Tommy Lee Jones redonne une nouvelle vie au western, comme l'avait fait les frères Coen avec True Grit. Hilary Swank crève l'écran une fois de plus. Le scénario n'est pas extraordinaire mais les paysages de l'ouest font plaisir et le personnage de Jones est sympatique. A ranger à côté d'Impitoyable ou de John Ford.
Original, touchant cependant pas totalement crédible ( la neige puis le bain dans l'eau quelques minutes après ? ) Enfin un film où l'actrice n'est pas mise en valeur pour sa plastique, l'acteur principal non plus ( pas très jeune, ni sexy ) ça change !!! Je ne m'attendais pas non plus à la mort presque en cours de route de l'héroine ( inattendu donc surprenant !
En exclusité, The Homesman de Tommy Lee Jones arrive sur tous les écrans de cinéma français le jour même de sa projection en compétition au Festival de Cannes. Après avoir figuré dans quelques westerns modernes, l'acteur réalisateur se lance enfin dans le vrai western d'époque pour son troisième long métrage. Un road trip intense à travers les Etats Unis qui offre un autre regard sur le genre.
Faute de volontaires, Mary Bee Cuddy accepte de conduire trois femmes qui ont perdu la raison à travers les Etats Unis. En chemin elle rencontre le mercenaire Georges Briggs en facheuse posture et accepte de lui sauver la vie à condition qu'il l'accompagne dans sa mission. Contraint et forcé, l'homme va progressivement prendre à cœur sa mission.
C'est une histoire longuement convoitée que celle de The Homesman, dernière oeuvre du romancier Glendon Swarthout. Il était déjà question avant même la sortie du livre que Paul Newman réalise et interprète le rôle à la fin des années 80. C'est finalement Tommy Lee Jones qui a réussi à reprendre ces deux postes 25 ans plus tard pour une vision certainement très différente du personnage.
L'acteur qui a toujours aimé jouer les personnages bourrus ajoute ici un grain de folie à ce vieux mercenaire porté sur la bouteille. Très amusant et tout de même très attachant malgré ses mauvaises manières il est l'extrême opposé de la courageuse et sérieuse Mary Bee Cuddy interprété par Hilary Swank. Une vieille fille de 31 ans trop éloigné des critères de l'époque qui voulait qu'une femme soit docile. Son coté trop autoritaire et son manque de chaleur humaine ont jusque là fait fuir tous les hommes à son grand désespoir.
C'est pour cela qu'elle s'engage dans une mission difficile généralement réservé aux hommes. Celles d'escorter trois femmes qui pour différentes raisons sont devenues folles et qui doivent être confié à un pasteur dans l'Iowa. Catatoniques et parfois violentes, les trois femmes sont un véritable fardeau dans un univers violent où ils faut se méfier de tout le monde. Entre les cowboys à la recherche de personnes à détrousser ou des Indiens qui n'aiment pas qu'on foule leur territoire, il faut être très vigilent.
Tommy Lee Jones signe un western beaucoup moins violent que ce qu'on à l'habitude de voir. Même si il comporte quelques scènes d'actions ou de tension, le film repose plus sur la relation entre cette femme au caractère bien trempé et ce vieux cowboy roublard qui cherchent à se comprendre. Cet échange va cependant prendre une tournure très inattendue dans le dernier quart du film qui offre un autre regard sur les personnages.
Tommy Lee Jones arrive encore à nous surprendre avec ce rôle de cowboy illuminé, il n'épargne pas en revanche une Hilary Swank en la transformant en vieille fille coincée et très peu séduisante sans maquillage. Miranda Otto et les inconnues Grace Gummers et Sonja Richter sont les trois folles de cette histoire. Des seconds rôles quasi-muets mais plein d'émotions diverses pour des prestations très réussies. La dernière partie du film révèle des apparitions surprises dont on vous laisse la découverte.
Bien loin de l'ultra violence d'un Django Unchained ou du spectaculaire de Lone Ranger, The Homesman est un western intimiste qui propose une autre vision du Far West. Un film émouvant mais aussi très drôle qui a le mérite de divertir plus que la majorité des films présentés à Cannes cette année. Probablement pas la Palme d'Or mais un divertissement à découvrir pour tous les amoureux de western.
