Dans la cour
Note moyenne
3,3
1758 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

276 critiques spectateurs

5
16 critiques
4
83 critiques
3
89 critiques
2
54 critiques
1
24 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2014
Peut on faire un film sur des gens dépressifs sans plonger le spectateur dans un état quasiment catatonique, ou pire (des ronflements sonores émanaient d'un fauteuil proche)? Non, hélas, le démontre "Dans la cour". Pour obtenir un autre effet sur le spectateur, il faudrait de l'humour, qui n'est pas la qualité première de Pierre Salvadori, même s'il s'y essaye de ci de là; il faudrait de la couleur, de la vie complètement absentes de ce film mou du genou qui semble durer trois heures.

Antoine (Gustave Kervern) est un rocker dépressif. Il ne dort plus. Il se soigne avec une ligne de coke, de temps en temps, bien qu'ensuite il se sente encore plus triste et, de plus, ait mal au bide.... Et un jour, il plaque tout: son groupe, en plein concert; sa copine; et part s'enterrer dans un petit immeuble du côté des Buttes Chaumont, où il prend la place de gardien.

Consciencieux, Antoine. Il nettoie, balaie, arrose, soigne les plantes de la cour, trainant sa lourde carcasse et son air triste. Puis, il se fait une petite ligne, et doit le lendemain mettre un écriteau sur sa loge: le gardien est malade.... Et surtout, il est gentil, incroyablement gentil. Il ne peut se décider à chasser ce Sdf bosniaque, gardien à molosse la nuit, militant d'une secte d'illuminés le jour, et menaçant à l'occasion, de vider la réserve qu'il squatte (Oleg Kupchik). Puis, à refuser de garder la nuit le hideux clébard.... Il se lie d'amitié avec le zozo de l'immeuble, un ex footeux tombé dans la défonce totale qui tente de survivre en revendant des vélos (Pio Marmaï). Et puis, il y a Mathilde. Notre tsarine, qui porte le film, fait encore une composition renversante. On se demande toujours comment cette grande bourgeoise, élégante, cultivée, arrive à incarner si bien la woman next door, la mercière de Romorantin.... Ici, Catherine Deneuve est Mathilde, nouvelle retraitée. Tout de suite investie dans des activités associatives, où elle déploie une hyper activité furieuse, typique de ceux qui vont bientôt craquer. Et voilà, sur un mur de l'appartement, une fissure. Qui, elle s'en persuade, s'agrandit. Elle se relève la nuit pour la surveiller car, comme Antoine, elle est insomniaque. La visite d'un expert en bâtiment ni change rien. spoiler: Elle lance un affichage dans le voisinage, [spoiler]rencontre une autre dingue (Michèle Moretti, excellente). C'est sûr, le quartier est bâti sur des carrières, tout va s'effondrer[spoiler].[ Les deux dingues se ridiculisent en lançant une assemblée générale.... Le brave mari de Mathilde (Féodor Atkine), un ancien coco travaillant toujours pour un syndicat, regarde désolé son épouse s'effondrer, se demandant s'il ne va pas être amené à la faire interner. Alors, Antoine prend sous son aile celle qu'il pressent être encore plus grave que lui!
Le problème, c'est qu'il n'y a aucun rythme. Salvadori a été incapable de tirer profit du cadre idéal d'une petite cour d'immeuble, en l'animant avec ses habitants. En dehors des quatre protagoniste, on ne voit que Monsieur Maillart (Nicolas Bouchaud), le maniaque de service qui construit des plans d'architecture, ce qui va donner lieu au gag le plus téléphoné de l'histoire du cinéma.

