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Un visiteur
2,5
Publiée le 21 août 2015
Bien que Carey Mulligan incarne parfaitement Bathsheba, son personne reste méprisant. C'est une femme qui sait qu'elle détient du pouvoir sur les hommes et se jouent d'eux jusqu'à les faire souffrir. Elle jongle entre un triangle de prétendants et ne vit pas pour l'amour mais pour l'argent. Le seul bémol de ce film est donc ce personne principale et quelques longueurs qui viennent nous endormir et nous faire regretter d'avoir perdu notre soirée.
Pas désagréable mais loin d'être franchement emballant. Une Adaptation bien trop sage qui manque cruellement de passion et souffre de la comparaison avec le "Tess" de Roman Polanski. La lumière est fort belle bien qu'un brin trop voyante. La froideur de la mise en scène empêche le spectateur de s'immerger dans l'histoire et de ressentir un quelconque sentiment. Dommage car le casting est de qualité.
Le genre historique avec son brin de romance et de tragédie est et restera toujours un style apprécié d'une partie du public. "Far From The Madding Crowd" hérite, et ce parce qu'il est une nouvelle réputée, de talents convaincus et convaincants, assumés et assurés. Bathsheba (Everdene) aura donc le même visage que Daisy (Buchanan), sauf que ici, l'amour ne se répand pas en deux parties mais en trois. Vinterberg, en prenant les rênes de ce projet, peut nous assurer au moins d'une chose : le romantisme exagéré de certaines autres oeuvres cinématographiques de même calibre ne sera pas présent dans cette adaptation maîtrisé et digne. Mais cela reste trop sage pour convaincre : emporté par une histoire un peu décousue, on se retrouve lassés par tant d'abolissement dans la manière de filmer ou même de conter l'aventure. La première partie, assez saisissante et au contenu bien ficelé, est remplacé par une seconde moins prenante, plus lourde. Pire encore : l'apparition de l'acteur Tom Sturridge offrirait presque une véritable farce tellement que le schéma scénaristique tombe dans un pathos plus que désagréable. Tombant dans la parodie (l'assassinat plus que risible d'un des amoureux, certaines interprétations qui tombent à l'eau, en même temps que les scènes d'émotion), la traversée n'aura plus qu'à attendre son final pour retrouver sa véritable ligne directive... Et son sérieux.
Le danois Thomas Vinterberg confessait avoir voulu s’essayer à d’autres choses, avoir voulu se diriger vers d’autres voies pour tenter l’expérience d’un cinéma où on ne l’attendait pas forcément. Avec cette nouvelle lecture du célèbre roman de Thomas Hardy qui aura bien du mal à faire oublier celle de John Schlesinger en 1967 (avec Julie Christie et Terence Stamp), le cinéaste est confronté à un échec dont il porte l’essentiel de la responsabilité à trop avoir voulu rester dans les sentiers balisés d’un cinéma naturaliste sans emprise, consensuel et sans vision personnelle. Un cinéma propre sur lui, incapable de faire naître une quelconque tension, incapable d’imposer souffle ou romanesque fiévreux malgré sa bande originale envoûtante (c’est maigre), incapable de cristalliser avec efficience et intelligence, le parfum de tragédie en présence. Techniquement très beau, Loin de la Foule Déchaînée est surtout très désincarné, mollement langoureux et au final, fade. Où est passé le cinéaste rageur de Festen ou la Chasse ?
Quel manque de passion! C'est dommage, car la réalisation est léchée et nous offres des images superbes, mais il manque de tension romanesque. Les acteurs, en particulier Matthias Schoenaerts, plein de charisme, et Michael Sheen, juste et attendrissant, livrent de très bonnes prestations. Carey Mulligan, et bien que dire... elle fait mieux que d'habitude, cependant je ne l'ai pas trouvée habitée par son personnage, j'ai eu du mal à oublier l'actrice, car si elle a un jeu plein de justesse, il lui manque le caractère et l'envergure pour incarner un tel personnage. Un bon moment, mais le côté trop académique gâche la spontanéité et il manque tout de même ce soupçon de fougue et de romantisme qu'on attend de ce genre d'histoire.
"Far from the Madding Crowd" nouveau film de Thomas Vinterberg est un film basé sur le roman de Thomas Hardy. Vinterberg n'a plus grand chose à prouver après ses excellents Festen et la Chasse mais cette adaptation est sans saveur. Malgré une bande annonce alléchante, ce film est plat, le personnage principal irritant et l'histoire d'amour niaise à souhait. Le personnage principal qui dès les premières minutes du film clame son envie de rester indépendante tombe sous le charme du premier militaire venu. Aussi elle perd énormément en crédibilité et passe surtout pour une femme qui ne sait pas ce qu'elle veut. Loin du Dogme 3 que Vinterberg a proclamé aux côtés de Lars Von Trier ce film est très classique, les hommes tombant un à un sous le charme de la dame perdant tout caractère et fierté. Ajouté à cela un dénouement assez ridicule et romantique et vous avez un film qu'il faut éviter
J'ai beaucoup apprécié ce film dans la lignée de Orgueil et Préjugés. Les acteurs étaient bien choisis et en ressort un jeu très fin. Matthias Schoenaerts est une révélation masculine très bien accueillie ici, mieux que dans A Little Chaos à mon goût.
