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Vanessa W
39 abonnés
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5,0
Publiée le 26 février 2015
Campillo arrive ici a faire ce que Larry Clark ne sait pas faire: mettre de la poésie dans une problématique sociétale de la jeunesse. Ce film est une pépite qui explose en tendresse en poésie en amour . Un vrai film d auteur !
Le point fort de ce film est la tension permanente qui l'habite, et qui laisse le spectateur sur les genoux. Un peu épuisant au bout de deux heures. Les situations les plus insignifiantes laissent la porte ouverte à n'importe quel type d'évolution, anodine... ou catastrophique. La scène dans l'appartement, longue, looongue, au début du film, est incroyable, en même temps comique et insupportable. Et il y a une direction d'acteurs, une intelligence dans le jeu, d'une justesse totale. Bravo.
Une vraie claque ! J'ai vu ce film ce matin aux Halles et j'en suis encore toute chamboulée... "Eastern boys" porte un regard à la fois poétique et clairvoyant sur les marginaux. Une grande tendresse en émane... Bravo au réalisateur. Si vous aimez le cinéma, le vrai, je vous le recommande !!
Autant dire tout de suite qu'Eastern Boys vaut clairement le détour. Il est une tentative pas toujours heureuse mais sacrément rafraîchissante d'explorer les frontières du film d'auteur et du film de genre, comme Les Revenants l'était déjà. Ici, la première séquence, puissamment réaliste et très immersive autour de la Gare du Nord, renvoie évidemment à la thématique et à l'univers de L'homme blessé. Le deuxième chapitre marque l'irruption du genre (via une manipulation, quasiment un fait divers) et déjà se pose la difficulté de rendre crédible spoiler: cette longue séquestration où je n'ai personnellement pas vraiment cru à son réalisme recherché, notamment en raison des réactions du personnage principal. Mais pas que... Réactions curieuses qui au lieu d'interroger laissent songeur au sens de sceptique. S'ensuit un long tunnel dans cet appartement où une relation d'abord tarifée puis beaucoup plus complexe et passionnante se noue à l'abri des regards extérieurs. Comme en cachette. Là encore, pas facile pour le spectateur de ne jamais connaître grand chose de tangible sur ce personnage superbement campé par Olivier Rabourdin (sa famille, son travail…) pas vraiment en soi (on sent en permanence le dictat de l'argent et de sa position sociale avantageuse par rapport au jeune homme) mais surtout en vue du dernier chapitre qui à la façon d'un My name is Joe va faire surgir à nouveau le genre (spoiler: mise en danger d'une vie, séquestration, suspense… ) et de fait mettre en jeu la volonté (une preuve d'amour et de confiance matérialisée) et les capacités de ce personnage auxquelles on ne croit pas vraiment tout simplement parce que le film ne nous aura jamais mis dans la situation et donné la possibilité de rendre crédible ce "coup de sang" altruiste pour sauver son jeune amoureux. La faute probablement à ce traitement trop théorique de la relation (d'abord d'intérêt, puis nourrie de sentiments amoureux puis affectueux mais jamais vraiment inscrite dans le quotidien, dans le réel, comme c'était le cas lors de la séquence inaugurale). Ce qui affaiblit notre perception de ce dénouement de film noir. Mais Eastern Boys n'en reste pas moins une réussite portée par une mise en scène élégante, des acteurs fabuleux et qui a le mérite de tenter, d'explorer, d'expérimenter, de provoquer, de surprendre, ce dont le cinéma hexagonal est hélas incapable la plupart de temps. Robin Campillo est donc un réalisateur à suivre, décidément.
Malgré des longueurs inexplicables et quelques réactions naïves ou incongrues des protagonistes qui pourraient se justifier par la suite, ce film apporte un regard amoral de la solidarité, de l'homosexualité et de comportements humains qui n'est pas inintéressant. Ça parle de problématiques sociales des sans papiers (rappelant un peu à "Welcome") de communication, de solidarité, d'amitié, de sexualité.... La fin est quelque peu dérangeant par la confusion de genres...
Construit en quatre chapitres, "Eastern Boys" traite essentiellement de rapports de force et de relations, le tout en faisant constamment évoluer son rythme ( d'abord lent et envoûtant avant de devenir plus soutenu pour être en accord avec le suspense) et ses personnages. Ces derniers sont sans cesse étouffés par les lieux qu'ils traversent, que ce soit la gare, l'appartement ou l'hôtel, et évoluent ainsi dans un climat malsain aux multiples variations. Comment désirer et aimer dans cette atmosphère pesante ? C'est la question que pose Campillo et qui trouve ses réponses dans des scènes de sexe d'une grande intensité mais aussi dans des regards plus interrogateurs qui menacent l'amour des deux principaux personnages, formidablement incarnés par Olivier Rabourdin et Kirill Emelyanov. Le film finit par rejoindre le problème de l'immigration dans une dernière demi-heure d'une efficacité et d'une tension redoutables, mais qui délaisse tout jugement au profit d'une observation scrupuleuse du cinéaste, qui passe à travers une caméra mobile et proche des corps mais jamais voyeuse. Un film souvent froid (sa seule limite), mais surtout brillant (la séquence de la gare est époustouflante) et d'une beauté formelle indéniable.
