le film montre des choses réalistes et très dures, du genre la mère qui dit ne semble pas contente que son fils rentre de la légion étrangère. Y a-t-il plus horrible pour un garçon que de se sentir rejeté par sa mère ?

    Idem, la scène avec "l'amour de sa vie", c'est triste.

    Du coup je trouve ça plutôt beau de voir la vie de cette homme de la classe moyenne qui en a gros sur la patate et qui s'en veut de sa vie de merde alors qu'elle aurait pu être bien mieux. Il regrette, il est mélancolique de ce passé qu'il ne pourra jamais rattraper.

    Un beau film aux thématiques universelles. Et puis Fassbinder parvient toujours à filmer ça de façon (à ce que ça soit intéressant, ce qui n'était pas gagné à la base) à rendre ça beau dans la banalité. On a quelques plans qui sont vraiment magnifiques et qui semblent presque absurdes tant ils semblent sortis d'un tableau (si c'est le cas je ne connais pas les tableaux en question). Ce qui renforce encore le côté faux et sans espoir de la vie de ce pauvre Hans.

    Triste vie.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Publiée le 17 juin 2012
    Grâce aux talents de ses comédiens (Hans Hirschmuller et Irm Hermann font preuve de beaucoup de justesse) et à sa superbe mise en scène, Rainer Werner Fassbinder signe une chronique assez fascinante dans son style. On notera qu’il y a des séquences assez marquantes – notamment les scènes de violences conjugales -, ainsi que la présence d’une belle photographie. Une œuvre donc forte et particulièrement inspirée.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 4 février 2019
    "Le marchand des quatre saisons" est un film cruel mais qui, derrière sa froideur, fait ressentir toute la tendresse qu'éprouve Fassbinder pour son personnage principal. La première partie du film nous présente pourtant un homme alcoolique et violent, qui n'hésite pas à frapper sa femme devant sa fille avant de la supplier de revenir à la maison; mais cet acte n'est pas excusé par Fassbinder, à l'instar de tous les gestes et comportements odieux qui parcourent le long-métrage. Dans un style bressonien, factuel, il s'agit de montrer tel quel sans juger, tenter d'expliquer la trajectoire dramatique de Hans sans pour autant s’apitoyer sur son sort : la dureté de la mise en scène, qui use de décors colorés afin de saisir le contraste entre l'image que certains personnages veulent renvoyer d'eux et ce que ces derniers sont réellement, ne doit pas bloquer le spectateur qui fait face à une histoire dans laquelle ne réside aucun espoir. Et si la fin n'est pas heureuse, ce n'est pas dans un geste complaisant de Fassbinder mais parce qu'elle est la résultante d'une logique scénaristique qui se sera attachée à décrire ses protagonistes avec précision et de manière progressive en sondant notamment leur honnêteté ou leur hypocrisie, d'où des renversements parfois spectaculaires de l'opinion du spectateur vis-à-vis d'eux. Ainsi, il faut saluer ce geste de mise en scène, dont la maîtrise n'est jamais vaine parce qu'elle se met au niveau de la complexité des personnages et de leurs relations.
    Jrk N
    Jrk N

