1207 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
130 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
50 critiques
3
39 critiques
2
12 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
titusdu59
87 abonnés
696 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 14 avril 2012
Classique du film d'épouvante français, "Les yeux sans visage" n'est pourtant pas un film que l'on puisse classer dans aucune catégorie tant dans son genre il est unique. Entre poésie et horreur, lyrisme et mystère, innocence et noirceur, voilà une œuvre particulièrement unique, intrigante et quelque part assez fascinante que signe Georges Franju. La façon dont les personnages sont traités est éclatante de justesse, les dialogues profonds, et la mise en scène, baroque, est envoutante. La composition de Michel Jarre achève de donner de la valeur à l'œuvre, qui si elle a tout de même un peu vieilli, reste un indispensable.
Un film dérangeant avec de bons passages sonores. L'ensemble assez rapide et bien mis en scène, arrive à poser la question de la limite de l'amour et de la science.
Film d'horreur français de 1960 considéré comme un chef d'oeuvre, j'étais très curieux de découvrir ce petit bijou ! Comme beaucoup de films de cette époque, la mise en scène est quasiment irréprochable. Un petit peu de gore, un petit peu de poésie, beaucoup de thèmes abordés comme le rôle du père, la science etc ... ce film explore beaucoup de genres ! Pierre Brasseur et Adila Valli sont très bons et je me suis amusé à découvrir la musique du père de Jean Michel Jarre. De plus et c'est un point de vue tout à fait personnel car je n'ai pas récolté d'information sur ce sujet, je pense que Carpenter a certainement été influencé par ce film dans son Halloween avec le masque et tout simplement son tueur. Film très intéressant !
Franju use d'une mise en scène très lancinante instaurant un malaise constant dès l'ouverture qui impose d'emblée une tragédie qu'on devine inévitable. Où comment sous couvert d'amour un père se transforme en monstre tel Frankenstein et le mythe de Prométhée. Le film explore différents sujets, de la beauté et le rapport au corps, la science et sa déontologie avec tous les ingrédients d'une fable macabre et ses personnages emblématiques. Une violence omniprésente, psychologique surtout mais effroyable aussi quand elle se fait plus physique. Si il demeure aujourd'hui un peu fade comme film d'épouvante, il reste un thriller fantastiquo-psychologique de grande qualité malgré une fin un peu trop vite expédiée. A voir et à conseiller. Site : Selenie
L'ambiance glaciale qui émane de cet ancêtre du giallo lui confère sa plus grande force, nous fascinant par son atmosphère, son élégant noir et blanc, son travail judicieux sur la mise en scène, mais aussi sa faiblesse, instaurant une certaine distance avec le sort des personnages, lassant presque à quelques moments dispensables. Pierre Brasseur emplit l'écran de sa présence inquiétante, presque fantasmagorique, tandis que les protagonistes de l'enquête se voient (trop?) délaissés. Au-delà de la fameuse scène d'opération, le ressenti global permet à ce récit d'angoisse de nous marquer comme le ferait un cauchemar tout en interrogeant les dérives de la science et les ressorts de la culpabilité. Une réussite singulière.
Dans l'inspiration d'un conte de Poe, Les Yeux sans visage est intrigant, mystérieux et inquiétant. Par égoïsme plus que par passion pour sa fille, un célèbre chirurgien tue de sang froid des jeunes filles dans le but d'assouvir son orgueil et de retrouver une sorte de paix intérieure. Il finira ironiquement victime de la fille tant aimée qu'il désirait sauver, mais que sa cruauté n'a pas épargné. Georges Franju est aux rênes de célèbre film d'épouvante, servi par une partition entraînante de Maurice Jarre.
Un des classiques de l'horreur du cinéma français, il faut dire en même temps qu'on ne croule pas sous le genre dans l'hexagone. Belle ambiance créée par le sens de la mise en scène de Franju et le travail de Jean-Louis Castelli à la photo. Quelques séquences particulièrement sympas et présence énigmatique du personnage de la fille du professeur, errant dans cette maison tel un fantôme.
Un film que je voulais voir depuis des années, c’est enfin chose faite et je n’ai pas été déçu. Les yeux sans visage est un vieux film d’épouvante français (rien que cela, c’est déjà une curiosité), très premier degrés, très frontal. Prenant le parti pris du malaise pour créer l’effroi, c’est un film avec très peu d’effets, d’artifices, avec une ambiance soignée, austère et glaçante. C’était vraiment une découverte à faire.
Lorsque Franju accepta le projet des Yeux sans visage, il visionna une bobine d'horreur de l'époque pour voir de quoi il en retournait: "Le masque du démon" et avoua ensuite qu'il ne s'était jamais autant fait ch... (perso je partage son opinion). Il transforma donc Les yeux sans visage, roman de la série "fleuve noir", avec l'aide des experts Boileau et Narcejac (Sueurs froides, les Diaboliques...) en un véritable poème filmique, dominé par la mélancolie de ces deux femmes sous l'emprise de ce Frankenstein à la française joué à la perfection par Pierre Brasseur. Le personnage de Christiane est sans doute un des plus marquants psychologiquement de l'histoire du cinéma; des yeux d'une infinie tristesse sous un masque inexpressif, et une silhouette fluette et fantomatique qui s'en va vers un bois sombre une colombe sur l'épaule. Le film est marquant également par son côté gore (on assiste aux opérations nottament) qui choqua beaucoup à l'époque, ce qui lui valu une interdiction aux moins de 16 ans, toujours en vigueur aujourd'hui.