Je suis pourtant bon public des films lents ou chiants comme disent mes potes ... Mais là, non ! On y croit pas une seconde à cette histoire. Rien est crédible, peut être est ce dû au très mauvais casting ? Il n'y en a pas un pour sauver l'autre dans le jeu d'acteurs ... Bref, j ai lutté la dernière demie heure, ce nouveau " chapitre " (facile pour ne même pas avoir besoin d'une certaine cohérence dans le scenario ...) m'a agacé tant ça sentait qu'on allait basculer dans les bons sentiments parmi tous ces odieux personnages (où est l'humanisme dans cette histoire ? où est l'amour ?).
Bref une idée de film qui aurait dû m’embarquer ... mais m'a endormi.
Avant-première à l'Arlequin en présence de l'équipe. Une claque dès la première image: la Gare du Nord comme on ne l'a jamais vue. Séquence en forme de ballet hypnotique. La rencontre entre le cadre bobo homo parisiano-banlieusard (Olivier Rabourdin, d'une grande finesse) et la Bande d'Eastern Boys, zonards de la gare, une petite meute menée par le chef auto-proclamé, "Boss", au charisme et au regard magnétiques. Approche, drague en mode tapin, et surprise du lendemain. Tout concours à déstabiliser dans ce film. On ne sait jamais où l'on va aller ensuite et ça fait du bien d'être un peu malmenés dans le paysage français morose. La profondeur des personnages se dévoile progressivement, subtilement. Jusqu'au 4ème acte, avec un retournement de genre, d'ambiance, de rythme et l'arrivée d'un nouveau personnage inattendu (surprenante Edéa Darcque). Bref, une bouffée de fraîcheur dont on avait bien besoin, loin des mièvreries romanticomiques qui se ressemblent toutes. Si vous cherchez un film différent, intelligent, prenant et qui ne vous laissera pas indifférent, vous l'avez trouvé. Bravo Robin Campillo, chapeau maestro.
Je suis par nature plutot bon public, et indulgent sur beaucoup de films, mais cette fois avec cet Eastern Boys, j'aurais mieux fait de rester chez moi. Je me suis fait avoir par les bonnes critiques lues sur ce site, alors soit nous n'avons pas vu le meme film, soit le public qui l'enscence devait être sous hypnose ou substances en tout genre... J'ai tenu 1heure (en me disant les critiques sont bonnes, il va se passer quelque chose!!) mais quel cauchemard, le néant, le vide, en plus les acteurs jouent mal, tout est moche, une vrai déprime. Des scènes longues pour masquer le manque de scénario... Bref a EVITER a tout prix!! Garder votre argent pour voir des films qui en valent la peine.
Très bon petit film français avec des ruptures de rythme inattendues, une très belle musique, une histoire intéressante et de bons acteurs pour la plupart amateurs. Dommage que l'affiche donne à penser que c'est un film gay pour la communauté gay alors qu'il mériterait d'être découvert par le plus grand nombre...
Un film au rythme lent au début, avec une grande scène tournée à la Gare du Nord, en rappel à l'homme blessé de Patrice Chéreau. La fragilité d'un homme, bien installé dans la vie, qui par désir, amour, amitié, philantropie, croyance en l'autre investit toute sa force et son énergie donne une chance à l'autre, porteur d'identité humaine si différente. Le filme s'installe, le scénario nous surprend, les personnes sont justes, et l'image est impeccable. Un superbe film. Courez, il est presque pas distribué.
Loin d'être mémorable, ce "Eastern Boys" se laisse regarder... doucement, voir très lentement. Le scénario est intéréssant, l'histoire en elle même reste cohérente mais ça me semble un peu light pour un film de 2h10. Niveau acteurs, le constat est un peu le même, il sont sympa, bon pour la plupart mais il me manque ce petit truc, un peu de folie, de poésie, de douceur... Le résultat est assez froid, aucune empathie pour les personnages, je suis passé à coté.
Enfin un film français filmé avec style et inspiration, si rare! Un petit ventre mou au milieu du film mais la 1ère et la dernière partie sont très réussies.
Eastern boys est divisé en quatre parties distinctes aux noms bien pompeux comme "Sa majesté la rue" ou "Cette fête dont je suis l'otage".
La première partie est somptueuse : la caméra filme de très loin le ballet de jeunes garçons qui draguent gare du Nord. Il faut être vigilant pour repérer dans le cadre ceux qui seront les personnages du film, et l'impression donnée est celle d'entomologistes qui regardent une fourmilière.
La deuxième partie commence plutôt bien : Daniel, joué par l'excellent Olivier Rabourdin, qui a invité un des jeunes hommes à le rejoindre dans son appartement se fait envahir par une bande menée par un caïd charismatique, qu'on dirait tout droit sorti d'un film de Cronenberg. Cette partie comporte du très bon (l'ambiance étrange, un peu lynchienne) et du moyen (l'apathie de Daniel, difficilement explicable, et la longueur de la scène).
Un film stressant limite terrifiant dans le rapport à la meute face à un homme seul . Très bien filmé à la limite du documentaire surtout dans la description visuelle de la Gare du Nord (ambiance comme les personnages que l'on peut y croiser!). On est constamment en tension tant du point de vue de cet homme mur (Daniel) tombé bien malgré lui dans un traquenard que du devenir du jeune Marek . On en veut beaucoup à ces jeunes qui essaient de survivre et pourtant malgré ce côté malsain qui prévaut , le film évolué comme la relation entre les deux hommes . Une parabole troublante , dérangeante sur la relation à autrui et aussi sur ce que la misère et la fuite (d'un pays ...) peuvent provoquer . Vous aurez sûrement un regard aiguisé sinon différent sur les clandestins de l'est qui traînent dans nos villes . Enfin Olivier Rabourdin (Daniel) et le jeune Kirill Emelyanov sont vraiment très bons !