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    5,0
    Publiée le 14 septembre 2018
    Un des plus grands Fassbinder (Le Marchand des quatre Saisons 1971) est une tragédie grecque qui emprunte l'esthétique ultra distancée de Bresson : visages fixes, parole blanche, le moins de mouvement du corps possible, narration froide, dialogues volontairement banals, flashbacks sans avertissements, pas de musique, douleur omniprésente, conclusion tragique prévisible au premier plan.
    Les plus grands collaborateurs de Fassbinder sont déjà présents et leur prénom est donné au personnages. Quand ils apparaissent c'est comme s'ils disaient : je suis Irm Herman et je joue Irmard, je suis Hans Hirschmüller et je joue Hans, je suis Hanna Schygulla et je joue Anna, la soeur de Hans, je suis Kurt Raab et je joue le beau-frère horrible, Kurt. Maudit par sa mère, Hans va poursuivre ses étude alors qu'il voulait être mécanicien, devneir flic, se faire virer de la police, partir dans la Légion Étrangère, devenir marchand de fruits puis épouser Irm tout en sombrant peu à peu dans l'alcool qui le tuera.
    Le temps réhabilitera ce film comme l'un des meilleurs drame de tous les temps.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 30 juillet 2012
    C'est l'un des grands succès de R.W Fassbinder, une rèflexion sur les rapports humains et le dèsespoir! Aussi curieux soit-il, c'est un film que l'on peut regarder à l'envers où le cinèaste allemand tourne à tout jamais le dos à ses premiers longs-mètrages! Pourquoi ? Parce que c'est la première fois que l'on ressent l'influence de certains films hollywoodiens de Douglas Sirk! On y dècouvre là un simple marchand de quatre saisons qui considère avoir ratè sa vie! Pourtant, ce dernier a connu quelques femmes importantes dans sa vie mais les rend responsables de sa vie sans intèrêt dont Ingrid Caven que Fassbinder regarde avec une visible tendresse, transformant l'actrice fassbinderienne en actrice fellinienne! Dans ce film mystèrieux et èprouvant, d'angoisses profondes et de fausses pistes, Hans Hirschmüller sert de fil rouge! Pathètique et inattendu, oscillant sans cesse entre la tragèdie et le rêve de bonheur, il porte le masque triste de la solitude, comme s'il ètait l'ombre planante de quelqu'un qui n'aurait jamais existè! Les actrices sont formidables: de la sublime Hanna Schygulla à l'èmouvante Ingrid Caven, c'est pourtant Irm Hermann qui se taille la part du lion en composant une parfaite hèroïne fassbinderienne où tous les sentiments les plus forts de sa petite vie sont concentrès dans une situation de choc perpètuel! Il faut la voir dans la scène d’introduction rajustant son porte-jarretelles à l'ombre d'une cour pour rèellement comprendre la complexitè de son personnage! Beau et cruel, "Le marchand des quatre saisons" est bel et bien la première rèusssite de Fassbinder avec un montage au cordeau...
    mazou31
    mazou31

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    3,0
    Publiée le 15 juin 2012
    Ce film a été porté aux nues par la critique, en particulier allemande. Derrière l’aspect mélo, il est certain que l’histoire est une critique sociale avisée sur le « miracle allemand » mais tout cela m’a paru tout de même assez inabouti malgré la présence forte des acteurs principaux. Surtout celle de Hans Hirschmüller qui est bouleversant malgré sa violence haïssable. Donc un film social intéressant mais pas inoubliable, du moins quarante ans après.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 12 juin 2012
    Un bon niveau d'amateurisme pour ce film qui intellectuellement m'a touché un neurone sans faire bouger l'autre. Il y avait largement de quoi faire mieux sans forcer.
    Scorcm83
    Scorcm83

