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Un visiteur
3,0
Publiée le 9 mai 2014
La cour des mirages Le potentiel dramatique de Gustave Kervern, l'ambiance rock de départ, le beau rôle annoncé pour Deneuve. Le nouveau film de Pierre Salvadori s'ouvre avec plein de promesses. Dans une veste bleu-roi claquante, Antoine refuse de suivre les notes musicales. Il s'enferme dans sa loge laissant derrière lui sa vie d'artiste. Mathilde aussi plaque un quotidien plein de vie. Son engagement associatif remplissant ses longues journées de retraite est admirable. Mais au moment précis de leur rencontre ils abandonnent pleinement et définitivement leurs propre passions. Tout juste aperçue, la vivacité s’éteint. Alors quand le ciel s'assombrit, que l'atmosphère devient terne, il y a avant tout de la frustration. "Dans la cour" se rythme malgré tout sur un humour absurde. Mais dans ce ton grisonnant les plaisanteries ne sont pas toujours éloquentes. Le propos aurait certainement été mieux défendu avec un scénario purement réaliste. Ce qui n'aurait pas affecté la drôlerie des personnages, au contraire. La simplicité d'Antoine et la folie de Mathilde se marient drôlement bien. Gustave Kervern donne une maladresse et une béatitude à la fois touchante et amusante. Ça n'est pas toujours dans l'excessif que c'est le plus drôle. Pas besoin de surenchérir et de grossir les traits des personnages jusqu'à être dans le surréaliste. Et puis le ciel gris se dégage avec encore de la grisaille mais bien plus de clarté. L'épilogue de Catherine Deneuve met concrètement en avant la tragique destinée d'Antoine. Elle nous transmet son recul dans la lecture que son personnage fait de sa rencontre avec celui de Kervern. On comprend donc mieux tout l’intérêt de mettre en contraste le passé exaltant et le présent déchu d'Antoine et Mathilde. "Dans la cour" se croisent deux personnes débordés par un trop plein de vie. Ou plutôt une immense générosité qui ne trouve jamais de répondant. Si ce n'est justement l'un envers l'autre. C'est en cela que la présence d'Antoine apaise Mathilde. Il se complètent dans leur différence bien-sûr mais aussi dans cette même bonté et entrain. "Dans la cour" est un film touchant dans son histoire de vie. Dommage cependant qu'il ne soit pas plus pragmatique dans son écriture. Le mélange de tragique et d'humour n'est pas à la hauteur du potentiel que dégage la parfaite simplicité du récit, des personnages et des acteurs
Joli film sur la dépression. Alors certes c'est triste au possible parfois mais au final, on en ressort autant "déprimé" qu'avec une lueur d'espoir dans le coeur. Ceci grâce au talent de Salvadori toujours sur le fil de la folie de ces personnages (quelle empathie il a!). Kerven est superbe de retenu et de simplicité. On fond pour lui comme Deneuve. Quant à elle, elle est juste LA plus grande, elle joue tout avec instinct et force. Elle ose, y compris montrer son "image vieillissante", elle n'en est que plus belle. Le reste du casting est impeccable et représente bien un microcosme de notre société un peu toc toc. Chacun ses angoisses, ses doutes, sa vie plus ou moins minable. On fait alors la rencontre de personnages secondaires qui pourraient sembler anecdotiques mais qui concourent à rendre attachant le film et son thème plus ou moins "difficile". J'ai été surprise de la fin car d'habitude, Salvadori laisse ses héros s'en sortir mais là, le couperet de la vie tombe. Au final, sa vision est d'autant plus pertinente et touchante. Et il existe un espoir malgré tout, dans le personnage de Deneuve (et pourtant la réalisation accentue cette sensation de "dépression" en restant confinée dans la cour et les apparts). Pour rencontrer tous les jours des personnes en errance, dans le doute du chemin de leur vie, je retrouve bien dans ce film ce qui les rend néanmoins toujours attachants et vrais. Ce film surtout ne les juge pas, comme le ferait la plupart des gens. La vie pour certains n'est juste pas possible, les aides des autres est juste impossible à envisager, les liens sont couper tout simplement; avec toute la souffrance et l'incompréhension que cela engendre chez son entourage. Au final, il n'y a rien à faire et comme dans le film, on se dit :" comme il était gentil, discret" etc. Mais au fond, on ne sait rien des uns et des autres. On vit à côté. C'est aussi cela que montre le film, tout en nuance et douceurs acerbes. Et puis, il y a ceux qui après le noir, retrouve une belle lumière, grâce à qq petits trucs semés ici et là (comme Kerven le fait pour Deneuve tout au long du film). Et c'est donc pour moi un film d'espoir aussi. Je recommande pour tout l'amour qu'il y a dans ce film. La réalité ne fait pas forcément bon à voir mais elle peut être filmée de manière poétique et touchante aussi.
Aucun intérêt. Long et déprimant. Le scénario est improbable, on ne comprend pas vraiment comment le personnage principal en est arrivé la et Catherine Deneuve n'arrive pas a sauver ce film. Je n'ai regretté qu'un chose : ne pas être sortie de la salle!
