Mon compte
    Les Yeux sans visage
    note moyenne
    4,0
    888 notes dont 107 critiques
    répartition des 107 critiques par note
    26 critiques
    39 critiques
    28 critiques
    12 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Les Yeux sans visage ?

    107 critiques spectateurs

    Nelly M.
    Nelly M.

    Suivre son activité 60 abonnés Lire ses 525 critiques

    4,0
    Publiée le 7 juin 2009
    Fantastique et poétique aussi, grâce à l'innocence animale, je pense au symbole de fin, qui permet de reprendre une grande bouffée d'oxygène. La présence des acteurs donne beaucoup de force au propos, ils sont complémentaires chacun dans leur obsession. Le scénario de Boileau et Narcejac ne laisse rien au hasard. Une ambiance assez étouffante que cette affection morbide d'un père en recherche de visages à découper. Au bord de la folie furieuse, ne serait-ce la prétendue réussite d'une autre greffe, sans quoi on craindrait d'aller aussi loin qu'un certain Docteur Petiot. Le masque de la jeune défigurée ajoute de l'innocence, avec ses grands yeux, elle s'apparente au faciès de Pierrot (ou Colombine), heureusement ! La "patte" de Jean-Pierre Mocky en coulisse est également perceptible... Un dvd visionné une seule fois en ce qui me concerne, car c'est terrible de s'attarder sur cette valse de scalpels si on n'est pas de la profession, sauve qui peut, l'instinct de conservation sûrement !
    Bruno François-Boucher
    Bruno François-Boucher

    Suivre son activité 80 abonnés Lire ses 160 critiques

    4,5
    Publiée le 24 mars 2015
    "Les yeux sans visage" fut pour moi aussi effrayant que "Psychose" lors de sa première vision. Franju s'aventure sur un territoire d'inquiétante étrangeté, faisant de l'obscurité un personnage à part entière qui enveloppe le spectateur d'effroi : on ne sait jamais d'où vont venir les bruits, on pâlit à la moindre tache de lumière. En outre, il y a toute une galerie de personnages qui semblent sortis d'un cauchemar, Brasseur en tête, très impressionnant dans son rôle de chirurgien qui dépèce des jeunes filles pour offrir un nouveau visage à sa fille défigurée dans un accident de voiture, et je crois qu'on est proche de ce qu'on dû ressentir les spectateurs mortifiés de 1915 devant les films de Louis Feuillade. « Ce qu'il y a d'admirable dans le fantastique, c'est qu'il n'y a plus de fantastique : il n'y a que le réel » (André Breton)
    L'incroyable scène finale de la sortie de cave, l’une des plus inspirées que je connaisse, avec Edith Scob au masque diaphane qui s’avance parmi des colombes, est bouleversante de beauté. Il fallait, au sortir de cette histoire, oser tant de poésie, sans doute la seule alternative à l’horreur, et l’on pense immédiatement à Frankenstein, bien sûr, mais aussi à Tim Burton, qui reconsidère les genres selon son propre principe, toujours baigné dans un univers d’enfant. Franju ne voit pas le monde de façon rationnelle. Il éprouve toujours le besoin de le transformer, de le rendre fantasmagorique dans sa cruauté ordinaire.
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 884 abonnés Lire ses 3 973 critiques

    5,0
    Publiée le 16 décembre 2013
    Adapté du roman de l'énigmatique Jean Redon publié dans la collection angoisse du Fleuve Noir (on chuchote qu'il s'agirait d'un pseudonyme de Fréderic Dard) ce film reste un modèle du genre. Tout se passe comme si le réalisateur n'avait jamais vu de film de ce genre et il réinvente tout… et miracle il le fait parfaitement, les cadrages, les éclairages, la direction d'acteur, un régal… et l'angoisse et bien là !
    max6m
    max6m