Très très bof, donc. Dommage. Dommage, car les acteurs sont tous excellents!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 avril 2014
"Dans la cour" est un film original, mélancolique, un brin déjanté , drolatique et plein d'émotions qu'il faut savourer même si cette "comédie dépressive" peut effrayer sur le de la projection toute la salle a ri aux éclats devant ces personnages barrés qui se côtoient dans la cour de cet immeuble les acteurs sont parfaits, du couple d'acteurs principaux aux seconds rôles. Gustave kerven est un grand acteur que je viens de découvrir et qui m'a littéralement bluffé par son interprétation de ce nounours bougon au grand cœur. Catherine Deneuve, fragile s'abandonne dans ce film comme jamais et démontre une fois encore l'étendue de son immense talent après 55 ans de carrière .Elle est impressionnante dans la dernière demi heure du film."Dans la cour" est un grand film drôle et émouvant pour tous les amoureux du cinéma qui osent vivre des expériences cinématographiques originales , loin des standards formaté courez y car ce film continuera de vous accompagner pendant un bon bout de temps après la séance .
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 avril 2014
J'ai remarqué, depuis quelque temps, que quand on ne sait pas trop quoi dire d'un film, on parle alors du jeu des acteurs, généralement EXCELLENT.... Comme si la qualité d'un film ne se jugeait qu'à l'aune du jeu des acteurs!
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2014
Curieux ratage. Pendant la première demi-heure (jubilatoire), Salvadori met en place des éléments alléchants (singularité des deux personnages principaux, microcosme de la cour, phobie de la lézarde et de l'écroulement, secte illuminée...etc.) et dont on se dit qu'ils vont servir à une intrigue détonnante... Mais non, à mi-parcours ( dans la scène navrante de l'assemblée des copropriétaires entre autre), le scénario avorte et Salvadori finit par se regarder filmer ses ("si merveilleux") comédiens dans un film "d'auteur" dépressif et mollasson comme le cinéma français sait si bien faire. Décidément à scénario malingre, film pingre... Et la critique, jugeant sur les (bonnes) intentions, est incroyablement indulgente.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2014
Drôle, tendre et émouvant à la fois. Ce duo improbable marche très bien. Bon jeux d'acteurs.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 avril 2014
je suis reste à l exterieur de la cour.
on ne va pas au fond des choses et des sentiments. on se demande ce que viennent faire certains personnages comme l agent de securite. d autres scènes sont improbables. je suis ressorti de ce film en me disant "et alors". je me suis bien ennuyé pourtant j adore notre Catherine nationale
ghislaine18
ghislaine18

11 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2014
Intéressant et touchant, cette tranche de vie pas banale sous fond de dépression ! Les acteurs sont tous excellents. Catherine Deneuve peut tout jouer, c'est fantastique ! J'ai beaucoup aimé et à la sortie un Monsieur m'a demandé : comment avez-vous trouvé le film ? j'avais du mal à répondre, c'était encore trop frais, j'étais encore dans le film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2014
Une pure merveille ! On est immédiatement saisis par le jeu de ces 2 grands acteurs. J'essayais d'imaginer comment une autre actrice aurait pu jouer Mathilde mais rien n'y faisait : Deneuve est exceptionnelle. Kervern est aussi parfait dans le genre dépressif. Drôle et émouvant. Je le conseille !
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 avril 2014
Pour qui aime la dépression et les dépressifs ( même si ce sont de très bons acteurs ) ce film sera pour vous. En tout cas : c'était pas pour moi !
jmjbest2
jmjbest2

41 abonnés 101 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2014
Prenez ttes les remarques 2 étoiles ci dessus, tout est dit
La critique officielle une fois de plus trop complaisante..!
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2014
Dans la cour est un film superbe, à la fois drôle, émouvant et aussi anxiogène. Pierre Salvadori bénéficie d'un beau casting. Catherine Deneuve trouve un de ses plus beaux rôles dans le rôle d'une femme qui glisse progressivement, dont la personnalité se fissure. Le personnage est superbement bien écrit, réfléchi. Gustave Kerven trouve son grand rôle, un homme à bout de course bon et généreux. N'oublions pas tous ces superbes seconds rôles (Féodor Atkine et autres...). Triste le film l'est sûrement à l'image de sa conclusion inoubliable à pleurer. Dans la cour est aussi drôle, regorgeant de scène hilarantes (le chien dévorant la maquette, la démonstration de l'architecte et son croquis, la séance de diapositives.) Nous sommes là dans le vrai humour noir, teinté de surréalisme. Il y a une certaine tension dans le film, la peur que le concierge soit critiqué, que la femme soit empêchée dans sa quête absurde.... Eh puis il y a la mise en scène dans un lieu clos d'un immeuble du 11ème, étouffement ressenti mais les scènes en extérieures sont bien filmées. Le début du film, d'entrée plait avec ce départ sur scène en valise. Une musique discrète mais, la scène spoiler: de délire du toxico où il voit un chien géant qui dévore la ville
a quelque chose de magique du registre du fantastique. Même si le film patine vers son milieu par certaines hésitations scénaristiques, Dans la cour est le meilleur film français de ce début d'année.
choppinou
choppinou