Un excellent western très déconcertant et déroutant sur une vieille fille de l'ouest qui se voit attribué une mission quasi biblique : transporter 3 femmes qui ont perdu la raison suite à des drames personnels et elle fera la rencontre d'un paumé magnifique joué par Tommy Lee Jones qui confirme, si besoin en était encore, qu'il est un acteur exceptionnel ! Hilary Swank on ne voit plus beaucoup au cinéma à cause de sa gueule, parce que oui, elle a une gueule très marquée ! Androgyne, ça aide pas à tourner... J'ai assisté à des scènes bien trash pour un western, me faisant dire qu'on était plus dans la réalité de l'époque qu'un western où ça défouraille de partout à la Sergio Leone. On est plus dans le drame social de ces gens paumés qui partaient de l'est vers l'ouest dans le but de faire fortune et qui n'y trouvaient qu'une nature sauvage et hostile peuplés d'indiens... On a un aspect étude des mœurs avec un grain de folie ! Bravo pour l'originalité !
Une très belle photographie avec une excellente reconstitution des conditions de l'époque. La réalisation est assez lente mais elle est tellement soignée qu'on ne s’ennuie pas vraiment. Le casting une nouvelle fois est brillant. La confrontation de ces 2 personnages est intéressante et au fur et à mesure du scénario, ils se dévoilent peu à peu. La dureté des conditions de vie dans le grand ouest de l'époque est parfaitement retranscrite. Au delà de la narration assez classique et linéaire, ce sont les personnages qui sont au cœur du film. Ils sont merveilleusement interprétés. L'un, porté par sa foi inébranlable et dans un souci de servir son prochain tout en étant à la fois très dure et très sensible. Et l'autre, conduit par l’appât du gain uniquement tout en jouissant de sa liberté. Ils évolueront au fur et à mesure de leur voyage
Red Dead Redemption Les américains semblent indéfiniment marqués par le western. Depuis "Impitoyable" le genre reviens et inspire plutôt bien des grands noms du cinéma. Kevin Costner (Open Range), Clint Eastwood évidement et déjà Tommy Lee Jones (Trois enterrements) ont signés des œuvres classiques du genre, chiadées mais tourmentées. Plus récemment les frères Coen (True Grit) et Tarantino (Django Unchained) ont réussi le tour de force de rénover le genre en y restant fidèle. Avec sa légèreté et sa simplicité ce deuxième film de Tommy Lee Jones s'inscrit d'avantage dans cette veine. Son intrigue se construit sur la forme d'une épopée digne des westerns originels. Pas de philosophie surabondante, mais tout de même une aventure riche humainement. La relation que ce western raconte est un peu convenue et téléphoné dans son évolution mais sa façon de le faire est originale et intéressante dans l'écriture des personnages. "The Homesman" répond complètement aux codes du western avec une modernité qui dépoussière le propos. Les rôles sont atypiques et donc touchants et amusants. Il est en effet rare de voir une femme qui porte la culotte dans un western. Marry Bee est prude mais surtout très masculine, jusqu'à la prénomination elle renvoie à Mary Read. Comme cette célèbre femme pirate elle se voit confier une tâche habituellement donnée aux hommes. Ce pied de nez à la théorie du genre est bienvenue en cette pèriode et surtout dans un western. Dommage que dans l'évolution du parcours et de la personnalité du personnage d'Hilary Swank ce ne soit pas franchement assumé. Les rôles féminims livrent tous une immense fragilité. Ces failles béantes laissent pour autant de la profondeur à ces dames troublantes. George Briggs et l'attachement pour Mary Bee qui le gagne peu à peu sont au service de l'hommage fait aux femmes dans "The Homesman". Tommy Lee Jones fait à la fois de ce personnage un clown et un vecteur d'admiration. Jusqu'à sa dernière danse il amuse la galerie. Le mot pour rire, la tronche en biais et un corps en agitation burlesque et désarticulée. L'acteur donne de son cœur et de son corps à ce cow-boy solitaire. C'est sur sa dernière rencontre du film que l'affection de son personnage pour celui d'Hilary Swank devient le plus évident. Une fois sa quête remplie il ère sans but, si ce n'est celui de rendre hommage à cette femme qu'il admire. La grande scène d'échange avec Hailee Steinfeld est touchante et illumine un héritage dans la fiction comme à la vie. La jeune actrice révélée par les frères Coen dans un autre western, le déjà cité True Grit, semble être la nouvelle Hilary Swank d'Hollywood. Au-delà des initiales en commun il y a une certaine ressemblance physique et leur jeu similaire alimente cette mimétisme et possible succession. La "mentor" Hilary Swank retrouve un rôle à sa mesure et elle aussi est à la fois émouvante et cocasse. Gros loupé en revanche sur l'utilisation du numérique qui gâche quelques très belles images, l'ouverture paysagée notamment. Des arrières plan sans profondeur qui sonnent faux tellement ils sont colorisés et lumineux. Cela manque de dimension et d'authenticité. Souvent dépassé, limité ou pédant, le western est ici allégé et ce suffit à l'essence du genre. Une aventure prenante et divertissante.