    Suivre son activité 55 abonnés Lire ses 180 critiques

    5,0
    Publiée le 24 octobre 2006
    Ce film est une petite perle rare (trop rare) dans l'écrin du cinéma d'horreur français. S'inscrivant dans la tradition cinématographique et littéraire du gothique, il offre un mélange extrêmement réussi entre expressionisme et réalisme. L'expressionisme se retrouve dans la très grande qualité des éclairages, avec des contrastes fortement marqués (le noir des extérieurs, de la cave, opposé à la blancheur immaculée des vêtements et des visages), mais il s'agit plutôt d'insérer des touches expressionnistes au sein du récit, conférant ainsi une certaine étrangeté au film. Franju parvient même à rendre terriblement expressif un visage masqué, celui de Christiane, en n'utilisant que la force du regard. Le film bascule à plusieurs reprises dans un réalisme quasi documentaire, offrant alors les séquences les plus terrifiantes, avec une description froide et clinique de l'horreur (voir le passage où le père commente en voix off la décomposition du visage de sa fille). A cet égard, la célèbre scène d'opération garde, 40 ans après, toute sa puissance. Je crois que l'une des grandes réussites du film est sa puissance suggestive. C'est de là que naît cette atmosphère onirique de peur mêlée d'étrange, abolissant la notion de temps. Cela a également le grand mérite de laisser une certaine liberté au spectateur qui pourra à son gré explorer les thématiques du film. "Les yeux sans visage" est la petite merveille de poésie noire d'un cinéaste à la filmographie très inégale et peut-être, je dis bien peut-être, le plus grand film fantastique de l'histoire du cinéma français.
    B-Lyndon
    B-Lyndon

    Suivre son activité 58 abonnés Lire ses 45 critiques

    3,0
    Publiée le 18 janvier 2013
    Des yeux clairs et opaques s'éveillent sous un masque neutre. On y devine des larmes et une voix chuchotée qui cache un besoin d'hurlements. La voix si douce et si étrange d'Edith Scob, qui offre au film sa silhouette frêle d'oiseau fantomatique, esprit inquiétant d'une douleur insistante, qui erre dans des couloirs infinis, escalier dont les barreaux creusent des fissures d'ombre et de néant, la perdant, la malmenant, la manipulant dans un cauchemar trop propre.
    La façon dont Franju met en scène son film se révèle d'un indiscutable génie. Ses cadres comme les mouvements des yeux et des membres des acteurs sont d'une précision chirurgicale, d'une froideur terrifiante. Par moments, le film atteint le stade de glacial, glacial dans sa forme la plus pure : il y a, d'abord, cette scène d'opération tendue et clinique, qui fait froid dans le dos, installe un malaise et un trouble diluée dans la totale désincarnation des personnages. Très vite, alors, cette sécheresse jusqu'alors mineur prend le pas sur l'intrigue et le film tout entier : sans distance aucune vit à vis des faits qu'il montre, Franju s'en tient à l'examen des faits, dans un style aussi figé que les intenses yeux bleus d'Edith qui semblent hanter chaque plan.
    Je dois avouer que cette forme de poésie ultrasophistiquée est loin de me toucher intimement, mais, au milieu d'un ennui qui s'installe, quand même, au bout d'un petit moment, cette même poésie singulière produit, ici et là, par fragments, météores éclatés et dispatchés dans un ciel de masques, de magnifiques fulgurances, envolées lyriques qui élèvent, assez brillamment je dois dire ; une œuvre curieuse, mais pas totalement renversante.
    titusdu59
    titusdu59

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 696 critiques

    3,5
    Publiée le 14 avril 2012
    Classique du film d'épouvante français, "Les yeux sans visage" n'est pourtant pas un film que l'on puisse classer dans aucune catégorie tant dans son genre il est unique. Entre poésie et horreur, lyrisme et mystère, innocence et noirceur, voilà une œuvre particulièrement unique, intrigante et quelque part assez fascinante que signe Georges Franju. La façon dont les personnages sont traités est éclatante de justesse, les dialogues profonds, et la mise en scène, baroque, est envoutante. La composition de Michel Jarre achève de donner de la valeur à l'œuvre, qui si elle a tout de même un peu vieilli, reste un indispensable.
    Julien D
    Julien D

