Dans la cour
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276 critiques spectateurs

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Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2014
Une plongée dans la noirceur de la dépression mélancolique. Pour l'une, l'univers familier se fissure, pour l'autre, la drogue estourbit son désespoir. Un très beau film. Les modalités de fleurissement de la cour sont savoureuses. Le regard porté par le héros sur le monde est plein de tendresse, l'excursion dans la maison d'enfance de Catherine Deneuve est elle aussi savoureuse. Le sadisme ou la haine dépressive sont rendus perceptibles.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 avril 2014
A quarante ans, Antoine (Gustave Kervern) est un musicien en pleine crise existentielle. Entre insomnies et crises d’angoisse chroniques, il met brusquement fin à cette carrière musicale pour se retrouver et se lancer dans une nouvelle aventure humaine et professionnelle...
Caméo
Caméo

12 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Film allégorique sur notre époque où la cour est le théâtre de nos peurs, de nos désirs et de notre folie. Le film de Salvadori opère un court-circuit entre la comédie et le drame, entre Deneuve et Kerven, entre légèreté et désespoir. Deneuve offre son visage-paysage à la caméra du cinéaste qui la filme comme un volcan qui s'éteint et rentre en irruption parfois au sein d'un même plan : elle illumine le film par sa simple présence. Kerven donne chair et âme à son personnage de paumé rongé par sa gentillesse. Du grand art !
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2014
Un immeuble limite crapoteux et ses copropriétaires dans l'Est parisien - ancien quartier populaire (il y a ainsi un atelier désaffecté en fond de cour), aujourd'hui boboïsé. En rupture avec une vie qu'il ne supporte plus, Antoine, un quadra ex-musicien shooté aux antidépresseurs, y obtient la place de gardien. L'histoire parle surtout d'une rencontre, celle d'Antoine et Mathilde, une des occupantes de l'immeuble - sur fond - symbolique - de fissures dont cette Cassandre senior surveille la croissance au mur de son salon. Autour de ce tandem improbable (qui se rapproche, puis s'attache, à la façon d'une mère et son fils - ce que l'écart d'âge rend plausible - tous deux en grande fragilité émotionnelle) gravitent d'autres personnages, passant eux aussi au quotidien "Dans la cour" : Serge (Feodor Atkine), le mari de Mathilde, Stéphane (Pio Marmai), l'ancien footballeur "collectionneur" de vélos, qui s'entassent dans la cour, junkie et narcoleptique, M. Maillard, qui hurle à la lune pour débusquer un chien importun, sans oublier Lev, le squatter illuminé... Les saynètes avec ces figures secondaires, souvent pittoresques, sont souvent bien venues, dans le registre drolatique surtout. Qui servent à mettre en perspective la relation singulière du duo central, spoiler: dont la tonalité vire irrésistiblement du vert espérance au noir du deuil, du gentiment absurde au carrément tragique.

On louera le ton inhabituel de ce 8e "long" de Pierre Salvadori, sa dramaturgie opportune et la qualité des dialogues. En revanche, au rebours de la plupart des commentaires, on peut, selon moi, discuter de la distribution - du côté des 2 rôles principaux. Catherine Deneuve, "monument du cinéma français" comme il convient de la qualifier, ne m'a que très rarement convaincue - et spécialement en la circonstance. D'abord parce qu'elle a 10 années de trop pour être crédible en "jeune retraitée" - en dépit de tous les efforts de la médecine esthétique, ses 70 ans se constatent à chaque plan trop rapproché. Et surtout parce que son jeu est figé, crispé, et que sa détresse n'est que fabriquée, sans une once de naturel. Une actrice (déjà ayant l'âge du rôle) sachant construire vraiment un personnage s'imposait - Isabelle Huppert, par exemple.
Gustave Kervern s'en sort beaucoup mieux en Antoine. Mais un Sergi López (d'ailleurs dans la même direction, au physique, que lui) aurait été meilleur encore - un Sergi López débarrassé de son accent cependant (lequel est un vrai handicap dans ses prestations en français) !.....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 mai 2014
Fim attachant, à voir pour le jeux des deux acteurs principaux.
La lente descente dans la folie de Catherine Deneuve un régal.
Les rôles secondaires sont justes et bien distribués.
Le film est peut être un peut lent quoi que...
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2014
On passe du rire aux larmes , sincère et émouvant tout simplement .
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 mai 2014
Je ne surprendrai personne, mais oui, c'est sans aucun doute la comédie de l'année. Le film est au final modeste quand on y pense. Proche de Fenêtre sur Cour, le film stagne la plupart du temps dans un quartier d'une extrême pauvreté. C'est un des éléments qui concoure à en faire un film déprimant, sans doute l'une des comédies les plus pessimistes depuis longtemps... Les personnages en tête d'affiche sont des incompris, autrement dit des losers aux yeux de la société. Leur seule rédemption est leur amitié, touchante et sincère. Le couple est tout simplement inimaginable avec d'autres acteurs, c'est tout! Kervern et Deneuve sont l'évidence même, ils sont l'alpha et l'oméga du film, sa partie triste et sa partie drôle. Ils sont entourés d'un voisinage tout aussi drôle, Pio Marmaï en tête, malgré son histoire sombre. Donc je conseille ce film à 200%, sauf un dimanche pluvieux par contre, sinon c'est suicide direct!
didou65
didou65