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    3,5
    Publiée le 10 août 2015
    Le cinéma de Fassbinder est quand même très particulier. Il peut paraître kitsh et parfois même maladroit, mais ses films possèdent une aura inexplicable qui font que l'on est plongé à l'intérieur du début à la fin, fascinés. Ce Marchand des quatre saisons ne déroge pas à la règle. Son personnage principal possède une psychologie extrêmement bien écrite et passionnante, tout en contradictions, en souffrance, en lutte, contre les autres et surtout contre lui même. Encore une fois, il est placé seul face à sa famille, ses pairs, et surtout contre la société, et c'est une sorte de descente aux enfers qui guide le film. Le rythme est encore une fois extrêmement bien gérée, les séquences sont d'une grande justesse et l'écriture des personnages se veut l'une des plus grandes qualités du film. Je l'ai trouvé moins bien que "Tous les autres s'appellent Ali", mais il m'a quand même beaucoup plu.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    3,5
    Publiée le 13 juin 2012
    Fassbinder alors qu’il n’a que 26 ans réalise avec « Le marchand des quatre saisons » son dixième film. Le cinéma de Douglas Sirk vient tout juste d’agir comme un révélateur sur le réalisateur allemand qui entend à travers Hans son héros approcher les déchirements de l’âme mis à nu par Sirk dans ses plus belles réussites. L’esthétique du film n’a pas la flamboyance déployée par l’autrichien exilé à Hollywood qui disposait de moyens nettement plus importants que Fassbinder dont les images rappellent un peu les séries télévisées allemandes de ces années-là. Hans est au fond de lui-même un romantique et Fassbinder laisse clairement entendre que son suicide par l’alcool lui a été imposé par l’échec récurrent de sa relation avec les femmes. Sa mère tout d’abord qui lui a refusé d’épouser sa vocation de mécanicien et qui n’a eu cesse depuis son enfance de le rabaisser, son amour de jeunesse ensuite (joué par la très gracile Ingrid Caven) qui se refuse à lui à cause de son statut social peu engageant (Hans est marchand de fruit), sa sœur, intellectuelle à l’allure marmoréenne qui tout en prenant sa défense contribue à le dévaloriser, sa femme enfin qui dès qu’elle le peut le trompe avec le commis embauché pour aider à la vente, sans oublier la prostituée qui lui a valu son renvoi de la police après l’avoir tenté lors d’un interrogatoire. Le film n’est visiblement pas à l’avantage de la gent féminine que Fassbinder semble accuser d’une sorte de conspiration ourdie contre le sexe opposé qui serait peut-être la cause de toutes les incompréhensions entre les deux faces de l'humanité accumulées au cours des siècles. Tout ceci n’est guère réjouissant et n’incite pas à l’optimisme sur la nature humaine . Fassbinder être torturé à la sexualité ambivalente ne pouvait sans doute pas produire d’autres films que ces cris du cœur de personnages en lutte avec leur frustrations et leurs renoncements. Tout comme Cassavetes , Fassbinder s’est lui-même brulé à trop se retranscrire à l’écran.
    ygor parizel
    ygor parizel

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    0,5
    Publiée le 7 août 2012
    J'apprécie Fassbinder mais là que c'est mauvais. Des téléfilms allemands ringards ont plus d'attraits, des acteurs ridicules tout comme les dialogues, mise en scène bancale et un scénario sans envergure (réflexion sur la solitude et le désespoir au raz des pâquerettes). Faut absolument oublier ce long-métrage du cinéaste.
    Plume231
    Plume231

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    2,0
    Publiée le 17 juin 2012
    Sur le plan de la mise en scène technique, rien à dire c'est impeccable. L'histoire a tout pour être forte, se permettant même de toucher à l'universel à travers l'histoire de ce type qu'on aurait pu être qui a raté sa vie en grande partie à cause de proches écrasants, qui le sait et qui préfère mourir plutôt que de continuer à subir cela. Jusqu'ici on sent poindre le grand Fassbinder à plein nez, mais il y a un gros souci à savoir une direction d'acteurs totalement amorphe, à côté de laquelle celle de Robert Bresson passerait pour du Zulawski, qui empêche toute réelle identification aux personnages, toute émotion, qu'on rentre réellement dans le récit. Le meilleur sabordage d'un potentiel grand film que l'on puisse trouver par l'intermédiaire d'une direction d'acteurs désastreuse.
    Xavi_de_Paris
    Xavi_de_Paris

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    2,5
    Publiée le 22 juin 2012
    Un film que je n'ai hélas pas pu voir en entier car je l'ai trouvé assez ennuyeux, et je n'ai à aucun moment réussi à rentrer dedans. Je note tout de même une esthétique dans l'image assez remarquable, marque des grands réalisateurs.
    kinophil
    kinophil