    Suivre son activité 804 abonnés Lire ses 3 461 critiques

    5,0
    Publiée le 17 décembre 2013
    Savoir que la sortie, en 1960, de ce film qui est maintenant unanimement reconnu comme une référence du cinéma horrifique français est passé quasiment inaperçue est bien la preuve que ce genre est peu considéré dans l’industrie cinématographique hexagonal. Avec son ambiance malsaine reposant sur une mise en scène suggestive toute en sobriété, les performances irréprochables de ses acteurs, les scènes chocs permises par vraisemblance de ses maquillages, sa musique angoissante signée par Maurice Jarre et sa photographie terriblement froide dans un splendide noir et blanc, Les yeux sans visage est une pure réussite formelle que le scénario, coécrit par de brillants auteurs romantiques de l’époque, va rendre, de par son lyrisme et sa cruauté, absolument mémorable et impérissable.
    Parkko
    Parkko

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 2 020 critiques

    3,5
    Publiée le 13 août 2012
    Attention, ma critique contient des spoilers.

    Il y a quelque chose d'assez intéressant dans Les yeux sans visage, c'est qu'il se concentre uniquement sur les criminels. Jamais le réalisateur ne propose un véritable héros qui viendrait sauver les victimes et qui arrêterait le massacre. Les policiers sont un peu insipides et surtout ils sont les plus éloignés de la vérité. La jeune fille qui sert de chèvre n'a pas la lucidité et l'intelligence non plus. Seul le gendre aurait pu en avoir la carrure mais il ne reste qu'un personnage secondaire.
    Ce choix scénaristique de ne s'intéresser qu'aux ravisseurs est intéressant car il surprend, on est pas dans un film policier où les policiers remontent progressivement jusqu'à leur piste mais presque sur un drame familial où le sujet principal est la folie meurtrière d'un père pour sauver sa fille.
    Si je parle autant de ce choix scénaristique c'est car il permet de créer un véritable malaise continue tout le long du film. On est à la fois révulsé par les crimes commis par le médecin et à la fois désireux que le dernier soit le bon, que "son crime paie" et que sa fille retrouve son visage. C'est assez troublant et c'est très bien réussi. Il parvient à faire tout ça d'une façon sobre et sans surplus émotionnels, c'est vraiment bien fait. J'ai aimé ce côté continuellement intriguant de sa mise en scène, qui joue beaucoup sur la lumière et dont le noir et blanc est très élégant. On est continuellement dans une sorte de tension sourde.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

    Suivre son activité 2961 abonnés Lire ses 6 294 critiques

    3,0
    Publiée le 23 août 2011
    Georges Franju réalise ici un classique du film d’épouvante français, tourné en noir et blanc, avec un budget serré, il parvient à adapter avec brio le roman homonyme de Jean Redon.
    Une œuvre glaciale et captivante, dont le scénario et la mise en scène sont prenants, les acteurs parfaits, bref, tout est impeccable et ce n’est pas pour rien que Les Yeux sans visage (1960) soit encore à l’heure d’aujourd’hui, considéré comme l’une des rares réussites du cinéma d'horreur français.
    A noter qu’il en existe un remake (inavoué par son réalisateur), il s’agit de Corruption (1967).
    il_Ricordo
    il_Ricordo

    Suivre son activité 87 abonnés Lire ses 407 critiques

    3,5
    Publiée le 26 septembre 2011
    Dans l'inspiration d'un conte de Poe, Les Yeux sans visage est intrigant, mystérieux et inquiétant. Par égoïsme plus que par passion pour sa fille, un célèbre chirurgien tue de sang froid des jeunes filles dans le but d'assouvir son orgueil et de retrouver une sorte de paix intérieure. Il finira ironiquement victime de la fille tant aimée qu'il désirait sauver, mais que sa cruauté n'a pas épargné. Georges Franju est aux rênes de célèbre film d'épouvante, servi par une partition entraînante de Maurice Jarre.
    Buzz063
    Buzz063

