Derniers Avis : Loin de la foule déchaînée - Page 7
Loin de la foule déchaînée
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Un visiteur
4,5
Publiée le 22 juin 2015
Un très beau film romanesque à souhait (oui les filles, c'est pour vous!). N'ayant pas lu le livre, je n'avais aucune idée préconçue sur le personnage principal et contrairement à certaines critiques, je suis totalement rentrée dans l'histoire. Premiers plans, chevauchée dans la campagne à bride abattue puis paysage de falaise surplombant la mer ça commençait déjà très bien! Le reste est de même facture, décors, costumes et personnages secondaires très bien joués également. Carey Mulligan donne à la fois de la densité et de la fragilité à son personnage, Matthias Schoenaerts campe un berger fort et rassurant, avec une touche de mystère, il est parfait comme toujours. La difficulté d'être une femme libre au 19è nous saute au visage vu de notre siècle. On comprend les hésitations de l'héroïne devant ses trois prétendants. Lequel saura l'accepter telle qu'elle est sans la cantonner à un rôle de potiche sitôt le mariage prononcé et lui tenir tête tout en la respectant?
Comme je n'ai pas vu les autres adaptations de ce roman que je ne connaissais pas (ah bon, il a écrit autre chose que Tess et Jude l'obscur ? ) bref, le film m'a paru efficace, bien joué, pas trop mélo, bien fait...un agréable moment de cinéma, divertissant.
Énième adaptation du ce roman de Thomas Hardy considéré par beaucoup comme l'un des plus grands auteurs de la littérature anglaise.
Dès les premières images la très belle photographie de Charlotte Bruus Christensen magnifie les paysages de cette campagne luxuriante et plus particulièrement celle du Dorset.
La mise en scène, irréprochable, mais très conventionnelle ne rappelle en rien les précédentes réalisations de Thomas Vinterberg. Je pense à Festen, bien entendu, La chasse également mais également Submarino qui m'avait submergé d'émotions. Rien de tout cela ici. Le scénario, trop linéaire n'offre pas l'énergie nécessaire pour une quelconque envolée.
Le spectateur reste plongé dans un très beau livre d'images au beau milieu duquel se déroule une intrigue, qui, aujourd'hui semble dépassée. La condition féminine ayant enfin trouvée une place plus honorable dans nos pays occidentaux, pour le moins. Et c'est très bien ainsi.
Associés à la magnifique photographie, à la belle bande son et aux superbes décors, les principaux protagonistes se montrent des plus convaincants.
Carey Mulligan donne à son personnage une belle profondeur non dénuée d'une grande sensibilité. Son sourire illumine l'écran.
Tom Sturridge est parfaitement à l'aise dans le rôle de ce sergent à la fois arrogant, intéressé et perdu.
Michael Sheen campe à merveille ce riche propriétaire.
Matthias Schoenaerts, enfin, au charisme détonnant, n'étonne plus mais séduit complètement.
Un beau film quelque peu trop lisse pour en sortir émerveillé.
Superbe : donne envie de lire le roman, c'est tout dire. Acteurs irréprochables. Je n'avais pas vu l'adaptation de John Schlesinger, mais Vintenberg n'est pas tombé dans le piège hollywoodien du changement de plan toutes les deux secondes, il laisse l'émotion s'installer, au risque d'un certain ennui pour les amateurs de blockbusters, mais pas pour moi, qui ai pu savourer chaque scène dans sa durée... Vraiment, un beau film !