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2013
    Mélange de Douglas Sirk, de Kaurismaki et d’esthétisme de série TV allemande des années 70, ce film, entre tragédie et rêve de bonheur, est une critique sociale de la société bourgeoise des années cinquante/soixante. Portrait d’un homme qui souffre du sentiment de dévalorisation : rabaissé par sa mère, repoussé par son amour de jeunesse, dévalorisé par sa sœur, trompé par sa femme, il perd peu à peu tout désir et accepte son rôle de perdant, sous le regard de la société qui assiste à son suicide sans intervenir. Ce film questionne sur une société allemande sans amour et sans bonheur qui valorise la réussite et l’argent. Un film simple mais dense et bien interprété.
    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    3,5
    Publiée le 25 novembre 2013
    En berne après la Seconde Guerre mondiale, le cinéma allemand a tardé à renaître de ses cendres. C'est à la fin des années 1960 et au début des années 1970 que de nouvelles voix et de nouveaux regards s'imposent vraiment. Schlöndorff, Herzog, Fassbinder et Wenders sont les fers de lance de ce jeune cinéma allemand. Brillant touche-à-tout (journalisme, théâtre, télévision...), Fassbinder commence à tourner pour le cinéma en 1969, avec une certaine frénésie. Il signe huit longs-métrages en deux ans. Le Marchand des quatre saisons est son neuvième. C'est aussi son premier grand succès, salué à l'époque comme l'un des meilleurs films allemands depuis la guerre.
    La première moitié du récit est riche en événements mélodramatiques, avec des émotions exacerbées. Un peu trop. Fassbinder laisse s'exprimer son goût pour les films de Douglas Sirk. Rebondissements multiples, scènes larmoyantes et quelques touches de couleur vive, dans un style cependant plus dépouillé et froid. Le portrait du personnage principal est d'abord chargé de défauts : coureur de jupons, ivrogne, violent. C'est une "mauvaise graine" selon sa mère ; un "sale porc" selon sa femme. Bref, il y a là tous les éléments d'un mélo manichéen de base. Le film devient plus intéressant et subtil dans sa seconde moitié, à partir du moment où Fassbinder commence à renverser les perspectives et à cerner le pourquoi du mal-être de Hans. Bridé dans ses aspirations professionnelles (sa mère lui a interdit d'exercer une profession manuelle quand il était jeune) et amoureuses (il est passé à côté du grand amour de sa vie), ce personnage apparaît comme un être mal-aimé, vaincu par la vie que d'autres lui ont imposée. Une vie ratée, faite d'illusions perdues. Sa dépression finale et sa dérive suicidaire n'en sont que plus touchantes. Le réalisateur se livre, via ce portrait, à une critique en miroir d'une société allemande engoncée dans ses principes et ses préjugés, d'une raideur implacable, liberticide, hypocrite, bassement matérialiste. Et plus largement, il décrit un monde sans chaleur, sans amour, sans compassion. Un monde où la froide raison du plus grand nombre l'emporte sur le désir individuel. Fassbinder montre ainsi de façon convaincante, et particulièrement glaçante, la médiocrité et la cruauté au quotidien.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    1,5
    Publiée le 1 octobre 2015
    Il est parfois difficile de comprendre que Fassbinder ait accédé à la reconnaissance avec ce genre de films. Si celui-ci est de l'art, alors le premier film venu en est et toute appréciation objective s'envole dans les limbes de l'inutilité. Il est lent. Les gros plans sont laids et exhibent les larmes de crocodile d'acteurs sans aucune conviction dans leur rôle. Seul le personnage principal a un certain charisme mais il n'a rien de mystérieux : on le perce à jour au premier coup d’œil et dès lors, la fin est transparente. Si tous ces aspects n'avaient pas déjà fait pencher la balance de l'appréciation dans le rouge, alors il aurait été acceptable que les lieux soient laids, voire anonymes. Mais ce n'est qu'un poids en plus du même côté : l'anonymat semble être le pilier de l'ennui de ce film. Si on doit y trouver une qualité, c'est la représentation sarcastique de l'hypocrisie sociale.
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