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 919 critiques

    3,5
    Publiée le 13 septembre 2011
    Un des classiques de l'horreur du cinéma français, il faut dire en même temps qu'on ne croule pas sous le genre dans l'hexagone. Belle ambiance créée par le sens de la mise en scène de Franju et le travail de Jean-Louis Castelli à la photo. Quelques séquences particulièrement sympas et présence énigmatique du personnage de la fille du professeur, errant dans cette maison tel un fantôme.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 349 abonnés Lire ses 1 463 critiques

    4,5
    Publiée le 5 novembre 2016
    Au moment où la greffe du nouveau visage de Christiane (Edith Scob) semble réussie, l'assistante fait remarquer à la jeune femme qu'elle a quelque chose de plus "angélique". Cette connotation exprime toute la grâce d'un personnage atrocement mutilé, opposée à la froideur implacable d'un père obstiné à réussir une opération criminelle et terrifiante. Celle-ci est d'ailleurs filmée et offre un plan gore explicite, un des rares dans une oeuvre qui privilégie le hors-champ, autant grâce à d'astucieux cadrages que par le biais du montage parallèle, moteur d'un suspense qui tourne ici à plein régime. "Les yeux sans visage" passionne pour l'intelligence de sa mise en scène et pour son écriture déstabilisante, qui distille ses retournements de situation avec une assurance impériale et qui, plus précisément, alterne premier degré et décalage à travers des dialogues tour à tour solennels et ironiques. Au bout de ce modèle de construction narrative apparaît la plus belle image du film, bouleversante de poésie, qui réalise le rêve d'une jeune femme devenue ange, aussi libre que les chiens affamés et enfin libérés de leur cage.
    benoitparis
    benoitparis

    Suivre son activité 78 abonnés Lire ses 1 277 critiques

    5,0
    Publiée le 19 novembre 2008
    Comme chez Cocteau, le fantastique des « yeux sans visages » actualise tout un fond mythologique. Le chirurgien fou est à la fois une image de Pygmalion et de la paternité morbide. Le thème du masque et du visage croise celui de l’identité. Il y a des films dont les imaginaires arrivent comme une nécessité, n’ont rien de superflu. La marque des chef-d’œuvre. Avant « Les yeux sans visages » il y avait déjà les visages de mort des « Fantôme de l’opéra ». Après il y a les remakes de Franco ou autres.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 19 août 2019
    Un film d’épouvante très sec, presque sans musique, avec très peu d’effets, qui ne prend pas la peine de nous rendre les victimes attachantes ou les bourreaux détestables. Le réalisateur semble tout miser sur le point de départ de son récit pour provoquer l’effroi. Sans doute cette histoire de greffe de visage a pu marquer les esprits en 1960, mais pour ma part, en 2018, je n’ai pas ressenti grand-chose à part un léger ennui. Il y a bien sûr beaucoup de savoir-faire, notamment une grande attention portée aux décors et quelques plans iconiques, mais c’est globalement assez vieillot, avec un côté film gothique qui éloigne encore le film de la modernité que son sujet aurait pu laisser attendre. Dommage que l’enquête policière ne prenne pas plus de place pour donner un peu de rythme.
    Kevin dioles
    Kevin dioles

    Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 449 critiques

    5,0
    Publiée le 26 septembre 2019
    A VOIR PAR TOUS LES CINEFILES. Surtout ne pas connaitre cette histoire avant le premier visionnage. Laissez vous guider par les personnages, et par cette partition qui vous intègre directement à cette intrigue. Une deux chevaux, à l'intérieur une femme qui guette les passantes, un hôpital, un chirurgien, un manoir dans la nuit, des chiens qui aboient, un inspecteur, un cimetière, un carillon de clocher, des victimes, voila le décor de cette atmosphère bien lugubre. Peu de dialogue, tout se passe par un jeu d'acteurs qui par leurs attitudes, créent une ambiance glacial. Un film de 1960, en noir et blanc, à la projection d' images d'une tonalité sombre, envoutante, ou circule de temps à autre un brouillard épais, fantomatique. Un film qui mise que sur son scénario et qui surprend encore à notre époque. Une réalisation qui prend son temps, permettant de nous décrire une histoire haletante, sans fioritures. Pas besoin de faire des longueurs pour être un bon film, la preuve se trouve ici.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top