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Romaric44
28 abonnés
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4,0
Publiée le 28 mars 2020
Un film qui restera culte vu les films qui ont pu s en inspirer. Les personnages sont bien développés. Il y a une ambiance très particulière et comme on en connait peu dans les films des années 60 A decouvrir
Film français majeur du cinéma d'horreur, Les Yeux sans Visages est un avant-gardiste du gore, avec une ambiance inquiétante et parfois des scènes suggestives répugnantes. Il est cependant un peut trop bref pour que je puisse le mettre en haut de la pile de ses successeurs.
Les Yeux sans Visage est un film d'horreur très marquant, de par des visuels incroyablement en avance sur leur temps et une volonté de bouleverser son public. L'intrigue déjà est assez flippante : un chirurgien fou qui s'acharne à dépecer littéralement des jeunes femmes pour reconstituer le visage brûlée au dernier degré de sa fille. L'attachement que l'on éprouve à la bonne volonté de ce médecin est très troublant. Les scènes de chirurgie sont extrêmement graphiques (on voit le sang, les corps décharnés). Je ne suis pas du tout surpris qu'à sa sortie, le film ait choqué le public. Aujourd'hui, ça passerait (et encore, même pour un spectateur de cinéma d'horreur actuel, certaines scènes sont très dérangeantes), mais certainement pas dans les années 60. Le film est très glauque : le visage sans peau de Christiane est écœurant (le travail de maquillage est impressionnant) et le fait que le chirurgie choisisse de laisser en vie les cobayes dont le visage a été extirpé est très perturbant. De la même manière, les différentes étapes de la dégradation du visage de Christiane après la greffe sont très réalistes. Je ne sais pas quelle était l'image de la chirurgie esthétique dans les années 60, mais si j'en juge par ce film, je dirais qu'elle n'avait pas bonne presse.spoiler: La scène d'attaque des chiens à la fin est elle aussi très crue. D'une manière générale, le film ne se contente pas de suggérer l'horreur, il la montre. C'en est presque trop. Le niveau de gore de ce film était complètement inédit en 1960 (date de sortie du film) et ne sera pas égalé avant le milieu des années 90, c'est dire. Les acteurs sont plutôt convaincants. Pierre Brasseur est très bon dans le rôle de médecin froid et obsessionnel. Edith Scob a été parfaitement choisie pour ce rôle. Le film arrive à transmettre énormément d'émotions rien qu'au travers du regard de son regard. Film qui reste définitivement en mémoire.
Un chirurgien renommé cherche à refaire le visage de sa fille, abimé dans un accident, en prélevant la peau d’autres jeunes femmes. Le sujet est scabreux ; il aurait nécessité une grande maîtrise du film d’horreur pour être bien traité, et ce n’est manifestement pas le cas. Si la première scène est tournée dans un esprit Hitchcockien, si quelques séquences sont réussies (vision floue de la jeune femme attachée voyant l’infirme s’approcher d’elle munie d’un scalpel), l’intérêt faibli vite, faute de rythme. Il semble que l’auteur soit fasciné par l’excellent Pierre Brasseur au point de suivre en détails ses faits et gestes. On le voit ainsi longuement rentrer une voiture au garage, monter un escalier, aller de la clinique à son manoir, etc. Les épisodes successifs peinent à construire un récit, et ne créent aucun climat. La fin, hautement improbable, tourne au grand guignol, une meute de chiens étant promue instrument de justice divine. Voir quelques extraits bien choisis et ignorer le reste.
Super osé pour l'époque, ce film peut faire avant-gardiste, de nombreux cinéastes ont du s'en inspirer. L'histoire profondément horrible contraste avec une forme en noir et blanc absolument parfaite par moment. Le film fait froid aujourd'hui mais a du être glaçant dans les salles obscurs en 1960 ! Les vedettes de l'époque, un réalisateur en vue, un classique instantané. Quasiment parfait
Long-métrage sur le corps, sa beauté, son obsession, "Les Yeux sans visage" dépeint avec une minutie chirurgicale les atrocités commises par un père, pour redonner à sa fille son visage d'ange.
Dans un premier temps, Franju s'affaire à dépeindre une bourgeoisie rongée par son image, atteinte d'une véritable psychose de la beauté plastique, se traduisant dans la mise en scène en une multiplication des surfaces réfléchissantes (miroirs, verreries, vitres etc) et en une accumulation de gros plan sur les visages, mais surtout par un jeu de cadrage captivant, faisant redouter l'apparition du visage de Christiane tout en nous frustrant par son absence.
Mais la critique sociale évolue vers une thématisation plus intime, plus lyrique, et plus passionnante encore. Le montage devient alors parallèle, entre la froideur du père, ses actions méticuleuses et meurtrières, et la mélancolie qui habite sa fille, véritables parenthèses poétiques durant lesquelles la distance - émotionnelle et situationnelle - qui la sépare des animaux semble s'effacer : tout autant un oiseau en cage que ces colombes, tout autant un sujet d'expériences que ces chiens.
Certains points restent toutefois regrettables, à l'image de l'enquête policière venant inutilement briser un suspens pourtant palpitant, ainsi que l'apparition du visage de Christiane, empêchant d'y inscrire une peur de l'inconnu jusque là palpable.
Cependant, le travail de Franju est exceptionnel, tant dans son discours que dans sa mise en scène, opposant deux mondes : celui de la forme, volatile et mortifère, à un autre, plus abstrait, celui de la beauté de l'âme. Cette intention se traduit en une imagerie organique pour le père, dont le point d'orgue est la première scène d'opération, là où l'onirisme prévaut pour la fille. Malgré ses failles, "Les Yeux sans visage" bouscule dans son approche, car la poésie l'emporte.