5 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2014
J'ai bien aimé ce film porté par les 2 personnages principaux qui sont Antoine et Mathilde... On suit l'évolution de leur lien au fil de cette histoire qui se déroule au cœur de la communauté d'un immeuble!
Il y a là de nombreux personnages plus ou moins paumés et désorientés! Ce film aborde avec délicatesse le problème de la solitude,du chômage,et de la dépression qui peut en résulter... du rôle que chacun a besoin de jouer ds la société,y compris qd l'heure de la retraite a sonné!! Antoine ,le personnage principal,avec ses faux airs de Raphaël Mezrahi (que ce soit physique ou son phrasé lunaire,c'est troublant) est très touchant! Il permettra la résurrection de Mathilde au travers d'un drame! J spoiler: 'ai bcp aimé la symbolique du rosier tt à la fin qui évoque la renaissance et la vie qui reprend le dessus tt comme Mathilde!
Belle performance de Catherine Deneuve!!
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2014
J'ai bien peur que l'horrible manteau vert que porte Catherine Deneuve dans ce film ne soit un frein à sa carrière en salle. J'entends d'ici les spectateurs cherchant quelque chose à se mettre sous les yeux lors d'un morne week end, dire en voyant l'affiche et surtout la photo qui traîne dans tous les magazines : "Pfff Deneuve qui essaie de faire peuple a accepté de porter une fringue de chez H&M ! Pas crédible ! " Ceux qui savent que l'habit ne fait pas forcément le film iront jusqu'à lire le résumé et y trouveront les mots " dépression" ou " fissure", termes guère engageant pour un film réalisé par un spécialiste de la comédie. Et puis le visage désabusé, au bord du suicide de Gustave Kervern n'inspire pas vraiment non plus l'hilarité et laisse sous entendre un de ces films neurasthéniques qui sont une des spécialités du cinéma français. De prime abord, ce film n'a pas grand chose d'attirant, aucun élément vendeur, sauf peut être Catherine Deneuve mais l'effet est annihilé pour cause de tenue vestimentaire improbable.
Il faudra donc un tout petit peu de courage ou de curiosité pour découvrir que "Dans la cour" est un film vraiment épatant. Après avoir lorgné vers les comédies façon Lubitsch, Pierre Salvadori revient vers un cinéma moins huilé, mais peut être tout aussi codé, le film choral. En plaçant sa caméra dans une cour d'immeuble plutôt moche, enfermant ses personnages dans un lieu clos, il réussit à nous étonner puis à nous émouvoir et au final, nous faire oublier l'horrible fripe de Mme Deneuve. Tout ce qui passait pour être sur le papier, cliché (les voisins un rien fêlés) ou improbable (Catherine Deneuve en femme lambda) ou lourdement symbolique (la fissure qui risque faire écrouler l'immeuble) devient ici délicat, décalé, drôle ou tendre. Chaque scène offre un moment inattendu, jamais surjoué et toujours en rapport avec le thème central du film : la fragilité et cette solitude omniprésente chez nos contemporains. De l'employée de pôle emploi au bord des larmes au voisin architecte hyper stressé, tous sont au bord de sombrer, il suffirait d'un détail pour que tout bascule, comme le personnage de Catherine Deneuve et sa fissure dans son appartement. La réalité est complice de leur petite folie mais se révèle une alliée bien sournoise.
Ce sont ces moments fragiles que capte si bien la caméra de Pierre Salvadori, tout en nuance, sans jamais appuyer son propos, il rend ses personnages, totalement humains et touchants. Toujours entre sourire et tristesse, le film dégage un très agréable parfum d'humanité. On se prend à aimer le personnage d'Antoine, pourtant guère expressif, mais sa solitude et son regard de pauvre ours abandonné se raccrochant à cette femme à la dérive, car c'est notre propre fragilité qu'il nous renvoie.
La fin sur le blog
zeligette
zeligette

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2014
Salvadori mêle avec habileté la comédie et le drame, et on reconnaît les failles et les angoisses qui animaient déjà les personnages des Apprentis.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2014
On pouvait craindre beaucoup de choses à la lecture du script et du casting du nouveau film de Pierre Salvadori : des numéros d'acteurs un peu vains, une sorte de surenchère dans le misérabilisme psychologique, une petite chose parisienne étriquée à la mesure d'une cour d'immeuble, un succédanné d'esprit grolandais avec le snobisme chic que cela comprend.

La suite ici :
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse