Les Yeux sans visage
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Avec Les Yeux sans visage, Georges Franju compose un film d’horreur d’une poésie macabre admirable, où la douceur apparente masque une cruauté clinique. La mise en scène, élégante et presque irréelle, installe un climat d’étrangeté qui oscille entre conte et cauchemar. Franju filme la chirurgie et la mutilation avec une frontalité dérangeante, contrastant avec la pureté du visage masqué de son héroïne. Le film explore ainsi les obsessions de la beauté, de l’identité et de la dépossession du corps. Une œuvre singulière et profondément troublante, qui continue de fasciner par son mélange de lyrisme et d’horreur.
Chloé Pcd
Chloé Pcd

6 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2026
N’étant pas fan du noir & blanc je ne pensais pas spécialement accrocher malgré le synopsis qui me plaisait beaucoup mais finalement on ressent quand même bien toutes les émotions d’un bon film d’horreur à la française. Certes c’est vieux pour maintenant mais l’intrigue est prenante !
À voir pour tout bon cinéphile !
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
Enorme classique du cinéma d'horreur dont s'inspira Carpenter pour son Halloween ou même Amélie Nothomb avec Mercure. Mais il y en a plein d'autres... La photo est magnifique avec ce noir et blanc qui sublime le tout et permet au fameux masque blanc d'illuminer chaque scène façon Belphégor. Édith Scob campe d'ailleurs une jeune femme particulièrement inquiétante.
Melissa Zka
Melissa Zka

50 abonnés 570 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2025
✍️️ Oui oui, je sais que beaucoup de cinéphiles adorent ce film, je sais aussi que pour certains, il s'agit d'un chef-d'œuvre... Eh bien vous savez quoi ? Pas pour moi .
Bien que ce film révèle Édith Scob et que l'ensemble du casting est excellent, le scénario est franchement mou et l'histoire traîne en longueur. Heureusement la musique est là pour garder mes yeux ouverts . Le petit budget se ressent, mais en soi, vu l'époque, ce n'est pas si gênant que cela. D'autant que la réalisation est assez soignée. Quelques thèmes sont brièvement abordés tels que l'abandon des animaux, par exemple.
Ancêtre du giallo, et considéré comme un film d'épouvante français, on ne peut pas lui reprocher son manque de noirceur, mais avec plus de rythme, j'aurais probablement apprécié ce film davantage. Film mystérieux, si on veut, mais inquiétant, franchement pas.
Bref, visiblement la poésie de ce film ne m'a pas touchée . Film singulier qui se regarde malgré tout ✍️️
Mister S
Mister S

8 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2025
Film qui a perdu de son essence avec le temps. Son côté "horreur" est tempéré au regard de nos films actuels, mais je pense que pour l'époque, il devait être assez effrayant.
Valentin Shafaie
Valentin Shafaie

16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Un film très particulier qui peut dégoûter. Il vous emporte dans l'horreur d'un père chirurgien qui ferait tout pour refaire le visage défiguré de sa fille sans succès. Un très bon film Français des années 60 qui peut dégoûter, à éviter pour les âmes
sensibles.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2025
Film français majeur du cinéma d'horreur, Les Yeux sans Visages est un avant-gardiste du gore, avec une ambiance inquiétante et parfois des scènes suggestives répugnantes. Il est cependant un peut trop bref pour que je puisse le mettre en haut de la pile de ses successeurs.
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2024
Ce film est plus axé sur la tension psychologique que sur des effets visuels, explore les obsessions d'un médecin prêt à tout pour corriger une erreur, même si cela signifie briser sa propre fille, aussi bien mentalement que physiquement, à travers des actions cruelles.Cachée sous un masque, sa fille exprime ses émotions surtout par ses gestes, presque comme dans une danse.
L’ambiance est renforcée par une belle photographie, et le film repose beaucoup sur les gestes et les silences des personnages.
Bien que le scénario ait quelques faiblesses, comme un rythme lent, des scènes inutiles et des dialogues parfois peu convaincants, la musique, un peu agaçante, crée tout de même une atmosphère particulière.
Malgré son côté un peu daté, ce film reste captivant et offre une expérience unique pour découvrir une autre approche de l'horreur dans le cinéma français.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2024
Le Cinéma Français lors de sa meilleure periode, nous gratifie de véritables films iconiques encore aujourd'hui. Les Yeux sans Visage est un film d'horreur marquant pour son époque ! D'une mise en scène glaçante et bien glauque, en passant par un scénario bien écrit et intéressant à suivre. Les personnages sont bien développés, entre glaciale et détresse. Une pépite culte du cinéma français
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2024
Film jouant avec les thèmes de l’identité perdue, la culpabilité et l'obsession de la perfection. En glissant entre le corps et l’esprit, le film explore les confins de la déshumanisation, là où la science efface toute éthique et où la quête de l’idéal défigure l'humain.

Christiane, défigurée et masquée d'un blanc pur, incarne cette quête d’identité, devenue simple objet, perdue dans l'illusion des apparences. Son visage absent trahit une société qui dissout l’être derrière le masque de la perfection, sa beauté envolée, son humanité volée. À l’opposé, le Dr. Génessier symbolise la science dévoyée, cette soif de maîtrise sur la chair, prêt à tous les sacrifices.

Pris au piège de sa culpabilité, Génessier cherche une rédemption impossible, enchaînant des actes toujours plus monstrueux, tandis que l'amour paternel se mue en poison. Il veut effacer ses erreurs, mais ne fait qu’alimenter la spirale de souffrance. Ainsi, le film se dresse comme une tragédie de l’âme et du corps, où le masque de la perfection masque, en vérité, l’abîme de la perte humaine.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2024
Si la courte filmographie de Georges Franju ( 1912/1987) est un peu oubliée aujourd'hui ( huit longs métrages), " les yeux sans visage" (1960) son deuxième opus, fait maintenant figure de classique. Classique du cinéma du patrimoine et du cinéma de genre ( épouvante).

A sa sortie le titre ne fut pas apprécié ( aux Cahiers du cinéma, seul Jacques Rivette défendit le film, tandis que les Mac mahoniens sous la plume de Jacques Lourcelles ne furent pas tendres non plus avec le cinéaste).

S'inscrivant dans le retour du fantastique en Europe à la fin des années 1950, " les yeux sans visage" est l'exemple de ces reconsidérations que réserve la postérité.

Un professeur de médecine renommé expérimente, en utilisant des méthodes criminelles, des opérations de transplantations de visage sur sa fille victime d'un accident.

Ce qui est formidable est le double ton employé : réalisme adroitement mêlé d'épouvante.

Par delà le premier degré de l'intrigue ( le scénario est écrit par Boileau et Narcejac) on peut y trouver plusieurs pistes de réflexion.

Réflexion sur l'abus de pouvoir ( Pierre Brasseur incarne un personnage au sommet de la réussite sociale mais tordu, manipulateur, dépourvu de valeur morale et criminel) et pour citer un mot beaucoup employé aujourd'hui " l'emprise".

On peut y voir aussi une réflexion sur la symbolique de la peau ( cf Paul Valéry qui écrivait qu'il n'y avait rien de plus profond que la peau mais aussi les travaux effectués par la psychologie sur le " moi-peau").

Franju évoque cet aspect à l'occasion d'une réplique ou un personnage dit en substance à un autre, que depuis qu'elle a été opérée du visage, elle paraît plus sereine.

On connait l'expression "le regard est le miroir de l'âme " mais peut-être que pour Franju, le visage ( qu'on peut voir comme une des métaphores du septième art) l'est aussi.

Voilà un titre dont la réhabilitation critique me semble largement justifiée et qui invite à revenir sur le travail artistique de ce metteur en scène.
Samuel Bon
Samuel Bon

31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2024
Film de 1960 avec Édith scob et le grand acteur pierre brasseur. Des scènes avec le visage d'enlever sont dur à regarder mais sa passe vite.

La fin à du chien
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 janvier 2025
En voyant les pathétiques réalisations de l'actuel cinéma hexagonal, on a du mal à imaginer qu'il ait pu jadis produire de grandes oeuvres audacieuses et novatrices. C'est pourtant bien le cas, et "Les yeux sans visage" en sont l'un des cinq ou six exemples les plus emblématiques. Sorti en 1960, ce film d'horreur de Georges Franju fait date dans l'Histoire 7ème Art. La fameuse scène de l'opération chirurgicale était alors d'une audace inouïe et relevait du jamais-vu. Mais Franju ne s'est pas contenté de porter l'épouvante à un degré encore jamais atteint et a su créer une esthétique particulière, tenant à la fois du cauchemar et du conte de fées : la scène finale, aussi poétique qu'inattendue, est d'une beauté inoubliable. Aujourd'hui reconnu comme une réussite majeure, ce classique a d'abord reçu un accueil mitigé, parfois même hostile, de la presse française et anglo-saxonne (la profonde cécité intellectuelle de ceux qui prétendent éclairer l'opinion est toujours sidérante). Par la suite, il a inspiré bon nombre de réalisateurs européens (notamment italiens et espagnols) et nord-américains. Plus encore que l'audace de la scène chirurgicale, c'est son mélange d'horreur et de poésie, d'outrance et de raffinement qui lui confère son cachet unique. En cela, il préfigure également le cinéma fantastique/d'horreur asiatique contemporain.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 février 2024
Pour réparer le visage de sa fille défigurée dans un accident de voiture, l'éminent professeur Genessier (Pierre Brasseur), as de la chirurgie, kidnappe des jeunes filles qu'il n'hésite pas à mutiler et à dépecer.
J'aurais voulu aimer ce petit film de genre, sombre et macabre. Mais le sujet de Franju, adapté d'un roman avec le concours de Boileau-Narcejac, se délite dans un style qui ne provoque guère que l'indifférence. Certes, l'atmosphère du film et certains aspects de l'intrigue expriment clairement le marasme et la morbidité. Les actes de genessier, dont les mobiles semblent tout autant le bonheur de sa fille que, plus coupablement, l'expérience médicale, en sont évidemment les raisons. Mais, tout en ne prétendant pas à une épouvante formelle ni à une quelconque surenchère dramatique, Franju ne parvient pas à imposer un sentiment d'angoisse qui serait notamment fondé sur le mystère ou le suspens. L'aspect policier qui s'amorce dans la seconde partie du film est, quant à lui, négligeable.
Les personnages du film sont de surcroît rudimentaires. Pierre Brasseur incarne sobrement un type dont la dualité (père attentionné, apprenti sorcier) n'augmente pas l'intérêt. Les autres comédiens sont soit insuffisants, soit compassés.
Climax
Climax

10 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2024
Un film d'horreur français qui impressionne par sa mise en scène efficace, par le méchant glacial interprété par Pierre Brasseur, par l'utilisation de la musique et par la fille du médecin faisant penser à un fantôme, errant dans la maison des horreurs.
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