Incontournable classique du cinéma, il nest pas étonnant de constater que luvre à connotation fantastique de Georges Franju nait pris la moindre ride, alors quil date pourtant de 1960. Comme quoi. Une fiction qui allait dailleurs vite inspirer Alfred Hitchcock, et surtout, bien plus tard John Woo, qui fit de Volte Face, une fiction certes plus violente que poétique. Certes, un côté étonnamment spectaculaire pour lépoque apparaît ici, lorsque le docteur Génessier (incarné par Pierre Brasseur) réalise une opération destinée à ôter le visage de lune de ses victimes. Une scène toujours intenable, mais qui représente bien un esprit baignant entre la réalité et le fantastique. Et qui quelque part, préfigure lactualité de ces dernières années, avec lévolution de la greffe du visage. Au bout du compte, il ne faut pas être un cinéphile averti pour sapercevoir de la qualité intemporelle de ces Yeux sans visage. Angoissant et esthétique.
Chef-d'oeuvre du film d'horreur, «Les Yeux sans Visage» dépasse largement le genre tant il s'avère d'une richesse remarquable, aussi bien formellement que thématiquement. S'il a quelque peu vieilli et bien qu'il ne révolutionne pas grand chose, ce long métrage vaut largement le détour, fascinant du début à la fin par son atmosphère et les enjeux mis en évidence. La beauté, la vie éternelle, le corps, le visage, la paternité, la science, la médecine,... Comme le chef-d'oeuvre de Teshigahara «Le Visage d'un Autre», certes dans une moindre mesure, «Les Yeux sans Visage» pose beaucoup de questions. Mais cette réflexion ne prend jamais le pas sur l'intrigue et ses personnages tout droit sortis d'un conte macabre : le savant fou, sa fidèle assistante, son monstre de fille, l'amant de cette jeune femme défigurée... La situation est donc archétypique, c'est là le propre des contes. Et le long métrage de Franju en est assurément un, aussi troublant qu'il puisse être. La dimension horrifique y est pour beaucoup, mais elle pousse justement à aller au-delà des apparences, aussi bien pour les protagonistes que pour le spectateur. Il faut dire que la mise en scène de Franju, sous influence expressionniste, participe elle aussi grandement de l'ambiance onirique du film. Véritable cauchemar éveillé, qui s'achèvera avec grâce lors d'une séquence d'une grande beauté. A voir sans hésiter! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Les yeux sans visage est un film français du réalisateur Georges Franju. Celui-ci a un goût particulier pour les films noirs, le fantastique. Mais ce qu'il préfère le plus, c'est la science. Cet aspect est beaucoup représenté dans le film, qui fait parfois presque documentaire. De plus, le thème est d'autant plus présent que le personnage principal est médecin. À cela s'ajoute une ambiance malsaine, présente tout durant tout le long-métrage. Cela contraste avec une photographie en noir et blanc poétique, qui montre à plusieurs reprises le réel dans son plus bel aspect mais aussi dans son aspect plus sombre. Le scénario tient en haleine, une fois pris dans l'intrigue, difficile d'en sortir. Le suspens est présent, à cela s'ajoute un mystère indescriptible. Les acteurs sont remarquables, chacun tient son registre avec justesse. Un film d'horreur français qui fait du bien tant il est maîtrisé et montre que l'on sait faire autre chose que de la comédie. À voir si vous aimez le cinéma de genre!
Un trés bon film d'épouvante et en plus il est francais, cocorico. L'ambiance est délicieusement inquiétante, l'intrigue est parfaite tout comme les acteurs même si je trouve Alida Valli en dessous des autres. Cependant un film à voir rien que pour son ambiance.
Un film étrange, c'est le moins que l'on puisse dire, en effet un scénario tiré par les cheveux( c'est le cas de le dire) signé George Franju nous plonge dans un aspect plutôt macabre de la chirurgie, pour cela (attention spolier) le docteur Genessier se transforme en meurtrier mais de son point de vue ceci pour la bonne cause, en effet il teste des opérations du visage pour 'remodeler" la face de sa fille défigurée dans un accident dont Genessier est responsable, le chirurgien incarné par Pierre Brasseur est un personnage complexe, on éprouve à la fois pitié et empathie pour ce médecin qui pour sauver une vie doit en prendre plusieurs. Seulement 2,5 pour le fait que l'histoire est confuse avec des personnages parfois totalement inintéressants (Jacques) et parfois surjoué (Alida Valli= Louise) avis au spectateurs "Les Yeux sans Visage" est bel et bien un titre à prendre au 1er degré...
Macabrement beau esthétiquement, musicalement. La musique est envoutante, le film inquiétant sans trop en faire, tout est dans la suggestion et la subtilité, et la fin est absolument parfaite.
Un professeur fou et prêt à tout pour sauver sa fille. Un bon film avec quelques scènes terrifiantes spoiler: comme la scène de la "découpe" ou lorsque l'on voit le "visage"de la fille qui a dû influencer beaucoup de films d horreurs par la suite. Mais je trouve que le film manque parfois de dynamisme et souffre d'un certain amateurisme dans la mise en scène. Une super fin noire et poetique.
Même si on est à mille lieux des films d'horreur actuels, l'ambiance que le réalisateur réussit à installer, sa fascinante actrice, le malaise que l'on ressent, tout cela donne un film unique qui marque effectivement l'histoire du cinéma français.