9 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2014
Pierre Salvadorienne nous emmène avec humour et nostalgie dans l'intimité de ses personnages à la dérives. Dans la cour de cette immeuble, un mini-monde se croise et chacun porte ses angoisses. Catherine Deneuve est éblouissante dans sa dérive vers la folie.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 mai 2014
Dans la cour s’annonce comme une comédie dépressive, ou un drame comique. Il joue donc sur deux tableaux, nécessairement distincts : l’enfer de la dépression d’une part, et la drôlerie du quotidien partagé, de l’autre.

Sur le second volet, le film est relativement admirable. Tous ceux qui vivent dans un immeuble se reconnaitront dans les querelles et les joies de cette cour parisienne de la rue Bichat. C’est admirablement écrit, et à la portée d’un public intergénérationnel venu au cinéma pour se distraire en famille. On le sait, faire rire un public varié est un défi ambitieux.

Par contre, sur la dépression, le film est beaucoup plus ambigu, voire contestable. Les dépressifs sont dépeints comme des personnes au destin unique : un chanteur renommé, un ancien footballeur professionnel, et… Catherine Deneuve qui reste Catherine Deneuve, dont on soupçonne le personnage d’avoir été relativement célèbre. Ces êtres à la sensibilité supérieure s’élèvent clairement au-delà d’une masse informe de beaufs qui vivent dans des pavillons, passent une existence banale dénuée de sens, et s’accommodent du quotidien sans vraiment savoir pourquoi. S’ils ne comprennent pas la dépression, c’est parce qu’ils n’en ont pas les moyens. Ils n’ont pas cette sensibilité hors du commun, et se laissent enfermer dans ce carcan qui leur permet de vivre une existence supportable.

Certes, la photographie est très belle. Mais même la magnifique scène d’ouverture, qui joue sur le contraste entre un Gustave Kervern semi-clochard amorphe et de gigantesques bulles de savon aux formes aléatoires et aux reflets colorés, est parasitée par un figurant qui hurle sur son comparse. D’entrée, on est prévenu : soit vous être heureux, stupide et bestial, soit vous êtes condamné à la plus passionnante des mélancolies.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 mai 2014
Aucun intérêt. Long et déprimant. Le scénario est improbable, on ne comprend pas vraiment comment le personnage principal en est arrivé la et Catherine Deneuve n'arrive pas a sauver ce film.
Je n'ai regretté qu'un chose : ne pas être sortie de la salle!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mai 2014
Sobre, minimaliste, DANS LA COUR touche avec une grâce infinie à l’essentiel, le coeur humain et en particulier le nôtre. Nous, spectateur passif, témoin d’un quasi huit clos, où cohabitent des personnages fantasques et mélancoliques qui font forcément échos à nos propres petits bobos.

On rit de la dépression des uns comme de l’absurdité des autres. Sans jamais s’y sentir étranger. Fantasque, le duo Deneuve – Kervern fonctionne merveilleusement bien, quelle brillante idée d’avoir rassemblé ces deux acteurs ! Salvadori nous livre avec beaucoup d’habilité, un drame burlesque, un film aussi léger qu’indispensable. Seul, en couple, entre amis ou en famille, Il faut aller voir ce film où les dialogues surfent entre drôlerie et gravité, sans jamais tomber dans la caricature.

Une forme de tendresse intemporelle émane de cette cour et habille parfaitement ces fêlures du quotidien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mai 2014
Excellent film, une interprétation parfaite : j'ai découvert le talent de Gustave que je ne connaissais que par « Groland » : c'est la confrontation de deux comportements dépressifs et obsessionnels décortiqués et mis en scène admirablement... J'ai passé un bon moment !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 avril 2014
Un très beau film. Les comédiens sont très justes, le scénario très bon, l'histoire originale, des moments de rire dû aux personnages décalés... je regrette seulement un ventre mou et une fin assez triste. Des scènes ont eu lieu près de chez moi (place des trois fontaines, avenue de la République...) et c'est toujours sympa aussi de voir son quartier existé dans un film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2014
Vu en avant première dans le cadre du festival Européen de Meyzieu.
Film magnifique, bouleversant d'émotion, de rire et de sincérité. Le monde actuel est tellement bien dépeint avec ses failles et ses fêlures. Les acteurs sont éblouissants. A voir absolument.
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2014
Une première moitié agréable, à la fois drôle et grave, mettant en avant ses deux beaux personnages au gré de situations et dialogues aiguisés. Film aux deux visages, "Dans la Cour" bascule à mi-parcours, perdant son équilibre et sa justesse pour tomber dans l’anxiogène et une noirceur déprimante communicative pesante. Merci pour le cafard d’après-séance.
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