Waouh !! deux bons, même très bon film dans la même semaine et français de surcroît. Après le film de Luc Belvaux, un autre grand moment de cinéma et surtout d actrice : il y avait longtemps que je n'avais pas vu Catherine Deneuve dans un un tel rôle. On aurait cru que c'était Meryl Streep. Une tragi comédie. On rit des lézardes des murs et de celles de Deneuve. Feodor Atkin est merveilleux. Gustave Kervern est admirable. Foncez y. Ce n'est pas tous les jours que je donne un 5. La fin du film ? Vous verrez!
film deprimant qui ferait sombrer dans le desespoir le plus optimiste des spectateurs trés long et monotone qui ne génère que ennui profond , rien a dire de plus!
Fim attachant, à voir pour le jeux des deux acteurs principaux. La lente descente dans la folie de Catherine Deneuve un régal. Les rôles secondaires sont justes et bien distribués. Le film est peut être un peut lent quoi que...
La description d'une inexorable descente vers le crépuscule d'une vie qui ne respire que le vide, le vide qui aspire les êtres qu'il croise au hasard. Le tout agrémenté d'humour triste à faire pleurer de rire. Un film à voir. Des acteurs en adéquation.
Le duo Kervern/Deneuve fonctionne à merveille dans cette "coméd(i)pressive". D'un côté, un homme qui n'a plus goût à rien (si ce n'est à celle de se défoncer, pour oublier sa condition humaine) et qui ne sait plus dire non, ni aux autres, ni à lui-même. De l'autre, une jeune retraitée qui ne sait que faire de son existence et se barde de peurs irrationnelles, pour lui donner un sens. Le sujet est intéressant mais l'ensemble manque de profondeur.
Un film inutilement sombre, qui préfère la facilité du drame et la complaisance d'une atmosphère dépressive plutôt que de tenter un scénario plus lumineux, certes plus casse gueule à mettre en place et à garder en équilibre, mais tellement plus agréable pour le spectateur. Résultat, on devient aussi apathique que le personnage principal, dont on ne saura jamais rien, et qui finira par devenir antipathique de part sa manière de sauter des deux pieds vers une fin programmée dont il n'essayera pas de s'extraire. Alors oui, cette déchéance permettra à un autre personnage de s’élever, mais c'est une vision bien pessimiste de la vie. Relativement ennuyeux.
Long, lent, pas d'émotion... Je me suis ennuyée et regrettée d'avoir payé pour voir un film si peu intéressant. Reste le jeu des acteurs qui sonne juste mais le scénario est prévisible.
Au départ je suis allé voir ce film conseillé par un ami sans trop y croie ni savoir de quoi ça parlait. Ensuite, une fois dans la salle, je me suis dit: mais que-ce-qu'est ce que cette connerie?...et finalement je l'ai trouvé plutôt sympathique. C'est un particulier portrait de société d'une grande ville et pas de n'importe laquelle, mais Paris et plus précisément on devine un quartier du nord-est parisien où se côtoient toute une galerie de personnages plus pittoresques les uns que les autres et néanmoins très réalistes. Du gardien d'immeuble avec son chien, venu d'un pays de l'est qui "s'incruste" dans LA COUR, en passant par le jeune acro de vélos et d'autres drogues, sans oublier les protagonistes: la "jeune" retraitée C. Deneuve, obsédée par la peur-panique de l'effondrement de l'immeuble, voir du quartier tout entier qui alterne phases maniacodépressives et activisme citoyen et le gardien dépressif (musicien à l'origine) qui y atterri presque par hasard orienté par une conseillère de pôle emploi qui est elle aussi un drôle de personnage ....et ainssi de suite.... Un film de mœurs très parisien. Ça vaut le détour quand même.
L'idée géniale de Salvadori est de réunir Deneuve et Kervern dans cette comédie dramatique à la française. Une belle histoire qui fait s'entrechoquer deux parcours à la dérive, après une première demi-heure dont on ne sait pas trop quoi penser.
Alors que le cinéma français s'abrutit à s'enrichir avec des comédies PAS révolutionnaires, des petits films indépendants essayent de se créer une place. L'exemple de "Dans la cour", excellent dans ce genre, est une bonne façon de montrer que réputé n'est pas gage de qualité... Belle mise en scène et casting idéal, une certaine contemplation se fait ressentir dans ce mélo-drame amusant mais épuisant. Kervern instille son paroxysme de la folie si particulier mais si doux, tandis que Deneuve perd peu à peu pied avec un amusement persuasif. Dommage que le réalisateur ne se permette pas certaines libertés qui auraient donné à son long-métrage une dimension plus burlesque!
c'est plat, c'est souvent ennuyeux, ca manque de rythme, les personnages sont diffiicles à cerner (pourquoi le héros en arrive t'il là?) et deneuve malgré une prestation remarquable ne sauve pas l'ensemble.