Thomas Vinterberg nous offre des long-métrages de plus en plus classiques, lui qui a débuté aux côtés de Lars von Trier au sein de l’école du Dogme 95 qui, rappelons-le, prônait l’anémie de moyens et d’artifices pour un cinéma s’approchant au plus près du réel. Un changement formel de plus en plus radical puisqu’il est ici à la tête d’une adaptation d’un classique de la littérature anglaise écrit par Thomas Hardy. Les costumes, la reconstitution de la campagne anglaise du XIXème siècle et les grands sentiments sont aux rendez-vous à des années lumière de son « Festen » donc. Il est indéniable que le soin apporté aux images est ici primordial. Le réalisateur danois a choisi de se tourner vers une grammaire cinématographique plus classique certes, mais il le fait bien. Les plans de coupes présentant, entre autres, des moutons dans les pâtures vallonnées d’Angleterre ou la moisson sous un beau soleil, ressemblent à de sublimes tableaux de grands peintres du même siècle. Le travail sur la lumière est également impressionnant. Les deux plus belles scènes du film, deux scènes de baiser, le sont tout autant pour les sentiments qu’elles procurent que pour la façon dont le directeur de la photographie se joue de la lumière. La première est un rendez-vous galant dans une clairière où la mise en scène permet de ressentir les émotions d’un premier baiser dans un maelstrom de couleurs et la seconde et dernière du film présente la fougue d’un baiser refoulé depuis longtemps sous un sublime coucher de soleil. Un film qui sait allier puissance des émotions et bel emballage mais qui parfois pêche par trop d’académisme. Certes, l’adaptation semble être suivie à la lettre mais peut-être un peu trop. Une modernisation du style aurait rendu tout cela plus vivant et moins coincé, même si l’émancipation de la condition féminine est traitée en filigrane. On reprochera également le traitement trop elliptique d’une intrigue secondaire mettant en scène Juno Temple et qui ne permet pas à certaines réactions et sentiments des personnages d’être pleinement justifiés. Un beau film un peu trop lisse que le charisme de son duo principal emporte tout de même. Carey Mulligan souvent mal employée, trouve ici l’un de ses meilleurs rôles tandis que Matthias Schoenaerts confirme avec ses choix à l’international tous les espoirs que l’on a placés en lui depuis l’excellent « Bullhead ». Ténébreux, imposant et beau, il a une belle carrière devant lui. Le classicisme de « Loin de la foule déchainée » est un peu atténué par ce beau duo de cinéma.
Bien dans l'ensemble : scénario, mise en scène, choix des acteurs et leurs jeux.
Entre romantisme, drame (et même drôle dans quelques scènes), on se plonge rapidement dans l'histoire et l'on a le plaisir de regarder chaque personnage jusqu'à la fin.
Après des chefs d’ œuvres comme Festen ou La Chasse, il est surprenant que Thomas Vinterberg se soit attaqué au roman d’amour de Tom Hardy. Le résultat est touchant. Tout d’abord car Carey Mulligan n’a jamais été aussi mûre et nous rappelle Vivien Leigh dans le rôle de Scarlett O’Hara d’Autant en emporte le Vent. Ensuite, car Matthias Schoenaerts dévoile un charisme époustouflant de sensibilité. L’histoire en soit, n’a rien de percutante. Une courageuse fermière devenue riche héritière est tiraillée par trois hommes qui l’a porte dans leur cœur. La mise en scène classique n’a rien de merveilleuse non plus. Mais ce qui nous charme, c’est vraiment la sincérité et la simplicité qui plane pendant les heures heures de ce film romanesque. Aucune guerre, aucun cri, ni énervement, l’histoire nous transporte dans le calme des campagnes anglaises, loin d’un Londres sale et fatiguant. Loin de la foule déchaînée est une œuvre contemplative qui nous donne envie d’aimer. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une magnifique évocation rurale et sociale du dix-neuvième siècle en Grande -Bretagne, le portrait de cette femme insoumise et beaucoup trop indépendante pour l'époque nous est présenté comme peut-être une des premières féministe dans ce monde ou tout est régenté par les hommes , la qualité de l'adaptation et de l'interprétation sont au diapason , tout est réuni pour passé un beau moment de cinéma .
Un très beau film qui traite de l'amour, la passion et les conventions. Très bien filmé, une lumière magnifique et un scénario captivant. Matthias Schoenaerts est superbe, seule Carey Mulligan manque d'épaisseur pour ce rôle.
Un casting incroyable(n'etant pourtant pas fan de carey muligan) matthias shoenaerts est tellement beau , tellement bon, que le film en est sublimé. Pleurer du debut à la fin d'une film cela ne m'est que tres peu arrivée. Un des beaux chefs d'oeuvre de l'année. A voir et revoir sans attendre. Le casting est parfait. Les costumes et decors magnifiques. Aucune longueurs et une tres bonne energie. Franchement quel regal ce film!
Beau mélodrame. Paysages à couper le souffle, le Dorset est un vrai personnage à part entière. L'histoire est classique mais bien rendue, assez prenante. Je n'ai pas lu le livre de Hardy dc je ne sais pas si l'adaptation est fidèle et rend toute la passion des personnages. A l'écran, on ressent ces émotions par intermittence. Car il y a des longueurs et un manque d'émotions parfois, chez l'héroïne surtout (est-ce que Carey Mulligan est le bon choix ? Elle est tour à tour véritablement cette femme indépendante/enfant comme aussi trop frêle et mutine dans certaines scènes, manque de romanesque). Cela n'enlève rien au jeu des acteurs et à la crédibilité et beauté de l'ensemble. Matthias Schoenarts est encore une fois fabuleux de force et de tendresse à la fois. Son personnage est d'une humilité et abnégation! Mais il devrait faire attention car il a tendance à interpréter ce type de rôle depuis 2/3 films, moins de surprise même s'il reste bien sur sublime. Rare sont les acteurs à avoir autant de prestance. Il joue avec son physique sans en faire trop. Un regard, une main qui frôle, un sourire, un souffle, il est tjs bien là, bouffant l'écran (et sa partenaire du coup). C'est une très belle histoire d'émancipation, de féminisme avant l'heure. L'héroïne veut rester libre et pense que repousser les hommes le lui permettra, jusqu'à capituler pur le mauvais, et devenir tout ce qu'elle fuyait, alors que le bon est à sa portée depuis le départ. Son chemin n'en est pas pour autant inutile, puisque tous ses choix lui permettront de comprendre que rester libre peut se faire en étant la femme de... ! Vinterberg nous propose donc un très beau portrait de femme dans un époque fermée à double tour. On comprend et suit avec intérêt les atermoiements de cette femme qui provoquent des événements dramatiques mais reste digne et libre malgré tout. Ses prétendants sont assez clichés par moments (il n'y a qu'elle pour ne pas voir que le bellâtre de soldat est un sot!) mais il est intéressant de voir qu'ils sont tous de classes et d'âges différents. Que la liberté de cette femme attire au fond 3 hommes bien différents, pour des raisons différentes. Beau sujet, beau traitement (simple, voire classique mais efficace), qui prend un temps nécessaire (sans lasser), pour les âmes romantiques.
J’ai été un petit peu déconcerté par ce film, peut-être parce que je n’ai pas lu le roman de Thomas Hardy dont il est tiré. Il s’agit d’une histoire d’amour plutôt classique, se déroulant en Angleterre dans la deuxième moitié du 19ème siècle, avec une femme ayant trois prétendants de différentes classes. Bien que l’histoire se laisse suivre plutôt agréablement, j’ai trouvé que certains passages demeurent assez flousspoiler: , comme celui où le chien pousse les moutons à se jeter du haut d’une falaise . Plus généralement, je n'ai pas toujours compris le temps qui a pu passer entre certaines scènes. De plus, bien que l’interprétation soit bonne de la part de l’ensemble du casting, le personnage principal, Bathsheba Everdene joué par Carey Mulligan, m’a été plutôt désagréable ce qui fait que j’ai eu du mal à avoir de l’empathie pour elle.
un film magnifique si vous aviez aimé Tess vous aimerez ce film. la photo est superbe, les acteurs jouent juste on en ressort avec la larme à l'oeil. un très beau film d'amour et tout ça sans déballage de sexe. Je dis courrez y.
Depuis Festen, où j'avais pris une bonne claque dans la salle de cinéma, j'attends chaque Vinterberg avec impatience, même si plusieurs fois déçu depuis. Je n'ai pas retrouvé la patte du réalisateur dans ce film. La réalisation est de qualité, belles images, casting de choix, mais ça reste assez plat, malgré quelques scènes fortes, on regarde le film sans passion. Autant j'ai trouvé les rôles masculins intéressants, autant le rôle féminin m'a laissé froid, de par ses décisions, ses émotions changeantes ou alors c'est lié à l'actrice, je ne sais pas. En plus, la fin est assez improbable et plutôt décevante. Donc pas de réel plaisir à voir ce film, alors que dans le même genre, revoir Tess reste toujours plaisant.
Il était une fois une femme libre et indépendante, qui hérita de la ferme de son oncle. Belle et bien éduquée, elle fit la connaissance de trois hommes qui ne la laissèrent pas indifférente. Mais celle-ci ne savait quo choisir. La raison, la droiture ou la passion ?
Dans un décor où la nature est reine, Vinterberg opte pour une mise en scène simple et dépouillée. Ce n'est qu'au moment de libérer les pulsions des protagonistes que la caméra commence à trembler, perdre sa rigueur et finir par s'emballer. Tiré d'un chef-d'œuvre de la littérature britannique, le schéma est simple et d'un pur classicisme. Mais le réalisateur de Festen évite le piège de l'adaptation par la justesse des dialogues et des interprétations de haut niveau. Sheen brille par son pathétisme, Schoenaerts est tout en retenue, et sur la figure de Sturridge se dessine une colère désespérée.
Plus la narration progresse, plus cette femme vertueuse s'enferme dans une prison invisible où vices et incertitudes lui prennent toutes ses forces. Carey Mulligan, visage familier des films en costumes (Orgueil et Préjugés, Gatsby le Magnifique), gagne en maturité grâce à ce rôle différent de ses précédents. Certes désemparée, cette femme est néanmoins solide et dirige ceux qui l'entourent. Sans faire dans l'exagération et la mièvrerie romantique, Loin de la foule déchainée invite à un voyage intérieur saisissant.