Un chirurgien enlève des jeunes filles afin de réussir à greffer leur visage sur sa fille, défigurée par un accident de voiture. Avec "Les yeux sans visage", Georges Franju réalise l'un des plus grands films d'horreurs français. Alors qu'on est en 1959, il n'hésite pas à montrer les marques au scalpel laissées par le docteur Génessier. Il filme aussi bien l'horreur des actes du personnage que la poésie de la présence fantomatique de sa fille, avec son masque blanc et ses seuls yeux pour exprimer toute sa douleur, toute sa tristesse. Le scénario est diabolique et Pierre Brasseur incarne son personnage à fond, dans toute sa gentillesse et sa cruauté. Ponctué de scènes mémorables (le masque blanc, les scènes de chirurgie, le lâcher de chiens), ce film n'a pas perdu de sa force et reste aussi cruel que poétique.
Un chirurgien de renommée nationale souhaite redonner un visage à sa fille défigurée par un accident de voiture. Pour cela, lui, un de fer de lance de la greffe chirurgicale, trouve un cobaye de choix pour ses expérimentations avec sa fille sur laquelle il tente des greffes de visage de filles qu’il kidnappe. En 1960, lorsque Franju fit ce film, il se vu taxer de Grand Guignol par de nombreux critiques ; mais son film est pourtant, à l’époque, sérieusement d’actualité. Les 50’s furent une décennie avec de grandes avancées chirurgicales. Ce film pose des questions d’éthique médicale toujours d’actualité. La question de l’amour est aussi au centre du propos, sa fille est un cobaye malgré lui, il met ses compétences au service de sa fille. L’amour est une question centrale, la jeune fille se pose continuellement la question de l’amour de son père pour elle. Dans le final, elle tranchera fermement. Franju s’essaie ici à l’épouvante ; pas question de film d’horreur avec des giclés de sang et autre surjeu visuel. Il travaille essentiellement sur la montée d’angoisse du spectateur. Ce film est donc atypique dans le cinéma français. D’autant plus que Franju fait partie de la génération Nouvelle Vague. Et c’est ce qui est déconcertant dans ce film à l’esthétisme suranné. Réalisme poétique ou surréalisme, ce film fait daté ; une impression d’avant guerre prononcée. A voir tout de même pour l’audace et la trace qu’il a laissée dans le cinéma mondial… « La piel que habito » d’Almodovar en est la réminiscence la plus connue et la plus proche.
Franju a une vraie personnalité et son rôle comme directeur des comédiens est incontestable. Tout est tiré au cordeau. Sa mise en scène particulière saute aux yeux dans ses courts métrages. Elle s'apparente à celle de Clouzot ou de Bresson tout en gardant une ambiance personnelle. Ici, il y forcement des longueurs car le scénario est super mince mais tout est captivant à regarder grâce au moindre déplacement inquiétant. C'est surtout dans quelques séquences que le talent de Franju éclate, notamment celles ou l'héroïne porte son masque et adopte des postures fragiles. Il compose une fin éblouissante de poésie tragique: Christiane, meurtrière à minima s'engageant dans la foret noire entourée de colombes blanches. Difficile de l'oublier. C'est un film 100% visuel, il aurait pu être plus silencieux encore, les dialogues étant conventionnels au possible et ne faisant pas avancer l'action. Ou bien, on est sensible à ce cinéma et on en redemande; pour cela il faut voir ses huit films, ou on le fuit à grands pas pour ses langueurs. Mon préféré est Judex pour l'ensemble du film et la performance de Jacques Jouanneau (Cocantin), on y retrouve Edith Scob avec son vrai visage dont on est, par nécessité trop frustré ici.
Comme chez Cocteau, le fantastique des « yeux sans visages » actualise tout un fond mythologique. Le chirurgien fou est à la fois une image de Pygmalion et de la paternité morbide. Le thème du masque et du visage croise celui de l’identité. Il y a des films dont les imaginaires arrivent comme une nécessité, n’ont rien de superflu. La marque des chef-d’œuvre. Avant « Les yeux sans visages » il y avait déjà les visages de mort des « Fantôme de l’opéra ». Après il y a les remakes de Franco ou autres.
Certainement que Almodovar s'est inspiré de "Les Yeux sans Visage" pour "La Piel Que Habito". Surtout que dans les deux cas nous avons affaire à un thriller. Mais la comparaison s'arrête là. Car le film français a pour lui un côté plus humain et psychologique. En effet, nous découvrons, au fur et à mesure la réelle motivation de tous ces meurtres. L'esthétique parfaite du film renforce cette idée de la perfection du visage humain, car celui-ci représenterait toute notre personnalité dans notre société alors qu'il n'est qu'une barrière avec nos sentiments. Très belle vision et des plans impressionnants pour un film des années 60. Par contre, le jeu d'acteurs de certains protagonistes est franchement mauvais, et le film est trop court selon moi. J'en suis rester sur ma fin. Elle était ejectée trop rapidement à mon goût. Cependant il s'agit d'un thriller majeur de la nouvelle vague du cinéma français. À voir!