Comme je n'ai pas vu les autres adaptations de ce roman que je ne connaissais pas (ah bon, il a écrit autre chose que Tess et Jude l'obscur ? ) bref, le film m'a paru efficace, bien joué, pas trop mélo, bien fait...un agréable moment de cinéma, divertissant.
Il a fallu que le hasard fasse disparaître 2 des prétendants pour qu'elle choisisse le bon. On sait déjà dès le début qui sera l'élu. Une superbe reconstitution en tout cas. Un style anglais très élégant et des personnages intéressants.
Adaptation du roman de T. Hardy, le portrait d'une femme étonnamment indépendante et courageuse pour son époque (fin du XIX ème). Pour autant son personnage se voit également balloté par l'amour, perdu face à 3 prétendants. Mis en scène sous une lumière naturelle étudiée, le contenu très romanesque, ne va pas assez loin, l'intensité et l'émotion en sont ainsi contrariées. Étrangement, M. Schoenarts, par son charisme et son regard débordant d'amour et de bienveillance remporte la mise!
Plaisir coupable... Un air d'orgueil et préjugés pour cette histoire romantique tout à fait transposable aujourd'hui : quand les prétendants n'ont pas le bon timing, ni la bonne condition sociale, voir ni l'un ni l'autre ou les deux et vice versa :p L'acteur belge est très séduisant et l'héroïne va très bien avec lui, j'ai cliqué sur ce film par hasard et n'ai pas pu le lâcher avant spoiler: d'avoir satisfaction à la dernière scène comme il se doit dans un film romantique digne de ce nom. Pas mythique, mais je le conseille quand même, surtout aux fans de Jane Austen.
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3,5
Publiée le 24 juillet 2019
"Far from the Madding Crowd" est le premier roman qui a fait connaître Thomas Hardy! Beaucoup diront que c'est l'un de ses meilleurs où la splendeur de la nature et l'âpretè des paysages britanniques collent parfaitement avec la sensualitè tourmentèe de Bathsheba Everdene et Gabriel Oak! C'est l'Angleterre victorienne comme si on y ètait avec les passions qui bouillonnent à l'intèrieur des personnages! Quarante-huit ans après le classique de John Schlesinger, l'amour est toujours dans le prè! Après le triomphe de "La chasse", Thomas Vinterberg signe une adaptation très honorable et magnifiquement filmèe, bien meilleure que certains autres remakes historiques! Mais à l'instar de ces paysages que le film donne à admirer grâce au travail remarquable de Charlotte Bruus Christensen, "Far from the Madding Crowd" version 2015 est agrèablement romanesque malgrè sa courte durèe (la version 1967 durait 1h de plus). Le principal attrait du film, c'est èvidemment Carey Mulligan! Femme indèpendante et courageuse, elle se montre très à l'aise face au charme animal du beau Matthias Schoenaerts! Carey, Matthias...et la valse des sèducteurs! Quant à Juno Temple, elle nous offre - dans un rôle secondaire - ses plus gracieux instants de tristesse...
Malgré un beau casting, il est difficile de s'enthousiasmer devant cette molle adaptation de Thomas Hardy, où la mise en scène très académique de Vinterberg vide le récit de ses ressorts les plus intenses. Les paysages sont beaux, Carey Mulligan est parfaitement mise en valeur, mais comme tout cela manque de chair !
Qu’est-ce qu’un film comme ça est plaisant et reposant ! Pas de violence, pas de vulgarité, pas de cynisme, pas de militantisme braillard, pas de décors misérabilistes, pas de complaisance pornographique, pas de chute en queue de poisson, pas de 3D, pas de caméra atteinte de danse de Saint Guy… juste une très belle et prenante histoire sur fond de campagne anglaise au XIXe siècle. Les mauvaises langues ou les puristes diront que c’est académique. Moi, je rétorque que c’est classique, magnifiquement classique, et même romantique, à la David Lean d’autrefois avec une réminiscence de ‘Tess’ : tout pour l’enchantement des yeux (acteurs superlatifs), le charme des oreilles (Craig Amstrong !), le confort de l’intelligence, le raffinement des sens, et surtout, surtout, les palpitations du cœur – deux cœurs indépendants, généreux et d’une grande noblesse à l’ancienne – qui in extremis pourtant finissent par battre à l’unisson. Le happy end romanesque, quoi qu’on dise, il n’y a que ça de vrai. Oui, je vous le garantis, je reviens à l’instant du cinoche, un immense bonheur dominical !