Sélectionné à Cannes, Tommy Lee Jones signe un film beau et féministe. L'acteur-réalisateur a dit de ne pas considérer son film comme un western, et il a bien raison car ce film est d'abord un superbe road-movie. Le scénario est simple, mais efficace et totalement universel, ce même scénario peut être mis dans une autre époque très facilement. Swank et Jones sont bons, tout comme leur personnage qui ont une psychologie profonde. TLJ filme les paysages avec talent, d’ailleurs toute sa mise en scène est magnifique, classique et juste. Il faut aussi noter la photographie, qui donne encore plus de grain à "The Homesman".
Beaucoup apprécié ce film surprenant par bien des aspects. Le traitement de la folie est remarquable, celle des personnages comme celle d'une civilisation toute entière qui se perd dans un espace infini de désespoir et d'absurdité.
Un Western assez sobre ce film. L’histoire est un poil déprimante mais a le mérite de mettre en avant la vie des femmes à cette époque dans ces coins reculés des US (je pense pas qu’elle ait beaucoup changé malheureusement). Un film qui peut paraître un peu longuet, mais en fait le rythme est parfaitement maîtrisé du début à la fin. On suit les personnages, l’évolution de leur relation sans brusquerie, en y allant petit à petit. On voit ce que chacun apporte à l’autre et ce qu’il pourrait apporter. En revanche, je concède que la fin est dramatique et constitue l’essentiel du côté un peu déprimant du film. On en arrive là et on a presque envie de dire : « Euh…ouais, d’accord…mais pourquoi ? ». Cette fin résumé parfaitement ce qui fait la sobriété du film et son atmosphère si particulière. Malgré ces points, l’histoire n’en reste pas moins très intéressante. Le casting est également une bonne cuvée : Hillary Swank est parfaitement crédible dans son rôle de femme austère, mais le clou du spectacle réside en Tommy Lee Jones qui s’éclate complètement dans son rôle de loup solitaire complètement barré mais également terriblement pragmatique, un de ses meilleurs rôles de ces dernières années. L’alchimie entre les deux acteurs fonctionne également à merveille. Les rôles secondaires sont également bien portés. Techniquement, The Homesman se dote d’une musique pas mal complètement en accord, d’une mise en scène tout aussi sobre que l’histoire jouant à merveille avec les décors magnifiques du Nebraska et de l’Iowa (réservant quelques plans de toute beauté). Bref, un film qui se révèle être bien chouette, même s’il n’est pas exceptionnel non plus.
Un film étonnant. L'histoire déjà au départ : une femme devant convoyer seule 3 autres femmes devenues folles en plein far-west. Et aussi quelques surprises dans le scénario. Un film à l'image particulièrement réussie avec des paysages à couper le souffle. Un film très bien joué avec un Tommy Lee-Jones en cowboy hirsute invraisemblable. Mais un film contemplatif et lent. J'avais lu que c'était un film féministe mais je n'en suis pas si sûr : certes cette femme montre un courage, une indépendance, une capacité à se débrouiller seule et une conscience exceptionnelles mais elle est aussi malheureuse au point de prendre le risque de l'humiliation en demandant (je ne dévoile rien c'est dans les 5 premières minutes du film) de but en blanc à un homme de l'épouser.
Bref, je mets quand même la moyenne car même si c'est lent, je ne me suis pas ennuyé donc le positif l'emporte.
La petite maison dans la prairie recèle des drames plus glauques que dans les classiques westerns de la grande époque de la conquête de l'Ouest. J'aurai aimé que les drames de ces femmes soient plus décrits car on en découvre que quelques "vignettes" au profit de leur long périple à travers des paysages par ailleurs bien filmés. En tout cas ce film a le mérite de s'attaquer à un sujet non bien-pensant de la filmographie historique américaine.